L’état de l'automobile au Québec - Habitudes, constats et tendances

J’ai 3 enfants, dans une Leaf, même avec mon siège reculé au maximum. Et il y avait en masse de place dans le coffre pour traîner tout l’attirail requis. Mais on s’est assez fait dire qu’au Québec, ça prenait un 4x4 pour nos hivers, que des petites voitures, ça ne se vendaient pas… Mais étrangement, les Civic, Corolla et Elantra font encore parti de la liste des plus vendus. Peut-être que si les fabricants essayaient de les vendre au lieu de pousser les VUS ! Mais c’est moins payant !!

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Deux adultes et trois enfants dans une Leaf avec des valises? Je ne parierai pas contre toi dans un tournoi de Tetris :slight_smile:

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J’ai une Honda Fit depuis 2007, une sous-compacte. Je suis tellement déçue qu’Honda ait décidé d’arrêter de l’offrir au Canada.
J’ai déjà transporté un futon (format lit double) d’ikea dans l’habitacle les portes et fenêtres fermées ! Il était placé en diagonal sur le siège passager à l’avant avec la banquette arrière baissée. L’employé du ikea qui m’a aidé à le mettre dans mon auto était impressionné

Je ne suis pas certaine qu’on puisse faire la même chose avec la majorité des VUS

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Et avec une femme qui aime amener trop, mais vraiment trop de stock ! Mais oui, paqueté au point de ne plus voir la vitre arrière ! Mais plus logeable que le Uplander qu’elle a remplacé parce que l’espace derrière la 3e rangée était juste ridicule. Je devais enlever un banc de cette rangée, et me limiter dans la hauteur pour éviter des chutes lors des virages.
Je trouve la Leaf surprenamment logeable pour sa dimension !
Mais mon record de Tetris, c’est 8 chaises dans une Prius !



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J’ai une Mitsubishi I-Miev de 2014, électrique. C’est une Kei Car et j’ai deja transporté un four de céramique avec, et fait plusieurs déménagement et la voiture était aussi pratique voir même plus vu sa facilité à parké que les VUS que j’ai pu essayer.

La voiture:

(La police en a d’ailleurs une:

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Reportage vidéo du Devoir

Pourquoi le VUS est-il si populaire? | Débrouillage

L’époque où les berlines avaient la cote est révolue: 70% des nouvelles voitures vendues sont maintenant des véhicules utilitaires sport (VUS). Certains experts parlent même d’une «camionisation» du parc automobile. Mais pourquoi aimons-nous autant les VUS? Nous avons posé la question.

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Même Communauto s’est résigée à acheter des véhicules plus gros.

Texte complet : Même électriques, les VUS prennent toute la place

Même électriques, les VUS prennent toute la place


Photo: Adil Boukind, Archives Le Devoir
Des Québécois ont de la difficulté à trouver des voitures électriques ou hybrides de taille modeste.

Roxane Léouzon
Pôle environnement
4 avril 2024
Économie

Les véhicules électriques n’échappent pas à la tendance nord-américaine favorable aux VUS. Les Québécois qui souhaitent acquérir des voitures électriques ou hybrides de taille modeste, pour des raisons écologiques ou économiques, se heurtent d’ailleurs souvent à un mur.

Pour répondre à une demande croissante, l’entreprise d’autopartage Communauto doit acquérir chaque année de nouveaux véhicules. Ses dirigeants visent depuis longtemps à offrir divers modèles pour répondre aux besoins de la clientèle et à prioriser les véhicules hybrides, indique Marco Viviani, son vice-président au développement stratégique.

Or, aujourd’hui, l’entreprise « manque cruellement de véhicules de petite taille et de véhicules hybrides », déplore-t-il. « Environ 10 % des nouveaux véhicules sont hybrides, alors que, dans le passé, c’était presque 100 % », précise M. Viviani. « Ils sont plus grands, parce que les véhicules plus compacts n’existent presque plus. Avant, la majorité de ce qu’on achetait était des sous-compactes. Ensuite, 30 % étaient des véhicules moyens et 10 %, des véhicules plus grands. Maintenant, on part déjà avec des berlines de taille moyenne. »

Les véhicules électriques sont marginaux au sein de la flotte, étant plus chers et plus compliqués à gérer en contexte d’autopartage, selon M. Viviani. Communauto a acheté des Chevrolet Bolt, mais comme ce modèle n’est plus fabriqué, la compagnie doit maintenant se rabattre sur de petits VUS.

Toute cette situation est frustrante pour Communauto. « Notre mission est essentiellement de réduire l’impact de l’automobile sur notre société en les utilisant mieux. Mais après, si on nuit à cet objectif parce qu’on a des véhicules qui consomment plus [que nécessaire], on se tire dans le pied », déplore le vice-président.

Plusieurs particuliers ont aussi de la difficulté à trouver chaussure à leur pied. Le Montréalais Loïc Haméon, par exemple, est à la recherche d’une voiture hybride branchable. Or, il n’a trouvé que deux modèles qui peuvent convenir à son budget et qui ne sont pas de gros VUS, soit la Toyota Prius Prime et la Kia Niro. « Je ne veux pas polluer pour rien. Pour moi, l’idée est d’aller du point A au point B. Les consommateurs qui veulent faire ça de façon écologiquement responsable, sans y mettre le prix d’une maison, n’ont pas énormément d’options », dit-il.

Simon, un résident des Laurentides, souhaiterait pour sa part remplacer sa Nissan Leaf 2016 pour une nouvelle voiture électrique offrant plus d’autonomie. Il doit parcourir des dizaines de kilomètres par jour, mais, puisqu’il n’a pas d’enfants, il ne voit pas l’utilité d’avoir un VUS, qu’il juge d’ailleurs trop dispendieux. « Il n’y a pas de petits véhicules, alors je vais devoir attendre la nouvelle génération ou acheter usagé », a-t-il indiqué. Il a préféré ne pas dévoiler son nom complet par crainte de déplaire à son employeur.

La domination des VUS

Les défis vécus par ces acheteurs sont le reflet de la domination des VUS sur le marché. Selon le catalogue présenté par le site Web Roulons électrique, une quinzaine de modèles de VUS de différentes tailles et de multisegments hybrides rechargeables sont disponibles au Québec, alors qu’il n’y a que cinq modèles de voitures — qu’il s’agisse de sous-compactes, de compactes, d’intermédiaires ou de grandes berlines. On trouve un seul modèle de fourgonnette hybride rechargeable. Du côté du tout-électrique, ce même catalogue recense 35 VUS de diverses tailles, 11 multisegments, 10 voitures et aucune fourgonnette.

Le bilan annuel de l’électromobilité 2023 présenté par l’Association des véhicules électriques du Québec comprend aussi des données évocatrices. Il présente un classement des véhicules électriques et hybrides rechargeables les plus présents sur les routes de la province. Parmi les 15 véhicules ayant connu la plus forte progression annuelle, 11 sont des VUS ou des multisegments, alors que 3 sont des voitures.

Coprésident du Groupe Saillant, qui regroupe plusieurs concessionnaires, Charles Saillant estime que la proportion de gros véhicules électriques est environ la même dans l’électrique que parmi les véhicules à essence. Il souligne aussi que les minifourgonnettes ont presque disparu. « Les manufacturiers vendent des véhicules que les clients veulent », assure celui qui croit que les consommateurs apprécient un espace cargo, qui permet de transporter des sacs d’épicerie et de l’équipement sportif sans contraintes. De plus petits véhicules pourraient arriver sur le marché en fonction des conditions économiques, croit-il.

M. Saillant estime par ailleurs que le terme VUS est galvaudé. « Quand ce terme-là est sorti, il y a 15 ans, on parlait de véhicules capables d’asseoir sept personnes. Maintenant, il y en a qui sont officiellement des VUS, mais qui, dans les faits, sont des berlines faites en hauteur », juge-t-il.

Plus énergivores

Président-directeur général de Mobilité électrique Canada, Daniel Breton rappelle toutefois que les VUS et les multisegments — même compacts et électriques — sont plus énergivores que leur version voiture, qui « consommerait moins parce que le véhicule serait plus bas, plus aérodynamique et moins lourd ».

Selon lui, les efforts de marketing autour des VUS font en sorte qu’on « confonde nos désirs et nos besoins ». « Je dis toujours aux gens : “Achetez un véhicule en fonction de vos besoins.” Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, parce que demain matin, quelqu’un qui veut s’acheter une petite voiture électrique — ou même à essence —, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin », lance M. Breton.

Ce dernier discerne des causes politiques et réglementaires à cette montée des VUS, en premier lieu les normes américaines d’émission des véhicules. « Depuis des décennies, le gouvernement américain a décidé d’établir des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en fonction de l’empattement [la distance entre les roues avant et les roues arrière] et du poids des véhicules. Autrement dit, plus le véhicule est petit, plus il doit réduire ses émissions. Ça a incité les constructeurs automobiles à ajouter du poids à leur véhicule pour avoir moins de contraintes », a-t-il expliqué.

Les solutions existent, estime toutefois M. Breton. En premier lieu, le gouvernement canadien devrait cesser de s’aligner sur ces normes américaines, dit-il. M. Breton est aussi favorable à un système pénalisant les véhicules plus énergivores, ce qui pourrait inclure les véhicules électriques ayant un poids élevé.

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C’est vraiment dommage cette perte de diversité de véhicules pour les consommateurs. Surtout sachant que de tels véhicules électriques plus petits existent dans le monde (ex : Volkswagen ID.3, du format de la Golf, non dispo au Québec, ils ont seulement commercialisé la ID.4, le VUS). Est-ce dû aux règles trop strictes du Canada pour les petits véhicules? Ou le manque d’engouement en Amérique du nord et le Québec ne serait pas un assez grand marché pour compenser?

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Je dirais plus que c’est la deuxième supposition. Ça coute cher pour homologuer des voitures en Amérique du Nord. Donc les manufacturiers ne veulent pas dépenser de l’argent pour homologuer des modele pour des petits marchés. Je pense que la seule façon de renverser la tendance est de légiférer pour obliger les manufacturiers à vendre un certain % de petits véhicules ou acheter des crédits chez d’autre manufacturier.

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Me jetez pas de tomates mais une fois que tu goutes au confort et la bonne performance d’un VUS dans la neige there’s no going back :skull:. On a deux autos à la maison une Mazda CX-5 et une Kia rio toute petite. Les sorties dans cette dernière pendant l’hiver c’est un enfer. Ça dérape constamment et au moindre banc de neige t’es bloqué. Avec la Mazda ça fait 5ans que je n’ai jamais eu à déneiger même après une grosse bordée de neige. C’est franchement game changer. T’es JAMAIS bloqué. Sans parler du confort sur les routes en mauvais état. Rien à voir. Pour moi c’est surtout ça qui fait la dif. Mais moi j’aurais aucun problème à m’acheter une berline si elle est AWD.

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J’ai conduit plusieurs SUV (Plus gros que la Mazda Cx-5) en condition de neiges et je préfère de loin la performance de ma golf 4 roue motrices. En ville les SUV ce n’est pas si pire, dès que tu prends l’autoroute tu sens directement la différence de l’effet du vent sur la tenu de route dans les conditions enneigées. D’ailleurs il y’a une bonne offre en petit véhicules 4x roues : je peux penser au Subaru impreza, mazda 3, Toyota prius ect.

Pour les familles je suis très déçu de la perte de modèle break « Station Wagon » comme la golf sport wagon, Audi A4 Avant, Bmw 3 wagon. Toutes ces véhicules sont aussi 4WD.

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Je suis passé d’un gros SUV (Ford) à un golf mk6. Aucune différence dans mon expérience hivernale. Je n’ai jamais été coincé, j’ai aussi conduit aujourd’hui dans cette tempête lol. Cet argument n’a jamais eu de sens pour moi… non seulement 80 % des Québécois vivent en milieu urbain, mais le nombre de tempêtes de neige diminue chaque année. Pour une personne moyenne, le risque dans la neige n’est pas élevé. Ma Golf est également beaucoup plus confortable, même si c’est plus petite. Design allemand contre américain… une autre histoire

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Les 4 roues motrice est facteur important en conduite hivernal, mais ce n’est pas le seul. D’autre facteurs ne sont pas à négliger :
1- La qualité pneus d’hivers
2- La qualité du système électronique de gestion de l’adhérence
3- La qualité de système ABS
4- La distribution de poids
5- L’aérodynamique a haute vitesse.

Protégez vous avait fait un article correct sur le sujet

@twix24 @Nao1 c’est vrai qu’on peut être très confortable avec une petite voiture AWD. Mais en général ce sont les voitures de luxe qui le proposent. Une Golf AWD ça commence à plus de 50k. Même la Honda Accord qui coute facilement 40-45k n’a pas de AWD.
À côté de ça, tu l’as sur LE Nissan Rogue à 33-34k avec plus d’espace. Pour beaucoup de gens le choix est vite fait.

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Exactement, et il est vraiment dommage que beaucoup de modèles à hayon intéressants, surtout dans le segment premium/performance ne soient pas disponibles sur le marché nord américain, à part la Golf R et dans une certaine mesure la Mazda 3 turbo awd (ex: Audi A3/S3, voire RSQ3 comme “petit SUV”, BMW Serie 3 etc), à moins d’avoir les moyens pour une RS6 avant à 140k.

Un hayon c’est drolement plus pratique et polyvalent qu’un coffre et c’est rendu que la grande majorité des options sur le marché sont des VUS.

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La Golf n’est pas vraiment une voiture de luxe, hormis pour son prix.
Sinon, le Rogue le seul avantage c’est l’espace parce que pour la qualité et l’expérience de conduite on repassera.

La Golf R à 52k avant taxe pour un si petit véhicule c’est au moins du premium. Et surtout c’est une voiture de sport avec 4 sorties d’échappement qui pètent à l’accélération. Moi j’aime mais c’est loin d’être grand public. Et c’est la seule de la gamme qui offre le AWD.

Je ne suis pas entrain de dire que la Rogue est meilleure. Je suis un fan de voiture de luxe. J’explique juste pourquoi pour beaucoup de gens le VUS c’est un no brainer dans le marché actuel.

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J’ai conduit ma Toyota Matrix 2WD pendant 15 ans avant de la vendre l’an passé sans la remplacer. Oui c’est chiant de décoller après un arrêt dans une tempête de neige, mais 2 choses : 1) le fait d’être physiquement limité dans mon accélération me pousse à ralentir, je n’ai pas le faux sentiment de sécurité que la AWD procure. Je sens que c’est glissant. Et si un freinage d’urgence doit survenir, la friction n’est pas différente. Je suis content alors d’avoir été limité dans ma vitesse. J’ai plus l’impression de conduire à “la bonne vitesse” selon les conditions. 2) On parle de peut-être 10 journées dans l’année, alors oui, selon moi, clairement un faux besoin. Un autre gadget qui certes est très pratique en apparence et qui est maintenant acquis par presque tout le monde, mais dont on a pu se passer depuis toujours jusqu’à il y a quelques années et qui pousse encore la valeur des véhicules à la hausse, en plus de tous les autres gadgets qui se trouvent de plus en plus dans les voitures.

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Sur son site web, le bureau de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, propose un formulaire de contribution pour un audit concernant « SAAQclic et ses composantes ».

Dans ce formulaire, la population est invitée à fournir une description des faits qu’elle a vécus en lien avec le déploiement de SAAQclic, qui a déjà été qualifié de « fiasco » par le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire.