Montréal : Ville de savoir (enseignement supérieur)

Une bourgade d’à peine 1 000 habitants plantée au milieu des champs en Montérégie deviendra bientôt un pôle universitaire grâce à une initiative inédite de l’École de technologie supérieure.

Le vénérable presbytère jaune poussin au toit mansardé de la municipalité agricole de Sainte-Marthe, dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges, s’apprête à connaître une étonnante deuxième vie : à compter de l’automne 2027, il abritera le campus de l’École de technologie supérieure (ETS) où sera offert pour la première fois au Québec un baccalauréat entièrement consacré au génie de l’environnement. Le bâtiment de 23 pièces datant de 1861 servira à la fois de dortoir et d’établissement d’enseignement pour des cohortes de près de 50 étudiants par année.

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Je me demande si l’ETS aura des navettes vers ses campus satellites (environnement et aéronautique), car je serais bien surpris que la totalité des cours se donnent sur ces sites (surtout la première année) ou qu’une bonne partie du personnel n’ai pas de tâches au campus principal.

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Après les écoles primaires et secondaires, c’est au tour des établissements collégiaux d’installer des salles de classe préfabriquées sur leur terrain, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Une solution temporaire qui a déjà coûté des dizaines de millions de dollars au gouvernement du Québec.

Depuis quatre ans, les salles de classe préfabriquées sont de plus en plus nombreuses dans le réseau collégial québécois. C’est la solution pour laquelle plusieurs directions ont dû opter pour faire face à la hausse du nombre d’étudiants.

Selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation supérieure, on compte 157 classes modulaires dans les cégeps, alors qu’il y en avait 44 en 2020.

Ajout : reportage au Téléjournal de Québec

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Les projets sur rails ont la cote – prolongement de la ligne bleue du métro, tramway à Québec, REM, TGV –, mais il manque de main-d’œuvre. Pour pallier la situation, Polytechnique Montréal – appuyée par un consortium d’une vingtaine d’entreprises – a développé un corpus de quatre cours offerts pour la première fois cet automne.

Une première formation en génie ferroviaire

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Dans La Presse

Je crois la CAQ ciblait + les universités anglophones avec cette mesure :woman_shrugging:t2:

Baisse des étudiants étrangers | Un choc pour les universités francophones

Selon le plus récent rapport du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), le Québec compte désormais 50 515 étudiants étrangers, soit une baisse de 12,1 % en un an. Après plusieurs années de croissance soutenue, la tendance s’est inversée, et la chute s’accélère.

À l’automne 2024, le réseau universitaire n’avait observé qu’un léger recul d’environ 1 %. Douze mois plus tard, la dégringolade est brutale, en particulier aux cycles supérieurs : les inscriptions à la maîtrise s’effondrent de 21,2 %, après une diminution de 2,9 % l’année précédente.

En perte de vitesse

Les établissements francophones subissent les reculs les plus marqués.

L’Université de Sherbrooke affiche une baisse de 15,3 % de ses effectifs internationaux, tandis que l’Université Laval et l’Université de Montréal (incluant HEC et Polytechnique) enregistrent toutes deux une diminution de 11,2 %. À Polytechnique, la chute est de 15,5 %.

Le réseau de l’Université du Québec n’est pas épargné : ses établissements affichent ensemble un recul de 14,3 %, avec des pertes particulièrement importantes à l’École nationale d’administration publique (- 43,5 %), à Trois-Rivières (- 18 %), à Chicoutimi (- 17,1 %) et à l’École de technologie supérieure (-19 %). À l’UQAM, la baisse atteint 10,5 %.

L’attractivité de ces universités diminue en raison des quotas d’étudiants étrangers, du gel du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), du manque de prévisibilité et de la complexité croissante des démarches d’admission.

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Despite $200 million earmarked for its ambitious Volt-Age electrification research project, Concordia University is struggling to attract top international talent — a problem university leaders say stems from Quebec’s shrinking intake of global expertise.

“Quotas and Quebec’s image (as an unwelcoming place) make it difficult to attract international students for the research project,” which is in a sector economically crucial for Quebec, Concordia president Graham Carr told a National Assembly committee on immigration levels last week.

The warning reflects concerns echoed across Quebec’s universities.

“The pool of talent that Canada and Quebec produce is not large enough to support the level of research we do in Quebec,” Christian Blanchette, rector of the Université du Québec à Trois-Rivières and chair of the province’s university association, said in an interview.

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Je suis surpris que les universités ne profitent pas davantage de leurs immenses terrains pour des projets résidentiels. L’UdeS et l’UQTR par exemple sont noyées dans des océans de stationnement. Valoriser ces terrains et assurer une offre de logement en adéquation avec leur effectifs ne garantirai peut-être pas un recul du gouvernement, mais ça ne ferai pas de mal non plus.

Ces institutions se targuent d’être des vecteurs du développement durable; elles pourraient le démontrer en transformant leur campus mono-fonction en quartiers apprenants et urbains complets.

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Concordia annonce le non-renouvellement de certains contrats d’enseignement et le report de congés sabbatiques précédemment approuvés. L’université montréalaise a invoqué d’importantes restrictions budgétaires, elles-mêmes imputables aux politiques d’immigration fédérales et provinciales, pour expliquer cette décision.

L’établissement universitaire propose également des programmes de retraite volontaire aux professeurs à temps plein, une mesure parmi d’autres mesures de réduction des coûts annoncées plus tôt cette semaine par le recteur, Graham Carr, pour redresser les finances de l’établissement.

Les difficultés rencontrées par Concordia reflètent celles que connaissent les universités de tout le pays en raison des restrictions imposées aux étudiants internationaux. Le Québec a plafonné le nombre d’étudiants étrangers inscrits ; le Canada, quant à lui, prévoit de réduire de moitié le nombre de visas d’études prévus pour les trois prochaines années, le ramenant à 155 000 en 2026, contre environ 306 000 dans le plan de l’année précédente.

À l’échelle du pays, le Québec se démarque en matière d’accessibilité aux études supérieures. Mais pour combien de temps encore ? Premier article d’une série de trois sur l’évolution des droits de scolarité dans la province et ailleurs au pays.

S’il demeure plus intéressant financièrement, pour un Québécois, d’étudier dans une université de la province plutôt qu’en Ontario, c’est de moins en moins le cas, l’écart entre les frais facturés par les établissements situés sur ces deux territoires se resserrant depuis quelques années. Les Québécois, dans ce contexte, seront-ils bientôt plus nombreux à se tourner vers l’Ouest pour poursuivre leurs études supérieures ? Pas nécessairement, répondent des experts.

Depuis l’année scolaire 2019-2020, les droits de scolarité moyens demandés aux étudiants universitaires québécois ont augmenté de 19 % pour atteindre une moyenne de 3027 dollars déboursés cette année pour ceux qui suivent un parcours à temps plein, soit menant à 30 crédits. À titre comparatif, le salaire médian des Québécois a augmenté de 26 % entre l’automne 2019 et 2025, selon des données de Statistique Canada.

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À l’échelle du pays, le Québec se démarque en matière d’accessibilité aux études supérieures. Mais pour combien de temps encore ? Deuxième article d’une série de trois sur l’évolution des droits de scolarité dans la province et ailleurs au pays.

Il est désormais plus économique pour un Ontarien de faire des études universitaires à Toronto qu’à Montréal, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années à peine. Une situation qui pourrait réduire leur présence dans la Belle Province, tout comme celle d’étudiants provenant d’autres provinces canadiennes, selon des experts.

Depuis 1996, les étudiants du reste du Canada doivent débourser, pour étudier dans les universités québécoises, des droits de scolarité différentiels équivalant à trois fois ceux que paient les résidents du Québec, qui sont de loin inférieurs à la moyenne canadienne.

Malgré ce modèle de tarification, il demeurait, avant 2019, plus économique, en moyenne, pour un Canadien résidant à l’extérieur du Québec de venir étudier dans cette province francophone. Or, cette tendance s’est inversée depuis, l’Ontario ayant fait baisser la moyenne des droits de scolarité du reste du pays en faisant chuter les siens de 10 % en 2019. Ceux-ci sont gelés depuis.

Sortie du recteur de l’Université de Montréal dans les médias

Le recteur de l’UdeM veut profiter de ce « moment charnière » de l’histoire mondiale pour « rediscuter du pacte social » entre les Québécois et leurs universités. Daniel Jutras dénonce aussi les incohérences entre les messages de Québec et d’Ottawa en ce qui a trait à l’accueil d’étudiants et de chercheurs étrangers. Entretien.

Daniel Jutras est en forme : il met tout son cœur dans la défense de la mission universitaire. Et c’est le cas de le dire : après une intervention cardiaque majeure, il y a un an, il a entamé son deuxième mandat comme recteur de la plus grande université québécoise avec une énergie et une ferveur renouvelées.

C’est devenu viscéral. Je veux que l’Université de Montréal soit une actrice absolument incontournable en réponse aux grands défis auxquels on est confrontés, confie-t-il dans un entretien éditorial avec Radio-Canada.

Daniel Jutras fait évidemment référence à ce contexte de grande perturbation géopolitique et démocratique avec, en trame de fond principale, ce qui se passe aux États-Unis, où un discours puissant remet en question la valeur de la science et de la formation universitaire.

Et il a aussi entendu ceux qui jugent qu’il y a une inadéquation des formations actuelles par rapport aux besoins immédiats du marché. Il est donc important , selon lui, de réaffirmer la place des universités et de l’importance de leur financement.


Malgré des compressions dans toutes ses unités, l’Université de Montréal (UdeM) s’enligne vers un déficit de plusieurs millions de dollars, une première en dix ans, selon le recteur de l’université, Daniel Jutras, qui réclame une intervention de Québec pour limiter les dégâts.

« Cette année, notre budget annonce un déficit de 9 millions [de dollars], affirme le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras, en entrevue éditoriale au Devoir. On a demandé à toutes nos unités de réduire [leurs dépenses]. Les unités administratives ont réduit leur budget de 1 %, et les facultés ont réduit de 0,5 %. Malgré tout, on est encore dans un contexte budgétaire déficitaire. »

Et ça n’ira pas en s’améliorant, à moins que Québec ne donne un sérieux coup de barre, ajoute le recteur, qui dit faire des « efforts surhumains » pour tenter d’arriver à l’équilibre budgétaire. « À moins qu’on ne reçoive des nouvelles plus positives de Québec, c’est inévitable que ces mesures-là soient reconduites. »


Étudiants internationaux | Le discours doit changer, plaide le recteur de l’Université de Montréal

Les demandes d’admission provenant de l’international continuent de chuter à l’Université de Montréal. Son recteur, Daniel Jutras, appelle les gouvernements à assouplir les règles d’immigration, d’autant plus que les coupes en recherche aux États-Unis offrent une opportunité en or de recruter des chercheurs de haut calibre à l’étranger.

« Ce qui nous importe en ce moment, c’est que le message change, que le message ne soit pas “les étudiants internationaux sont une source de problèmes” », plaide Daniel Jutras, en rencontre éditoriale avec La Presse.

Après une chute de 16 % des nouvelles inscriptions d’étudiants étrangers cet automne, l’Université de Montréal se prépare à une autre baisse importante cet hiver.

Selon ses plus récentes données, les candidatures provenant de l’international ont chuté de 50 % aux cycles supérieurs et de 47 % au premier cycle par rapport à la même période l’an dernier.

Les nombreux changements dans les politiques d’immigration et le discours ambiant autour des étudiants étrangers ont terni l’image du Canada à l’international, déplore Daniel Jutras.

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La mandats de grève se multiplient

Les professeurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS), à Montréal, viennent de se doter d’un mandat de cinq jours de grève, à exercer au moment opportun.

Ce syndicat indépendant, l’Association des professeures et professeurs de l’École de technologie supérieure (APÉTS), représente 233 professeurs qui travaillent à cette école de génie. Les chargés de cours ne font pas partie de ce syndicat.

C’est à 97,7 % que les membres ont voté en faveur de ce mandat de grève, a fait savoir l’association.

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Le sport-étude est un moyen pour inciter les jeunes à rester à l’école :frowning:

L’athlétisme, l’escrime, le badminton et le patinage artistique ne sont que quelques-unes des disciplines qui n’auront plus leur club ou équipe universitaire au sein de l’Université McGill lors de l’année scolaire 2026-2027, créant une onde de choc dans le milieu sportif universitaire.

L’institution a annoncé une refonte majeure de son offre sportive la semaine dernière par voie de communiqué après avoir procédé à une « analyse profonde » de ses activités. En tout, l’université supprime 25 clubs et équipes universitaires – certains parmi les plus vieux au pays – à travers 15 sports.

Une dizaine d’autres disciplines, comme le basketball, le cross-country, le hockey, la natation, l’aviron et le soccer, sont épargnées par la mesure.

Les clubs et équipes universitaires touchés :

  • Badminton (femmes et hommes)
  • Baseball (hommes)
  • Escrime (femmes et hommes)
  • Sports forestiers (femmes et hommes)
  • Ski de fond (femmes et hommes)
  • Rugby (femmes)
  • Hockey sur gazon (femmes)
  • Voile (femmes et hommes)
  • Patinage artistique (femmes et hommes)
  • Golf (femmes et hommes)
  • Lacrosse (femmes)
  • Squash (femmes et hommes)
  • Tennis (femmes et hommes)
  • Athlétisme en salle (femmes et hommes)
  • Volleyball (hommes)

Surprising news considering the university’s large endowment, as well as their donors and alumni network.

Unfortunately, McGill cannot rely on endowments to support its athletic programs, and the current funding environment from an anti English Quebec government poses additional challenges. Recent government decisions have had a significant impact on English-language institutions, including reductions in financial support

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I don’t know… Not that recent decisions haven’t had an impact, but McGill revenues still dwarf that of many other schools. They also haven’t always had the best reputation when it comes to financial management… even with nationalistic sentiments and politics on the rise, McGill is stil lousy with money; what they needs to do is start stretching those dollars like TMU and UdeM.

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Est-ce de l’enseignement supérieur? :beer: :beers: :slight_smile:

L’Institut de technologie Siebel, fondé en 1872 à Chicago, a pris la décision de s’établir à Montréal en raison des « changements réglementaires » imposés par l’administration Trump.

L’institut spécialisé dans l’apprentissage du brassage de la bière, la plus ancienne en Amérique, doit déménager ses installations sur la rue Sainte-Catherine Est, à Montréal, dès janvier prochain.

L’établissement a indiqué dans une déclaration sur les réseaux sociaux que ce déménagement est stratégique.

Selon son directeur général, John Hannafan, directeur général de l’Institut Siebel, cette décision permettra à l’établissement de maintenir la qualité de son enseignement tout en le rendant plus accessible aux étudiants internationaux.

La compagnie Lallemand, dont le siège social est à Montréal, est propriétaire de l’Institut de Technologie Siebel depuis 2000. Son PDG, Antoine Chagnon, a des projets pour la venue de l’Institut dans la métropole. L’entreprise prévoit notamment d’ouvrir une académie de boulangerie tout juste à côté de son école de brassage.

À Chicago, on se désole du départ de l’Institut de technologie Siebel dans le milieu brassicole local.

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