Logements sociaux, communautaires et abordables - Actualités

Les logements « abordables » à 1600 $ par mois ne sont qu’un outil parmi tant d’autres pour résoudre la crise du logement, a soutenu la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy. L’élue a été longuement questionnée par l’opposition sur différents problèmes d’abordabilité du logement en commission parlementaire, mardi.

La porte-parole libérale en matière d’habitation, Virginie Dufour, a notamment rappelé le cas d’un projet immobilier à Laval dans lequel un loyer de 1648 $ pour un appartement de deux chambres était désigné comme « abordable intermédiaire », comme rapporté dans Le Devoir au début avril.

Avec des mesures de la sorte, « à qui on s’adresse ? » a demandé Mme Dufour. Selon elle, la nouvelle catégorie de logements « abordables intermédiaires », créée par Québec l’an dernier, n’a d’abordable que le nom. Elle doute aussi de la pertinence, pour le gouvernement, de subventionner ces logements, trop chers pour plusieurs ménages.
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Un promoteur veut constuire des logements abordables en bordure de l’A40 sur un terrain vacant au coin de Crémazie et Fabre, mais l’arrondissement refuse de changer le zonage

Crise du logement | La Ville de Montréal refuse un projet de 70 logements hors marché

Un promoteur déplore la rigidité de la Ville de Montréal, qui, en pleine crise du logement, lui refuse la construction d’un projet de logements hors marché sur un terrain situé en bordure de l’autoroute Métropolitaine.

C’est un carré d’herbe abandonné comme on en voit beaucoup en ville, à l’angle de la rue Fabre et du boulevard Crémazie. Aux yeux de Cedric Meyer, c’était l’endroit parfait pour accueillir son plus récent projet immobilier.

Le jeune promoteur envisageait d’y construire un immeuble de 70 logements hors marché, un projet d’une quinzaine de millions de dollars, qui aurait été financé grâce à des programmes gouvernementaux puis cédé à un OBNL. Une initiative qu’il décrit comme sa façon de redonner à la collectivité, lui qui se consacre habituellement à faire lever de terre des condos.

Or, c’est à ces mêmes règlements que dit s’être heurté Cedric Meyer lorsque l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension a promptement refusé au début du mois sa demande de modification de zonage, nécessaire à la réalisation du projet.

À l’arrondissement, on fait valoir que les projets résidentiels « ne sont plus autorisés le long du boulevard Crémazie ». « Ces mesures visent à préserver la qualité de vie des résidentes et résidents du quartier et à les protéger des nuisances liées à la proximité de l’autoroute », explique une porte-parole, Anne-Laure Rique.

L’arrondissement précise qu’en vertu du Plan d’urbanisme et de mobilité (PUM) de la Ville de Montréal, auquel il est en train de se conformer, le site ne pourra accueillir que des projets commerciaux, d’industrie légère notamment.
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Il ne pourra pas passer ça par le PL31 anyway. Il est dans l’affectation activités diversifiées du PUM et on peut pas faire d’habitation dans ça (p.374 sur 824)

L’article 93, avec l’ajout de l’article 179 de la loi 57 indique qu’aucune autorisation ne peut être accordée si le projet est situé dans une zone où aucun usage résidentiel n’est autorisé à moins qu’il ne soit possible d’établir que le projet est conforme aux affectations du plan d’urbanisme.

En gros, il faudrait qu’il modifie le plan d’urbanisme

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C’est bien trop proche de l’autoroute. Les personnes qui vivraient là serait malade tout le temps. J’espère que l’arrondissement ne sera pas tentée de changer son règlement.

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S’il y a bien un endroit pour ajouter n’importe quoi, sauf des logements, c’est bien face au Métropolitain. C’est littéralement pour des cas comme celui-ci que le zonage existe.

C’est vraiment particulier que La Presse a décidé d’en faire un article. Est-ce qu’un seul lecteur voudrait habiter en bordure de cette infrastructure d’une autre époque? Franchement…

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Plein de gens vivent en face de la métropolitaine, même si ce n’est pas idéal, l’air ambiant n’a pas de démontré de manière claire la mauvaise santé publique.

Oui justement, j’avais déjà fait l’exercice pour un autre post. Je suis trop paresseux pour aller re-chercher la documentation

En fait, il y a une assez large littérature scientifique sur les effets des polluants à proximité des autoroutes. Je crois que c’est une discussion de société à avoir de mettre une population déjà vulnérable dans une situation où on multiplie l’incidence de maladies cardiaques et pulmonaires.

La preuve semble démontrer un impact assez massif sur la santé publique.

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Je trouve ça aussi assez étrange que LaPresse fasse un article la dessus. Je crois qu’il y a un peu de lobbying du promoteur derrière ça, surtout qu’il veut faire des logements hors marché donc c’est vu plus positivement que s’il avait fait des logements privés.

Bref je suis d’accord avec vous que c’est comme si on mettait le hors marché dans un terrain que s’il avait fait du privé, personne n’aurait acheté/loué ça.

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Même si c’est anecdotique, ma vieille mère a vécu jusqu’à 91 ans après avoir résidé 20 ans en face de la Métropolitaine au métro Crémazie. Bien sûr on ne peut qualifier ce voisinage comme idéal, mais les exemples d’immeubles nouveaux ne manquent pas non plus, métro Longueuil, les grands chantiers voisins du pont J-C, le long de l’autoroute Ville-Marie, Décarie, Le Solar rive-sud et combien d’autres dont la liste serait trop longue à énumérer, dans l’ouest comme dans l’est de Montréal.

Bien sûr c’est un compromis et un choix de société, dont il faut peser le pour et le contre selon les gens concernés. Dans un monde idéal on ferait les choses autrement, mais on est malheureusement loin de cette situation idyllique. D’ailleurs le monde entier est rempli de contradictions, car en bout de ligne ce sera toujours l’argent qui dominera. Mais cela est un autre problème…

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Il y a la vidéo de City Beautiful sur le sujet

What’s it like to live next to a highway?

Highways are noisy and full of polluting cars. How bad is it to live near one? And why do we keep building new housing next to them?

Et l’IDU est cité dans l’article :melting_face:

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À la fin, Isabelle Melançon de l’IDU parle d’un TOD, que c’est près du métro, la station la plus proche est à 1,5km…

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Ça serait le fun que La Presse et Radio-Can prennent un peu de recul par-rapport à eux un jour.

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Il y en a d’ailleurs un nouveau tout juste de l’autre côté de la 40, en face du terrain ou c’est interdit. De plus, pourquoi est-ce l’affectation n’autorise pas l’habitation du côté sud mais du côté nord, c’est encouragée?

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Personne ne dira que c’est sain de vivre près d’une autoroute, l’est-il davantage sur un boulevard achalandé ou près d’usines polluantes ou d’autres sites problématiques (dépotoirs, zones inondables etc)? Bien sûr que non. Mais il faut tout de même relativiser puisqu’il y a toutes sortes de contraintes qui peuvent nuire au bien-être des gens, mais qui sont tolérées souvent pour des questions d’abordabilité.

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Les 100+ personnes qui vivent dans des tentes sur Notre-Dame non plus trippent pas de vivre à côté d’une quasi-autoroute. Mais je suis convaincu que every one of them préfèreraient un logement à côté de la métropolitaine que leur situation actuelle.

Of course que c’est poche et qu’il y a des enjeux de santé de vivre près d’une autoroute, mais je trouve ça un peu hypocrite que des gens mieux logés disent à des gens qui sont mal logés qu’ils ne peuvent pas être mieux logés parce que ça ne correspond pas à leur standard de logements.

Si nos standards actuels ne permettent pas de construire assez de logements abordables, peut-être devrait-on revoir ces standards, parce qu’ils sont peut être trop élevés.

Sinon question qualité de l’air: je pensais que le problème de la pollution pouvait se régler assez facilement avec un échangeur d’air + filtre HEPA? Le problème ne disparait-il pas si l’immeuble hypothétique se dote de ça??

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Plusieurs mesures sont possibles pour atténuer les méfaits qui découlent d’habiter en face d’une autoroute. Il faut aussi isoler la bâtisse du son et de la vibration. Toutes ces mesures coûtent énormément cher pour pas tant de bénéfice parce que quand tu sors de chez vous, tu es toujours sur le bord d’une autoroute.

Le mieux dans ces cas-là, c’est de faire des bâtisses à d’autres vocations que résidentielle.

Pour tes autres arguments, je pense qu’on peut s’obstiner à l’infini. Moi, je suis plus d’avis qu’il faut donner tous les outils aux gens pour se sortir de la rue et que de les marginaliser en les envoyant dans des terrains éloignés, dénués de services, ça risque de les replonger dans leurs problèmes et les déconnecter encore plus de la société.

Le choix ne devrait pas entre faire dormir un enfant dans la voiture de sa mère monoparentale ou un logement qui multiplie de 50% les chances de souffrir d’asthme. On devrait se donner les moyens de logements décents, pas du mieux que rien. C’est quand même triste comme constat.

Mais peu importe ce qu’on choisi comme société, je ne crois pas que ce soit spécifiquement hypocrite de discuter de conséquences sévères et mesurables sur la santé. Ça devrait être un vecteur à faire mieux pour notre logement social, pas de l’empêcher.

Prendre ça autrement, on pourrait revoir nos politiques d’urbanisme et de la présence d’autoroutes urbaines. Réglons cela à la source :stuck_out_tongue:

AJOUT

Peut-être qu’un tel projet serait plus approprié pour de l’hébergement d’urgence ou transitoire, dans l’optique de santé publique, sans nécessairement empêcher une vocation qui viendrait aider la crise du logement.

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C’est pas mal le seul usage résidentiel qui devrait y être permis. C’est essentiellement le même type de site que La Maison du Coin - Crémazie - 3 étages

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Juste revenir sur ce point:

Dernièrement, j’ai été surpris d’apprendre que la Coop MIL - 6 étages (2024) n’avaient non seulement pas de climatisation, mais, en plus, le financement ne permettait même pas de planifier les conduits pour en installer plus tard: Un long marathon pour créer une coopérative d’habitation .

Par exemple, le financement pour équiper l’immeuble d’un système de climatisation a été refusé.

«Ils n’ont même pas accepté de passer les conduits», ajoute-t-elle en expliquant que cela aurait permis à chacun d’installer son propre appareil.

Si l’on accepte que la présence d’un édifice dans un tel emplacement soit nécessaire (et je comprends complètement ton point, ce n’est pas un enjeu facile et tranché), il faudrait les normes et les budgets pour assurer cette qualité. On pourrait aussi bonifier l’aménagement urbain de l’autoroute avec d’autres mesures pour améliorer la qualité de l’environnement: barrières antibruits, murs de végétations, etc. Mais ça demande d’assumer pleinement les problèmes de santé à attaquer. :slight_smile:

En tout cas, je trouve que c’est un débat intéressant. Ce n’est pas une prise de position facile, je trouve.

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