Je pense que ça serait une solution pragmatique. Permettre l’usage résidentiel en acknowledgeant les risques et en demandant des mesures de mitigations raisonnables aiderait. Le logement transitoire serait bien aussi.
Aussi, pour avoir habité à quelques centaines de mètres de là, ce n’est PAS un désert de services ou de transport. Non ce n’est pas le plateau, mais la ville reste bien accessible en vélo, et dans une moindre mesure en bus, marche et métro.
J’ai un peu exagéré pour dire que c’est un secteur indésirable, tu as raison. Par-contre, c’est plus l’hostilité des aménagements pour les mobilités douces qui me dérangent quand je vais là. C’est un problème qui est présent construction ou pas sur le bord de l’autoroute et qui peut se résoudre avec quelques interventions de la ville, mais bon la basse valeur des terrains fait que les abords de la 40 ne sont pas un lieu privilégié d’embellissement et ne le seront malheureusement pas dans les prochaines années.
À l’exemple de plusieurs autres villes, ne pas implanter à moins de 150 mètres des autoroutes et des infrastructures routières à fort débit de nouveaux bâtiments destinés à des populations pouvant être plus sensibles aux effets des polluants, tels les écoles, les garderies, les centres de soins, les résidences pour personnes âgées.
Mettre en place des mesures de mitigation efficaces visant l’infrastructure routière et le nouvel immeuble résidentiel dans le cas de la revalorisation d’un terrain situé dans une zone résidentielle, entre 50 m et 150 m de l’autoroute, et juxtaposé à des habitations déjà présentes.
À moins de 50 m d’une autoroute, ne pas implanter de nouvel usage sensible, dont les usages décrits précédemment, incluant les habitations, les terrains de jeux pour les enfants, les jardins communautaires, les terrains sportifs, etc.
Lors de l’établissement ou la réfection importante d’une infrastructure routière majeure, inclure d’emblée des mesures de mitigation efficaces dans le cas où des zones à vocation résidentielle ou à usage sensible sont situées à moins de 150 m de l’infrastructure.
Au même titre que les pompiers s’opposent aux réformes sur les cages d’escalier, la santé publique s’opposera à n’importe quelle mesure qui peut avoir un impact négatif sur la santé, sans aucun égard aux externalités négatives non-santé de ces recommandations.
C’est normal, mais c’est crucial de considérer les effets négatifs de ces restrictions également, ce que ces rapports ne font jamais.
C’est probablement la raison culturelle numéro un qu’on est en crise du logement aussi intensément aujourd’hui.
C’est certain que les derniers articles de La Presse sur le sujet utilisaient abondement l’IDU comme source et ils font du lobbyisme, c’est normal que ça soit leur argument ; tout ce qu’ils n’aiment pas est responsable de la crise du logement. C’est un peu comme le dicton quand tu es un marteau, tout ressemble à un clou.
Je ne suis pas totalement en désaccord avec ce que tu dis, il y a une certaine pondération à faire sur les mesures restrictives qu’on ajoute sur les bâtiments. Moi-même, je suis pour la réforme sur les doubles cages d’escalier, pour un zonage plus mixte et moins d’obligation de recul des bâtisses parce que ça a une grosse influence sur l’échelle des quartiers et ça a le potentiel de faire de réels quartiers marchable, pas comme le Solar Uniquartier - Projet global
Les normes dont on parle ne se dégagent pas d’un seul scandale que l’on veut atténuer, mais bien de comités d’experts qui pondèrent, eux aussi, à l’aide de données, les questions dont on discute. Tout ça n’arrive pas de la dernière pluie. Est-ce que les experts ont toujours raison ? Non, on le voit dans le Code de la sécurité routière entre autres, il y a certains éléments à mettre à jour disons.
Je comprends que l’article de La Presse parle d’un terrain déjà acheté par le promoteur avec un projet (ça a probablement pris beaucoup de travail pour se rendre là), mais ce n’est pas le seul terrain à développer dans toute la ville de Montréal, d’où mon interrogation à propos de ton affirmation sur la crise du logement. Pour parcourir Montréal et environs à vélo assez souvent, je peux te dire que la ville est riche en terrain à développer. On ne peut pas vouloir balancer toutes nos normes chaque fois qu’un permis n’est pas émis.
Tu as peut-être raison pour le point de l’abordabilité des nouvelles constructions, mais je veux rappeler que même si le 5 over 1 est le type d’immeuble le plus cheap à construire, les condos Montréalais des années récentes étaient plutôt des tours avec des piscines sur le dessus. Je ne suis pas certain que des normes de construction plus stricte est la cause de la crise d’abordabilité des dernières années. Il faut regarder plusieurs causes, pas juste ceux mises de l’avant par les lobbyistes. Peut-être que ça nous prend une commission parlementaire sur le sujet pour examiner la question publiquement une fois pour toutes, mais pour ça, il nous faudrait un gouvernement plus responsable…
La crise du logement est extrêmement complexe et c’est pour ça que j’essaie de ne pas parler en absolu quand j’aborde le sujet.
Of course qu’il ne faut pas prendre ce que les promotteurs privés disent comme du cash, ça reste un lobby qui cherche le profit. Mais il faut les écouter, comme on doit écouter les promotteurs à but non lucratif, les groupes de défense des locataires, les urbanistes, les économistes et les voisins.
Les points soulevés par l’IDU sont rarement nouveaux et ils sont rarement les seuls à les soulever.
Pour revenir à ce cas précis-là, ca serait weird qu’on fasse une exception à ces normes pour un seul projet, mes messages étaient plus une remise en question générale. Finalement, le fait qu’il existe d’autres terrains à développer n’est pas une justification suffisante pour ne pas en développer un particulier, sauf I guess dans les pays où tous les terrains appartiennent à l’état.
Plusieurs entrepreneurs en immobilier tentent le risque d’acheter un terrain et de le valoriser en demandant à la ville de changer les normes. Justement, iI m’arrive des fois dans mes temps de loisirs de vérifier qui paie l’impôt foncier de certains terrains vacants. Je sais que le nom sur le compte de taxe de Montréal n’est pas nécessairement le même que le propriétaire, mais tu pourrais être surpris du nombre de compagnies à numéro qui appartiennent à des grands promoteurs de la ville où leur société d’investissement en immobilier. C’est des risques qu’ils prennent. Des fois ça rapporte, d’autre fois, non.
Je le vois plus comme une justification pour décourager certains usages quand ce n’est pas approprié. L’entrepreneur dans l’article est toujours libre de faire un projet non-résidentiel.
Ah oui 100% t’achètes pas un terrain dans l’espoir de le faire rezoner résidentiel, mais clairement construire du logement subventionné c’est la façon la moins payante de développer ce terrain-là pour lui dans ce cas-là, donc jpense pas qu’il est question de greed (à moins que j’oublie quelque chose)
Je ne sais pas si il est officiellement propriétaire mais en général les promoteurs font des promesses d’achat et dans les conditions ils mettent par exemple l’acceptation du projet par la ville. Pas nécessairement d’avoir le permis mais d’avoir une résolution du conseil par exemple.
Arrondissement : Arrondissement de Villeray - Saint-Michel - Parc-Extension
Numéro de lot : 6541618
Utilisation prédominante : Espace de terrain non aménagé et non exploité (excluant l’exploitation non commerciale de la forêt)
Numéro d’unité de voisinage : 3955
Propriétaire
Nom : 15323525 CANADA INC.
Statut aux fins d’imposition scolaire : Personne morale
Date d’inscription au rôle : 2025-09-17
Caractéristiques du terrain
Mesure frontale : 26,54 m
Superficie : 499,5 m2
Le propriétaire précédent était aussi une compagnie à numéro : 2741-4911 QUEBEC INC.
Dans le registre des entreprises
Nom : 15323525 Canada Inc.
Date de déclaration du nom : 2023-09-28
Activité: Autres exploitants immobiliers
Premier actionnaire : Cédric Meyer
Date du début de la charge: 2023-08-30
À noter que le PUM 2050 a été adopté en juin 2025! Il aurait pu le consulter pour voir s’il y avait possibilité de faire du résidentiel sur ce lot avant de l’acheter
Ne viens pas blâmer la Ville, car tu n’as pas fait tes propres recherches!
Texte de la Presse canadienne sur le site de Radio-Canada
[…]
Alors que les gouvernements investissent des milliards de dollars dans de nouveaux projets pour pallier la pénurie de logements abordables, le tiers – près de 21 500 logements – du parc existant est en mauvais état au Québec.
Le rythme des rénovations, quant à lui, ne suit pas l’inflation, ce qui fait craindre aux défenseurs des droits des locataires que les budgets d’entretien ne soient pas suffisants pour répondre à l’ampleur du problème.
Craintes pour la santé
Au Québec, les logements sociaux appartiennent au gouvernement provincial et sont majoritairement gérés par les offices municipaux d’habitation. Ils sont destinés aux personnes à faible revenu. Le loyer équivaut généralement à 25 % du revenu du ménage.
[…]
Une réduction importante des droits d’aménagement municipaux pourrait contribuer à stimuler la construction sur certains des marchés les plus chers du Canada, mais ces réductions ne suffiraient pas à elles seules à combler le déficit d’abordabilité, selon une nouvelle analyse de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).
Les droits d’aménagement sont des redevances que les villes imposent aux promoteurs immobiliers et qui servent principalement à financer les infrastructures nécessaires aux nouvelles constructions.
Le gouvernement fédéral consacre des milliards de dollars pour encourager les municipalités à réduire de moitié les droits d’aménagement afin de stimuler l’offre de logements et d’améliorer leur accessibilité financière.
La réduction ou la suppression des droits d’aménagement coûteux pourrait contribuer grandement à combler le déficit de l’offre de logements dans les régions du Grand Toronto et de Vancouver, a indiqué Mathieu Laberge, économiste en chef de la SCHL.
[…]
When Mary Fulford, wife of Montreal’s first Anglican bishop, founded the Church Home in 1855 in a small house on St-Dominique St. “for the counsel and protection” of young, single and friendless women arriving from abroad to be governesses and schoolteachers, she couldn’t have known that her vision would be expanded and that her name would one day grace the buildings of two organizations whose mission is serving women in need.
But that is precisely what has come to pass.
The Old Brewery Mission this week inaugurated the Pavillon Fulford on Lartigue Ave., a building with 12 studio apartments for women transitioning out of homelessness. Until the announced name change, it was called Les Voisines de Lartigue.
The new name was unveiled, along with a public acknowledgement of a $2 million donation to the Old Brewery Mission for services for women experiencing homelessness.
The mission of Pavillon Fulford, which welcomed its first residents in August 2022, is to offer individualized psychosocial support and teach life skills and community living tasks as the women prepare to transition to permanent housing, said Kaye Carado, Old Brewery Mission’s transitional housing coordinator for women’s services.
[…]
Erreur, le Pavillon Fulford est sur l’avenue Lartigue, dans Centre-Sud, anciennement appelé Les Voisines de Lartigue et ouvert en 2022. La résidence restaurée n’ouvrira pas avant 2028.
La stratégie de logements dits « abordables » du gouvernement peine à produire des habitations accessibles aux ménages ayant les revenus les plus modestes, conclut une analyse universitaire. Les chercheurs considèrent toutefois le programme Unitaînés, qui permet de construire 1700 logements sociaux pour des personnes âgées, comme une recette gagnante à reproduire pour loger tous les types de locataires à faibles revenus — et pas seulement des retraités.
Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a enclenché un véritable « changement de culture » en matière d’habitation dans l’espoir d’accélérer la construction de logements, rappelle un rapport fraîchement publié par le professeur Louis Gaudreau et l’agente de recherche Béatrice Mercier, de l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Cette étude a été menée en collaboration avec le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui milite pour le droit au logement.
Le rapport de recherche, intitulé Finance et optimisation, mais à quel prix ? Les nouvelles politiques de financement du logement sans but lucratif, vise à mieux comprendre l’effet du virage pris par la CAQ en matière d’habitation durant son deuxième mandat. Pour faire la lumière sur les conséquences de la nouvelle stratégie caquiste, les chercheurs ont mené neuf entrevues de fond avec des promoteurs, généralement issus du milieu communautaire, qui font construire des logements destinés à des locataires vulnérables.
[…]
Il y a une annonce conjointe du Gouvernement du Québec et de Montréal sur le logement abordable ce matin
Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal invitent les représentantes et représentants des médias à une conférence de presse portant sur un nouveau chantier de logements abordables à Montréal.
et il y en a une autre en même temps à à Salaberry-de-Valleyfield
Le gouvernement du Québec, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Desjardins et l’organisme Ambition Habitation invitent les représentantes et représentants des médias à une conférence de presse concernant la construction de logements abordables à Salaberry-de-Valleyfield.
Les gouvernements du Canada et du Québec, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Desjardins et l’organisme Ambition Habitation sont fiers d’avoir procédé, aujourd’hui, à la première pelletée de terre officielle d’un bâtiment de 50 logements abordables de 1, 2 ou 3 chambres pour les familles montérégiennes à revenu faible ou modeste. Projet porté par Ambition Habitation, l’immeuble de 3 étages sera situé près de la rivière Saint-Charles, au bout de la rue Parent, à Salaberry-de-Valleyfield. L’entrée des locataires est prévue pour l’été 2027.
Le nouveau milieu de vie voit le jour dans le cadre de l’Initiative Logement abordable Desjardins, un partenariat novateur entre le gouvernement du Québec et Desjardins pour la création rapide de plus de 3 000 logements abordables.
Le montage financier de 15,9 M$ regroupe des investissements publics concertés qui découlent de l’Entente Canada-Québec concernant le Fonds pour accélérer la construction de logements (FACL) et des nouveaux investissements équivalents annoncés par Québec lors de ses mises à jour économiques de 2023 et 2024. Les gouvernements du Québec et du Canada ont injecté dans le projet, à parts égales, plus de 6,85 M$. La Ville de Salaberry-de-Valleyfield y investit 1,7 M$, ce qui inclut le don du terrain. Le gouvernement fédéral ajoute un financement de 1 M$ provenant du Fonds d’innovation pour le logement abordable. Un prêt hypothécaire de Desjardins complète le montage financier.
[…]
Face à l’urgence de la crise du logement, l’entrepreneur social Christian Yaccarini et sa Société de développement Angus (SDA) multiplient les chantiers. Rencontre avec un homme de gauche pragmatique dont la formule bouscule l’immobilier traditionnel.
La conversation commence rondement sur sa lecture des derniers jours : Vichy – Histoire d’une dictature, 1940-1944.
Christian Yaccarini est sidéré par la montée de l’extrême droite dans le monde et tente de comprendre, par sa lecture, comment ce mouvement parvient à prendre le pouvoir dans un régime démocratique.
Je rencontre le volubile entrepreneur social dans ses bureaux du Locoshop Angus, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal. Mon objectif : entendre ses solutions pour amoindrir la crise du logement.
Car mine de rien, la Société de développement Angus (SDA) qu’il dirige mène de front six projets à Montréal, Laval, Rimouski et Sorel, projets qui fourniront 2300 logements abordables d’ici trois ans. Si tout va bien, la SDA pourrait même ériger 1200 logements abordables de plus, cette fois sur le site de Blue Bonnets, à Montréal, m’apprend-il.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Christian Yaccarini est l’instigateur du rachat des vastes terrains du Canadien Pacifique, dans Rosemont, au milieu des années 1990. Y a été érigé le quartier résidentiel Angus, dans un secteur de l’île alors frappé par de multiples fermetures industrielles.
« Je suis un homme de gauche, mais capable de comprendre l’importance de l’économique », me dit l’homme de 67 ans, toujours dynamique et passionné.
Avant de le rencontrer, dois-je dire, j’avais des doutes sur ses projets immobiliers en développement, lourdement subventionnés par le gouvernement du Québec et les municipalités.
Je comprends bien qu’il faille de l’argent public pour les logements dits sociaux, qui visent les individus incapables de se loger faute de revenus. Mais en faut-il aussi pour les logements abordables – au cœur des projets de l’homme d’affaires – qui visent une clientèle qui a la capacité de payer ?
Les bénéficiaires de ces logements abordables ne deviendront-ils pas les chanceux de la formule, après quelques années, lorsque les salaires modestes qui leur ont permis d’y être admissibles deviendront plus importants ?..