Nouvelles économiques et commerciales

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Not sure if there is an error or not, but Montreal went down from 160,000 to about 149,000 tech workforce. I dont know if they changed definitions of a tech job, but considering 2021 was a record year and our tech work force declined (even though it is estimated at 180,000+)… I have some questions.

https://www.cbre.com/insights/books/scoring-tech-talent-2022

Pour Laval mais tout de même!!

Et une photo de l’Espace Montmorency - 10, 16, 20 étages

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Sorel-Tracy Rio Tinto Fer et Titane : vous avez dit scandium ?

PHOTO MATHIEU DUPUIS, FOURNIE PAR RIO TINTO FER ET TITANE

Le complexe métallurgique de Rio Tinto Fer et Titane à Sorel-Tracy

Depuis peu, la Chine et la Russie n’ont plus le monopole du scandium. Rio Tinto Fer et Titane leur fait désormais concurrence depuis son usine de Sorel-Tracy. Survol de ce minéral rare et de son importance.

Publié le 6 juin

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Emilie Laperrière

Emilie Laperrière Collaboration spéciale

Le scandium, ça vous dit quelque chose ? Il s’agit d’un élément métallique blanc argenté entrant dans la catégorie des terres rares. Le minéral est utilisé en alliage avec l’aluminium pour régler en grande partie les deux problèmes du métal gris : sa résistance mécanique et sa résistance à la chaleur. L’aluminium devient ainsi beaucoup plus intéressant pour l’aéronautique, le secteur militaire, l’impression 3D ou les télécommunications.

PHOTO FOURNIE PAR RIO TINTO FER ET TITANE

L’oxyde de scandium

Le scandium peut aussi être vendu dans sa forme pure. « Il a plusieurs applications, comme l’éclairage ou les lasers pour les stades ou les studios », souligne le chef de service de l’usine, Frédéric Benoit. « Il entre surtout dans la fabrication des piles à combustible à oxyde solide, qui sont utilisées entre autres comme source d’énergie pour les centres de données et les hôpitaux. »

Un procédé vert

Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) était déjà établi à Sorel-Tracy. L’entreprise y transforme le minerai d’ilménite en titane et en fer. « On s’est rendu compte en 2015 que l’ilménite contient du scandium, qui se ramassait dans les résidus », raconte Frédéric Benoit.

L’entreprise a donc mis au point un procédé qui permet d’extraire le scandium dans le cadre de son processus de production existant. En plus de créer de la valeur à partir des déchets, cette façon de faire n’entraîne pas d’émissions atmosphériques. « On extrait du scandium sans polluer davantage. Ça pourrait même devenir un procédé carbone neutre ou récupérateur d’énergie dans le futur », souligne le responsable des opérations.

PHOTO FOURNIE PAR RIO TINTO FER ET TITANE

L’équipe de l’usine de scandium. De gauche à droite : William Laflamme, Guy Gaudreault (directeur général de RTFT), Nathalie St-Louis, Benoit Laflamme, Nathalie Yelle, Frédéric Benoit (chef de service), Yannick Masse et Yvan Kéroack.

L’usine de scandium a été inaugurée en juin 2021. « On vient tout juste de produire notre premier lot d’oxyde de scandium de haute pureté. On est maintenant rendus à roder l’usine et à gagner en efficacité. On veut aussi apprendre des installations pour développer le futur », remarque Frédéric Benoit. Pour l’instant, sept travailleurs s’affairent à Sorel-Tracy. D’autres embauches suivront.

La technologie a été développée et testée à Sorel-Tracy par des chercheurs du Centre de technologie de minéraux critiques de RTFT.

Le minerai vient du Québec, la technologie aussi. Le scandium est transformé ici, et on fait l’alliage au Québec. C’est vraiment un projet important pour la province.

Frédéric Benoit, chef de service, Rio Tinto Fer et Titane

L’oxyde de scandium représente un marché relativement petit de 12 tonnes par an. Selon Frédéric Benoit, c’est surtout l’approvisionnement qui limitait son développement jusqu’à présent.

« Ceux qui ont besoin de scandium ont de la difficulté à s’approvisionner en Chine et en Russie en raison du volume, mais aussi de la situation géopolitique. Les consommateurs nord-américains n’aiment pas vraiment être dépendants de ces pays pour un minéral comme celui-là », relève Frédéric Benoit.

Le chef de service sent toutefois que le marché pourrait grandir avec la venue de ce producteur bien de chez nous, le premier en Amérique du Nord. Rio Tinto Fer et Titane planche d’ailleurs déjà sur la phase 2, qui augmentera la capacité de production de son usine. « La réponse est très positive. Une décision d’investissement devrait être prise d’ici la fin de l’année. »

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Investissements étrangers records à Montréal malgré des craintes linguistiques

L’annonce en avril de l’implantation de l’usine de vaccins de Moderna compte parmi les investissements majeurs.

Photo : AFP / JUSTIN TALLIS

La Presse canadienne

Publié hier à 18 h 13

Jusqu’à maintenant, le débat linguistique au Québec ne semble pas avoir nui à l’attractivité de Montréal, comme le craignaient plusieurs personnalités influentes du milieu des affaires.

La valeur des investissements étrangers à Montréal a atteint un record de 1,7 milliard $ au cours des six premiers mois de l’année, selon des données préliminaires de Montréal International. Cela suit une année 2021 record où les investissements avaient atteint un sommet de 3,7 milliards $.

Ça démontre l’extrême résilience de l’économie montréalaise par rapport à la pandémie, mais aussi par rapport à la situation postpandémique, indique Alexandre Lagarde de Montréal International.

« On a une économie qui est très diversifiée avec des secteurs de haute technologie, comme les sciences de la vie, les sciences informatiques, l’aérospatiale, dont certains ont été assez imperméables à la crise. »

— Une citation de Alexandre Lagarde, vice-président, Investissements étrangers chez Montréal International

Au total, un nombre record de 57 projets a été atteint pour la période de janvier à juin 2022. Cela se compare au précédent record de 40 projets réalisés pour la même période l’an dernier.

Usine de vaccins Moderna

Le secteur des sciences de la vie s’est particulièrement démarqué cette année avec sept projets d’une valeur de 321 millions $. L’annonce en avril de l’implantation de l’usine de vaccins de Moderna compte parmi les évènements marquants. À titre comparatif, cette industrie a généré des projets d’une valeur de 280 millions $ pour l’entièreté de l’année 2021.

Avec les nuages économiques qui se profilent à l’horizon dans la foulée de la hausse des taux d’intérêt, la flambée de l’inflation et des restrictions sanitaires en Chine, la métropole pourrait bien ne pas parvenir à franchir un nouveau record pour l’ensemble de l’année 2022, reconnaît M. Lagarde. C’est sûr qu’il y a des éléments qui peuvent amener à penser qu’il puisse y avoir un risque de récession, mais pour l’instant le flot de projets se porte quand même assez bien.

La diversification de l’économie montréalaise fait en sorte que tous les secteurs de l’économie ne bougeront pas nécessairement dans la même direction, nuance M. Lagarde. Tandis que le secteur technologique a été résilient au plus fort de la pandémie, l’aérospatiale a souffert de l’effondrement de la demande de transport aérien. L’industrie connaît cependant une forte reprise.

Le fait français

L’attractivité de la métropole se manifeste en dépit du débat linguistique qui irrite des voix influentes du milieu des affaires.

En juin, une quarantaine de dirigeants d’entreprises, principalement issus du secteur technologique, ont envoyé une lettre au premier ministre François Legault pour le prévenir que la loi 96, adoptée en mai, pourrait créer d’énorme dommage à l’économie.

Des entreprises avaient également fait part de leurs interrogations à Montréal International l’an dernier lors de la présentation du projet de loi sur la langue française. L’organisation avait alors offert des séances d’information avec l’aide d’un cabinet d’avocats qui avait analysé le projet.

L’adoption du projet de loi 96, en mai dernier, a soulevé une nouvelle ronde de questionnements de la part des partenaires de Montréal International, raconte M. Lagarde.

Pour répondre à ces questions, Montréal International a organisé une série de rencontres entre les dirigeants d’entreprises et des représentants de l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour expliquer la portée de la loi. La première rencontre a eu lieu la semaine dernière. Je vous dirais que ce qui ressort, c’est que ça rassure pas mal les dirigeants d’entreprises.

Au cours de ses presque 17 ans de carrière à Montréal International, M. Lagarde dit qu’il observe que la grande majorité des multinationales internationales respectent la législation linguistique au Québec.

Il ne faut pas voir le fait français comme un frein à l’économie québécoise, pense le vice-président. Nous, on le voit comme une force. Ça fait partie des avantages de venir faire affaire à Montréal. Le deuxième plus gros investisseur à Montréal, “après les États-Unis”, c’est la France. C’est sûr que l’aspect linguistique joue un rôle dans l’attractivité de Montréal pour les investissements français.

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Plus que jamais, Montréal attire les investisseurs étrangers


Photo: Josie Desmarais/Métro

Éric Martel
18 juillet 2022 à 12h18 - Mis à jour 18 juillet 2022 à 17h11 3 minutes de lecture

Malgré la reprise économique mondiale amoindrie par la pandémie et la guerre en Ukraine, Montréal s’en tire bien. La métropole a attiré 57 projets d’investissements étrangers entre janvier et juin, un record.

Le record précédent avait été établi en 2021, avec 40 projets d’investissement sur une période de six mois. Cette fois, les investissements étrangers fracassent une somme record de 1,743 G$.

«Ces 57 projets d’investissements signifient que nos équipes ont contribué à la réalisation d’un investissement à tous les trois jours, en moyenne, depuis le début de l’année. Ce rythme effréné témoigne de l’attractivité du Grand Montréal dans le contexte économique actuel», commente le président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet.

Le secteur des sciences de la vie a particulièrement connu une effervescence. Sept projets majeurs ont été financés dans ce domaine, pour des investissements de 321 M$. L’aérospatiale, les jeux vidéo, les services informatiques et la chimie ont également suscité des investissements.

Les investissements étrangers cumulés au cours des six derniers mois ont permis de créer 4 756 emplois. Plus de 500 emplois au salaire moyen dépassant 86 000$ ont aussi été maintenus. «Les investisseurs étrangers contribuent à créer de la richesse dans l’ensemble de la métropole. Nous sommes fiers de ces résultats qui démontrent aussi le dévouement et l’agilité des équipes de Montréal International», s’emballe M. Paquet.

Une grande variété de pays ont investi à Montréal, passant du Japon à la Chine, jusqu’à la Suède et la Belgique, notamment.

Selon Montréal International, aucun ralentissement des investissements n’est lié à la COVID-19. La gestation nécessaire pour un projet d’investissement est en moyenne de 16 mois, une tendance similaire à 2019.

Une ville en croissance

Devant ces résultats, la Ville de Montréal se réjouit.

Montréal rayonne, Montréal est bien vivante et croît de façon effrénée, nous pouvons être fiers des résultats dévoilés aujourd’hui.»

— Marikym Gaudreault, attachée de presse de la Ville de Montréal

«Ces résultats sont prometteurs pour l’année qui est en cours et confirment que Montréal continue d’être un incontournable sur la scène mondiale, commente l’attachée de presse à la Ville de Montréal Marikym Gaudreault. On note également que la métropole demeure particulièrement attractive dans les secteurs des sciences de la vie, de l’aérospatiale et des services informatiques, et ce, grâce aux talents d’ici, à la qualité de vie de notre métropole et aux efforts de Montréal International».

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Inflation de 8,1 % en juin

Usine de vaccins Québec a avancé 25 millions pour convaincre Moderna

PHOTO ROGELIO V. SOLIS, ASSOCIATED PRESS

Doses de caccin de Moderna contre la COVID-19

Afin de couper l’herbe sous le pied de l’Ontario et convaincre Moderna, le gouvernement Legault lui a offert 25 millions, ce qui représente environ 15 % du coût de la future usine montréalaise de la société pharmaceutique – un chantier chiffré à 180 millions par Québec.

Publié à 6h00

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Julien Arsenault

Julien Arsenault La Presse

Cette somme n’avait pas été divulguée en avril dernier lorsque l’implantation de cette usine de production de vaccins avait été annoncée en grande pompe par les gouvernements Trudeau et Legault ainsi que par le grand patron de la société, Stéphane Bancel. Un récent décret gouvernemental révèle cependant que l’aide se décline en deux volets : une subvention de 16,6 millions et un prêt-subvention – un outil très prisé par le gouvernement Legault – de 8,4 millions.

Il n’a toutefois pas été possible d’avoir plus de détails. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation n’a pas voulu dire quels étaient les paramètres (seuil d’emplois, taille des investissements, etc.) à respecter par Moderna pour éviter d’avoir à rembourser son prêt-subvention.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Justin Trudeau et François Legault lors de l’annonce en avril dernier

« Ces éléments d’information sont confidentiels, s’est borné à indiquer son porte-parole, Jean-Pierre D’Auteuil, par courriel. Le projet est hautement stratégique pour le Québec. L’analyse par Investissement Québec et le Ministère demeure confidentielle. »

« À terme, l’usine montréalaise de Moderna produira annuellement jusqu’à 100 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 ainsi que l’influenza. Convoitée par l’Ontario et le Québec, la multinationale a finalement opté pour Montréal. Le lieu exact qui accueillera le complexe n’a pas encore été dévoilé publiquement et la construction n’a pas encore débuté. »

Lisez « Moderna veut créer tout un ‟écosystème” économique »

Cette décision de Moderna représente une étape déterminante dans les efforts du gouvernement Trudeau pour reconstruire le secteur de la biofabrication et des sciences de la vie. Ottawa n’épaule pas Moderna de la même façon que Québec. Le gouvernement Trudeau achètera des vaccins produits dans la nouvelle usine avec un « budget supplémentaire ». Celui-ci n’a toujours pas été chiffré.

Le premier ministre François Legault avait évoqué une facture de 180 millions pour l’usine de Moderna. La société n’a pas voulu confirmer cette estimation. L’investissement total de la pharmaceutique serait toutefois estimé à plusieurs centaines de millions.

Jouer le jeu

Quand ils tentent d’attirer une grande entreprise, les gouvernements se retrouvent souvent entre l’arbre et l’écorce lorsqu’il y a plusieurs prétendants, souligne Ivan Tchotourian, professeur spécialisé dans la gouvernance et la responsabilité sociale à l’Université Laval.

« Si on ne le fait pas [aider financièrement] et qu’on se retrouve avec une usine qui ne vient pas, on dirait que le gouvernement a raté le bateau, affirme l’expert. Mais c’est de l’argent qui sort des coffres de l’État pour aider une entreprise privée. La vraie question, c’est de savoir ce qu’apportera Moderna dans une dizaine d’années. »

Dans l’immédiat, M. Tchotourian reconnaît que les contribuables risquent d’avoir l’impression que Québec finance une « grande entreprise privée » qui n’a « pas besoin de soutien financier tant que cela ».

Moderna est l’un des deux grands fabricants de vaccins à base d’ARN messager contre la COVID-19 dans le monde – l’autre étant Pfizer-BioNTech.

Chez Montréal InVivo, qui représente la grappe des sciences de la vie et des technologies de la santé du Grand Montréal, on estime que le jeu en vaut la chandelle. Le Québec n’est pas le seul endroit à épauler financièrement des entreprises, estime le président-directeur général de l’organisation, Frank Béraud.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Frank Béraud, PDG de Montréal InVivo

« Dans un paysage concurrentiel où ce genre d’aide financière existe, il faut que le Québec et le Canada en tiennent compte, dit-il. Pour notre secteur, c’est important d’avoir Moderna ici avec une présence manufacturière. C’est une expertise que l’on continue de développer. »

Anie Perreault, directrice générale sortante de BioQuébec, qui représente les intérêts de l’industrie québécoise, abonde dans le même sens, estimant que le soutien gouvernemental permettra de consolider un maillon de la chaîne : la production.

En savoir plus

  • 12 milliards US
    Profits nets engrangés par Moderna pendant l’exercice financier 2021

source : Moderna

Also looking at office market reports, specifically for downtown.

Colliers: 13.3% vacancy rate with 1.46M sq ft under construction.

https://www.collierscanada.com/en-ca/research/montreal-office-market-report-2022-q2

Cushman & wakefield: 14.3% vacancy with 1.7M sq ft under construction.

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On possède l’information ici :upside_down_face:

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L’état de l’avenue Mont-Royal, dans le Plateau Mont-Royal (2022-07-25)

Belle journée pour une balade sur Mont-Royal, dans le Plateau. J’ai marché sur toute la longueur, de Parc à Iberville. Voici le décompte des locaux.

J’ai compté 418 locaux commerciaux au rez-de-chaussée de la rue. Sur ce total, 383 étaient occupés (92%). 12 locaux étaient à vendre ou à louer (3%) et 23 locaux étaient inoccupés (6%).

En comparaison: j’avais compté 27 locaux à louer en 2019, et 20 locaux à louer en 2020. Nous avons donc une baisse importante à ce niveau (à 12). Plusieurs locaux à louer depuis longtemps sont maintenant occupés ou en travaux (comptabilisés comme inoccupés en attendant de savoir l’occupant). Les locaux inoccupés étaient au nombre de 14 en 2019, et de 27 en 2020.

J’ai aussi divisé la rue en 3 sections: un tronçon Est de Iberville à Papineau, un tronçon Central de Papineau à Saint-Denis et un tronçon Ouest de Saint-Denis à Parc.

Le tronçon Est a 89% d’occupation
Le tronçon Central a 93% d’occupation
Le tronçon Ouest a 92% d’occupation

L’extrémité Est de la rue, dépassé la piétonisation, est le secteur le moins intéressant. Il y a une relative plus grande concentration de locaux vacants, et presque juste des garderies, mais à ce niveau la continuité commerciale est bien moins forte. Le reste de la rue n’a aucun secteur problématique à mon avis. L’occupation est très haute sur la longueur, les locaux non-occupés sont ponctuels dans une trame commerciale bien remplie.

L’aménagement de la rue est intéressant cette année, les installations sont assez complexes. On commence à avoir du mobilier plus imposant, d’apparence moins temporaire et vite-fait. La rue a une meilleure occupation qu’avant la pandémie, ce qui est un signe à mon avis que sa piétonnisation fonctionne.

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La septième vague nuit au retour dans les bureaux

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

L’achalandage piétonnier fait du surplace à Montréal depuis le début de juin, se situant autour de 128 000 personnes en moyenne par jour.

La remontée du nombre de travailleurs de retour dans les tours de bureaux a été stoppée nette avec la résurgence des cas de COVID-19 à Montréal, d’après un indicateur traquant l’achalandage piétonnier au centre-ville.

Publié à 5h00

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André Dubuc

André Dubuc La Presse

Selon l’indice Vitalité de l’agence immobilière Avison Young, dont les données sont disponibles sur l’internet, l’achalandage piétonnier fait du surplace à Montréal depuis le début de juin, se situant autour de 128 000 personnes en moyenne par jour.

C’est environ 40 % de l’achalandage prépandémique.

L’indice Vitalité d’Avison Young utilise des données d’Orbital Insight, un analyste de données de localisation. « Orbital Insight cumule des données anonymisées de localisation par téléphone mobile ciblées à des endroits spécifiques afin d’estimer la circulation piétonne totale dans chaque ville et chaque industrie. Les données remontent jusqu’à juin 2019 aux États-Unis et au début de 2020 au Canada, ce qui permet une comparaison avec les niveaux prépandémiques », explique l’agence sur son site internet.

Consultez le site de l’indice Vitalité d’Avison Young

Avant la pandémie, l’achalandage quotidien dans les tours de bureaux du centre-ville dépassait les 300 000 personnes en moyenne. Un creux récent a été observé en décembre 2021, lors de la vague Omicron, quand la moyenne journalière a chuté à 53 000 personnes.

Depuis la dernière semaine de décembre 2021, où le gouvernement Legault avait réintroduit le couvre-feu, la progression de l’affluence était encourageante, passant de 53 000, fin décembre, à 128 000 personnes en moyenne par jour, à la fin de mai. Puis est arrivée la septième vague.

Depuis le 30 mai, l’achalandage dans les tours du centre-ville de Montréal a reculé de près de 10 %, au troisième rang des pires scores parmi les 23 villes nord-américaines recensées par l’indice d’Avison Young.

« Il serait plus juste de dire que la 7e vague a stoppé le retour obligatoire des travailleurs dans les bureaux », dit Marie-France Benoit, directrice, intelligence de marché au Canada, chez Avison Young. Selon elle, trop de facteurs peuvent possiblement expliquer le recul, par exemple le début des vacances estivales.

À ce propos, on constate que des villes du Nord-Est américain de taille semblable à Montréal, comme Boston et Philadelphie, enregistrent des hausses respectives d’achalandage de 46 % et 29 % depuis le 1er juin.

En fait, le récent recul paraît être un phénomène canadien, puisque cinq des six villes enregistrant un recul depuis le 1er juin sont situées au nord du 49e parallèle, l’exception étant Nashville, au Tennessee.

L’inoccupation marque une pause

Tout n’est pas noir dans le marché des bureaux à Montréal, indique cependant l’étude de marché de CBRE, agence immobilière concurrente à Avison Young, au deuxième trimestre 2022.

« Le taux d’inoccupation est resté immobile depuis le dernier trimestre à 16,1 % », y lit-on. « C’est la première fois que l’inoccupation n’augmente pas d’un trimestre à l’autre depuis le début de la pandémie. […] Le deuxième trimestre 2022 est le premier trimestre aussi où le centre-ville a enregistré une absorption nette positive, poursuit-on. En effet, davantage de bureaux ont été loués ou retirés du marché qu’il s’en est rajouté durant les mois d’avril à juin inclusivement. »

En savoir plus

    • 58,8 %
      Diminution de l’achalandage piétonnier au centre-ville depuis le début de la pandémie en date du 18 juillet 2022. Le 23 mai dernier, le recul s’établissait à 56 %.

Source : INDICE VITALITÉ AVISON YOUNG

L’état de la rue Laurier Est (Le Petit Laurier) - 2022-07-26

Vacances de la construction, pas de conseil d’arrondissement pour un mois, quoi faire de mieux que de compter d’autres locaux sur nos belles rues commerciales?

J’ai donc compté les commerces occupés, à louer et vacants sur la rue Laurier, entre Papineau et Brébeuf. J’ai toujours aimé cette petite rue commerciale, il y a une ambiance de cœur de village d’une certaine façon. C’est local mais achalandé. Il y a une belle canopée. Le trafic est très tranquille, la rue n’ayant qu’une voie de circulation.

La rue a 59 locaux commerciaux. J’ai compté un grand total de 58 locaux occupés. Il y a une seule pancarte à louer. Cela donne 98% d’occupation. Il est possible d’avoir mal interprété une ou deux adresses occupées ou non (surtout des associations diverses du côté est de la rue), mais je crois qu’on peut dire que la rue se porte très bien. Il y a eu un petit roulement ces dernières années cependant, mais je crois que c’est normal pour n’importe quelle continuité commerciale, et le fait de trouver une relève vite est un bon signe, surtout si cette relève est durable!

Ici on peut voir deux additions récentes à la rue (une libraire et un restaurant):


La rue fait aussi le plein de terrasses plus imposantes, comme un peu partout sur le Plateau. Cette terrasse est conjointe pour deux restaurants:

On se souviendra de plusieurs craintes pour cette rue durant la dernière décennie. L’arrivée de vignettes, la création de bandes cyclables et des saillies de trottoir… Ces changements avaient fait peur à quelques commerçants. Cela n’empêche pas la rue de fonctionner pratiquement à pleine occupation maintenant.

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J’ai vu passer ceci sur Twitter hier, c’est la copropriétaire de la librairie « Un livre à soi »

:frowning:

image

C’est la librairie que j’ai pris en photo! C’est surprenant qu’un tel crime puisse arriver 3 fois de suite, sur la même rue, surtout vu son achalandage constant. J’espère que la police va patrouiller le soir.

It may seem bad until you realise

  1. Vacancy rates are lower than the 16.1% figure given here, other real estate stats have us at 3% lower
  2. More people are coming back, maybe not office workers, but students, tourists and residents.
  3. -58% is a lot, but
  • S.V has -62%,
  • Atlanta -66%
  • Miami - 78.3% which is the worst on the continent.

I definitely think the bounce back will be stronger by the end of this year/early next year.

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I’ve been going up and down Sainte-Catherine every week on my lunch breaks since the beginning of the summer. It’s been so lively, it’s hard to wrap my head around that -58%.

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