C’est intéressant ce mélange de docudrame, docufiction, documentaire. Gros travail d’écriture. Très pédagogique.
C’est à mi-chemin entre le long métrage et le documentaire, mais l’information demeure interessante.
Maintenant après avoir conduit pas mal depuis 2 mois, je peut dire deux choses.
Sur l’autoroute, c’est super relax. Même en trafic, ca roule tranquillement, il faut juste assurer de partir au bon heure.
Dans les rues, sans trafic c’est relax. Personne stresse, il n’y a pas de conflits entre les movements.
Mais dans les rues, en trafic, c’est infernal. T’a l’impression que tout le monde devient malade, ca bouge pas, c’est un course F1 pour ce rendre au feu vert. Pas du tout agréable pour les autos, les piétons ou les cyclistes. Au centre-ville comme en banlieue, si je suis dans le trafic mais pas sur l’autoroute ca dérape vite.
Reportage d’Urbania
Est-ce que les gens sont ENRAGÉS sur la route?
Le Devoir a récemment sorti un dossier sur la hausse des cas de rage au volant.
Notre journaliste Hugo Meunier a décidé de voir comment ça se passait concrètement sur la route!
Dans la Presse
L’argent et le bonheur | Comment arrêter de payer dans le vide
Parlant de vide, celui que l’on transporte avec soi au quotidien est aussi étonnamment coûteux.
À 1,2 personne par véhicule en moyenne, nos belles grosses machines servent surtout à déplacer de l’air. Pourtant, comme pour les maisons, leur taille a explosé ces dernières années.
Voici un tableau tiré de la plus récente édition du livre La retraite à 40 ans, de Jean-Sébastien Pilotte. Il montre le coût réel de la possession d’un véhicule motorisé, y compris la dépréciation, l’essence, l’entretien et les assurances, notamment.
Pour faire son calcul, Jean-Sébastien Pilotte a utilisé les données du CAA, et calculé l’investissement de la somme à chaque fin d’année avec un rendement de 7 %.
J’ai fait l’exercice l’an passé après avoir entièrement payé ma corolla acheté usagé 13 000$. Après les coúts de l’emprunt, d’entretien, d’assurance,plaquage et de déplacement, j’arrivais à 32 000$ en 5 ans. C’est impressionnant pareil
As-tu le breakdown du calcul? Je serais intéressé
À la maison. J’essaierai d’y penser en revenant ce soir.
Il est un peu désordonné en ce moment, mais le montrer me donneras une raison de le retranscrire d’une façon plus ordonné. Je le gardais pour me donner une idée si je devrais le vendre ou non à la prochaine grosse réparation.
J’ai des amis qui ont fait ce calcul est maintenant ils regrettent énormément leurs déménagement en banlieue. A l’époque il ont hésiter a acheter une maison de ville a VSL car leurs budget étaient serré. Après leurs déménagement en banlieue, il ont été obligé a acheter une deuxième voiture et maintenant il payent plus chère.
Nouvelle vidéo de Jason Slaughter/Not Just Bikes sur les VUS qui commencent à envahir les rues des villes européennes
Le Canada devrait tellement adopté les normes européennes de sécurité…
Sur Nebula
Keep These Stupid American Trucks Out of Europe
American SUVs and light trucks are dangerous. We cannot allow them to come to Europe.
Ou YouTube
Et CityNerd se demande qui achète les CyberTrucks
Cybertruck Owner As Modern Christ Figure: A Brief Inquiry
Seriously — who buys these things? Let’s investigate
Bcp de gens auraient avantage de faire les vrais calculs afin de bien comprendre le coût de leur véhicule. La plupart vont te dire que ça coûte pas cher quand tu soulèves le point, mais quand ils font l’exercice, ils ont toute une surprise…
J’ai corrigé le montant de mon message plus haut, j’ai parlé de mémoire et elle m’a fait défaut. Si vous avez des questions, je suis ouvert.
Chronique de Léa Stréliski dans le Devoir
Cette grande arnaque qu’est notre auto
Ah, on est bien pognés maintenant, comme des dindons, à faire la queue leu leu dans notre char.
As-tu déjà remarqué que le caca d’oie, c’est effectivement couleur caca d’oie. Tu vas me dire que je vais faire le saut quand je vais croiser une orange, mais le nom de ce vert m’a toujours marquée. C’est peut-être parce que je l’ai appris enfant quand on m’a déracinée de mon Québec natal pour m’envoyer côtoyer des petits Parisiens qui, EUX, savaient très bien ce qu’était le vert caca d’oie. Tantôt, je marchais vers le métro Henri-Bourassa, et figure-toi que le parc Ahuntsic en était complètement jonché ! Un Parisien aurait pu me faire remarquer « voilà bien du caca d’oie », ce à quoi j’aurais bien sûr répondu « non, c’est de la marde d’outarde ». Tu sais comment qu’on est avec notre parlure.
Je me dirigeais vers le métro pour me rendre à Longueuil. Traverser l’île d’une rive à l’autre. Quinze bons kilomètres qui, en voiture, m’auraient pris plus d’une heure. C’était presque le même temps en métro, mais il faut surtout que tu compares la qualité des deux promenades. J’avais la veille dû aller au centre-ville à l’heure de pointe, dans le brouillard. C’était un tel bordel que je m’étais promis de ne plus jamais tomber dans le piège de l’auto. Cette arnaque qui vit en pleine santé dans notre tête, ce mensonge qui a été gravé dans notre inconscient collectif à coups de millions d’images de pubs de chars.
Les grands espaces, les routes sinueuses à flanc de montagne, cette liberté extrême qu’on t’a martelée année après année depuis ton berceau de Nord-Américain, cette promesse que l’habitacle renferme ton monde à toi. À toi qui es spécial. À toi qui n’es pas comme les autres. Cette berline, ce pick-up qui est usiné des centaines de milliers de fois par année n’est que pour toi. Il renferme ton individualisme et personne ne peut te l’enlever. Ici, dans ton char, t’es chez vous et tu peux aller absolument où tu veux.
Je m’en étoufferais de rire. Imaginez l’immense imposture. Ça prend désormais une heure pour faire quelques kilomètres. On y a tous cru. On est tous tombés dans le panneau. J’y crois aussi dur comme fer chaque fois que je me réserve une Communauto au lieu de prendre le métro. Moi aussi, je me convaincs que ça va aller plus vite, que ça sera plus agréable, que je pourrai me rendre de porte à porte, m’épargner la marche ! Imaginez si, en plus de devoir faire ma journée, je devais faire des pas ! Eille, j’ai des robots à mon service, moi ! J’ai un téléphone à qui je parle et je peux lui demander de faire partir une minuterie ou de mettre une chanson ! Je suis très puissante, vous ne voudriez pas que je fasse un effort, tout de même ?
Voilà bien les bourgeois épris de confort que nous sommes, et l’industrie automobile et les vendeurs de pétrole et les voyous de l’asphalte s’en félicitent bien. Je pense à eux chaque fois que je suis pognée dans les bouchons comme une épaisse. Comme nous avons vendu nos villes et nos villages au diable. Comme nous les avons laissés se faire la piastre en déshumanisant nos quartiers, en nous vendant la promesse d’un progrès qui n’était que de futures chaînes. Ah, on est bien pognés maintenant, à se vendre des pipelines, toute notre économie est dépendante du pétrole et on est là comme des dindons à faire la queue leu leu dans notre char.
Pas de danger que nos élus aient le courage de mettre le transport en commun en valeur ou, pire, de le prendre ! Pas de danger qu’ils allument, qu’ils comprennent que la vraie liberté du citoyen ne vient sûrement pas d’être l’esclave de paiements d’auto et du prix de l’essence et de pneus qu’on doit charrier au garage deux fois par année comme des ânes qui font du CrossFit. Où sont les comités d’urgence pour sortir la société de cette impasse grave dans laquelle on est embourbés ?
Quatre mille Québécois meurent chaque année des suites de la pollution de l’air et près de 400 personnes sur les routes. C’est une petite pandémie. Si le métro, de la violence duquel on parlait cette semaine, engendrait autant de morts, je vous garantis qu’il aurait été interdit depuis longtemps. Et l’industrie du statu quo saliverait. Comme elle salive qu’on impute la congestion aux pistes cyclables.
Comprenez-moi bien, j’ai une auto, pas le choix : en Amérique du Nord, t’en as autant besoin pour vivre que de poumons. Mais je sais que la vraie liberté vient du choix et de pouvoir voyager et se déplacer simplement et pour peu cher. C’est d’avoir un réseau de transport efficace, omniprésent et pour tous. Et surtout, la vraie liberté, c’est de ne pas céder à cette peur du monde. C’est de savoir côtoyer des gens qui viennent de partout, de toutes les strates de notre société, des riches, des pauvres, des jeunes, des vieux et aussi des gens qui ont des problèmes de santé mentale. La vraie liberté humaine ne vient pas de notre renfermement dans un monde confortable d’individualisme, c’est un piège.
T’as jamais vu la scène dans Pretty Woman où un richissime Richard Gere revient à la vie en marchant pieds nus dans du gazon ? Allez, viens avec moi, petit bourgeois, on va marcher dans le parc Ahuntsic, même si c’est plein de caca d’oie.
Reportage de CTV News
Montreal drivers lost 63 hours this year to traffic — highest in Canada
Montreal drivers lost an average of 63 hours per year in congestion, the most of any major Canadian city, according to the INRIX 2025 Global Traffic Scorecard.
L’Automobile. 1972. ONF
“Ce film dénonce la soumission de Montréal au transport privé, pour lequel on n’hésite pas à détruire des quartiers, à démolir des milliers de bons logis, à déplacer des populations entières, sans pour autant régler le problème général du transport urbain. La construction de l’autoroute Ville-Marie détruira une bonne partie du quartier Hochelaga-Maisonneuve de la ville. Le Front commun contre l’autoroute, dirigé par Michel Bourdon, doit se mesurer au président de la Communauté urbaine de Montréal, Lucien Saulnier.”
Ce documentaire est absolument exceptionnel. Et toujours d’actualité sur bien des aspects.
Merci pour cette belle découverte.
Vraiment impressionné par ce documentaire avec un constat que le “transport privé” prend encore trop de place dans la ville 60 ans après.
Sur une note plus positive, bon nombre de ces stationnements au centre-ville ont fait place à de nouvelles constructions incluant des logements.
Le commentaire de Lucien Saulnier à la fin, c’est le même discours que quand on prononce aujourd’hui, on se fait dire qu’on fait la guerre à l’automobile, c’est vraiment fou à quel point ce sont les mêmes arguments et que tout ce qui a changé depuis, c’est qu’il n’y a plus d’expropriations et les montants des projets.
Les commerçants à Rotterdam qui sont heureux des rues 100% piétonnes (sans même de véhicules de livraisons) et qui disent savoir qu’un piéton vaut beaucoup plus qu’une automobile pour eux. C’était il y a un demi-siècle et cette attitude n’est encore qu’à l’état germinal chez nous aujourd’hui.

