L’état du vélo en ville - Constats et tendances

Le même chroniqueur qui critiquait les nouvelles normes de Québec pour l’accessibilité universelle dans les bâtiments?

Dans tous les cas, je n’aime pas du tout sa plume (i.e. son style d’écriture).

4 « J'aime »

Compteur coin Rachel et Saint-Denis?

1 « J'aime »

“Et si on extrapolait ce concept pour que les enfants soient libres d’aller où ils veulent, sans dépendre de leurs parents ? En multipliant ces environnements sécuritaires, on donne aux jeunes la possibilité d’aller seuls à la bibliothèque, au parc, chez un ami ou au skatepark. Et quand on y pense, un jeune qui a la liberté de se déplacer quand il le veut et où il le veut sera moins porté à passer tout son temps à la maison, collé à un écran.”

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-06-25/le-vrai-danger-n-est-pas-dehors.php

6 « J'aime »

Conversation d’environ 30 minutes sur le partage de la route à l’émission radio Points de repère :

Les routes du Québec sont devenues le théâtre de tensions croissantes entre les personnes à pied, à vélo et au volant. Pour dénouer cette impasse en pleine période estivale, une thérapie de groupe s’impose. La comédienne Anne-Marie Cadieux, l’ancien cycliste professionnel Antoine Duchesne et le chroniqueur François Joly se prêtent au jeu pour décortiquer cette situation.

Leurs témoignages respectifs illustrent un manque flagrant d’empathie et une méconnaissance généralisée du Code de la sécurité routière. « Parfois, un automobiliste prend un risque de tuer quelqu’un pour un retard de 10 secondes? », déplore Antoine Duchesne.

André Durocher, expert au CAA-Québec, rappelle d’ailleurs que les comportements humains inadéquats demeurent la principale cause des tragédies.

« La sécurité routière, c’est comme une chaîne alimentaire. Le cycliste doit céder le passage aux piétons, l’automobiliste aux cyclistes et aux piétons et ainsi de suite. »

— André Durocher

3 « J'aime »

Chronique de Shawn Micallef dans le Toronto Star

Opinion | I’m a cyclist, I’m a driver, I’m a TTC rider. Stop making me pick sides, just make it easier to get around

When trying to get around Toronto a scene from The Godfather Part III comes to mind. Al Pacino, playing Michael Corleone, is lamenting the difficulty of moving his family business from the mafia into the legitimate world, saying, “just when I thought I was out, they pull me back in.”

My version of it is, “I just want to get around Toronto, but they keep making me identify as something.” That “something” is sometimes a cyclist. Sometimes a pedestrian. Or a transit rider. Or even a driver. If I rode a scooter, pogo stick or flying carpet, I’d probably feel compelled to define myself by those too.

Transportation politics are polarizing, forcing each of us to adopt a political identity. It pits people against each other and steamrolls nuance. For instance, the “war against the car” is a familiar refrain heard when an infrastructure project is proposed that doesn’t directly privilege car and driver.

It doesn’t matter that anything that gets people out of their cars helps those who still drive. Keeping people divided is useful for some political interests, but it doesn’t help any of us get around any quicker or reduce traffic. We should resist being forced into a specific identity: we’re all just commuters, in it together, but using different kinds of transportation.
[…]

4 « J'aime »

Bel article sur la croissance des vélos électriques au Québec.

Pas besoin que tous vos vélos soient électriques en passant. On en a un seul à la maison que j’emprunte à ma conjointe si j’ai une commission à faire qui requiert ce type de vélo.

3 « J'aime »

J’ai des collègues qui habitent Montréal-Nord et RDP. Des collègues jeunes, qui aiment faire du Bixi et qui sont assez “urbains”. Ils sont absolument contre le corridor sur Henri-Bourassa parce que selon eux ça augmente le traffic et c’est pas le genre d’endroit pour ça (on est pas le Plateau qu’ils m’ont dit). Je trouve ça fou que cette perception soit si forte!

6 « J'aime »

Durant l’ère Ferrandez, les (opposants) du plateau auraient dit ça s’ils le pouvaient.

4 « J'aime »

Si le Plateau est mieux, c’est signe qu’on peut s’en inspirer pour s’améliorer. :wink:

7 « J'aime »

Je vis dans le nord-est de l’île et ça me désole notre mentalité locale.

Le plateau c’est pour les riches bobos blancs gentrifiés tandis que la banlieue automobile c’est pour les familles travaillantes.

C’est sur que d’une part l’éducation sur les transports actifs et alternatifs n’est pas nécessairement aboutie. Plusieurs ne sont pas au courant des frais assumés par la société pour l’automobile. Pour eux, les transport actif ne sont qu’un caprice ou une mode, voire une prétention de supériorité morale par rapport à l’environnement.

De l’autre, la voiture pour beaucoup de familles immigrantes (tout comme la mienne) est un symbole de la réussite et du travail. On comprend donc pourquoi certains vont être hostile à ce qu’on leur « retire » ce privilège. Pour plusieurs, c’est un droit acquis de profiter de leur travail ardu (on ne tiens pas compte des impacts sur les autres).

12 « J'aime »

Oui voila. Ils m’ont aussi dit que ceux qui font du vélo dans ces quartiers là c’est pas vraiment vu comme des grandes réussites. Il y a un enjeu de culture locale j’imagine.

1 « J'aime »

En tout cas, c’est plus facile de devenir un bobo riche quand le ménage moyen doit mettre 5 000$ de moins dans sa mobilité, ironiquement (il y a le double de voitures par ménage à Mtl-Nord).

4 « J'aime »

Il y a une culture locale assez américanisée je dirais. Plusieurs ont vu le canada comme des États-Unis light, l’aspiration au rêve américain est donc très présente.

Dans le nord de Montréal c’est pas rare de voir de grandes maisons avec des belles voitures. Dans Parc-Ex et Saint-Léonard vous remarquerez le nombre de voitures de sport allemandes. Malheureusement, c’est souvent plus un symbole ou une aspiration et on sait que certain vivent en réalité au dessus de leurs moyens.

C’est aussi une attaque personnelle aux familles qui font un sacrifice financier important pour leur automobile. Bien que ce ne soit pas rationnel, il y a une injustice perçue. Moi je sacrifie beaucoup pour payer ma voiture, donc toi aussi tu dois. Mon hypothèse à 3 cenne dit que l’argument des cyclistes qui « ne paient pas de taxe » vient de cette frustration.

Il y a aussi un sunk cost fallacy d’impliqué. Changer pour le transport actif c’est un peu comme admettre une défaite même si ce n’en est pas. C’est payer cher pour des années pour finalement « abandonner » la voiture.

7 « J'aime »

Le seul argument que je souhaiterais être vrai. J’attends toujours mon congé de taxes.

10 « J'aime »

Ma frustration quand on peut avoir 7000$ pour une voiture électrique à 65k qui engendreras plus de coûts en aval pour la société. De l’autre côté quelqu’un qui se cherche un vélo à 500$ n’a rien.

4 « J'aime »

J’ai déplacé la conversation ici, vu qu’on s’éloigne de l’actualité du corridor H-B. :slight_smile:

Je ne suis pas contre les subventions pour un véhicule électrique, c’est visiblement un incitatif qu’on a besoin, vu l’état des choses.

Mais c’est vrai qu’on néglige constamment la solution à la base: les alternatives en TEC et en transport actif. Ça se reflète dans d’autres décisions aussi. Par exemple, on met des millions de dollars pour adoucir le choc de l’inflation sur le portefeuille des automobilistes, pendant qu’on augmente les tarifs en TEC.

Et le vélo, objectivement bénéfique à la société, est coincé dans des polémiques populistes conspirationnistes. On devrait juger ces polémiques de la même façon qu’on attaque des théories anti-vaccins ou je ne sais pas quoi, pourtant.

3 « J'aime »

Ce sont pourtant ceux qui dénoncent la « guerre à l’auto ». Ceux qui nous crient des insultes après en voiture ou qui mettent des punaises dans la piste cyclable… On remarque aussi le niveau de la discussion. Les pages style « automobiliste de Montréal » sont toujours bourrés de commentaires injurieux sans contenu ni pertinence.

Et puis quand on compare les chiffres on se rend compte qu’aucun automobiliste n’a jamais été tué par un cycliste dans une collision depuis l’invention de la roue. Le parc automobile est en constante augmentation, si on faisait vraiment la guerre à l’auto, on est en train de la perdre de loin.

Au final je me demande si cette guerre à l’auto n’est pas plutôt un désir ou une projection. Qu’on veuille physiquement attaquer celles et ceux qui font un choix de mobilité différent.

1 « J'aime »

Il perçoivent les changements comme une guerre à l’auto parce qu’ils voient, de leurs yeux, de l’asphalte qui étaient dédiée à l’auto être transformé.

C’est un peu la même attitude que la défense bec et ongle du 2e amendements aux États-Unis, chaque tentative de réglementation est perçu comme une attaque..

2 « J'aime »

Lorsqu’une piste a été installée sur les rues Louvain et Legendre dans St-Michel et que par conséquent des places de stationnement ont été retirées (dans un quartier pourtant connu pour ses entrées de garage en contrepente), il y a eu beaucoup de manifestations spontanées, même la nuit, contre le nouvel aménagement. Pourtant St-Michel est l’un des quartiers les moins motorisés de la ville.

C’est clair que c’est venu piquer les gens à un niveau qui dépasse le rationnel. Parce qu’on aspire encore à la voiture comme marqueur de réussite.

Pourtant, on peut très bien se démarquer socialement avec un vélo. Quand je me promène avec le vélo-cargo Riese und Müller du bureau, je fais tourner beaucoup de têtes, je vous le garanti!

3 « J'aime »

Eh, I know the area and a lot of families there. There is just a lot of generational wealth there. Also, in general, a bike isn’t actually going to be good enough for people’s day to day here (they don’t work in saint leonard). I think Saint-Leonard would need to become its own downtown. As of now, I think many just don’t see the point.