Nouvelles culturelles

MIPTV La télé québécoise attire les regards à Cannes

PHOTO BENOIT ROUSSEAU, FOURNIE PAR RADIO-CANADA

La gagnante de Zénith, Éléonore Lagacé

Quatre émissions québécoises attirent les regards au MIPTV de Cannes. Zénith, Désobéir : le choix de Chantale Daigle, À cœur battant et Cœur de trucker ont été sélectionnées au Fresh TV, qui regroupe les productions à suivre sur l’échiquier mondial.

Publié à 7h00

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Marc-André Lemieux
Marc-André Lemieux La Presse

La Belle Province n’a jamais logé autant de titres dans ce club sélect. « Il y a un beau buzz qui entoure les productions du Québec », commente le président d’Attraction et producteur de Cœur du trucker, Richard Speer.

« De plus en plus, les gens portent attention à ce qu’on fait, ajoute Kathleen Préfontaine, directrice, distribution et développement chez Aetios, la boîte d’À cœur battant. Ça montre qu’on fait de l’excellente télé : créative et innovante. »

Le dévoilement des heureux élus s’est déroulé au Théâtre Claude Debussy du Palais des festivals mardi, pendant le grand marché international des contenus télé, qui bat son plein jusqu’à mercredi. Cette présentation du bureau d’études The Wit, qui assure la vigie des grandes tendances au petit écran, est toujours courue. Elle rallie des acheteurs (diffuseurs, producteurs, distributeurs) de partout.

Double exploit pour Zénith

En plus d’avoir été choisie au Fresh TV Formats, Zénith s’est taillé une place au palmarès des quatre nouveaux formats ayant suscité le plus d’intérêt à l’étranger au cours des six derniers mois. L’émission animée par Véronique Cloutier apparaît aux côtés de superproductions comme Love for the Ages, une téléréalité amoureuse du géant Red Arrow Studios, et Finder & Keeper$, un jeu belge du distributeur Be-Entertainment. Cette inclusion était prévisible ; la boîte québécoise derrière Zénith, KOTV, avait récemment confirmé la signature de plusieurs options en Europe : en Italie, en Finlande, ainsi qu’en Allemagne. Le Liban a aussi signalé son intérêt.

Au micro dans l’auditorium, la présidente du Wit, Virginia Mouseler, a décrit Zénith comme « une compétition dans laquelle quatre artistes issus de quatre générations s’affrontent devant 100 personnes réparties en générations ». Une bande-annonce en anglais composée d’extraits des prestations d’Éléonore Lagacé, Kim Richardson et Annie Villeneuve a également été projetée.

En entrevue, le directeur général de KOTV, Louis-Philippe Drolet, parle d’une « belle visibilité » pour l’émission, qui sera de retour la saison prochaine sur ICI Télé. « Ça donne aussi une certaine notoriété. Ça aide à défricher le terrain, parce que toute l’industrie connaît le Fresh. Les gens bloquent leur agenda pour y aller. »

La téléréalité Cœur de trucker, rebaptisée Love Is a Highway pour l’étranger (en clin d’œil au vieux succès de Tom Cochrane de 1991), s’est aussi illustrée aux yeux du Wit. « Ça donne beaucoup, beaucoup de momentum, indique le producteur Richard Spear. C’est aussi une énorme fierté, parce que c’est une idée originale québécoise. »

PHOTO FOURNIE PAR UNIS TV

P-A Méthot anime Cœur de trucker.

Diffusée les jeudis soir sur Unis TV, la série de 10 épisodes pilotée par P-A Méthot donne la chance à quatre camionneurs de rencontrer des célibataires que l’amour à distance n’effraie pas.

Pour Richard Speer, cette annonce confirme le potentiel international de Cœur de trucker. « Le métier de camionneur, ce n’est pas un métier évident pour trouver l’âme sœur, un peu comme les fermiers [de L’amour est dans le pré]. On trouvait qu’il y avait quelque chose qui marchait bien. Et curieusement, mais heureusement pour nous, c’est un format qui n’existait nulle part avant. »

Nos fictions reconnues

Du côté des fictions, la sélection de Désobéir : le choix de Chantale Daigle enchante sa productrice, Sophie Lorain, qui souhaitait que l’histoire de l’héroïne, ficelée par Isabelle Pelletier et Daniel Thibault, trouve écho à l’extérieur des frontières du Québec. « C’est une série avec un sujet très de chez nous, mais son propos est universel… surtout avec tout ce qui se passe dans le monde », fait remarquer la codirectrice d’ALSO Productions.

PHOTO FOURNIE PAR CRAVE

Désobéir : le choix de Chantale Daigle

Relayé par Crave, le drame biographique réalisé par Alexis Durand-Brault (Mégantic, Portrait-robot) relate comment cette femme victime de violence conjugale s’est battue jusqu’en Cour suprême pour revendiquer son droit d’avorter en 1989.

« C’est une série qui semble être allée chercher une jeune génération, qui n’était pas ou très peu au courant des faits, indique Sophie Lorain. Et même ceux qui connaissaient son dénouement l’ont suivie comme un thriller. C’est extrêmement satisfaisant. »

Enfin, pour l’équipe derrière À cœur battant (renommée Beating Hearts en anglais), il s’agit d’une preuve supplémentaire que notre télévision « sort du lot ». Entrée en ondes en janvier sur ICI Télé, la plus récente offrande de Danielle Trottier (Unité 9) traite de violence conjugale par l’entremise du personnage de Christophe L’Allier (Roy Dupuis), lequel est devenu psychoéducateur au sein d’un organisme qui intervient auprès des hommes violents.

À cœur battant et Désobéir : le choix de Chantale Daigle viennent gonfler une liste cinq étoiles qui comprend des mégasuccès internationaux comme The Swarm (Allemagne) et The Last of Us (États-Unis), l’adaptation post-apocalyptique d’un populaire jeu vidéo offerte l’hiver dernier sur HBO.

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Montréal fera le party pendant 36 heures de suite en mai

Photo: iStock

Clément Bolano

18 avril 2023 à 14h17 - Mis à jour 18 avril 2023 à 17h52 3 minutes de lecture

Les Montréalais pourront faire le party pendant plus de 24 heures de suite ce printemps. L’organisme MTL 24/24 dévoile la programmation complète de NON STOP, qui se tiendra du 19 au 21 mai 2023 au Grand Quai du Port de Montréal en marge de Montréal au sommet de la nuit. Des artistes locaux et internationaux de renom animeront les 36 heures de performances musicales et un service de bar sera disponible tout au long de l’évènement.

Les premières têtes d’affiche internationales annoncées pour l’événement sont DJ Minx, Kiernan Laveaux et Jacques Greene le vendredi, ainsi que VTSS et TSVI pour la journée du samedi. Le vendredi 19 mai, on y retrouvera notamment la DJ house québécoise Lia Plutonic, qui est déjà montée sur des scènes montréalaises, comme celle du Piknic Électronik.

Le 20 mai, de 10h à 23h, NON STOP offrira des spectacles gratuits sur la scène extérieure installée à la Place des commencements dans le Vieux-Montréal. On y retrouvera le Britannique Randonner ainsi qu’une longue liste de DJs d’ii: dileta b2b Lis Dalton, GLOWZI, Ramzilla, Solitary Dancer, ou encore zi!.

Pour cette même journée, les concerts payants de Quan & James Benjamin, Tigerhead, TSVI et VTSS sont également au programme.

Au-delà de l’aspect musical, NON STOP collabore avec le Centre Phi pour des conférences et tables rondes sur le thème de la vie nocturne, l’aménagement urbain et des initiatives culturelles prises par d’autres villes du monde, à l’instar de Montréal avec MTL 24/24.

Une première au Canada

Les portes ouvriront le 19 mai à 22h et fermeront le 22 mai à 8h. L’entrée sera payante pour les soirées du 19 et 20 mai. Le lieu offrira une vue panoramique spectaculaire sur le fleuve et la ville de Montréal. Cet événement est réservé aux personnes de 18 ans et plus.

Selon l’organisme à but non lucratif MTL 24/24, ce projet pilote novateur et bienveillant vise à offrir une programmation de culture nocturne de 36 heures respectueuse et inclusive de tous les acteurs de la ville.

Depuis l’automne 2021, la Ville de Montréal a investi 600 000$ sur trois ans en partenariat avec MTL 24/24 pour dynamiser le développement de la vie nocturne et appuyer le développement de la première Politique de la vie nocturne à Montréal.

Depuis la fête de 24 heures à la SAT en mai dernier dans le cadre de Montréal au sommet de la nuit, et le 5e anniversaire de l’organisme en septembre, les projets pilotes pour prolonger les heures de bar se multiplient à Montréal. La Grande rentrée du Quartier latin a également bénéficié d’une dérogation pour garder une quinzaine de bars ouverts jusqu’à 6h du matin en septembre dernier, tandis que la Nuit ÆX a pu lancer un party de 24h en janvier 2023.

Les heures de service ont aussi été prolongées durant la pandémie pour soutenir l’industrie de la restauration. MTL 24/24 vise à transformer la nuit en un nouveau territoire de développement pour la ville de Montréal et à offrir une vie nocturne vibrante et inclusive.

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Musée Pointe-à-Callière À la découverte du peuple égyptien

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Couvercle du sarcophage d’Ibi

Le musée de Pointe-à-Callière présente l’exposition 3000 ans sur le Nil, consacrée à trois millénaires d’Égypte ancienne, au moyen de 320 objets en provenance du Museo Egizio, de Turin, en Italie. Un regard porté non pas sur les pharaons, mais sur le peuple égyptien de l’Antiquité, principalement des artisans et des agriculteurs.

Publié hier à 16h00


Éric Clément
Éric Clément La Presse

Pointe-à-Callière a déjà collaboré en 2018 avec le musée turinois, pour Reines d’Égypte. Il faut savoir que l’endroit possède une des plus importantes collections égyptologiques au monde et a des relations privilégiées avec les égyptologues du Caire depuis des lunes. À l’occasion de son 200e anniversaire, en 2024, le Museo Egizio présentera une exposition exceptionnelle, mais avant son ouverture, il a accepté de prêter des objets de sa collection à Pointe-à-Callière.

Cela a permis à la Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal de monter cette expo inédite sur le peuple égyptien et sa fascination pour la vie après la mort. « Dans l’Égypte ancienne, quelque 40 % de la production agricole était réservée à la préparation des tombeaux, dit Anne Élisabeth Thibault, directrice générale de Pointe-à-Callière. Ça donne une idée de cette civilisation égyptienne assez fascinante. »

Tout en variété

L’exposition aborde ces 3000 ans d’histoire égyptienne par le Nil, ce fleuve immense qui se trouve au centre de cette civilisation marquée par des périodes historiques caractérisées par des invasions, des guerres, des échanges commerciaux et des règnes ayant leurs propres particularités, compte tenu des différents pharaons qu’ont été Khéops, Akhénaton, Toutankhamon, Ramsès II ou Cléopâtre. Ces épisodes sont tous marqués par des styles artistiques propres liés à l’évolution des techniques et aux matériaux utilisés.

Cette variété, on la note dans les changements esthétiques des vases, la poterie ayant évolué au fil des millénaires. Il est aussi intéressant de découvrir les objets qui illustrent l’intérêt des Égyptiens pour les sciences, notamment pour le calcul du temps, avec ce fragment d’un cadran solaire primitif (gnomon). Et de constater leur sens de l’innovation dans la transmission du savoir et la célébration de la vie, avec la définition d’une écriture hiéroglyphique unique, puisque essentiellement figurative. Constituée de signes évoquant des animaux, des dieux, des plantes ou des humains, elle raconte leur vie quotidienne.

Ces écrits, on les retrouve sur des stèles funéraires, bien sûr, mais aussi sur des ouchebtis, ces petites statuettes sculptées généralement en faïence et qui comportaient des écritures sur la personne disparue. On les plaçait dans les tombeaux car elles étaient censées « libérer le défunt » et travailler à sa place dans l’au-delà !

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Quelques exemples d’ouchebtis

Une section est consacrée à la famille, avec des tissus en lin, des explications sur la façon de se coiffer, sur l’alimentation, l’éducation des enfants et le rôle de la femme qui, à l’époque, pouvait divorcer et reprendre sa dot, travailler et participer à la société, comme le cas de Cléopâtre l’a montré. « La société était, toutes proportions gardées, très avancée », dit Anne Élisabeth Thibault.

Chef de la hiérarchie, le pharaon est évidemment présent dans l’expo avec quelques œuvres fort belles. Comme le splendide couvercle du sarcophage d’Ibi, une autorité religieuse importante de Thèbes représentée sous les traits du dieu Osiris.

Une sculpture en grauwacke, une roche sédimentaire souvent métamorphisée, ce qui lui permet d’être polie et de donner des reflets somptueux.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Bateau de pêche d’ancienne Égypte à droite, et bateau funéraire à gauche

Il y a aussi, en granite rose d’Assouan, une belle statue idéalisée du pharaon Amenhotep II datant de l’époque Nouvel Empire, soit entre 1539 et 1292 avant Jésus-Christ, l’âge d’or de l’art égyptien. Grand guerrier, le pharaon aux muscles saillants est représenté à genoux, en position d’humilité, offrant à Râ deux jarres de bière et de vin pour adoucir le dieu solaire !

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Le pharaon Amenhotep II

Accompagnées d’explications sur la momification et sur les croyances des Égyptiens, les momies exposées sont impressionnantes. Il y a d’ailleurs toute une partie de l’expo consacrée aux momies d’animaux, les animaux ayant eu une place particulière dans la vie des Égyptiens. Comme ils allaient les accompagner dans leur vie après la mort, ils étaient aussi momifiés. On peut donc voir d’authentiques momies de chats, de crocodiles, de serpents, de grenouilles, etc. « On a retrouvé des millions de momies de chats dans les temples égyptiens », fait remarquer Anne Élisabeth Thibault.

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Voici une expo peut-être moins spectaculaire que les précédentes consacrées à l’Égypte, mais tout aussi intéressante. La scénographie est extrêmement soignée. Des espaces plairont particulièrement aux plus jeunes, avec des éléments interactifs, des jeux sur écran, des questionnaires et la diffusion d’un documentaire sur le quotidien des Égyptiens dans l’Antiquité. Un espace est consacré à la compréhension de la société égyptienne de l’époque avec des explications sur chaque type de citoyen, de l’agriculteur au pharaon en passant par l’artisan, le militaire, l’architecte, le scribe, le noble, le religieux ou le vizir.

PHOTO CAROLINE THIBAULT, FOURNIE PAR POINTE-À-CALLIÈRE

Éléments décoratifs représentant les quatre fils d’Horus. Période ptolémaïque (entre l’an 722 et l’an 30 avant Jésus-Christ).

Une exposition pour toute la famille, un déploiement brillant et instructif qui fait prendre conscience, une nouvelle fois, de l’excellence de cette civilisation raffinée, aux traditions marquées et soucieuse d’un bien-être autant sur Terre que dans l’au-delà.

Trois mille ans sur le Nil, à Pointe-à-Callière, jusqu’au 15 octobre.

Visitez le site de Pointe-à-Callière

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Critique de La nuit du cerf Quand le cirque fait son cinéma

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La compagnie du Cirque Le Roux propose avec La nuit du cerf un spectacle très cinématographique.

Une maison au bout d’une route déserte. Un orage. Une famille dysfonctionnelle rassemblée pour les funérailles de la matriarche. Tous les éléments sont en place pour une nuit forte en émotions.

Publié le 26 avril

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Stéphanie Morin
Stéphanie Morin La Presse

Et quelle nuit ç’a été ! De passage à la TOHU, la troupe française Cirque Le Roux offre avec La nuit du cerf un spectacle jouissif au possible, qui rend hommage au cinéma français et américain des années 1950 à 1970.

Les six acrobates, dont plusieurs ont été formés à l’École nationale de cirque de Montréal, multiplient ici les références au septième art (du film musical Sweet Charity de Bob Fosse jusqu’à Citizen Kane) dans une ambiance survoltée – et un décor suranné très élaboré – que ne renierait pas Wes Anderson. Rarement a-t-on vu un spectacle de cirque aussi bien emballé, aussi théâtral, sans pour autant verser dans des excès scénographiques inutilement tape-à-l’œil.

Le spectacle s’ouvre d’ailleurs de façon très cinématographique, avec une projection sur un drap blanc et un générique en bonne et due forme. Chaque artiste campe un personnage archétypal – vedette hollywoodienne à l’ego surdimensionné, policier gaffeur, frère incompris au comportement pour le moins étrange – dans ce scénario loufoque où, oui, il y aura mort d’homme à la fin de la nuit !

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le jeu théâtral et l’écriture dramaturgique sont au cœur de la démarche de la troupe française.

Avec le Cirque Le Roux, on rit franchement de l’humour burlesque qui se déploie sur scène, comme on s’émerveille devant les prouesses acrobatiques de ces circassiens de grand talent. Ici, les agrès sont réduits au minimum. Pas de trampoline, de mât chinois, de roue Cyr. Cette joyeuse bande a plutôt opté pour la voltige, le main à main ou les numéros d’équilibre d’une ingénieuse créativité.

Les corps en mouvement ou parfaitement immobiles dans une pose qui défie la gravité sont au cœur de la proposition.

Et lorsqu’un numéro aérien vient clore le spectacle, ce n’est que pour ajouter encore plus de grâce à l’ensemble.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le spectacle se déroule au milieu d’un décor très théâtral.

Il fallait voir les deux femmes de la troupe balancer à l’unisson entre ciel et terre, suspendues au bout des bras des porteurs. Leurs corps graciles virevoltaient pour atterrir d’un geste sûr entre les bras de ceux qui les attendaient au sol. Le numéro d’équilibre était aussi particulièrement réussi, deux acrobates s’exécutant pendant que la chanson Because des Beatles retentissait. Sans conteste un des numéros les plus appréciés du public le soir de la première.

La musique d’Alexandra Stréliski

La musique occupe de fait une place de choix dans ce spectacle. La Québécoise Alexandra Stréliski signe d’ailleurs quelques pièces originales de la trame sonore, qui compte aussi des chansons interprétées par Nancy Sinatra ou Brigitte Bardot.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Les acrobates de la troupe font preuve d’une grande maîtrise – et de beaucoup de créativité – dans leur numéro de main à main.

Le cirque où les dialogues se mêlent aux numéros acrobatiques reste toujours une entreprise risquée. Être à la fois bon comédien et acrobate de talent n’est pas donné à tout le monde. Trop souvent, le résultat n’est pas à la hauteur des ambitions. Malgré quelques répliques un brin mâchées et inintelligibles, les artistes du Cirque Le Roux tirent toutefois bien leur épingle du jeu, notamment avec quelques clins d’œil au parler québécois.

Avec son écriture dramatique solide, son jeu très physique et sa maîtrise de l’art circassien, cette troupe française a décidément tout pour voler le cœur des connaisseurs. Surtout ceux qui aiment se faire raconter une histoire entre deux prouesses athlétiques.

Consultez le site du spectacle

La nuit du cerf

Cirque Le Roux

À la TOHU , jusqu’au 30 avril

8/10

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Un canon découvert dans le remblai du boulevard Champlain

Le canon retrouvé dans le remblai de la Promenade Samuel-de-Champlain ressemble à celui-ci exposé sur la terrasse Grey, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguere

David Rémillard (accéder à la page de l’auteur)

David Rémillard

David Rémillard

Publié à 5 h 58

La Commission de la capitale nationale du Québec hésite à restaurer un canon trouvé il y a deux ans dans le remblai du chantier de la phase 3 de la Promenade Samuel-de-Champlain. Il s’agirait pourtant d’un rare exemplaire d’une pièce d’artillerie de calibre de 12 livres, datant probablement d’avant 1794.

Le canon a été trouvé à l’été 2021 par des employés du ministère des Transports du Québec affairés à des travaux d’excavation, entre l’avancée Saint-Michel et le quai Frontenac.

Il était mélangé à des blocs de béton et des déchets métalliques, confirme Jean-Philippe Guay, conseiller en relations publiques à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ). Les débris ont été déposés en remblai à proximité du fleuve au milieu du 20e siècle, soit à l’époque correspondant à la construction du boulevard Champlain.

Difficile à identifier

Selon le rapport de l’archéologue qui a analysé la pièce, il s’agirait du fût d’un canon en fonte, à âme lisse et de calibre de 12 livres.

Son origine demeure toutefois difficile à identifier, selon la Commission. Le canon est incomplet et dans un état de détérioration avancé. De plus, la corrosion empêche de détecter les indices qui permettraient de confirmer son pays d’origine, y affirme-t-on.

La destruction du fût et son rejet se seraient déroulés à la fin du 18e ou au cours du 19e siècle. Le fût aurait séjourné durant plus d’un siècle dans la falaise avant d’être déplacé et intégré à des remblais déposés sur la rive du fleuve au cours des années 1960.

Le canon a été retrouvé le long du boulevard Champlain à l’été 2021 pendant les travaux pour l’aménagement de la phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain.

Photo : courtoisie / Commission de la capitale nationale du Québec

Malgré le mystère, la CCNQ

a de bonnes raisons de croire que le canon a été coulé au 18e siècle. Il s’agit d’une production soit française, soit anglaise. La thèse de l’origine anglaise semble la plus plausible selon l’analyse de l’archéologue. Selon cette thèse, sa fabrication remonterait avant 1794, rapporte M. Guay.

Toujours selon les hypothèses, le canon aurait pu être saboté à l’époque, avant d’être jeté. Le canon a pu être endommagé lors d’un exercice de tir. Des artilleurs auraient ensuite été chargés de détruire volontairement certaines composantes du canon à l’aide d’une masse afin de le rendre inutilisable, avance la Commission.

Cette réflexion émane du fait que les Plaines d’Abraham ont servi, dès 1950, de champ de tir aux Français, puis aux Anglais.

Le canon a été trouvé dans le remblai de la phase 3 de la Promenade Samuel-de-Champlain.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguere

Rare exemplaire

Les canons de calibre de 12 livres ne sont pas légion dans la capitale.

La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN), par exemple, n’en détient qu’un seul exemplaire. La CCBN

possède un des seuls canons de 12 livres encore présents dans la ville, souligne Caroline Ricard à la direction générale Archives et collections de la CCBN

.

Ce dernier se trouve devant la terrasse Grey, non loin de la côte Gilmour. Le canon et son affût ont été restaurés par la CCBN

à l’hiver 2021-2022.

Le canon de calibre de 12 livres se trouve sur la terrasse Grey et a été légué à la Commission des champs de bataille nationaux en 1913 par les héritiers de H.M. Price.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguere

Bien qu’elle détienne une expertise en la matière, la Commission des champs de bataille nationaux n’a pas voulu s’avancer sur la provenance du canon trouvé près du boulevard Champlain.

Elle note toutefois des caractéristiques similaires à celui qu’elle possède. Tout comme le canon trouvé par la Commission de la nationale (CCNQ), [le nôtre] est abîmé. Il est cassé : il manque la volée et la bouche. Le canon n’était donc pas aussi court à l’origine, explique Caroine Ricard.

Dans le cas de la pièce détenue par la Commission des champs de bataille, l’identification a été rendue possible par la présence du monogramme royal de George II (royal cypher), ce qui permet de faciliter la datation. Selon Mme Ricard, il aurait donc été coulé vers la fin du règne de George II, soit vers 1758-1760.

Aucun indice de la sorte n’a été trouvé sur le canon provenant du remblai.

Hésitation

En attendant un dénouement, le canon a été transféré au Centre de conservation du Québec où il est protégé depuis juin 2022. Puisque la CCNQ

est responsable du chantier de la Promenade Samuel-de-Champlain, et donc de cette découverte, il lui reviendra de décider si elle demande ou non au Centre de procéder ou non à une restauration.

La Commission refuse toutefois de s’avancer, encore à ce jour, sur le sort éventuel du canon. Elle se défend par ailleurs de tarder à prendre une décision.

Une analyse de différentes méthodes de restauration par des spécialistes en conservation est nécessaire avant que toute action soit entreprise. Une fois cette analyse complétée, le canon pourrait être restauré et mis en valeur, plaide Jean-Philippe Guay.

Cette hésitation explique d’ailleurs pourquoi la Commission n’a pas encore souhaité annoncer la découverte, même deux ans plus tard.

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Un énième groupe des années 1980-1990 qui vient à Montréal en 2023 :wink:

La dernière tournée d’Aerosmith s’arrêtera à Toronto et à Montréal


Steven Tyler et son groupe, Aerosmith, seront de passage à Toronto et à Montréal pour leur dernière tournée.
PHOTO : AFP/GETTY IMAGES / NILS MEILVANG

Associated Press
Publié à 10 h 37

Aerosmith célébrera plus de 50 ans de rock avec une dernière tournée, qui s’arrêtera à Toronto en septembre et à Montréal en janvier.

La formation a annoncé lundi les 40 concerts de la tournée Peace Out, qui sera lancée le 2 septembre à Philadelphie. Elle sera notamment de passage à Boston, ville d’origine du groupe, pour la veille du Nouvel An, ainsi qu’à Toronto le 12 septembre et à Montréal le 26 janvier.

Je pense qu’il est temps de dire au revoir, a déclaré le guitariste Joe Perry. Il rappelle que tous les membres fondateurs d’Aerosmith ont maintenant plus de 70 ans, et que Steven Tyler, l’aîné du groupe, a 75 ans.

La dernière tournée de la formation, qui inclut aussi le bassiste Tom Hamilton, le batteur Joey Kramer et le guitariste Brad Whitford, sera inspirée de ses concerts en résidence à Las Vegas.

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Pink Floyd en supplémentaire au Planétarium

PHOTO FOURNIE PAR NSC CREATIVE

Une image du spectacle de planétarium consacré à The Dark Side of the Moon

Le spectacle avec l’album The Dark Side of the Moon de Pink Floyd vient à peine de prendre l’affiche au Planétarium et déjà, on annonce des supplémentaires pour l’automne.

Publié à 9h11 Mis à jour à 9h11

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Émilie Côté
Émilie Côté La Presse

Le spectacle soulignant le 50e anniversaire de l’album The Dark Side of the Moon est présenté dans plusieurs planétariums du monde, dont celui de Montréal depuis le 3 mai dernier.

Il s’agit d’une salle plus qu’appropriée pour planer en images et en musique au son de Pink Floyd. Soulignons qu’il s’agisse du seul spectacle de planétarium jamais autorisé par le groupe.

Le studio NSC Creative a pris en charge la production visuelle du spectacle dont chaque chanson exploite un thème distinct.

Les séances supplémentaires sont prévues du 8 septembre au 23 décembre, alors que celles en cours affichent complet.

Les billets seront mis en vente dès le lundi 8 mai à midi sur la billetterie en ligne d’Espace pour la vie.

Consultez le site d’Espace pour la vie

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Very good news. My favorite rock group the timeless Pink Floyd.Je l’ai ai vu pour la toute première fois à l’été 75 à l’Autostade, ensuite à l’été 77 au Stade Olympique, lors du désormais célèbre concert où Roger Waters a complètement flippé ( inspiration pour l’album double The Wall) Puis ensuite au printemps 88 encore au Stade Olympique pour la tournée A Momentary Lapse of Reason,and finally once again at the Big O during the summer of 94 for their farewell tour.
Syd,Richard, David,Roger, Nick, I’ll always love you forever.

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Un tout premier Salon de l’histoire à Montréal

Parmi les activités prévues durant le festival, on compte une visite de la Maison Hurtubise à Westmount et une dégustation de thé comme au 19e siècle à la Maison Sir-George-Étienne-Cartier. Photo: Courtoisie Festival d’histoire de Montréal

Caroline Bertrand

5 mai 2023 à 15h29 - Mis à jour 5 mai 2023 à 15h54 3 minutes de lecture

Le Festival d’histoire de Montréal, qui en est à sa troisième édition, convie le public à son tout premier Salon de l’histoire, qui se tiendra gratuitement à la Grande Place du Complexe Desjardins du 12 au 14 mai.

Si le patrimoine de la métropole et l’histoire vous fascinent, ce nouvel événement convivial regroupant une trentaine de kiosques sera une occasion en or de discuter avec les expert.e.s qui conservent, écrivent et valorisent la grande (et la petite) histoire de la métropole ainsi que de ses quartiers.

Historien.ne.s, auteur.trice.s d’ouvrages historiques et passionné.e.s œuvrant à la Fédération Histoire Québec et à la Société historique de Montréal se feront une joie de discuter avec le public et de répondre aux questions.

Le Salon de l’histoire mettra également à l’honneur le patrimoine immatériel du Québec! Sur la Grande Scène du Complexe Desjardins, place à la musique avec une série de spectacles qui feront faire aux spectateur.trice.s un voyage sonore dans le temps.

Que chantait-on et sur quels airs dansait-on à l’époque ancestrale des Filles du Roy? De quels instruments jouait-on dans les troupes militaires des 17e et 18e siècles? À quoi ressemblaient les balbutiements du jazz? Comment les danses orientales ont-elles fait leur entrée à Montréal? Tant de questions auxquelles les mélomanes et les mordu.e.s d’histoire trouveront réponse.

Le musée et site historique de la Maison Saint-Gabriel, dans le quartier de Pointe-Saint-Charles. Photo fournie par le Festival d’histoire de Montréal

Festival d’histoire de Montréal

Le Festival d’histoire de Montréal rassemble plus d’une cinquantaine d’activités hors de l’ordinaire en français et en anglais (et gratuites pour la plupart), qui instruisent le public aux quatre coins de la ville.

Diversifiée, la programmation comprend notamment une dizaine de circuits guidés, dont un spécial «Petite Ukraine», la visite de la Maison Hurtubise à Westmount, une dégustation de thé comme au 19e siècle à la Maison Sir-George-Étienne-Cartier du Vieux-Montréal et un atelier de ceinture fléchée à Lachine. Des conférences sont évidemment au programme.

Le festival est l’œuvre collective de 14 musées d’histoire, de leurs partenaires et d’une trentaine de collaborateurs, dont le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal de l’Université du Québec à Montréal.

Les 14 musées d’histoire participants

Château Dufresne, musée et lieu historique patrimonial : 2929, avenue Jeanne-d’Arc
Château Ramezay – Musée et site historique de Montréal : 280, rue Notre-Dame Est
Écomusée du fier monde : 2050, rue Amherst
Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier : 458, rue Notre-Dame Ouest
Lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine : 1255, boulevard Saint-Joseph
Maison Nivard-De Saint-Dizier, musée et site archéologique : 7244, boulevard LaSalle
Maison Saint-Gabriel, musée et site historique : 2146, place Dublin
Musée de l’Holocauste Montréal : 5551, chemin Côte-Sainte-Catherine
Musée de Lachine : 110, chemin LaSalle
Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal : 201, avenue des Pins
MEM – Centre des mémoires montréalaises : 335, place d’Youville
Musée McCord – Stewart : 690, rue Sherbrooke Ouest
Pointe-à-Callière – Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal : 335, place d’Youville
Site historique Marguerite-Bourgeoys : 400, rue Saint-Paul Est

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Le Mile End sera en fête toute une fin de semaine

Photo: Facebook MAPP MTL

Jules Couturier

12 mai 2023 à 7h30 2 minutes de lecture

Le Mile End sera animé la fin de semaine des 27 et 28 mai alors que se tiendra l’événement Mile End en fête. DJ, fanfare, performances, kiosques d’artisans, ballet, projections, concours et plus encore : toutes sortes d’activités seront organisées aux quatre coins du quartier.

L’objectif de l’événement, organisé par la SDC Laurier Ouest et l’Association des gens d’affaires du Mile-End, est de mettre en lumière les commerces du coin et de fêter l’arrivée des beaux jours. On vous décortique la programmation:

Samedi

  • Les festivités commenceront dès 10h avec une distribution de végétaux au Lave-auto Laurier.
  • De 11h à 14h, il y aura une consultation sur le plan de réaménagement après la décontamination du Champ des Possibles.
  • De 12h à 15h, Grilled Cheese Magazine tiendra un kiosque de bricolage.
  • De 12h30 à 16h30 se tiendra une vente de livres usagés. De 13h à 19h, il sera possible de participer à la médiation de création Station de l’avenir organisée par MAPP MTL.
  • La fanfare Van Hornies déambulera de 14h à 15h.
  • De 15h à 16h30, enfants et adultes pourront prendre part à une classe de ballet hop.
  • De 15h15 à 17h15, on pourra faire un tour au kiosque du magazine Le Corner Kick.
  • De 15h30 à 16h30, ce sera le moment d’assister à un concert de Vitalia.
  • À 15h30 sera aussi organisée une visite historique des commerces du Mile End par Mémoire du Mile End.
  • Ensuite, de 17h à 19h, on pourra siroter un verre lors d’un apéro sous la musique de DJ Andy Williams.
  • Finalement, de 20h45 à 21h45, il y aura projection de Station de l’Avenir par MAPP MTL.

Dimanche

  • De 13h30 à 15h, une classe de ballet hop
  • De 13h à 16h, un kiosque de Locomotion
  • De 14h à 16h, une déambulation de Tupi Collective
  • De 12h à 17h, un kiosque du jour de la terre
  • De 12h30 à 16h30, une vente de livres usagés
  • À 13h, un atelier de consommation responsable avec Mélissa De La Fontaine
  • À 15h30, une autre visite historique des commerces du Mile End
  • Puis finalement, de 17h à 20h, un DJ Battle en mode Block Party

Toutes ces activités se tiendront sur les rues Saint-Laurent, du Parc, Bernard, Saint-Viateur, Fairmount et Laurier Ouest. D’autres commerces participeront aussi à la fête tout au long du week-end.

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Montréal, pionnière du disque et des ondes

Une panoplie de différents modèles de gramophones produits par l’usine d’Émile Berliner sont disposés dans le musée, à côté des disques en gomme-laque et des vinyles. Photo: David Beauchamp, Métro

David Beauchamp

14 mai 2023 à 16h02 6 minutes de lecture

Saviez-vous que Montréal au début du 20e siècle, en plus d’être un fort lieu de musique, est aussi une des plaques tournantes mondiales de l’industrie du disque? Situé en plein cœur de Saint-Henri, le peu connu Musée des ondes Émile Berliner offre la chance aux visiteurs de découvrir comment les inventions et l’expertise de la famille Berliner en matière d’enregistrement et de distribution de disques en plus des ondes radio ont donné à Montréal une réputation de «créatrice de vedettes».

«À la grande différence du phonographe, inventé par Thomas Edison, le gramophone, développé et breveté par Émile Berliner, permet la production et la distribution de masse de disques, explique la directrice du Musée des ondes, Anja Borck. Ce nouvel appareil vient en quelque sorte démocratiser l’industrie de la musique puisque les gens pourront désormais avoir accès à des disques de très bonne qualité faits ici et exportés par la suite.»

Le disque à Montréal

Aux prises avec des problèmes juridiques concernant la production de son gramophone, Émile Berliner déménage son entreprise des États-Unis à Montréal et fera construire une manufacture à Saint-Henri, sur la rue Lenoir tout près de la rue Saint-Antoine, aujourd’hui le Musée des ondes qui porte son nom. Le choix de Montréal était loin d’être anodin.

«Émile Berliner a établi son usine à Montréal pour deux raisons. La première est qu’il avait déjà inventé le microphone pour le téléphone d’Alexander Graham Bell, qui avait une usine sur la rue de l’Aqueduc, maintenant Lucien-L’Allier. La deuxième est qu’il y avait une ligne ferroviaire directe entre Montréal et Washington, un endroit où il aimait particulièrement vivre. Avec cette ligne de chemin de fer passant par-dessus le fleuve grâce à la «huitième merveille du monde» qu’est le pont Victoria, il peut voyager rapidement à Montréal sans jamais y résider de manière permanente.»

Ce déménagement à Montréal coïncide avec le perfectionnement de la production de disques parallèlement à l’amélioration de la qualité des gramophones fabriqués par l’entreprise de son partenaire américain Edward Johnson, soit la Victor Talking Machine Company. Cette industrie explose au début du 20e siècle et Berliner passe de 2000 disques à plus d’un million annuellement. Il établira d’ailleurs un point de vente de gramophones au 2315, rue Sainte-Catherine.

«Émile Berliner, avec ses 12 presses à disque à travers le monde, dont quatre à Montréal, en plus de ses quelques studios d’enregistrement, pouvait pour la première fois créer des vedettes musicales internationales grâce à ses méthodes avancées de production de disques, accélérant ensuite la distribution. Bien qu’il était possible d’enregistrer de la musique partout, les gens envoyaient leurs enregistrements à Montréal chez Émile Berliner pour obtenir des disques de très bonne qualité, ce qui a popularisé plusieurs artistes par la qualité du son et de la production.»

Enseigne du magasin Berliner’s Gram-O-Phone, situé sur Sainte-Catherine au tournant du 20e siècle. Photo: David Beauchamp, Métro

Une approche locale

Au début des années 1920, c’est plutôt Herbert S. Berliner, le fils d’Émile Berliner, qui contribue le plus activement à l’industrie de l’enregistrement à Montréal en améliorant les techniques développées par son père pour demeurer à la fine pointe de la technologie. C’est aussi à ce moment qu’Herbert Berliner se dissocie de son père en fondant sa propre entreprise d’enregistrement à Lachine, nommée Compo Company Limited.

Plutôt que de focaliser sur la musique américaine, très prisée à l’époque, Herbert Berliner décide de puiser dans les talents montréalais et d’enregistrer des artistes locaux dans sa nouvelle usine. Il a permis à plusieurs chanteurs et musiciens de pouvoir exporter leurs disques, tels que Rodolphe Plamondon, Isidore Soucy et même, La Bolduc, augmentant leur visibilité ainsi que celle de la culture canadienne-française.

Un disque à découpe, reconstitué pour le film La Bolduc, est disposé au Musée pour illustrer la technologie utilisée par les Berliner pour produire rapidement et efficacement des disques. Photo: David Beauchamp, Métro

«On peut vraiment voir la distinction à ce moment entre les compagnies d’enregistrement américaines et canadiennes. Une réelle identité canadienne émerge à ce moment, et Herbert Berliner est un pionnier en la matière, bien qu’il demeure toujours inconnu du grand public. C’est pour cela qu’on a développé une exposition temporaire sur lui, nommé Herbert S. Berliner et l’essor de l’industrie canadienne du disque, couvrant son rôle majeur dans l’industrie de la musique canadienne et son rayonnement international.»

Le premier satellite canadien à Montréal

Mme Borck précise que le bâtiment où se trouve le musée n’est pas seulement important pour l’industrie du disque. Il est aussi vital pour le développement de la technologie du satellite, une nouvelle voie qu’a empruntée Émile Berliner dans les années 1920 après la fin de son monopole en matière de production de disques.

«En 1929, l’entreprise d’Émile Berliner se fait approcher par celle de la radio RCA-Victor (Radio Corporation of America) de son partenaire Edward Johnson dans le but de développer davantage la technologie de la radio dans le secteur du divertissement. Après avoir fusionné, l’usine accueille un laboratoire secret durant la Deuxième Guerre mondiale, et les résultats obtenus dans ce laboratoire ont permis de générer du savoir et du matériel qui ont ensuite mené à la création d’un satellite redistribuant efficacement les ondes pendant une longue période dans l’espace.»

La une de La Presse, le 30 mars 1968, illustrant les satellites à Montréal. La photo a été prise dans l’usine fondée par Émile Berliner, propriété de RCA-Victor. Photo: David Beauchamp, Métro

La directrice du musée précise que le Canada a pu se distinguer de ses homologues américains et soviétiques de l’époque en créant un satellite à des fins purement commerciales et non militaires. Sans la contribution d’Émile Berliner et la série d’événements qui ont mené jusqu’à son implication dans les ondes, elle soutient que le Canada n’aurait pas pu lancer son premier satellite en 1962. Émile Berliner est décédé quelques années plus tard, en 1966.

Le Musée des ondes déménage actuellement son exposition à l’intérieur du même bâtiment pour avoir plus d’espace et accueillir davantage de visiteurs. Il sera complètement opérationnel à partir du mois de juin, et invite les curieux et les amateurs de musique à venir en apprendre davantage sur l’histoire montréalaise du disque et des ondes radio.

De Peterson à Céline Dion

En 1936, Émile Berliner décide d’installer un studio d’enregistrement au sein de son usine, faisant partie alors de la RCA-Victor. Jouissant d’une excellente réputation dans les années 1940, ce studio a accueilli des artistes jazz connus internationalement tels qu’Oscar Peterson et Oliver Jones. La rumeur voudrait que Céline Dion ait été enregistrée dans le studio par l’entremise de René Angélil.

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Montréal au sommet de la nuit : rendez-vous spécial pour les noctambules


Photo: Tirée de la page Facebook de MTL 24/24

Jules Couturier
16 mai 2023 à 15h10 - Mis à jour 16 mai 2023 à 15h11 3 minutes de lecture

Le nightlife s’apprête à être au centre de discussions et d’expériences intenses au cours des prochains jours dans le Vieux-Montréal. L’événement MTL au sommet de la nuit proposera une série de conférences sur la culture nocturne au Centre Phi les 17 et 18 mai, puis place à la fête avec NON STOP, un marathon de 36 heures de danse en continu du 19 au 21 mai.

D’abord, le sommet. Nombreux seront les invité.e.s venu.e.s des quatre coins du monde qui participeront aux tables rondes et conférences sur la vie nocturne. On pourra notamment compter sur la présence d’urbanistes, de chercheurs, de maires, de fonctionnaires municipaux, d’activistes et d’artistes. L’objectif est que tout le monde puisse partager ses meilleures pratiques et échanger des idées pour favoriser et optimiser le développement de la vie nocturne. La thématique de cette année explorera « les différentes possibilités de l’espace infini de la nuit ».

«Le volet conférence se veut un exercice d’éducation pour faire comprendre la réalité des activités nocturnes qui sont souvent stigmatisées, voire démonisées», résume Mathieu Grondin, directeur général de MTL 24/24, organisme sans but lucratif qui développe la vie nocturne à Montréal, en entrevue avec Métro.

Besoin d’encadrement

Une récente étude menée par MTL 24/24 sur la vie nocturne démontre que Montréal a l’une des scènes nocturnes les plus dynamiques au monde, grâce à sa créativité débordante, mais n’a pas l’encadrement approprié pour bien régir ses activités.

«Montréal a un cadre réglementaire trop rigide, qui manque de flexibilité et qui vient étouffer la créativité des acteurs de la vie nocturne», estime Mathieu Grondin.

Son organisme souhaite la création d’une structure administrative dédiée à la vie nocturne qui contribuerait au développement et au rayonnement de la culture montréalaise. «L’administration Plante a promis une politique de la vie nocturne à son premier mandat… Aujourd’hui, toujours rien», se désole-t-il.

NON STOP : un gros party

Après les conférences, le party! NON STOP est une importante fête qui aura lieu pendant pas moins de 36 heures au Grand Quai du Port de Montréal du 19 au 21 mai. «C’est un rendez-vous pour toute la communauté des noctambules montréalais où l’on célèbre la vie nocturne», résume Mathieu Grondin. On y offrira un service de bar en continu, même passé 3h du matin, une scène intérieure payante et une autre extérieure gratuite. Au programme, 15 DJs d’ici et d’ailleurs, dont VTSS, Jacques Greene, DJ Minx, TSVI et Kiernan Laveaux.

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À Québec:

Unique en son genre Une exposition inclusive

PHOTO MARIE-JOSÉE MARCOTTE, FOURNIE PAR LE MUSÉE DE LA CIVILISATION

L’exposition entremêlant œuvres d’art, vidéos et objets historiques, illustre la pluralité des concepts entourant la notion de genre, qui va bien au-delà de la binarité masculin-féminin.

(Montréal) L’identité de genre concerne tout le monde : c’est ce que veut démontrer la nouvelle exposition Unique en son genre, présentée dès mercredi au Musée de la civilisation de Québec. L’exposition entremêlant œuvres d’art, vidéos et objets historiques, illustre la pluralité des concepts entourant la notion de genre, qui va bien au-delà de la binarité masculin-féminin.

Mis à jour le 17 mai

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Coralie Laplante La Presse Canadienne

« L’approche qu’on a choisi d’emprunter, c’est de dire qu’on va accompagner les gens », affirme d’emblée Caroline Lantagne, chargée de projets d’expositions au Musée. Elle souligne que l’exposition propose un « parcours graduel » pour favoriser l’apprentissage de tous les visiteurs, peu importe leur niveau de connaissances sur la diversité de genre.

« On s’est dit qu’on allait vraiment montrer de quoi on parle quand on parle du genre, en le plaçant dans une perspective plus large, qui est celle des identités, pour que tout le monde se sente interpellé », renchérit Mme Lantagne, en disant que « tout le monde a un genre ».

Pour Marie-Philippe Phillie-Drouin, qui se trouve à la direction générale de l’organisme Divergenres, l’exposition « représente une opportunité inouïe de rejoindre un grand public. Grand public, qui s’intéresse de plus en plus aux enjeux de genre, aux réalités trans ». Marie-Philippe fait aussi partie du comité scientifique qui a été consulté pour élaborer l’exposition.

PHOTO MARIE-JOSÉE MARCOTTE, FOURNIE PAR LE MUSÉE DE LA CIVILISATION

La nouvelle exposition Unique en son genre veut démontrer que l’identité de genre concerne tout le monde.

« Il existe une très grande méconnaissance des enjeux de genre, tout simplement parce que ça ne fait pas partie du curriculum de notre système d’éducation, explique Marie-Philippe, qui est une personne trans non binaire qui utilise le pronom iel. Pour moi c’est un tremplin pour éduquer une population non seulement dans la Capitale-Nationale, mais aussi partout au Québec, parce que Québec est une ville touristique, donc les gens s’y déplacent ».

L’exposition se divise en plusieurs sections distinctes. La première s’attarde aux notions de base concernant le genre, en expliquant ce qu’est le concept de binarité, ou de sexe assigné à la naissance. La diversité qui existe dans la nature quant aux notions de genre est ensuite abordée. Par exemple, chez les hippocampes, ce sont les mâles qui portent les œufs dans une poche ventrale jusqu’à leur éclosion.

« On présente dans notre parcours, à chacune des étapes, des témoignages. Dans ce cas-ci, des personnes qui sont à la fois des personnes intersexes, mais aussi des spécialistes », ajoute Caroline Lantagne.

La troisième portion de l’exposition aborde les notions de genre d’un point de vue anthropologique, en présentant notamment comment, dans certaines cultures, des hommes effectuent des tâches que nous considérons comme traditionnellement féminines.

La notion d’un « troisième genre » dans certaines communautés est aussi détaillée, tout comme la bispiritualité chez les peuples autochtones. Une œuvre de l’artiste cri Kent Monkman, qui inclut fréquemment un personnage non binaire au sein de ses toiles, est également affichée.

Unique en son genre présente une multitude d’objets, comme des robes pour garçons datant du début du XX siècle, dans la portion de l’exposition s’attardant à l’hétéro cisnormativité. C’est-à-dire, qui se penche sur le fait qu’être hétérosexuel et cisgenre est « la norme » et que toute personne qui ne se conforme pas à ces critères se voit dans l’obligation de « sortir du placard ». Les visiteurs pourront aussi en apprendre plus sur les différents mouvements sociaux féministes, queer et trans actuels et leur histoire.

L’exposition se termine en célébrant la résilience et la créativité des personnes trans et non binaires, que ce soit dans la littérature, le cinéma, ou l’art du drag. Un costume de la populaire drag queen Rita Baga est d’ailleurs exposé. Deux installations artistiques où auront lieu des performances ponctuelles se trouvent aussi à la fin de la visite.

« Les personnes trans sont des êtres humains »

L’exposition Unique en son genre s’inscrit dans l’actualité, alors que des manifestations anti-drag se tiennent au Canada comme aux États-Unis.

« Quand il y a des inquiétudes ou des peurs autour du drag, c’est qu’on comprend mal ce qui relève de la personnalité versus ce qui relève de la performance artistique dans le but de divertir un public. [C’est de la] mécompréhension aussi de comment l’art s’adapte en fonction des milieux », évoque Marie-Philippe Phillie-Drouin.

« Ce que j’aimerais que les gens retiennent, c’est que les personnes trans sont des êtres humains, et qu’on est beaucoup plus complexes que notre parcours de transition, que notre identité de genre. On est des membres de leur famille, on est des citoyens et citoyennes, on est des collègues de travail », ajoute Marie-Philippe, en soulignant qu’Unique en son genre propose un regard nuancé, en montrant que les personnes appartenant à la diversité sexuelle et de genre ne forment pas un groupe homogène.

Pour Caroline Lantagne, l’exposition s’arrime à la volonté du musée de « placer l’humain au cœur de ses préoccupations ».

Unique en son genre est présenté jusqu’au 14 avril 2024.

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière de la Bourse de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

AstroFest: des spectacles gratuits et bien plus au Planétarium

Photo: Gracieuseté, Astrofest

Alexis Drapeau-Bordage

25 mai 2023 à 16h17 - Mis à jour 25 mai 2023 à 17h30 2 minutes de lecture

Pour son édition 2023, l’AstroFest présentera deux spectacles gratuits au Planétarium de Montréal. D’autres activités seront aussi organisées pour l’occasion, le 3 juin.

Les représentations du spectacle Bébé symphonique auront lieu dans le Théâtre du Chaos du Planétarium le 3 juin à 9h30 (0-18 mois) et à 10h45 (5 à 8 ans). Des activités de maquillage et des jeux pour enfants seront aussi offerts dans la salle.

Les visiteurs pourront aussi profiter de la matinée pour embarquer à bord du vaisseau SSE-4801 dans le cadre d’une activité immersive permettant de découvrir les composantes du système solaire.

De 11h à 19h, une variété d’activités seront organisées, parmi lesquelles on compte la construction d’une fusée à eau, un spectacle de cirque ou encore une rencontre avec un fabricant mondial de télescopes.

En soirée aura lieu une conférence avec le scientifique René Doyon, chercheur principal de l’instrument canadien du télescope spatial James Webb (JWST). Une section bar sera accessible et un jeu-questionnaire portant sur les connaissances spatiales sera proposé.

La soirée se terminera avec une observation de la Lune au télescope, accompagnée de guimauves.

En 2022, 3500 personnes se sont rendues à l’AstroFest et une trentaine d’organismes invités avaient organisé l’animation.

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L’exposition de Banksy à Montréal! Les billets sont déjà en vente. Le lieu n’est pas encore connu

Une expo de Banksy à Montréal


PHOTO JUSTIN TALLIS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Une œuvre de Banksy

Montréal fait partie des 22 villes qui accueilleront une exposition itinérante réunissant 80 œuvres de l’artiste Banksy, reconnu pour son anonymat. L’évènement se tient toutefois sans l’autorisation de Banksy lui-même.

Publié à 16h18
Émilie Côté
La Presse

Il faut faire vite si on veut des billets puisque l’exposition ne durera que trois jours du 8 au 10 septembre.

Les billets se vendent au coût de 29 dollars. Les seules informations à la disposition du public sont sur le site www.banksyland.com.

À l’image du caractère imprévisible de Banksy, le lieu est tenu secret pour l’instant. On annonce seulement un code postal, le H2L 2A5, soit les environs de l’intersection de la rue de la Visitation et du boulevard de Maisonneuve.

Les détenteurs de billets connaîtront l’emplacement exact seulement une à deux semaines avant l’exposition.

Chose certaine, on promet plus de 80 pièces et installations immersives multimédias qui permettent de revivre des coups d’éclat éphémères de Banksy. On annonce aussi des œuvres d’art de rue récupérées.

Banskyland est produit par Lumio Studio et One Thousand Ways. Selon le compte-rendu du Los Angeles Times, cela promet.

Lisez le compte-rendu du Los Angeles Times

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Centenaire de Riopelle Riopelle en Charlevoix

PHOTO MICHEL ANTOINE CASTONGUAY, FOURNIE PAR LE MUSÉE DE CHARLEVOIX

Vue de l’exposition Riopelle et art populaire au Musée de Charlevoix

Dès le 16 juin, le Musée de Charlevoix et le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul marqueront les 100 ans de naissance de Jean Paul Riopelle. Le musée de La Malbaie présentera une exposition sur les liens de Riopelle avec l’art populaire et, à Baie-Saint-Paul, on propose Un lieu de mémoires : contextes d’existence, une expo sur le déracinement que le Musée d’art de Joliette a déployée ce printemps.

Mis à jour hier à 18h00

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Éric Clément
Éric Clément La Presse

« Le concept de l’exposition est survenu, il y a deux ans, du Dr Jean-Luc Dupuis, qui a fait le film Les oies de Jean Paul Riopelle, explique Sylvain Gendreau, directeur général du Musée de Charlevoix. Il nous a demandé si ça nous tenterait de faire quelque chose pour marquer le centenaire de naissance de Riopelle. Ensuite, Yseult, la fille aînée de Riopelle, a souhaité faire le commissariat de l’exposition qu’elle dédie à son père. »

PHOTO ÉRIC CLÉMENT, LA PRESSE

Sans titre, 1972-1989, techniques mixtes, triptyque de 432 x 180 cm. Collection Sylvie Riopelle.

« Mon idée était de lier la collection du musée à Riopelle qui aimait beaucoup l’art populaire, dit Yseult Riopelle. Il parlait souvent du facteur Cheval, en France [un postier qui a construit pendant 33 ans, pierre par pierre, un palais idéal dans le village drômois de Hauterives]. Et il a tellement utilisé d’objets pour faire ses œuvres. Un collier de cheval, des fers à cheval, des raquettes. Il aimait les formes des objets du quotidien. »

Avec un accompagnement de sons de la nature, Riopelle et l’art populaire – Objets trouvés, détournés, volés évoque aussi cet amour de la diversité biologique qui a marqué l’œuvre de Riopelle. Son attrait pour les animaux, la chasse et la pêche, est incarné avec une vingtaine d’œuvres appartenant à des membres de la famille Riopelle (dont sa fille cadette Sylvie, morte le mois dernier) et à des collectionneurs privés, couplées à des dizaines d’objets d’art et d’artisanat du Québec et d’ailleurs.

PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE

Riopelle, pêcheur à 5 ans

L’exposition débute par une section consacrée à la pêche. Avec des sculptures en bois de poissons et, dans une vitrine, des mouches de pêche de Paul Marier, ami de Riopelle et as de la pêche à la mouche. La mouche intitulée Riopelle a même été reproduite en grande dimension par l’artiste Daniel Bernier.

PHOTO ÉRIC CLÉMENT, LA PRESSE

La mouche Riopelle de Daniel Bernier

Confronté à ces objets artisanaux, on ressent une sorte de proximité. Les œuvres ont été disposées par Yseult Riopelle, assistée de Nadyne Deschênes, technicienne en muséologie, en les intégrant dans une dizaine de sections. Au centre de la salle principale de l’expo a été suspendu le canot à glace peint par Riopelle en 1990. Avec une inclinaison qui évoque la légende de la Chasse-galerie, et entouré d’oies en bois, dont une prend son envol.

PHOTO ÉRIC CLÉMENT, LA PRESSE

Au pays des ouaouarons, 1983, techniques mixtes, 317 x 323 cm. Galerie Simon Blais.

En faisant le tour des grands tableaux de Riopelle, on prend une fois de plus conscience de la formidable construction de son geste pictural, de cette accumulation de techniques qui font que son style demeure unique et inégalé. On peut apprécier ses techniques de collage, d’insertion d’éléments recyclés, juxtaposés, notamment ses bouchons de tubes de peinture pour figurer les yeux des oies, dans Au pays des ouaouarons. Et cette façon qu’il avait de cerner une forme animale en appliquant la couleur directement avec le tube.

PHOTO ÉRIC CLÉMENT, LA PRESSE

La loi c’est l’oye, 1983, lithographies rehaussées, technique mixte, 200 x 610 cm

Une zone évoque les raquettes qu’il utilisait aux pieds jeune et comme pochoir plus tard ! Une autre zone est celle des coqs, avec notamment l’installation À voleur volé de Madeleine Arbour qui, d’ailleurs, a eu 100 ans le 3 mars dernier. Des coqs que ces deux grands amis se plaisaient à voler aux croix des chemins et sur des girouettes ! Au nom du Club des voleurs de coqs ! Les gredins !

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Sur la mezzanine ont été accrochées 13 estampes de la série Cap Tourmente, des œuvres de la collection du musée. Dans le hall sont installées des sculptures. Des extraits du film Les oies de Jean Paul Riopelle sont projetés dans une salle adjacente, où l’on a reconstitué d’une certaine façon l’atelier que Riopelle avait à Cap-Tourmente. Des séances du film seront organisées les vendredis et samedis à 13 h 30 pour qu’on puisse le visionner en totalité. À noter que ce film sera présenté au Domaine Forget, à Saint-Irénée, le 18 juin à 14 h.

Quelques estampes de la série Cap Tourmente

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Visitez la page de l’exposition

À voir au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

En parallèle, le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul propose, du 17 juin au 5 novembre, Un lieu de mémoires : contextes d’existence, que le Musée d’art de Joliette a présentée jusqu’au 14 mai dernier. Une expo commissariée par l’Italo-Danoise Irene Campolmi et qui comprend des peintures, bronzes et collages de Riopelle ainsi que des œuvres de cinq artistes étrangers. À Baie-Saint-Paul, le déploiement d’Irene Campolmi s’accompagne de deux autres œuvres de Riopelle, des grands formats, dont une appartient à sa dernière compagne, Huguette Vachon. À noter que le musée propose en même temps Couleurs en jeu, une exposition d’œuvres de Jean McEwen, dont on célèbre aussi le centenaire de naissance cette année. « Des œuvres de Françoise Sullivan seront aussi ajoutées à l’entrée du musée », précise Gabrielle Bouchard, directrice générale et conservatrice en chef du musée. Un hommage à Françoise Sullivan puisqu’elle aussi est centenaire. Elle fête d’ailleurs ses 100 ans aujourd’hui !

Lisez la critique d’Un lieu de mémoires : contextes d’existence

Visitez le site du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

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CinéRuelles de retour dans le Plateau et Rosemont

Les films d’animation « Katak, le brave béluga » ainsi que « Félix et le trésor de Morgäa » font partie de la programmation de CinéRuelles cet été, qui se déroulera du 23 juin au 26 août dans 40 ruelles du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie. Photo: fournies par CinéRuelles

Caroline Bertrand

13 juin 2023 à 14h53 1 minute de lecture

CinéRuelles est de retour pour une troisième édition cet été, conviant les Montréalais.es à des rendez-vous ciné dans le confort… de leurs ruelles! Du 23 juin au 26 août, tous les vendredis et samedis soirs, l’organisme à but non lucratif projettera gratuitement des films d’animation francophones dans 40 ruelles du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie.

Ce sera l’occasion de regarder en famille ou entre ami.e.s les films québécois Katak, le brave béluga et Félix et le trésor de Morgäa, la production franco-canadienne Vaillante ou encore Le Petit Nicolas – Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?, de la France et du Luxembourg, ainsi que L’île en folie, de la Belgique.

CinéRuelles se déroule du 23 juin au 26 août, tous les vendredis et samedis soirs.

Et parce qu’un bon film s’accompagne si bien de maïs soufflé, Bad Monkey Popcorn en offrira gratuitement à chaque représentation.

CinéRuelles vous donne rendez-vous dans une ruelle près de chez vous!

Pour connaître les lieux de projection, c’est ici.

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Dans la continuation des groupes des années 1980 et 1990 à Montréal :wink:

Duran Duran au Centre Bell le 20 septembre


Le groupe britannique Duran Duran a lancé son 15e opus, «Future Past», en 2021.
PHOTO : PAGE FACEBOOK DE DURAN DURAN

Radio-Canada
Publié à 14 h 05

Le groupe britannique Duran Duran a ajouté une date canadienne à sa tournée nord-américaine Future Past. La légendaire formation de new wave, qui devait déjà se produire le 19 septembre à Toronto, sera en concert le 20 septembre au Centre Bell à Montréal.

Plusieurs artistes accompagnent Duran Duran pour cette tournée qui s’amorce jeudi soir à Atlanta, dont le guitariste Nile Rodgers et son groupe Chic, qui seront d’ailleurs présents au concert de Toronto avec la formation londonienne Bastille. On ne sait pas pour l’instant qui accompagnera Duran Duran à Montréal.

Le groupe formé en 1978 a lancé son 15e album Future Past en 2021 et est au cœur d’un docu-concert qui sera diffusé dès le 21 juin sur Paramount+, A Hollywood High.

Le film réalisé par Gavin Elder, Vincent Adam Paul et George Scott raconte la relation privilégiée entre Duran Duran et Los Angeles et l’ascension du groupe par l’entremise d’entrevues exclusives, de vidéos en coulisses et d’images d’archives inédites.

Les billets pour le concert de Duran Duran à Montréal seront mis en vente le jeudi 22 juin à 10 h.

Le Cirque du Soleil donne 1 million de dollars à l’École nationale de cirque


Stéphane Lefebvre, président et chef de la direction du Groupe Cirque du Soleil (en gris) avec les représentants de l’École nationale de cirque
Photo: Gracieuseté, Cirque du Soleil

Alexis Drapeau-Bordage
16 juin 2023 à 15h56 - Mis à jour 16 juin 2023 à 18h58 2 minutes de lecture

Le Cirque du Soleil a fait un don d’un million de dollars à l’École nationale de cirque. Il s’agit du plus grand don jamais reçu par l’école, fondée il y a plus de 40 ans.

L’annonce a été faite à l’occasion de la 29e soirée-bénéfice du Cirque du Soleil, le 8 juin dernier, à la Tohu. «Nous avons la conviction que cette contribution servira de levier pour le recrutement de nouveaux étudiants, la recherche et l’innovation dans le domaine des arts du cirque, en plus de veiller à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine, de l’histoire et de la mémoire vivante de cet art», a exprimé le président et chef de la direction du Groupe Cirque du Soleil, Stéphane Lefebvre.

L’École nationale de cirque a profité de l’événement pour lancer une campagne de financement visant à amasser six millions de dollars en cinq ans. Les fonds serviront à la poursuite des activités de l’école et à la mise sur pied d’un nouveau programme d’initiation aux arts du cirque en milieu scolaire au Québec et au Canada.

La campagne sera elle-même présidée par M. Lefebvre, qui sera accompagné de divers groupes de banques et d’industries du Québec.

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Le Salon du livre de Montréal sous le thème «Être humain»

La 46e édition du Salon du livre de Montréal se déroulera du 22 au 26 novembre. Photo: Le Salon du livre de Montréal

Caroline Bertrand

20 juin 2023 à 15h47 - Mis à jour 20 juin 2023 à 16h25 3 minutes de lecture

Le Salon du livre de Montréal a dévoilé l’identité visuelle ainsi que la thématique de sa prochaine édition, qui se déroulera du 22 au 26 novembre. Les visuels funky aux couleurs vitaminées de la 46e édition reflètent dignement la véritable célébration du livre et de la création, mais également des amoureux.euses de lecture, qu’est cet incontournable rendez-vous littéraire. Il se déploiera cette fois-ci sous le thème «Être humain».

Singuliers, les personnages ornant la campagne 2023, qui amalgame des éléments du passé, du présent et de l’avenir, incarnent l’effervescence de l’imaginaire et la créativité, nourries par la littérature sous toutes ses formes.

«Ce sont les multiples facettes des lecteur.ice.s, mais aussi le champ des possibles qu’offre le livre ouvert qui ont été explorés lors de la création de ces visuels», explique par communiqué la directrice de création de l’agence Leeroy Coralie Noé. «À travers ces personnages festifs et attachants à la fois, nous célébrons le côté fou, mystique et secret de l’être humain, le livre étant une véritable porte ouverte sur toute sa complexité.»

Quant au thème fédérateur «Être humain», le directeur général du Salon, Olivier Gougeon, le résume joliment en ces termes: «Cette édition 2023 s’annonce riche, foisonnante et tournée vers l’autre. Dans un contexte d’évolution rapide du secteur événementiel et de fragmentation des intérêts et des habitudes, la volonté du Salon est de rappeler le pouvoir universel et fédérateur des livres et de célébrer la force créative qui repose en chacun de nous. Lire, écrire, illustrer: c’est être humain.»

Côte-des-Neiges à l’honneur

Le quartier Côte-des-Neiges (qui souligne son 325e anniversaire) succède à Saint-Michel, en 2021, et à Montréal-Nord, en 2022, en tant que Quartier invité au Salon du livre de Montréal. En célébrant ainsi un quartier dans une perspective littéraire, le Salon vise à nouer des liens avec ces milieux de vie et à valoriser les voix littéraires qui s’y expriment.

Un kiosque consacré à l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce mettra à l’honneur des créateur.ice.s y ayant vécu ou s’en étant inspiré.e.s.

Le Salon du livre installera ses pénates au Palais des congrès de Montréal du 22 au 26 novembre, mais son volet hors les murs, destiné à créer des ponts avec les diverses communautés montréalaises, s’amorcera pour sa part le 10 novembre, à l’instar du volet en ligne.

Les programmations du Salon dans la ville et du Salon en ligne seront dévoilées à la mi-octobre, et celle du Salon au Palais à la fin d’octobre.

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