Ah ben! Radio-Canada est pas capable de trouver une photo de deux cyclistes québécois ?
En même temps chez Vélo Québec ça aurait vraiment été quelque chose de ne pas prononcer ce mot ! Excellente nouvelle à venir alors ? ![]()
bof…
Texte d’opinion sur le site d’Urbania
Y a trop de chars à Montréal, Soraya.
Permettez que je vous appelle par votre prénom, vous qui avez tellement insisté pour nous convaincre que vous étiez une personne accessible, proche de la population. Alors, faisons comme si nous prenions un café dans ma cuisine d’Hochelaga, la circonscription que vous avez représentée durant 5 ans à la Chambre des communes.
Y a trop de chars à Montréal, donc.
Je ne vous parlerai même pas des enjeux environnementaux, car ils ne semblent pas peser lourd dans les décisions de votre parti. J’irai donc plus simplement. Je vais parler de mathématiques. Vous aimez ça, les chiffres, non ?
Entre 2004 et 2017, à Montréal, le nombre de véhicules est passé de 854 000 à 969 000, une croissance 50 % plus rapide que celle de la population. Pendant ce temps, notre île a conservé exactement la même taille. Elle ne s’est pas étirée jusqu’à boucher le fleuve et la rivière des Prairies pour accueillir tous ces chars, elle ne s’est pas raccrochée directement à la Rive-Sud et à Laval pour nous éviter le bordel des ponts.
[…]
Mais quel magnifique texte! Si j’avais à écrire un texte sur le sujet, ce serait celui-ci.
Mais soyez rassurée, Soraya, pour vous, ce n’était la qu’un exercice théorique. Je vous dépose à la bibliothèque, et vous pouvez rentrer en voiture.
Annie Desrochers a reçu en entrevue l’auteur du livre Petite histoire du vélo à Montréal
Pour écouter : Le livre Petite histoire du vélo à Montréal : Simon Lord | OHdio | Radio-Canada
On peut emprunter le livre en format pdf à la biblio de Montréal ![]()
Connaissez-vous un seul automobiliste qui rayonne de bonheur après avoir conduit à Montréal ? Et même si vous enleviez toutes les pistes cyclables, tous les trottoirs et que vous ajoutiez des kilomètres d’autoroute, cela n’y changerait rien. La congestion n’est la faute ni des cyclistes ni des piéton.ne.s. Elle est générée par les automobilistes eux-mêmes. Plus on donne d’espace aux voitures, plus elles en prennent.
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Je ne rayonne pas de bonheur mais j’aime conduire. Je ne suis pas masochiste et je ne conduis pas à l’heure de pointe un jeudi matin à 8:00. Par contre prendre mon auto le samedi ou dimanche AM quand il n’y a pas trop de traffic anytime. Je mets ma musique ou un podcast et let’s go!
Sinon la semaine si je suis pris dans le traffic c’est généralement parce que je prends ma voiture pour le travail alors si je suis payé pour conduire dans le traffic alors pas de problèmes!
D’ailleurs à lire son texte d’opinion on dirait quelqu’un qui n’a pas l’air de sourire tant que cela en faisant du vélo.
C’est un peu du cherrypicking, tu passes totalement à coté du point de la chroniqueuse. Il faut lire le texte correctement, il est excellent et décris la réalité bien malheureuse d’encore beaucoup trop de gens qui ne se déplacent pas en char.
Chronique de la journaliste scientifique Chantal Srivastava dans l’Actualité
Trop de pistes cyclables à Montréal ? Des études montrent qu’en réalité, les voitures sont tellement favorisées qu’on pourrait doubler les infrastructures cyclables sans réduire substantiellement l’espace occupé par les automobilistes. La chroniqueuse Chantal Srivastava explique.
Synonyme de liberté pour les uns, le vélo est pour d’autres une grande source de frustrations. Surtout lorsque la petite reine convoite un espace réservé à la voiture, traitée depuis longtemps en souveraine absolue sur nos routes.
C’est le cas à Montréal, où la nouvelle mairesse, Soraya Martinez Ferrada, a promis un audit pour mettre de l’ordre dans le réseau de pistes cyclables, afin de calmer la grogne d’automobilistes et de commerçants qui protestent lorsque ces aménagements empiètent sur les voies de circulation et les places de stationnement.
Les débats font aussi rage en Ontario, où le gouvernement provincial a adopté la Loi de 2024 sur le désengorgement du réseau routier et le gain de temps, qui permet le démantèlement de pistes cyclables pour faciliter la circulation automobile.
Aussitôt que la Loi est entrée en vigueur, des cyclistes se sont tournés vers les tribunaux pour empêcher la démolition d’une vingtaine de kilomètres de voies dans le centre-ville de Toronto. Ils ont tout d’abord eu gain de cause, mais le gouvernement a porté le jugement en appel. La décision était toujours attendue au moment d’écrire ces lignes.
[…]
ok, rarement vu un article avec tant de lien vers des études scientifiques. Perso, j’adore. C’est “journal de Montréal”^-1.
Chantal Srivastava est une journaliste scientifique à la retraite. On l’entendait régulièrement aux émissions scientifiques radio de Radio-Canada comme Les années lumière ou Moteur de recherche ![]()
Sa bio sur le site de L’actualité
La journaliste et communicatrice scientifique Chantal Srivastava a travaillé à Radio-Canada pendant plus de 35 ans, dont 25 à titre de reporter dans l’équipe de l’émission radiophonique Les années lumière . Elle a reçu diverses distinctions, dont le prix Alexander Ross du meilleur nouvel auteur, aux Prix du magazine canadien, pour des reportages parus dans L’actualité . Sa chronique mensuelle pose un regard rigoureux sur les grands enjeux du monde des sciences.
Nous te souhaitons, bien sûr, de tout cœur d’aller mieux. Autant physiquement que psychologiquement. À titre personnel, je te recommanderai de faire un peu de vélo. Les vertus de l’activité sont scientifiquement prouvées.
J’imagine aussi que l’élection de Soraya a déclenché chez toi un genre de dépression post-partum. Plus de Valérie à détester jour après jour, moins de sens à ton valeureux combat. Et accueilli les bras ouverts par la Maude, ça diminue ton énergie contestataire.
La “sphère pro-vélo”, dont tu as dû endurer jour après jour les propos (pauvre petit lapin), sois-en sûr, compatit avec toi.
Surtout, j’espère que toutes les mesures pro-piétons de ton quartier te permettront de profiter du temps que tu passes à concentrer tes énergies pour aller mieux
J’espère aussi que le transport en commun sera là pour toi au cas où ta santé ne te permet pas de conduire ou de faire un revenu décent pendant quelques mois.
PS: petit rappel que les pistes cyclables peuvent aussi servir aux triporteurs et qu’ils y sont les bienvenues, si jamais
Dans le Devoir, au sujet du livre de Simon Lord
Le vélo, à Montréal, c’est plus de 150 ans d’une histoire tortueuse. Tantôt convoitée, tantôt honnie, la petite reine a contribué à faire émerger une culture cycliste qui précède largement celle de l’automobile.
Dans son nouvel essai, l’auteur et journaliste en économie Simon Lord raconte tout le chemin parcouru, du premier vélocipède au Réseau express vélo (REV).
« Montréal, c’est la meilleure ville cyclable en Amérique du Nord, et on devrait en être fiers, affirme sans détour Simon Lord. On devrait essayer d’en tirer parti plutôt que d’essayer de s’en cacher. »
Il lance au passage une pique à la nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, qui a récemment publié un message sur les réseaux sociaux à propos des championnats du monde de cyclisme qui se tiendront dans la métropole en septembre… sans mentionner le mot vélo. Un faux pas qui a fait grand bruit dans la communauté cycliste.
Sans vouloir prêter d’intentions à la mairie, il soulève tout de même des doutes quant à son désir de promouvoir le transport sur deux roues. Certaines décisions de l’Hôtel de Ville, dont une diminution du budget de Bixi, en ont d’ailleurs fait sourciller plusieurs.
[…]
Je mets cet article ici car je ne sais pas trop où ailleurs j’aurais pu le mettre.
Bref, on apprend ces jours-ci que le cycliste renommé Louis Garneau a décidé de mettre fin à son projet de ‘Musée du vélo’ dans une église de village dans Portneuf pour causes personnelles.
Lorsque j’ai entendu parler de ce projet il y a quelques mois j’ai eu 2 réflexions. La première étant bravo à ce Monsieur pour avoir eu une idée géniale, soit de ‘sauver’ une belle église et en faire un musée dédié au vélo. Mais la deuxième que cela ne pouvait pas réussir à long terme dans un petit village loin des masses et loin des nombreux cyclistes, je me suis alors dit que cela aurait été mieux à Montréal, bien sûr.
Maintenant que le projet semble tomber à l’eau, est-ce que cela serait une bonne idée d’acheter les œuvres et les objets pour les transférer dans un éventuel vrai grand musée dédié au vélo quelque part à Montréal, avec l’accord de Monsieur Garneau, bien sûr ?
Et si oui, qui pourrait prendre le leadership ?
J’ai déjà soumis l’idée au Panthéon des sports du Québec qui travaille sur la création d’un musée du sport depuis plusieurs années.
Un projet mort-né pour le musée du vélo de Louis Garneau | JDQ
Je pense que ça serait génial sur le bord d’une véloroute ou dans une ville moyenne ou grande.
J’avais hâte qu’il ouvre pour le visiter à vélo
L’épisode de lundi à l’émission radio Aujourd’hui l’histoire
Ce fait :
les classes bourgeoises l’appellent alors « bicyclette », les classes populaires, « vélo ».
Donc, nous sommes de la classe populaire? ![]()
Périlleuse à ses débuts, la bicyclette s’est modernisée et est devenue un moyen de transport de masse. Par ailleurs, la course a toujours fait partie de son ADN. L’historien et journaliste Jean-François Nadeau retrace les origines du vélo.
La draisienne est la toute première bicyclette, mais elle n’a pas de pédalier. Il faut attendre un mécanisme pour véritablement se propulser : les classes bourgeoises l’appellent alors « bicyclette », les classes populaires, « vélo ».
Plus tard, le grand bi marque les esprits avec sa grande roue en avant et son pédalier lié à celle-ci.
Les Britanniques inventent le pédalier arrière. Puisque les roues sont en fer, John Boyd Dunlop développe le pneumatique à vélo, qui adoucit le roulement.
« À cette époque, le vélo est une immense nouveauté, raconte Jean-François Nadeau. Pour les femmes, c’est un objet de libération extraordinaire. »
L’automobile éclipse le vélo dans les années 1950. Notre invité explique pourquoi il a repris du poil de la bête dans les années 1970, et comment les pistes cyclables sont apparues.
Découvrez également dans cette émission quelle famille a produit les premiers vélos vendus au Québec.
