Espace de discussion pour parler spécifiquement des enjeux liés à la place qu’occupe le vélo dans notre environnement urbain : les défis de cohabitation, l’utilité du mode de transport, l’incidence sur la congestion routière, la sécurité publique, la santé et l’environnement.
Cet entête peut être utilisé pour y mettre des références pertinentes à l’enjeu, en mode wiki.
Cette discussion étant la source de controverses, sentez-vous à l’aise de mettre cette conversation en sourdine, en cliquant sur l’icône de cloche, et de faire un effort à utiliser ce fil discussion, pour cet enjeu.
Et l’argument que le Canada n’est pas les Pays-Bas est faible!
Rethinking the Role of the Car – Time to Let Go
As Dutch cities continue to grow, space is increasingly needed for walking, cycling and public transport. At the same time, councils are working to create greener and more climate-resilient streets. In that context, the role of the private car is being reconsidered. More context is available in the blog post: When Space Runs Out: Rethinking the Role of the Car in Dutch Cities – BICYCLE DUTCH
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Cities in the Netherlands are dealing with multiple challenges. Most are growing in population, yet they must accommodate that growth within their existing boundaries. Space has therefore become a scarce resource. Where cities initially focused on better cycling infrastructure to encourage people to leave the car behind, we now see a broader redistribution of public space, often at the expense of the private automobile. Cars are extremely space-inefficient, and in many places there is simply no longer room for them. This was already true in city centres, but we are now seeing cars being gradually manoeuvred out of residential neighbourhoods as well.
Cars do not only take up space; they also consume resources and cause pollution. Removing them from urban areas and using the newly available space to green the city brings multiple benefits. There is more room, pollution is addressed at its source, and cities become more attractive and better able to cope with climate change. On top of that, cars are responsible for the majority of traffic injuries and fatalities. Streets become considerably safer when the most dangerous participant is removed from the equation.
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Il y a à peine quelques semaines, je ne me serais pas imaginé en train d’écrire cette lettre. J’avais pourtant toutes les raisons du monde de remercier Valérie Plante pour les huit dernières années, que ce soit pour la multiplication des parcs et espaces verts ou pour les aménagements visant à rendre notre ville résiliente aux changements climatiques, comme les parcs éponges. Ou encore pour l’interdiction des plastiques à usage unique, ou pour le déploiement à grande échelle du compostage.
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Là, vous me voyez venir, il reste le sujet le plus chaud, celui qui a fait le plus les manchettes ces dernières années, presque à égalité avec la pandémie, même plus que la guerre en Ukraine : celui des pistes cyclables.
— M. Nacouzi, c’est génétique, mais n’eût été le vélo, vous ne vous seriez probablement pas rendu jusqu’à l’hôpital. » (Traduction : « Vos gènes vous amènent ici, mais le vélo vous a sauvé la vie. »)
Le jour où on va plus parler de la santé publique et de l’urbanisme, je vais être très heureux.
J’espère que le rétablissement se passe bien, @jacouzi !
Oui merci! ça va beaucoup mieux. On m’a posé un stent et je prends 6 pilules par jours. Sinon, tout revient comme avant, je recommence doucement pas vite le vélo et bientôt j’espère les running matinaux.
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le témoignage de Jacques Nacouzi publié récemment dans cette section1. Étant chirurgien vasculaire, j’ai été évidemment touché par le vibrant appel de ce citoyen de Montréal pour que nous ayons tous un mode de vie sain comprenant exercice, régime santé et mesures préventives. Utilisant les pistes cyclables pour me rendre à ma clinique de L’Île-des-Sœurs, j’aimerais ajouter mon témoignage en faveur des pistes cyclables qui maintiennent aussi, à mon avis, une certaine santé sociétale à Montréal.
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Je vais continuer de penser que le tabou qu’on s’impose sur la santé publique et le transport actif est un des plus grands problèmes de notre société.
Malgré les appels répétés des professionnels, on refuse toujours d’aborder publiquement le débat sur la sédentarité liée à la motorisation, et on continue de ne pas prendre en compte les ‘externalités positives”, qui sont massives sur la qualité de vie de notre société, dans le débat public.
Pendant ce temps, le gouvernement dépense une fortune à essayer de faire bouger les gens avec les sports organisés ou autres mesures qui sont un échec constant, quand on a une solution pérenne directement dans l’urbanisme, qu’on peut construire de manière permanente.
L’embonpoint a EXPLOSÉ au Québec depuis la pandémie. Y’a que le “village gaulois” du centre de Montréal qui se distingue vraiment sur ce point, et ce sont les solutions qui sont implémentées là qui sont constamment remises en question.
Petite annecdote, dans ma famille, 6 de me 8 arrières-grands-parents ont été centenaires (les deux autres sont morts fin cinquantaine de maladies héréditaires), leur frère et sœurs ont aussi vécu dans les environs de la centaine. On parle des gens qui sont nés au début des années 1900, qui n’ont eu des voitures dans leur vie que très tard. La plupart avaient l’habitude de faire leurs commissions quotidienne à pied. La génération d’après ? Pas grand monde a dépassé la fin des 70 ans. Ils utilisaient tous leurs voitures pour tout et rien parce que c’était le progrès et c’était à la mode. C’était aussi un statut social ; quand on avait atteint un certain revenu, on n’allait plus travailler en autobus ou en tramway, on allait partout en auto et on déménageait en banlieue.
Étant donné que j’ai une grande famille et que j’en ai connu pas mal dans la gang, je peux vraiment voir la corrélation entre l’utilisation de la voiture et la santé. Même en comptant les fumeurs, les fumeurs sédentaires sont décédés plus vite que ceux qui avaient l’habitude de bouger plus. Je me demande ce que dit la recherche là-dessus
C’est la plus grande ironie. Surtout qu’on essaie de faire penser aux gens que marcher et le vélo pas compétitif ne sont pas des sports, alors que ça a encore plus que des bienfaits physiques sur notre système. En allant travailler à vélo par exemple, il m’arrive plus souvent de parler à des inconnus. C’est toujours une petite aventure pour découvrir les nouvelles constructions, les nouvelles fleurs qui sont sorties ou les nouveaux événements à voir. Ça nous campe plus dans le vrai monde. Je finis par décrocher vraiment plus que dans le transport en commun ou en voiture dans le trafic.
Perso, je suis d’avis qu’on aurait avantage à faire tout notre possible pour faire marcher les gens, les faire utiliser d’autres moyens de se déplacer que la voiture et au final, notre santé collective n’en serait que mieux. Et on connaît tous les solutions pour y parvenir. C’est du gros bon sens….
Et pourtant, la classe politique semble complètement ignorer ce point….