Lieux culturels

Vieux-Montréal L’avenir de l’emblématique caserne no 1 sous la loupe

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le bâtiment qui abrite la caserne no 1, dans le Vieux-Montréal, est vacant depuis 2018.

Montréal est en réflexion sur l’avenir de la caserne no 1, ce bâtiment emblématique laissé vacant depuis le déménagement du Centre d’histoire de Montréal il y a quelques années. Si la Ville confirme avoir reçu « plusieurs déclarations d’intérêt » sur le bâtiment patrimonial, des voix s’élèvent déjà pour en faire du logement, ou encore pour l’intégrer au musée Pointe-à-Callière, situé tout près.

Publié à 5h00

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Henri Ouellette-Vézina

Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Nous avons reçu plusieurs déclarations d’intérêt pour la caserne no 1 située au 335, rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal. La réflexion sur la forme que prendra le projet a débuté à l’interne, mais il est encore trop tôt pour en dire plus », confirme en effet une porte-parole de la Ville de Montréal, Camille Bégin.

L’administration indique qu’elle « communiquera » sa décision à cet effet « en temps et lieu », au courant des prochaines semaines, voire des prochains mois.

En 2018, le Centre d’histoire de Montréal – qui a logé dans l’ancien poste emblématique de la place D’Youville pendant des années – a déménagé pour s’installer au square Saint-Laurent, en plein cœur du centre-ville. Depuis cette date, le bâtiment est vacant, même si de l’entreposage s’y fait toujours.

Or, voilà, cet édifice ne peut pas être confié à n’importe qui, et pas n’importe comment. Conçu par les architectes Joseph Perreault et Simon Lesage au tournant du XXe siècle, « il est situé dans le site patrimonial du Vieux-Montréal, et est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel », rappelle Mme Bégin.

Un « campus muséal »

Chez Héritage Montréal, le directeur des politiques, Dinu Bumbaru, affirme que « la logique voudrait qu’on connecte d’une façon ou d’une autre la caserne au musée Pointe-à-Callière, afin d’en faire un genre de campus muséal associé ». « Ça donnerait une vue d’ensemble culturelle assez intéressante », dit-il.

« La certitude, c’est qu’au lieu de se débarrasser de ce bâtiment emblématique et municipal, pour ensuite devoir construire autre chose, il faut absolument utiliser ce qui est déjà là. N’abandonnons pas d’aussi vieux bâtiments », implore M. Bumbaru, dont le groupe fait de la protection du patrimoine un cheval de bataille depuis des décennies déjà dans la métropole.

C’est un secteur névralgique où il y a beaucoup d’éléments architecturaux et patrimoniaux, dont les écuries D’Youville et les entrepôts de la rue Saint-Pierre. La réflexion va donc devoir être très large.

Dinu Bumbaru, directeur des politiques chez Héritage Montréal

Jointe par La Presse, la directrice générale du musée Pointe-à-Callière, Marie-Josée Robitaille, confirme justement que son groupe a déposé une demande à la Ville de Montréal dans les dernières semaines pour occuper la caserne. « On a en effet manifesté notre intérêt pour ce joyau patrimonial. Notre demande semble bien cheminer. On a déjà un partenariat avec le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), pour que si la Ville accède à nos demandes, on fasse affaire avec eux, pour bien mettre en valeur le patrimoine. Notre but serait d’en faire un musée préscolaire pour les tout-petits. Mais on n’est pas encore rendus là », poursuit-elle.

Si le projet va de l’avant, le musée Pointe-à-Callière poursuit même l’objectif de « relier la caserne en souterrain » à son site archéologique situé sur un stationnement extérieur entre le bâtiment et la rue McGill, sur la place D’Youville. Des milliers d’artéfacts ont été trouvés sur le site au cours des dernières années, et le musée cherche une façon de mieux les « mettre en valeur ».

Du logement ?

Professeur d’urbanisme à l’Université McGill, David Wachsmuth évoque quant à lui la possibilité de construire des logements dans l’ancien poste.

« Avec la crise du logement abordable, la première question, ça devrait être : est-ce qu’on peut faire des unités résidentielles en maintenant la structure du bâtiment ? Ça impliquerait évidemment des coûts importants et beaucoup de questions, mais je pense qu’on doit démarrer là », soutient l’expert.

« Il faut minimalement évaluer cette possibilité, surtout quand on sait que la Ville dit depuis un moment déjà qu’il devrait y avoir plus de logements dans le Vieux-Port. Jusqu’ici, la Ville est parvenue à créer cette dimension résidentielle beaucoup plus marquée », poursuit M. Wachsmuth.

Ce dernier affirme d’ailleurs à son tour que la situation de la caserne no 1 est « unique » en son genre. « J’ai souvent dit par le passé qu’on devrait collectivement être un peu plus enclins à laisser aller des vieux bâtiments, parce que c’est aussi comme ça que les villes grandissent. Mais dans ce cas-ci, c’est vraiment une situation unique. On ne veut pas que les bâtiments emblématiques restent vides, mais en même temps, ça prend une approche très respectueuse de son histoire », conclut le professeur.

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L’intégration à Pointe-à-Callière me semble de loin la meilleure chose.
Quelques logements à un coût probablement disproportionné vu la nature de l’édifice, et perdre une vocation publique d’un édifice emblématique, ça me semble peu avisé.

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Je partage ton avis, cet édifice a déjà une longue vocation muséale et la meilleure façon de le protéger c’est justement de perpétuer cet usage. Ainsi avec un minimum de transformations intérieures on pourra combler un besoin d’expansion du musée de la Pointe-à-Callière, en l’intégrant au campus en devenir. À noter que le musée en a déjà exprimé l’intérêt.

Quant à l’idée d’en faire du logement, je m’y oppose avec vigueur puisque ce serait le meilleur moyen d’en gaspiller le potentiel. De toute façon les couts de rénovation en unités domiciliaires seraient prohibitifs et s’ajouteraient nécessairement, pour une question de rentabilité, à l’offre de logements de luxe qui abondent déjà au coeur de la ville et dans le Vieux-Montréal.

Or ce n’est pas comme ça qu’on solutionnera la crise du logement, bien au contraire. Pour cela il y a beaucoup de terrains plus appropriés dans le secteur, où on pourra à meilleur cout construire du neuf en différentes formules sociales.

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2 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Immeubles patrimoniaux (restauration, démolition, façadisme): discussion

Fermeture du Cinéma Dollar

Le cinéma montréalais Dollar s’apprête à fermer ses portes


Bernie Gurberg n’a pas de personnel pour l’aider à gérer son cinéma.
PHOTO : FACEBOOK/CINÉMA DOLLAR

Radio-Canada
Publié hier à 13 h 39

Après 18 ans d’existence le long de l’autoroute Décarie, à deux pas de l’Orange Julep, le cinéma Dollar, qui a commencé en proposant des projections de films à 1 $, fermera ses portes le 31 juillet. Une cessation d’activité qui résulte en partie de la pandémie et de la concurrence des géants comme Netflix.

Niché dans le centre commercial Carré Décarie, dans l’arrondissement Côte-Saint-Luc, le cinéma Dollar s’est fait une spécialité de présenter des films en fin de parcours à 2,50 $ le billet, soit cinq fois moins que dans les cinémas traditionnels.

Ces jours-ci, le public peut ainsi découvrir sur grand écran Encanto, Spider-Man : sans retour (Spider-Man: No Way Home), qui est sorti en décembre dernier, ou encore Mémoire meurtrière (Memory), qui a pris l’affiche en avril dernier, avec Liam Neeson dans le rôle principal.

Toutefois, entre la baisse de la fréquentation engendrée par la pandémie et l’abondance de l’offre proposée sur les plateformes de diffusion en continu comme Netflix et Disney+, le cinéma Dollar ne fait plus recette.

Avec les prix que nous pratiquons, cela fait mal à nos résultats financiers quand il n’y a pas beaucoup d’achalandage, a expliqué son propriétaire, Bernie Gurberg, à CBC News. À 81 ans, il est seul derrière le comptoir à faire rouler son établissement.

Bernie Gurberg, qui a ouvert son cinéma le 4 juin 2004 avec seulement trois cinéphiles au rendez-vous, ne souhaite pas augmenter ses tarifs. Il a donc pris la douloureuse décision de ne pas renouveler le bail de son cinéma.

Avec les informations de Miriam Lafontaine, journaliste à CBC News


Dollar Cinema closing its doors after 18 years

Owner Bernie Gurberg says streaming services and COVID are to blame

When Bernie Gurberg first opened the Dollar Cinema on June 4, 2004, he only had three customers.

Slowly but surely, word got out. Nearly two decades later, the Côte Saint-Luc theatre showcasing second-run movies has become as much a community centre as it is a movie theatre.

Except Gurberg recently announced he is having to close the theatre for good.

“It’s actually our 18-year anniversary,” he said. “At that time, people really started to come quite a lot and there were crowds. Everybody was happy, I spoke to everyone.”

The prices at the theatre in the Décarie Square mall are legendary. For years, a ticket sold for $1, and the price has only increased to $2.50 since then.

But with streaming giants like Netflix taking over the market and the decrease in foot-traffic during the COVID-19 pandemic, Gurberg said he’s made the tough decision not to renew his lease.

The final curtain will be on July 31.

“At our prices, with not much traffic, it hurts and it hurts the bottom line, and we just don’t see any way we can survive with this thing,” Gurberg said, adding he’s not willing to raise his prices.


Bernie Gurberg keeps costs low, with popcorn selling for just a dollar. (CBC News )

“There have been some rent increases, but they’ve been very fair with us,” he said.

Dollar Cinema is in Decarie Square, a shopping centre frozen in time by Highway 15, near the intersection of Highway 40.

Lorenzo Loggia has been coming to the theatre for the last 15 years and stopped by after hearing the news.

“I was really disappointed. I can’t believe it,” he said. Loggia works with a special needs group and often takes them to the cinema for movie nights on Saturdays.

Gurberg was generous over the years, he said, at times letting them in for free or offering an extra chocolate bar or bag of popcorn.

“Bernie treated us like family,” Loggia said.

He’s not sure he’ll be able to afford the Saturday routine with the group once Dollar Cinema closes. Prices at traditional movie theatres are more than five times what Gurberg charges.


Merri Tanny’s mother used to come to the theatre while she was pregnant with her. (CBC News )

Merri Tanny has been going to the theatre for as long as she can remember.

“I’ve been going here since I was not even born. When my mum was pregnant, she would bring me here,” Tanny said. “It’s really sad. There’s so many memories here.”

Gurberg says he’s looking forward to sitting back and catching up on all the movies he’s missed over years as he stood at the cash serving popcorn.

Sculptures de Henry Moore et Lynn Chadwick devant le Musée des beaux-arts de Montréal.

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Minimusées Petits trésors et grande fierté

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

La Maison Nivard-De Saint-Dizier a fière allure avec ses murs de pierres des champs, son toit pentu couvert de bardeaux de cèdre, ses deux grandes cheminées et sa lourde porte de bois qui grince lorsqu’on l’ouvre.

Il y a de grands musées qui se retrouvent tout en haut de la liste des endroits à visiter dans une ville. Mais il y a aussi nombre de petits musées, peu connus, qui valent le déplacement, qu’on soit un touriste ou un habitant du coin. Tous recèlent de petits trésors et font la fierté de ceux qui y travaillent. La Presse a visité trois de ces sympathiques minimusées.

Publié à 11h30

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Marie Tison

Marie Tison La Presse

Le Musée des ondes Emile Berliner

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D’une certaine façon, la visite du Musée des ondes Emile Berliner commence à l’intersection des rues Lenoir et Saint-Antoine, au cœur de Saint-Henri. Une petite plaque apposée sur un grand bâtiment industriel met la table : on y apprend qu’Emile Berliner, l’inventeur du gramophone, a fait construire cette usine en 1908. Acheté plus tard par RCA Victor, l’immeuble a abrité le studio d’enregistrement le plus moderne de son époque et a produit au cours des années des radios et des téléviseurs. C’est même là qu’on a assemblé le premier satellite canadien de communications, Alouette.

Il reste maintenant à pénétrer dans le bâtiment, rénové et occupé en partie par un gym et de petites entreprises, puis à trouver le musée. Il y a des présentoirs ici et là dans les corridors, qui exposent quelques objets d’antan comme des tourne-disques et des téléviseurs, et même une figurine de Nippy, le chien qui écoutait le son émis par un gramophone et qui est devenu la marque de commerce de RCA Victor.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

L’inventeur du grramophone, l’Allemand Emile Berliner, s’est installé au Canada.

C’est au deuxième étage que se dissimule le petit musée. On y trouve une exposition temporaire sur les 100 ans de la radiodiffusion à Montréal ainsi que l’exposition permanente, une salle remplie de trésors comme des phonographes (qui utilisaient des cylindres) et des gramophones (qui utilisaient des disques). Avec enthousiasme, une jeune guide, Sureaya White, appose l’aiguille d’un gramophone sur un disque pour montrer son fonctionnement. Le mécanisme ne comprenait pas de contrôle du volume. Il fallait simplement fermer le couvercle pour assourdir un peu le son ou ouvrir les portes du meuble pour le libérer.

Sureaya White raconte en brièvement l’histoire de la radio et de la télévision en faisant admirer l’imposante collection d’appareils. Elle ne manque pas de glisser un VideoDisc SelectaVision de Star Trek dans un lecteur pour montrer comment cette technologie n’a pas pu faire le poids devant les cassettes VHS. RCA a perdu les 580 millions de dollars qu’elle avait investis dans le développement de cette technologie.

L’exposition se poursuit dans les corridors, qui font connaître la vie et l’œuvre d’Emile Berliner, mais aussi de son fils Herbert, qui s’est lancé dans l’enregistrement de disques, notamment avec des artistes comme La Bolduc, le Soldat Lebrun et La Poune.

C’est tout un pan de l’histoire québécoise qui est évoqué dans le petit musée de Saint-Henri.

Consultez le site du Musée des ondes Emile Berliner

Le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal

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Il suffit de faire quelques pas, de passer du hall d’entrée moderne à la première salle d’exposition, dans l’ancien presbytère, pour réaliser que le Musée des Hospitalières retrace en fait l’histoire de la présence européenne à Montréal.

« Ce n’est pas juste un hôpital, c’est un témoin de l’histoire de Montréal depuis 1642 », résume le directeur général de l’institution, Paul Labonne, qui ne cache pas sa fierté.

Cette histoire commence avec l’arrivée de Jeanne Mance et de Paul de Chomedey de Maisonneuve puis la création d’un petit dispensaire, et ensuite d’un hôpital dans ce qui deviendra la rue Saint-Paul. Cet hôpital déménagera sur le terrain actuel, le long de l’avenue des Pins, en 1861.

M. Labonne s’enthousiasme devant les trésors du musée : les lettres patentes pour l’établissement des Hospitalières dans l’île de Montréal, signées par le roi Louis XIV, un des rares tableaux à sujet religieux d’Alfred Pellan, des pièces d’orfèvrerie, d’impressionnantes sculptures de bois réalisées par un maître, Paul Jourdain dit Labrosse.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La Vierge et l’Enfant, une sculpture de Paul Jourdain dit Labrosse

« Les sœurs allaient voir les meilleurs artisans de l’époque, explique M. Labonne. La collection des Hospitalières est un peu passée sous les radars, mais nous sommes véritablement dans l’art québécois. »

L’histoire médicale est évidemment à l’honneur, avec des récipients de faïence qui servaient à la fabrication des médicaments au XVIIe siècle et des instruments de chirurgie qui donnent froid dans le dos.

Les dimanches, il est possible de se joindre à des visites guidées qui explorent le monastère, les jardins, la chapelle ou encore la crypte. Cette dernière constitue un véritable voyage dans le temps. « C’est comme un instantané, rien n’y a changé depuis 1861 », affirme M. Labonne.

On y voit notamment l’endroit où reposent Jeanne Mance et les trois Hospitalières qui sont venues lui prêter main-forte en 1659.

Difficile de se retrouver plus près de l’histoire de Montréal.

Consultez le site du Musée des Hospitalières

La Maison Nivard-De Saint-Dizier

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C’est une belle maison paysanne de 1710, coincée entre le fleuve Saint-Laurent et le boulevard LaSalle, à Verdun. Elle a fière allure, avec ses murs de pierre des champs, son toit pentu couvert de bardeaux de cèdre, ses deux grandes cheminées et sa lourde porte de bois qui grince lorsqu’on l’ouvre.

Mais la réelle richesse de cet endroit se retrouve probablement dans le sous-sol. C’est que l’endroit, aux abords des rapides de Lachine, était un lieu de portage et de campement, un terrain d’échanges et de rencontres pour les peuples autochtones bien avant la venue des Européens. Il s’agit du plus grand lieu archéologique préhistorique de l’île de Montréal, qui retrace 5500 ans d’occupation.

Des fouilles archéologiques, réalisées entre 2005 et 2017, ont permis de récupérer une variété de petits objets, comme des pointes de flèches, des grattoirs, des tessons de poterie et des fourneaux de pipe. Plusieurs d’entre eux sont exposés à l’intérieur même de la Maison Nivard-De Saint-Dizier. On y apprend que ces objets proviennent de la région, mais aussi de lieux aussi éloignés que le Maine, le lac Supérieur ou la Pennsylvanie. Ils ont voyagé au gré des échanges entre les nations autochtones.

Des archéologues sont justement en train de fouiller un terrain à l’extérieur de la maison. Le musée veut installer un puits sec pour éloigner l’eau de pluie des fondations de la maison, et il faut s’assurer que les travaux ne détruiront pas d’éventuels trésors archéologiques.

Les travaux de fouille, réalisés par la firme Ethnoscop, ne devraient pas permettre de découvrir grand-chose puisqu’ils s’effectuent dans la zone de remblais, soit le premier mètre de sol, et non pas dans la zone d’occupation historique, située immédiatement en dessous.

Mathieu Sévigny, d’Ethnoscop, se montre philosophe. « Oui, c’est un peu frustrant, mais notre rôle, c’est de préserver la ressource archéologique. »

Une voisine, Michèle Verreault, suit la scène de près. Elle habite de l’autre côté du boulevard et s’interroge : peut-être y a-t-il des artéfacts sous sa demeure ? « Je viens souvent ici, j’amène des gens, dit-elle. Le musée est très intéressant, mais en plus, il y a souvent des activités, des spectacles. »

On peut en apprendre plus sur l’histoire de l’endroit et de la vieille demeure elle-même en consultant les panneaux à l’intérieur. Mais rien ne vaut une visite guidée pour vraiment s’imprégner des lieux.

Consultez le site de la Maison Nivard-De Saint-Dizier
Consultez le site Musées Montréal

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Il va y avoir une consultation publique pour la restoration des enseignes de La Tulipe:

Microsoft PowerPoint - 20220920_APC_4530 Papineau (montreal.ca)

La façade avait été démolie en 2019 parce qu’elle menaçait de s’effondrer. La situation avant (tiré du PDF):

La Tulipe - Façade démolie

Les nouvelles enseignes sont similaires mais avec quelques différences (particulièrement LA TULIPE au dessus de la marquise plutôt qu’en dessous):

La Tulipe - Enseignes
La Tulipe - Enseignes nuit

Aussi, je ne sais pas si ce rendu, pour une consultation qui ne concerne que les enseignes, représente la restoration de la façade au complet, mais ça semble assez fidèle à l’origine, sauf avec des fenêtres rondes plus intéressantes. La marquise semble plus basse, ce qui fait ressortir des éléments architecturaux.

La direction du Plateau est favorable à l’installation des nouvelles enseignes.

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