ah là là, c’est officiel, le baccalauréat-maîtrise professionnel en ostéopathie vient d’être créé. Il reste d’autres étapes, mais je suppose que ce ne sont que des formalités. J’espère que dans le meilleur des cas le public sera mieux protégé, et que tout le marché des formations et écoles privées s’effondrera.
Québec réclame près de 30 millions de dollars au Collège LaSalle, celui-ci ayant accueilli au cours des deux dernières années plus d’étudiants anglophones que ce que lui avait autorisé l’État. Des pénalités qui menacent la « survie » du cégep privé de Montréal, qui conteste celles-ci devant la Cour supérieure, a appris Le Devoir.
« Ça menace littéralement la survie de l’institution », confie en entrevue le directeur général de l’établissement, Claude Marchand.
Pendant l’année scolaire 2024-2025, l’établissement a accueilli 1066 étudiants anglophones de plus dans ses programmes menant à des attestations d’études collégiales (AEC) que le plafond que lui impose Québec en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022 et graduellement mise en application depuis.
À l’échelle du Québec, le nombre d’étudiants anglophones pouvant être inscrits dans des AEC offertes par des cégeps privés subventionnés a été limité à 973 l’an dernier. À lui seul, le collège LaSalle a donc dépassé de 93 le seuil s’appliquant à 19 établissements de la province.
Au moment où le seul cégep public de la troisième plus grande ville du Québec déborde, le maire de Laval, Stéphane Boyer, s’inquiète de l’avenir du campus privé du collège LaSalle sur son territoire. L’établissement est menacé par les pénalités de près de 30 millions que lui impose le gouvernement du Québec.
Résultat : la survie de cet établissement privé subventionné, qui a reçu un soutien financier de Québec de 21,7 millions l’an dernier, est menacée. Ce sont donc tant son campus de Montréal que celui de Laval qui pourraient disparaître, a indiqué mardi au Devoir le directeur général du collège Lasalle, Claude Marchand.
Or, l’automne dernier, le Collège Montmorency a dû refuser l’inscription de plus de 1000 candidats admissibles, le seul cégep public de Laval faisant face à une demande croissante à laquelle il peine à répondre. Le Collège LaSalle, qui forme 250 étudiants par année dans son campus de Laval, propose dans ce contexte de faire grimper ce nombre à 1000 dans le cadre du projet du Carré Laval, cher au maire Boyer.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Industries aéronautique, aérospatiale et astronautique
La ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, réaffirme sa volonté d’imposer des efforts budgétaires aux cégeps et elle appelle les directions d’établissements à « utiliser une partie de leurs surplus ».
Bien qu’elle reconnaisse que le contexte soit « difficile » pour les établissements d’enseignement collégial, Pascale Déry réitère qu’en raison d’« un manque à gagner de 150 millions » de dollars, les cégeps doivent faire des efforts au plan budgétaire.
En entrevue à Tout un matin sur ICI Première, lundi, et alors que les cégépiens amorcent cette semaine leur rentrée, la ministre Déry, a reconnu que la croissance des dépenses dans les cégeps « était beaucoup moindre » .
Le Collège LaSalle reporte sa rentrée : Amende pour trop d’étudiants anglophones | Le Collège LaSalle reporte sa rentrée | La Presse
Sous le poids d’une amende de près de 30 millions $ pour avoir admis trop d’étudiants dans ses programmes anglophones, le Collège LaSalle lance un appel à l’aide au gouvernement Legault, dénonçant une sanction jugée « abusive » qui menace sa survie.
Les membres du conseil d’administration de l’établissement collégial ont envoyé dimanche matin une lettre au cabinet du premier ministre François Legault pour l’exhorter à établir une voie de passage juste et viable.
L’année dernière, le Collège LaSalle a été privé de 8,8 millions $, soit 40 % de ses subventions de fonctionnement, pour avoir dépassé le quota d’admission. Cette année, l’établissement devra se passer de 21,1 millions $.
La situation s’annonce bien pire que pendant la pandémie. En comparaison, les universités québécoises avaient enregistré une baisse de près de 9 % des inscriptions d’étudiants internationaux à l’automne 2020, avant qu’elles ne repartent à la hausse.
Les universités ne voient qu’une explication à une baisse aussi soudaine : les récents resserrements en matière d’immigration des différents ordres de gouvernement.
« Le gouvernement du Québec vise la mauvaise cible pour faire face aux défis associés à l’immigration, car les étudiantes et étudiants universitaires internationaux font partie de la solution et non du problème », affirme le BCI.
Reportage de CBC News
Quebec universities sound the alarm over plummeting international student applications
After both the federal and provincial governments lowered limits on international student study permits, some Quebec universities fear a clear message has been heard by students around the world: they are not as welcome here as they were before.
Dans le Devoir
Chute des demandes d’admission d’étudiants étrangers, bâtiments en mauvais état et financement réduit au moment où les dépenses augmentent : l’Université du Québec à Montréal (UQAM) fait face à de multiples défis qui la placent au bord du déficit. Entrevue avec son recteur, Stéphane Pallage.
En fait, si les finances de l’UQAM n’ont pas basculé dans le rouge cette année, c’est parce que son « régime de retraite était surcapitalisé », et que donc plus d’argent que nécessaire était disponible cette année dans cette caisse qui permet de remettre aux retraités de l’université francophone les rentes qui leur sont dues. « C’est une chance », confie M. Pallage. Car, sans cet « événement aléatoire », l’UQAM « serait en déficit » cette année à hauteur de sept millions de dollars, ajoute le recteur, qui a accordé un long entretien au Devoir jeudi.
Plus de besoins, moins d’argent
Si les finances de l’UQAM sont si fragiles, c’est entre autres parce que Québec a refusé cette année d’indexer à l’inflation le financement des universités de la province. Au contraire, une baisse des dépenses de 0,7 % était anticipée de leur part [dans le budget déposé en mars dernier par Québec](Un budget du Québec 2025-2026 « qui ne rassure pas » en éducation et en enseignement supérieur | Le Devoir.
Lors d’un entretien éditorial avec Radio-Canada, le recteur de cette université montréalaise demande une exemption des quotas d’étudiants étrangers imposés par Ottawa et Québec, qu’il souhaiterait voir abolis.
Les couloirs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sont présentement fréquentés par 35 905 étudiants. C’est, à quelques centaines près, le même nombre qu’à pareille date l’an dernier, constate le recteur de l’UQAM, Stéphane Pallage.
Parmi eux, il y a environ 45 % d’universitaires de première génération, preuve que l’ascenseur social dont le Québec s’est doté à la Révolution tranquille continue d’opérer encore en 2025, souligne M. Pallage, rendant hommage au détour à feu Guy Rocher, ce grand homme qui a contribué à la fondation de l’UQAM.
Après la hausse de la fréquentation observée l’an dernier, aujourd’hui, on est plutôt dans une stabilisation [des chiffres]. Probablement que le nombre d’étudiants internationaux va être à la baisse et ça risque d’être compensé par une hausse d’étudiants québécois, ajoute le recteur.
Il rappelle que les demandes d’admission des étudiants étrangers ont fondu comme neige au soleil l’an dernier, dans toutes les universités. Pour l’UQAM, on parle de 39 % moins de candidats, explique-t-il. Il est toutefois trop tôt pour s’avancer sur l’incidence exacte que ce désintérêt aura sur les inscriptions, car les choses bougent encore beaucoup, confie M. Pallage.
Dans La Presse : Polytechnique met fin à un programme de bourses de stage datant de 2013
Polytechnique met fin à un programme de bourses qui a aidé à financer les stages de milliers d’étudiants depuis plus de dix ans. L’université évoque le contexte économique difficile pour justifier le retrait de la mesure d’aide.
À compter de l’hiver prochain, les bourses de stage automatiquement attribuées aux étudiants de Polytechnique seront progressivement éliminées.
L’université affirme qu’elle ne peut plus maintenir la mesure, mise en place il y a plus de dix ans, dans le contexte économique actuel.
D’ici 2027, les étudiants devront ainsi payer l’entièreté des frais de stages, auparavant couverts aux deux tiers par la bourse.
La facture passera ainsi de 704 $ à 1275 $ pour un étudiant québécois, tandis qu’elle augmentera de 1345 $ à 3201 $ pour un étudiant canadien non québécois, français ou belge.
Article de La Presse sur la popularité des cours universitaires dans les campus de banlieues
Fragments de banlieue | « Je veux rester en banlieue ! »
Les alentours de la station de métro Montmorency grouillent de monde en ce lumineux jour de septembre. Les étudiants déambulent seuls ou en petits groupes, avec cette tension unique à la rentrée : trouver son rythme, et sa salle de classe.
Ici, les âges se confondent, les styles se ressemblent. Certains commencent au cégep Montmorency, d’autres poursuivent leurs études dans un pavillon de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ou de l’Université de Montréal (UdeM).
Pendant des décennies, pour aller à l’université, les résidants de la troisième ville en importance du Québec devaient traverser la rivière des Prairies. C’est encore vrai pour la majorité d’entre eux. Depuis la pandémie, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir – et pouvoir – faire tout leur parcours universitaire sans poser un orteil dans la métropole.
L’engouement se traduit en chiffres pour les universités. À l’UdeM, depuis 2021, les inscriptions aux programmes qui se donnent complètement à Laval ont augmenté de 17,2 %, indique la porte-parole de l’Université, Geneviève O’Meara.
Du côté de l’UQAM, qui est implantée dans l’île Jésus depuis 1983, l’offre de cours par trimestre a bondi de 45 à 100, en 2019, explique le gestionnaire du campus, Amar Belhal. Un nouveau programme, le baccalauréat en informatique, sera aussi offert sur place dès l’hiver 2026.
Provenance des étudiants au campus de Laval de l’UdeM, lors de leur première inscription, en 2022 :
- Laval (27 %)
- Montréal (23 %)
- Laurentides (23 %)
- Lanaudière (15 %)
- Montérégie (8 %)
Source : Université de Montréal
I was shocked when I went there for a concert last week … it really sparkles I can see the allure, but I remember when I was younger, everyone wanted to live I Montreal .
L’UdeM ouvre un campus de médecine et pharmacie à Saint-Jerome
L’Université de Montréal ouvrira un campus dans les Laurentides, une région où les besoins pour recruter du personnel en santé sont criants. Il sera destiné spécifiquement aux étudiants en médecine et en pharmacie.
Le campus délocalisé des Laurentides devrait accueillir les premiers étudiants en médecine à l’automne 2026, et ceux en pharmacie en 2027. Cela permettra de bonifier le recrutement et de contribuer à la rétention des professionnels de la santé dans cette région du Québec.

