Infrastructures publiques - Actualités

Un message a été fusionné à un sujet existant : Infrastructures de la Ville de Montréal - Discussion générale

Les problèmes d’infrastructures souterraines ne sont pas le monopole de Montréal, elles sévissent aussi ailleurs foncièrement pour les mêmes raisons.

Un nouveau bris de canalisation « catastrophique » à Calgary

Les autorités ont pu déterminer le lieu de la rupture de la canalisation et rediriger l’alimentation d’eau en utilisant un autre système.

Photo : Radio-Canada / Chris dela Torre

Publié hier à 12 h 42 HNEMis à jour hier à 17 h 45 HNE

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Les Calgariens doivent encore une fois limiter leur consommation d’eau, à cause d’une importante rupture de canalisation, qui a eu lieu mardi vers 20 h, sur la 16e Avenue sud-ouest, entraînant des inondations soudaines et nécessitant le sauvetage de plusieurs personnes.

Le bris a provoqué une inondation rapide qui a piégé plusieurs automobilistes. Les services d’urgence ont secouru 13 personnes de huit véhicules submergés, sans qu’aucune blessure n’ait été signalée.

Spencer Wisniewski a reçu un appel FaceTime d’urgence de ses parents qui se trouvaient debout sur le toit de leur camion.

Spencer Wisniewski est venu à la rescousse de ses parents, qui étaient bloqués par l’eau qui a inondé la route.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

[Mon] père a retourné la caméra et lui et ma mère étaient tous les deux debout sur le toit de notre camion […] ils avaient été poussés contre le mur du pont et étaient en quelque sorte coincés là, témoigne-t-il.

AILLEURS SUR INFO : Le monde célèbre l’arrivée de 2026 (et la fin de 2025)

Lors d’une conférence de presse, mercredi matin, Chris Graham, responsable des infrastructures municipales, a affirmé que la Ville surveille activement ce tuyau avec des capteurs acoustiques. Le système fonctionnait normalement au moment de la défaillance et aucun signe avant-coureur n’a alerté les ingénieurs, a-t-il précisé.

Selon les autorités, bien que la conduite soit surveillée par des capteurs acoustiques à fibre optique, aucun signe avant-coureur n’a été détecté avant la défaillance.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Nika Carriere

Les équipes municipales ont travaillé toute la nuit pour contenir la fuite, qui a été maîtrisée tôt le matin après l’identification précise de la rupture.

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La Ville a déclenché son plan municipal d’urgence et ouvert son centre des opérations d’urgence.

Des restrictions d’eau de niveau 4 ont été imposées à tous les Calgariens, interdisant toute utilisation extérieure de l’eau.

Les autorités demandent aux résidents, ainsi qu’aux communautés voisines de Strathmore, d’Airdrie, de Chestermere et de la Nation Tsuut’ina, de prendre d’importantes mesures de conservation d’eau.

À lire aussi :

Les habitants doivent limiter les douches à 3 minutes, ne tirer la chasse d’eau que lorsque nécessaire et n’utiliser les lave-vaisselle et lave-linge que lorsqu’ils sont pleins.

Ces mesures peuvent sembler mineures, mais elles font une énorme différence pendant cette période, a expliqué Nancy Mckay, directrice des services d’eau.

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Un avis de faire bouillir l’eau a été diffusé pour environ 3100 logements et une centaine de commerces dans les quartiers de Parkdale, Montgomery et Point McKay.

Des camions-citernes ont été déployés dans les zones concernées.

Un air de déjà-vu rempli de frustration

Cette rupture n’est pas sans rappeler un incident similaire survenu début juin 2024, qui avait également conduit à des restrictions d’eau et à la déclaration de l’état d’urgence par l’ancienne mairesse, Jyoti Gondek, le 15 juin.

La conduite principale de Bearspaw, construite en 1975, est cruciale pour l’approvisionnement en eau de Calgary, fournissant la majorité de l’eau de la ville.

Les résultats du bris de canalisation au croisement de la 16e Avenue et Sarcee Trail Nord-Ouest, à Calgary.

Photo : Radio-Canada / Ty Chow

La 16e Avenue Nord-Ouest reste fermée dans les deux directions entre Sarcee Trail et la route Home jusqu’à nouvel ordre.

L’impact psychologique sur les habitants est considérable. Hunter Kunow, résident de Montgomery, a exprimé son exaspération : C’est un cauchemar. C’est le Nouvel An, c’est l’hiver, les gens ont besoin d’eau.

Il a ajouté que certains résidents envisagent de déménager, craignant que la chaussée n’explose à nouveau pendant qu’ils conduisent.

Les autorités promettent des changements

Le maire Jeromy Farkas n’a pas caché son mécontentement lors de la conférence de presse. Jusqu’à ce que nous remplacions complètement ce tuyau, c’est une bombe à retardement avec laquelle les Calgariens devront vivre, a-t-il déclaré, promettant que le statu quo n’est pas acceptable.

M. Farkas a assuré que le conseil municipal était uni pour accélérer les réparations, mentionnant un investissement de 15 millions de dollars pour l’entretien. David Duckworth, directeur administratif de la Ville, a pour sa part assumé 100 % de la responsabilité de cette rupture.

Les réparations pourraient durer entre 7 et 10 jours.

Malgré la crise, le maire Farkas a confirmé que les célébrations du Nouvel An 2026 ne sont pas annulées, bien que la prudence reste recommandée.

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État des infrastructures au Québec Les ingénieurs sonnent l’alarme

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Les ingénieurs du Québec sonnent l’alarme face à la détérioration des infrastructures de transport et de santé au Québec, et montrent du doigt les décisions politiques du gouvernement face aux cycles électoraux.

Inquiets sur tous les fronts

Sur une échelle de 1 à 10 (10 étant très préoccupé), les ingénieurs sont en moyenne préoccupés à :

8,5 pour l’état des autoroutes, routes, viaducs et ponts
8,5 pour les établissements du réseau de la santé
8 pour les infrastructures municipales, en eau notamment
7,8 pour les cégeps et universités
7,5 pour les barrages publics et municipaux
Résumé

« L’état des infrastructures préoccupe tant le grand public que les ingénieurs », lance Sophie Larivière-Mantha, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), en entrevue avec La Presse.

Un coup de sonde effectué auprès des membres de l’OIQ montre que 55 % des ingénieurs du secteur public sondés affirment avoir été témoins d’une ou plusieurs « situations où l’entretien d’une infrastructure recommandé par les équipes techniques a été délaissé au profit d’un autre projet ».

Parmi les exemples rapportés par des ingénieurs :

  • un entretien reporté ou annulé pour financer des projets plus « visibles », par exemple, des nouvelles constructions ;
  • des coupes budgétaires menant à la dégradation accélérée des écoles, hôpitaux, routes, réseaux de distribution d’eau et d’égout ;
  • des décisions politiques ou administratives qui priment sur les recommandations techniques, causant des retards, des surcoûts et des risques accrus pour la sécurité et la pérennité des infrastructures.

Le sondage, auquel ont participé près de 2400 ingénieurs sur les 77 000 membres de l’Ordre, a été effectué dans le contexte d’une « crise » des infrastructures. L’an dernier, Sophie Larivière-Mantha est sortie de sa réserve et a pris la parole pour faire valoir son inquiétude face à cette réalité.

Un déficit d’entretien qui explose

Deux données lui donnent froid dans le dos : dans un premier temps, le déficit de maintien d’actifs des infrastructures du gouvernement du Québec – c’est-à-dire l’argent qu’il faudrait investir pour remettre dans un bon état les routes, hôpitaux, écoles et HLM, par exemple – était de 40 milliards. Il a doublé depuis 2018.

Puis, nos infrastructures d’eau qui coulent de partout, puisque cela relève des municipalités. Il faudrait dans ce cas investir près de 45 milliards.

Lors de cette sortie, Mme Larivière-Mantha se demandait si « nos choix d’investissements sont fondés sur des données techniques sur l’état des infrastructures », au moment où le gouvernement Legault mettait sur pause une série de projets de remplacement d’hôpitaux désuets.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Sophie Larivière-Mantha, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec

L’Ordre avait du même coup lancé une campagne inédite en organisant une tournée du Québec pour rencontrer des ingénieurs, mais aussi des gestionnaires, des représentants de l’industrie et des élus. L’objectif était de pouvoir faire des propositions concrètes au gouvernement du Québec, dans un contexte où les ressources ne sont pas illimitées, et où beaucoup d’infrastructures du Québec ont été construites dans les années 1960 et 1970.

Des ingénieurs très préoccupés

Les propositions arriveront plus tard, mais le coup de sonde effectué par l’OIQ auprès de ses membres ainsi qu’un sondage réalisé par la firme Léger auprès du grand public montrent une certaine anxiété à l’endroit de l’état de nos infrastructures.

« Du côté de la population, il y a un niveau de satisfaction moins élevé pour les infrastructures de santé, de transport et de logement. Les ingénieurs s’inquiètent davantage pour le routier et la santé. Ce qu’on voit, c’est que l’entretien est trop souvent sacrifié au profit de la construction de nouvelles infrastructures », dit Mme Larivière-Mantha. C’est ce qu’elle appelle le « syndrome du ruban ».

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Un grillage sur une façade de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont avait pour but de prévenir la chute de briques, en avril dernier.

Inquiets sur tous les fronts

Sur une échelle de 1 à 10 (10 étant très préoccupé), les ingénieurs sont en moyenne préoccupés à :

  • 8,5 pour l’état des autoroutes, routes, viaducs et ponts
  • 8,5 pour les établissements du réseau de la santé
  • 8 pour les infrastructures municipales, en eau notamment
  • 7,8 pour les cégeps et universités
  • 7,5 pour les barrages publics et municipaux

Et, dur constat pour nos élus, 95 % des ingénieurs croient que « l’intervention politique sur les décisions d’investissement et les changements de priorités dus aux cycles électoraux » font obstacle à une gestion adéquate des infrastructures au Québec.

Ils montrent également du doigt les lourdeurs administratives (90 %), la priorité accordée aux nouveaux projets au détriment de l’entretien (86 %) et le coût élevé de la construction (89 %).

Travaux urgents

« Plus on attend, plus les travaux deviennent urgents, complexes et coûteux. Ce qu’on fait, c’est un appel à la mobilisation collective », dit la présidente de l’OIQ. La crise des infrastructures « fédère les ingénieurs », dit-elle. Elle estime que l’Ordre se doit de prendre la parole face au déficit d’entretien, puisqu’il a pour mission la « protection du public ».

En parallèle, un sondage Léger commandé par l’Ordre en mars 2025 indique que les Québécois aimeraient que l’État investisse davantage dans les infrastructures en santé.

Mais seuls 35 % des répondants font confiance aux élus provinciaux et aux gestionnaires de la fonction publique pour assurer la qualité de nos infrastructures. C’est beaucoup moins que la confiance qu’ils ont envers les ingénieurs (68 %).

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-13/etat-des-infrastructures-au-quebec/les-ingenieurs-sonnent-l-alarme.php

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Parc Mary-Griffin

Texte de Caroline Montpetit dans le Devoir

Des représentants des milieux de l’urbanisme, du territoire agricole, de la construction, de l’environnement et des architectes font front commun pour réclamer aux différents partis politiques un ministère affecté à l’aménagement durable du territoire. Regroupé sous la bannière de l’alliance Ariane, le groupe a l’intention de multiplier les rencontres avec les politiciens en vue des prochaines élections provinciales.

Ils ont dans le viseur un aménagement durable du territoire, rendu difficile par les 45 milliards de dollars que nécessiterait la mise à niveau des infrastructures actuelles : routes, hôpitaux, écoles, réseau de transport en commun, approvisionnement en eau, etc.

Pour 2026, tous ces organismes ont émis une série de souhaits. Au premier chef : prendre soin de l’existant. Réparer des routes plutôt que d’en construire de nouvelles. S’attarder à la réutilisation des bâtiments désaffectés.

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Un milliard d’Ottawa pour des infrastructures liées au logement comme des aqueducs, égouts et autres.

J’espère que ça va accélérer la mise en chantier pour des projets comme Namur-Hîppodrome et Bridge-Bonaventure!

L’annonce va etre faite en compagnie du maire de Quebec.

Les gouvernements Carney et Legault se sont finalement entendus sur la façon d’accélérer la construction de nouveaux logements dans la province. Un quatuor de ministres annoncera la conclusion de deux ententes distinctes à Québec mercredi matin, en compagnie du maire Bruno Marchand.

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Québec et Ottawa s’entendent sur un milliard de dollars pour les infrastructures d’eau

Québec et Ottawa ont annoncé la conclusion mercredi d’une entente chiffrée à près d’un milliard de dollars pour la construction et la remise en état des infrastructures municipales d’eau. Attendu depuis longtemps par les villes, l’accord doit notamment soutenir la construction résidentielle dans un contexte de crise du logement.

Cet argent, obtenu en vertu du Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement (FCIL), viendra garnir les enveloppes budgétaires québécoises déjà dédiées à la réfection des infrastructures d’eaux usées, d’eau potable et d’eaux pluviales.

Étalée sur 10 ans, l’entente prévoit la mise en disponibilité dès maintenant de 20 % du total, soit 191 millions de dollars. « Il nous reste à finaliser les modalités administratives, mais nous espérons que, dès le printemps, ce sera prêt et que nous serons en mesure de recevoir des projets », a indiqué la ministre québécoise des Affaires municipales, Geneviève Guilbault.

Le montant consenti par Ottawa représente 2 % des besoins en matière d’infrastructures en eau au Québec. L’été dernier, une étude réalisée à l’initiative de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec estimait que le coût de remplacement des infrastructures d’eau vétustes de la province se chiffrait à 49 milliards de dollars.

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Dans la Presse

Crise des infrastructures | Entretenir plutôt que construire, plaident les ingénieurs

Blocs opératoires fermés d’urgence, trou béant bloquant une autoroute essentielle, geyser en plein centre-ville : nos infrastructures sont en crise et le mur approche à toute vitesse, dit l’Ordre des ingénieurs. Pour assurer la sécurité de la population, il propose aux élus un plan de match : cesser de prioriser la nouveauté, entretenir ce que l’on a et transmettre à la population un véritable portrait de l’état de nos bâtiments, routes et ponts.

Mettre fin au « syndrome du ruban »

Entre 2015 et 2023, le budget destiné au maintien des actifs – la réparation de nos infrastructures déjà construites – a été augmenté de 50 %. Au même moment, le budget lié à la bonification – l’érection de nouveaux bâtiments ou routes – a été haussé de 110 %, souligne l’Ordre des ingénieurs dans le rapport Crise des infrastructures, agir maintenant pour éviter la fracture de demain. Conséquence : le déficit d’entretien du gouvernement du Québec a explosé et dépasse les 40 milliards de dollars, selon des données colligées par le CIRANO.

Cette propension des politiciens à annoncer de nouveaux projets plutôt que d’entretenir le vieux bâti a été rebaptisée « syndrome du ruban » par la présidente de l’Ordre, Sophie Larivière-Mantha. « C’est comme si on remplaçait la cuisine au lieu du toit qui coule », dit-elle. « On ne dit pas qu’il ne faut plus faire de bâtiments neufs. Mais on doit se baser sur des critères pour évaluer où sont les urgences les plus critiques au Québec. »
[…]

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Tout est dit dans cet article plus haut, ce qui m’amène à dire que de continuer à planifier un troisième lien (mais pas seulement) à Québec devient hautement irresponsable, face à la situation catastrophique dans laquelle la CAQ nous a mis en seulement deux mandats.

Donc entretenir la métropolitiaine, une autoroute indispensable sur le plan économique à Montréal, doit être la priorité du gouvernement (qui vient pourtant de repousser les travaux). Il faut impérativement revenir sur terre et arrêter de dilapider avec désinvolture nos finances publiques dans des projets chimériques qui ne tiennent pas la route.

On parle ici de l’autoroute industrielle (A40) la plus importante de la province et dont dépendent des centaines de milliers d’emplois, dont on ne peut se passer s’il fallait qu’elle devienne inopérante. Elle est là l’urgence et il faut agir maintenant et vigoureusement, afin de préserver notre plus grand capital industriel (source de richesse pour tout le Québec.

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J’aimerais donc ça qu’un des candidats à l’élection arrive et dise que son programme est d’adopter une politique responsable de la gestion des infrastructures et de donner aux autorités compétentes le droit d’abandonner des infrastructures qui ont plus de coûts que de bénéfices pour la population. Ça passerait aussi par un meilleur encadrement des nouveaux développements pour qu’ils soient obligatoirement axés sur le transport. Je suis au courant que ça repousserait l’attractivité du parti dans les régions éloignées, mais ça me donnerait le gout de voter pour eux.

Et les villes et organismes de transport collectif, qui possèdent 60 % des infrastructures publiques au Québec, devraient être obligés d’avoir des plans de gestions de leurs actifs, « au plus tard en 2029 pour les 10 plus grandes villes et les cinq principaux organismes de transport collectif ». C’est une pratique obligatoire en Ontario depuis 2017.

Des fois, ils sont plus hot en Ontario :stuck_out_tongue:

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Le rapport de l’Ordre des ingénieurs pour être télécharger de cette page Web

Agir maintenant pour éviter la f(r)acture de demain

L’Ordre a consulté plus de 200 personnes – des ingénieures et ingénieurs et d’autres personnes professionnelles œuvrant sur le terrain, des gestionnaires et des décideurs – et analysé les meilleures pratiques en matière de gestion des infrastructures publique au Canada et dans le monde. Fort de cette vaste démarche, l’Ordre a déposé un rapport détaillé contenant plusieurs propositions concrètes pour renverser la vapeur.

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Texte de la Presse canadienne publié sur le site du Devoir

Une étude publiée lundi par l’Institut climatique du Canada avance que les contribuables pourraient économiser jusqu’à 10 milliards de dollars par année en coûts d’infrastructures si les gouvernements mettaient en place des mesures d’adaptation efficaces aux grandes chaleurs et aux fortes pluies causées par les changements climatiques.

S’il y a une leçon à retenir de la dernière étude de l’Institut climatique du Canada, elle se résume en ces quelques mots : mieux vaut prévenir que guérir.

Le rapport publié lundi matin soutient que les contribuables canadiens vont payer un prix élevé, jusqu’à 14 milliards de dollars par année, si les gouvernements n’adaptent pas les infrastructures publiques à l’évolution du climat ou s’ils tardent à le faire.

En revanche, un investissement d’environ 3 milliards par année dans l’adaptation aux changements climatiques pourrait se traduire, à long terme, par des économies de 5 à 10 milliards chaque année.
[…]

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Je ne sais oú poster cela. Je suis presentement a Madrid . Il y a plusieurs chantier d’infrastructure sous-terraine étonnant comment c’est fait. Vraiment different d’ici.

La profondeur des conduites est beaucoup moindre qu’ici. Et les puits d’homme sont construit en brique.

J’ai pris 2 photos d’un chantier. Pour donner un apercu.

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À Montréal aussi il y a une certaine époque.

L’abandon des briques

Comme l’indique M. Ellassraoui, il peut être très long de réaliser l’installation d’un égout en briques comparativement aux matériaux préfabriqués d’aujourd’hui. L’entretien est aussi une tâche constante. Ainsi, malgré l’utilité des briques, celles-ci sont de l’histoire ancienne dans les égouts de Montréal.

« Dans le temps, il y avait des égoutiers à Montréal, souligne-t-il. C’étaient des techniciens qui entraient directement dans les égouts pour réparer la brique, et c’est ce qui a aidé à ce qu’ils durent longtemps. Mais avec les normes de sécurité, il n’y a plus d’égoutiers. De plus, maintenant, on a des caméras robotisées qui nous aident à faire les inspections. »

C’est donc une économie de temps pour la Ville de Montréal que de ne plus se servir de la brique pour construire les égouts. Or, la brique a rendu de fiers service au système d’égouts de la métropole. Même maintenant, elle peut toujours être aperçue dans plusieurs égouts montréalais.

Dans Griffintown, à chaque fois qu’une rue est ouverte, on trouve des conduits en brique :slight_smile:

Je crois que c’était pas mal plus résistants que les conduits préfabriqués qui ont été installés dans les années 1970-1980. Par exemple, la conduite qui a produit le geyser près du pont Jacques-Cartier. À Calgary aussi c’est une conduite similaire qui cause bien des maux de têtes à la ville.

Tandis que les vieux conduits en briques de Griffintown ont souvent plus de 100 ans

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“Si nous voulons réellement sortir de ce cycle coûteux et inefficace, nous devons collectivement repenser notre manière de nous déplacer et investir massivement dans des solutions de rechange durables à l’automobile. Car l’évidence est difficile à nier, nous sommes devenus captifs d’un mode de transport qui nous appauvrit collectivement.”

C’est tout dit dans cet excellent texte de Claude Côté M.A. , qui identifie très bien une des externalités négatives de l’excès d’usage de l’auto.

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-02-11/les-nids-de-poule-ne-sont-pas-seulement-un-probleme-d-asphalte.php

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Un déficit d’entretien des hôpitaux de 2 G$ (et ça veut dépenser jusqu’à 10-11 G$ sur le 3e lien)

Le prochain PQI (Plan québécois des infrastructures) prévu au printemps va préciser quels seront les projets qui pourront avancer au cours des prochaines années, a indiqué le ministre.

Or, selon des données mises à jour par Santé Québec et compilées par Radio-Canada, 38 % des 594 bâtiments hospitaliers de la province étaient considérés, début 2026, comme en mauvais (D) ou en très mauvais état (E). Un pourcentage nettement supérieur à celui des deux dernières années.

D’une centaine de bâtiments vétustes (D et E) début 2025, leur nombre est passé à 227 un an plus tard, pour un total de plus de 2 millions de mètres carrés.

Le déficit de maintien des actifs (DMA) des hôpitaux s’élevait l’an dernier aux alentours de 900 millions de dollars. Cette année, il dépasse 2 milliards de dollars.
[…]

Vétusté des hôpitaux : 227 bâtiments en mauvais état

Le nombre d’hôpitaux en mauvais ou très mauvais état a doublé au Québec. Depuis des années, le gouvernement en calculait une centaine, mais les dernières évaluations font bondir le nombre à 227. Une mauvaise surprise pour Santé Québec qui parle d’un problème inquiétant. Le reportage de Davide Gentile.

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C’est tout simplement scandaleux d’avoir des hôpitaux en si mauvais état. Décidément la CAQ aura fait reculer le Québec à tous les niveaux en matières d’infrastructures publiques, écoles, hôpitaux, routes, ponts, édifices publics etc.

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Je sens que collectivement on va devoir faire une pause sur tout nouveau projet et injecter des fonds dans l’entretient d’actifs uniquement.

Ça sera pas jojo, mais on va devoir s’endetter et avoir des grands chantiers collectifs pour remettre les infrastructures publiques à flots. On arrive à un point critique où plus on attend plus ça coûte cher et moins on a de moyens

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Espérons que certains politiciens reprendront la stratégie de Catherine Fournier à Longueuil qui a fait campagne en promettant de prioriser l’entretien aux nouvelles infrastructures. Quand les politiciens prennent la peine d’expliquer les choses à leurs commettants, la population est beaucoup plus susceptible de suivre qu’on peut le penser.

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Bin en fait je ne serais pas aussi catégorique. Je n’irais pas jusqu’à arrêter tout nouveau projet.

Par contre, on devrait prioriser le maintien d’actifs, sauf si un projet nouveau:

  • Répond à un besoin urgent, comme l’hôpital de Vaudreuil ou le remplacement des MR-73 dans le métro.

  • Génère des retombées positives importantes, comme le développement d’un port ou l’agrandissement du palais des congrès. Je mettrais quand même la barre très haute à ce chapitre. Un prolongement de métro génère beaucoup de retombées, mais financer un réseau de bus plus efficace et rapide permettrait surement de retarder un prolongement couteux de plusieurs années, par exemple.

  • Permet une atteinte plus rapide des objectifs de maintien d’actif, comme construire une école primaire qui permet d’en fermer une autre pour la rénover plus rapidement.

Bref, enlever le politique du développement d’infrastructures et enrayer le syndrome du découpage de ruban.

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