Montréal : Ville de savoir (enseignement supérieur)

Oui oui :woozy_face: :beer: l’enseignement collégial inclut l’enseignement professionnel.

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Quand les membres de l’équipe d’athlétisme en salle de l’Université McGill ont pris connaissance des critères de révision du programme sportif de l’établissement, à la mi-novembre, ils ont poussé un soupir de soulagement.

J’ai lu les critères, et je me suis dit : “On est tellement safe! On répond à chaque critère!”, se souvient Rebecca El-Mairy, sprinteuse et étudiante en sciences à McGill. En plus, on accueille les championnats provinciaux, et on a une des trois pistes inclinées au Canada.

Huit jours plus tard, leur sport disparaissait du programme, amputé de 25 équipes et clubs à partir de l’année scolaire 2026-2027.

La participation dans une ligue RSEQ/U Sports, la performance compétitive, le recrutement potentiel, le site principal de compétition, les demandes de déplacement – et le critère qui est justement le plus flou, c’est la capacité de McGill à soutenir l’équipe, ajoute Marie Billaud, coureuse de demi-fond et doctorante en génie chimique. C’est ce critère qui est revenu à la fin, que c’était celui qui n’était pas accompli par l’équipe. C’est celui qui est le plus flou pour tout le monde.

La communauté de l’athlétisme s’est rapidement mobilisée autour des étudiants-athlètes de McGill. Le retrait de ce sport fait partie des décisions les plus surprenantes de l’établissement, avec la disparition du badminton et du rugby féminin, dans la mesure où McGill est engagée dans les compétitions du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) dans ces trois sports.

Très vite, des messages de soutien sont apparus çà et là. Dans une déclaration commune transmise à La Presse canadienne (PC), Ahlétisme Canada et Athlétisme Québec se sont portées volontaires pour chercher des solutions à cette décision décevante. Le directeur général d’U Sports, Pierre Arsenault, a déclaré à la PC que la décision était regrettable.

Le Québec a ouvert grand ses portes aux étudiants étrangers avant de les refermer rapidement sur eux. Or, les quotas d’admission établis par décret en février dernier sont basés sur une mauvaise analyse de la situation, faite à partir de données erronées et incomplètes, indique le vérificateur général du Québec dans son rapport publié jeudi.

Les étudiants étrangers seraient par ailleurs de plus en plus nombreux à quitter le Québec après cinq ans, une situation que le gouvernement ignore puisqu’il ne fait pas un suivi adéquat du parcours de l’étudiant après l’obtention de son diplôme, révèle le rapport.

Au cours des dix dernières années, attirés par les nombreux moyens mis en œuvre par le Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) et le ministère de l’Enseignement supérieur [MES], les étudiants étrangers universitaires et au collégial ont connu une croissance importante. Leur nombre a en effet pratiquement doublé entre 2014 et 2024, passant 6,9 % du total des effectifs étudiants à 12,7 %.

Les deux ministères ont par la suite voulu corriger le tir au début 2025 en établissant des quotas d’admission par établissement, qui se basait notamment sur le nombre de Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ) délivrés par le MIFI, plutôt élevé ces dernières années. Or, d’après le vérificateur général, le MIFI aurait dû savoir que le nombre de CAQ délivrés est largement supérieur au nombre d’inscriptions réelles. En effet, entre le moment où un étudiant fait une demande d’admission et son arrivée sur les bancs d’école, en passant par l’émission de son CAQ, beaucoup de choses peuvent se passer : l’étudiant peut se désister, changer d’école ou se voir refuser l’émission de son permis d’étude par Immigration Canada.

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Québec investit 10 millions pour attirer des chercheurs établis aux États-Unis

Québec se lance dans la course au recrutement de chercheurs établis aux États-Unis. Il annonce 10 millions de dollars pour attirer les meilleurs talents dans les rangs des universités québécoises.

Des sommités mondiales de la recherche pourraient se joindre très prochainement aux établissements de la province.

Le gouvernement caquiste a annoncé un investissement de 10 millions pour attirer dans un court délai des chercheurs établis aux États-Unis.

L’argent servira à la création de 10 chaires de recherche dans des domaines stratégiques pour le Québec, comme les technologies numériques et la transition énergétique.

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Tout en réduisant les possibilités pour eux de s’installer ici de manière permanente…make it make sense

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Le gouvernement Legault convient que l’abandon du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) aura des « impacts » concrets sur les établissements d’enseignement supérieur, sur les diplômés et sur les entreprises du Québec. Ce qui ne l’a pas empêché d’aller de l’avant sans considérer l’ajout d’une clause de droit acquis.

Dans un mémoire soumis au cabinet de François Legault le 27 octobre, mais rendu public dans les derniers jours, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, dresse une liste point par point des incidences que risque d’avoir la fin du PEQ — voie d’accès rapide vers la résidence permanente pour les immigrants temporaires.

« Pour la clientèle des travailleurs étrangers temporaires, les impacts de ces changements sont limités. […] Les impacts pourraient être plus importants pour les étudiants étrangers diplômés du Québec puisqu’ils devront pour la plupart désormais acquérir un an ou deux ans d’expérience de travail pour être sélectionnés », est-il écrit dans le document, qui a été déposé au Conseil des ministres quelques jours avant la fin des consultations pluriannuelles sur l’immigration, à l’Assemblée nationale.

La fin du PEQ le mois dernier a été accueillie froidement par la communauté immigrante. Plusieurs groupes demandent au minimum que le gouvernement mette sur pied une clause de droit acquis pour les personnes déjà établies au Québec, sans succès jusqu’ici. Dans son mémoire, Jean-François Roberge indique qu’une seule option hormis l’élimination du programme a été étudiée, mais il ne s’agit pas de l’ajout d’une telle clause.

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