Infrastructures publiques - Actualités

reportage de CBC

Montreal General Hospital ranked most deteriorated health facility in Quebec, new data shows

Nearly half of Quebec’s hospitals in dire need of repair are in the city of Montreal, according to new figures obtained by Radio-Canada. The Montreal General Hospital is currently faring worse than any other in the province.

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Le nouveau bilan préparé par Santé Québec sur le déficit d’entretien des hôpitaux, qui a explosé à 2,1 milliards de dollars, bouscule les cartes dans la planification des sommes disponibles pour le prochain Plan québécois des infrastructures (PQI).

L’Hôpital général de Montréal et l’hôpital Douglas, par exemple, auraient besoin de plus de 400 M$ pour retrouver un état satisfaisant. Ces deux hôpitaux accumulent les fuites d’eau en raison de leur vétusté.

L’hôpital Maisonneuve-Rosemont fait l’objet d’un suivi minutieux en attendant des travaux majeurs de plus de 5 milliards de dollars sur 10 ans. Pour l’instant, un contrat de 37,5 millions $ a été accordé pour construire un stationnement étagé de 678 cases et des espaces vélo pour 2027.

Mercredi, le député indépendant d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, a saisi l’occasion pour demander quand la CAQ entendait lancer les travaux d’agrandissement de l’hôpital d’Amos, un projet de 400 millions de dollars.

Autre hôpital vétuste, autre dégât d’eau. Celui survenu à l’hôpital Sainte-Croix à Drummondville en décembre dernier a causé une rupture de services et des dommages évalués à 11 millions de dollars.

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J’adresse ce blâme directement à la CAQ, gouvernement populiste irresponsable, qui a grevé les budgets d’entretien de nos précieuses infrastructures durant deux mandats et qui continue dans la même veine avec sa persistance vis à vis du troisième lien. D’ailleurs le troisième lien deviendra le symbole honni de l’échec monumental de l’équipe Legault.

Le «syndrome du ruban» coûte cher au Québec

La ville de Saguenay a été dans l’obligation de fermer six ponceaux en mai dernier. (Mariane L. St-Gelais/Archives Le Quotidien)

Routes fermées, ponceaux à reconstruire, usines d’eau potable en fin de vie: les exemples se multiplient au Saguenay–Lac-Saint-Jean comme ailleurs au Québec. Pour l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), la province traverse une véritable crise des infrastructures, alimentée par des décennies de sous-investissement en entretien.

Dans son rapport Agir maintenant pour éviter la f(r)acture de demain, dévoilé le 29 janvier, l’Ordre sonne l’alarme. «Nos infrastructures se détériorent plus vite qu’elles ne sont entretenues. À défaut d’agir, la sécurité du public peut être mise en jeu», prévient sa présidente, Sophie Larivière-Mantha.

La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Sophie Larivière-Mantha. (OIQ)

Selon les données avancées, le déficit de maintien des actifs du gouvernement du Québec atteindrait au moins 40 milliards de dollars. Un chiffre jugé conservateur, puisqu’il repose sur un portrait incomplet. Du côté municipal, qui regroupe environ 60 % des infrastructures publiques, il faudrait plus de 45 milliards uniquement pour remplacer les réseaux d’eau à risque élevé ou très élevé de défaillance, en incluant les chaussées au-dessus.

Résumé

«Le déficit de maintien d’actifs, c’est comme un toit qui coule. Si on décide de refaire la cuisine à la place, on crée d’autres problèmes. À un moment donné, on se retrouve en situation d’urgence, et ça coûte beaucoup plus cher», illustre Mme Larivière-Mantha.

Rompre avec le réflexe du neuf

L’OIQ appelle à rompre avec ce qu’il qualifie de «syndrome du ruban», cette tendance à privilégier l’annonce de nouveaux projets plutôt que l’entretien des infrastructures existantes.

«C’est toujours plus attrayant de couper un ruban que d’annoncer des travaux de réfection d’égouts. Pourtant, l’eau potable, on ne la voit pas, mais elle est fondamentale», insiste la présidente.

Entre 2015 et 2023, les investissements provinciaux consacrés aux nouveaux projets ont crû deux fois plus rapidement que ceux destinés à l’entretien. Résultat : malgré des sommes importantes injectées dans les infrastructures, le déficit continue de se creuser.

Pour corriger la situation, l’Ordre propose notamment la création d’un bureau indépendant de la performance en maintien des infrastructures, chargé d’assurer un suivi rigoureux et transparent des progrès réalisés. Il plaide aussi pour une planification à long terme.

«Les cycles électoraux de quatre ans sont trop courts pour des actifs qui ont une durée de vie de 20 à 30 ans. Il faut cesser les décisions à court terme et adopter une vision plus prévisible», soutient Mme Larivière-Mantha.



Des cas concrets dans la région

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, plusieurs dossiers illustrent la problématique.

À Dolbeau-Mistassini, l’usine d’eau potable Hamel, construite au début des années 1970, arrive en fin de vie. Elle dessert environ 8000 personnes. La Ville planifie sa reconstruction depuis trois ans, pour un coût estimé à 20,9 millions de dollars.

«Le projet est inscrit à notre plan triennal d’immobilisation pour 2028, mais nous n’avons pas encore de confirmation de l’appui financier du gouvernement du Québec», indique Christine Sauvageau, responsable des communications de la Dolbeau-Mistassini, qui veut rassurer la population. «L’usine fait bien son travail au quotidien et les citoyens n’ont pas à s’inquiéter de la qualité de l’eau, mais ses technologies sont vieillissantes et son état de détérioration est important. Nous sommes à risque d’interruptions de service en cas de bris ou de consommation de pointe.»

À Saguenay, depuis l’été 2024, sept ponceaux jugés à risque ont forcé la fermeture de routes. Le ponceau de la rue Roi-George, enfoui à près de dix mètres et traité comme un pont, aura été fermé plus d’un an avant sa reconstruction complète.



Pour l’OIQ, ces situations sont symptomatiques d’un déficit accumulé. «On voit les conséquences quand on doit fermer des routes ou évacuer des bâtiments. Mais en amont, il y a un manque de données fiables et uniformes sur l’état réel des infrastructures», souligne la présidente.

Même le réseau de la santé n’est pas épargné. Des ailes de CHSLD dans la région ont reçu la cote E, la plus basse, p our leur état de vétusté. Le vérificateur général du Québec a d’ailleurs noté que certains besoins avaient été sous-évalués en raison de méthodes de calcul inadéquates.

Planifier avant la prochaine urgence

L’Ordre insiste sur l’importance des plans de gestion des actifs, qui permettent de dresser un inventaire complet des infrastructures et d’évaluer leur niveau de dégradation.

«Tant qu’on n’aura pas un portrait uniforme et fiable, il sera difficile d’établir un échéancier clair pour résorber le déficit», affirme Mme Larivière-Mantha, qui appelle à un financement plus stable et prévisible. «Quand les municipalités savent à quoi s’attendre, elles peuvent intervenir au bon moment. Sinon, on reporte les travaux, et le problème s’aggrave.»

Le défi est d’autant plus pressant que les changements climatiques pourraient coûter jusqu’à 2 milliards de dollars par année en infrastructures municipales d’ici 2055.

Pour la présidente de l’OIQ, la mobilisation doit être collective. «Préserver nos infrastructures, c’est une responsabilité partagée. Le statu quo n’est plus une option.»

Dans une région où les grands projets attirent souvent l’attention, le message est clair : investir dans le neuf ne suffira pas. Car derrière les rubans et les annonces, ce sont les réseaux d’eau, les routes et les bâtiments existants qui soutiennent, chaque jour, la qualité de vie des citoyens.

Elle espère que l’état des infrastructures deviendra un enjeu central des prochaines campagnes électorales. «Il faut rendre le maintien des actifs sexy. On doit valoriser l’entretien autant que la construction neuve.»

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Les grandes villes de la province devront dépenser des milliards de dollars afin de répondre à de nouvelles normes de traitement des eaux usées imposées par Québec, qui découlent d’une stratégie pancanadienne. Elles réclament une aide financière accrue de la part du gouvernement.

En vertu du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées, les villes devront réduire leurs rejets de matières organiques d’ici décembre 2030.

Montréal, Laval et Longueuil devront également traiter l’azote ammoniacal. À Longueuil, cette exigence entraînera à elle seule des dépenses de 100 millions de dollars.

Le gouvernement pourrait éventuellement exiger le traitement de toutes les formes d’azote, ce qui ferait encore grimper les coûts.

Grand chantier de l’Ordre des architectes/ Comment construire mieux et pour moins cher ?

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Chantier de la Maison des aînés de L’Assomption, en 2021

(Québec) Maison des aînés, écoles, hôpitaux et logements : l’Ordre des architectes lance un grand chantier pour aider le Québec à mieux construire et à rénover ses infrastructures, et surtout, à réduire les « coûts exorbitants de construction ». Dans la ligne de mire : une réglementation lourde conçue pour du neuf.

Ce qu’il faut savoir

L’Ordre des architectes lance un « chantier de la qualité » : il veut proposer des solutions concrètes pour se sortir de la crise des infrastructures.

Après l’Ordre des ingénieurs, qui demande à l’État d’entretenir plutôt que de construire à neuf, les architectes veulent aider les décideurs à mieux construire dans l’avenir.

La réglementation trop lourde est un facteur ciblé par l’Ordre.

La question posée par l’Ordre des architectes est large. Comment construire les écoles, les hôpitaux et les logements dont nous avons besoin, tout en résorbant le déficit majeur d’entretien de nos infrastructures, gonflé à plus de 40 milliards de dollars, et ce, uniquement pour les bâtiments et les routes sous la responsabilité du gouvernement du Québec ? Comment réhabiliter de vieux bâtiments, des centres commerciaux désuets, des immeubles patrimoniaux, plutôt que de détruire et reconstruire ?

Pour y répondre, il veut retourner toutes les pierres et rencontrer des décideurs, des promoteurs, des donneurs d’ouvrage, des municipalités, dans un « chantier qualité de la construction » qui s’échelonnera sur les trois prochaines années. L’Ordre se penche sur la qualité du processus de construction et la qualité du résultat.

Déjà des pistes à explorer

Résumé

« C’est initié par un besoin de répondre à plusieurs crises en même temps. Et l’erreur à ne pas faire, c’est de répondre trop vite sans réfléchir », explique le président de l’Ordre, Pierre Corriveau.

L’organisme se fixe plusieurs objectifs :

  • Améliorer la qualité des bâtiments.
  • Formuler des recommandations concrètes au gouvernement et à l’industrie.
  • Trouver ce qui aide ou ce qui nuit à la qualité des constructions.
  • Soutenir la modernisation du secteur de la construction.

Mais déjà, Pierre Corriveau observe des pistes. Nous avons vu dans les dernières années les coûts de construction des maisons des aînés exploser. Santé Québec veut d’ailleurs tourner la page sur les chambres à plus de 1 million de dollars1. « Mais il faut analyser le fait que les exigences pour ces maisons sont beaucoup plus près de l’hospitalier que de ce qu’on voit dans les résidences pour personnes âgées. L’accessibilité pour tous a une incidence sur le prix. Et le système de soumission et d’octroi de contrat est beaucoup plus souple au privé », dit-il.

Ces facteurs peuvent expliquer les coûts plus élevés. Et c’est sur ce genre de problème que l’Ordre veut se pencher.

Autre exemple : en septembre dernier, Le Journal de Québec a rapporté que la très grande majorité des projets de construction et d’agrandissement d’écoles qui sont en chantier respectent le budget alloué.

C’est intéressant, dans un contexte de surchauffe dans la construction, dans un domaine en particulier on arrive à respecter les coûts, ce qu’on n’est pas capable de faire dans l’hospitalier.

Pierre Corriveau, président de l’Ordre des architectes

Est-ce parce que les budgets et les échéanciers sont mieux réalisés en éducation ? Parce que les commandes étaient plus claires ? Parce que les gestionnaires sont plus compétents ? « Je n’ai pas la réponse, il faut absolument comprendre pourquoi là, ça a marché, et pas dans les hôpitaux », dit M. Corriveau.

Des réflexions plus larges

M. Corriveau ne veut pas que des réponses « d’architectes ». La question du cadre bâti est plus large : même l’endroit où un bâtiment sera construit peut être débattu. Une erreur récente : construire l’hôpital de Gatineau dans un milieu non densifié. « En plus de dépenser pour la mégastructure, on va dépenser pour que tout le monde se déplace. On crée un problème », laisse tomber M. Corriveau.

En logement, il faut « analyser l’ensemble des secteurs encore densifiables » et se demander comment réhabiliter ce qui est déjà construit.

Je prends un raccourci, mais un vieux centre d’achat peut devenir un centre culturel. Si on le démolit pour construire à neuf, il y a un acte un peu perdu ici.

Pierre Corriveau, président de l’Ordre des architectes

Et M. Corriveau identifie déjà un problème : les codes actuels de construction sont conçus pour de la « construction neuve ». Celle-ci rend très difficiles les projets de conversion ou de réhabilitation.

Un exemple récent : la Ville de Longueuil acquiert le couvent des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, un bâtiment patrimonial. Mais sa mise aux normes pour y loger des organismes communautaires coûterait 50 millions2. « Et pourtant, le bâtiment a subi l’épreuve du temps », note le président de l’Ordre des architectes.

Parfois, des normes ont été édictées pour des raisons nobles. Québec a forcé l’installation de gicleurs dans les résidences pour aînés après le drame de l’incendie de l’Isle-Verte, en 2014. « C’est un exemple de réflexion qu’on va avoir : est-on allé trop loin, si des RPA ont été obligées de fermer ? Est-ce qu’on a créé des problèmes en souhaitant trouver des solutions ? », dit M. Corriveau.

Et à ceux qui trouvent qu’un chantier de trois ans est beaucoup trop long dans un contexte d’urgence, il souligne que la « réflexion va se faire rapidement » avec un grand forum en mai. Dans quelques mois, des pistes de solution seront proposées, et elles seront « affinées avec le temps ».

1. Lisez « Maisons des aînés : Santé Québec ne veut plus de chambres à 1,8 million » 2. Lisez « Infrastructures municipales : des projets plombés par des normes abondantes »

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Infrastructures : « Nous sommes tous dans le trouble », selon Bruno Marchand

De passage à Calgary, le maire de Québec estime que toutes les villes canadiennes se retrouvent devant d’énormes défis pour maintenir et entretenir leurs infrastructures.

Si la Ville de Québec a besoin de 5,5 milliards de dollars d’ici 10 ans pour le faire, la métropole albertaine doit trouver 49 milliards de dollars. C’est dix fois plus.

Le chiffre a fait sursauter le maire Bruno Marchand lors d’un point de presse avec son homologue Jeromy Farkas. Wow, s’est-il exclamé en lui tapotant l’épaule en guise de compassion. Nous sommes tous dans le trouble, a-t-il ajouté.

Élu l’automne dernier, le nouveau maire de 39 ans se retrouve devant un déficit des actifs qui lui cause bien des maux de tête.

Calgary est aux prises avec un important problème d’aqueduc. La conduite principale d’eau potable de la Ville a cédé, à deux reprises, dans les derniers mois, créant au passage des inondations. Deux millions de citoyens vivent avec des restrictions de l’utilisation de l’eau.

Parmi les gestes prioritaires à poser, les citoyens doivent tirer la chasse d’eau que lorsque c’est nécessaire, prendre des douches de trois minutes au maximum et ne faire fonctionner les laveuses et lave-vaisselle qu’à pleine charge.

Ils ne peuvent pas non plus utiliser de l’eau à l’extérieur pour laver leurs voitures, par exemple. Des amendes peuvent être imposées à partir de 3000 $.

En ce moment, 60 % de l’eau de Calgary circule dans une seule conduite qui est sur le point d’exploser.

Une citation de Jeromy Farkas, maire de Calgary

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L’objectif est de ne pas surcharger le réseau. La Ville doit procéder à des travaux majeurs qui se poursuivront jusqu’à la fin de l’année. Le maire Farkas croit que les autres villes peuvent apprendre de l’expérience de Calgary.

Qui doit payer la note ?

Quand on demande au maire Farkas si le gouvernement albertain se montre conciliant pour aider sa ville à remettre sur pied son système d’aqueduc, le maire sourit. C’est mieux d’en rire que d’en pleurer, ajoute-t-il dans un éclat de rire. Pour l’instant, les 49 milliards de dollars sont à la charge de la Ville seule. Alberta n’a pas l’intention de mettre un sou.

La Ville de Calgary doit relever de nombreux défis en infrastructures.

Photo : Radio-Canada / Philippe Kirouac

Le maire de Calgary explique que, pour les nouveaux projets, il y a un partage de la facture entre la Ville et les gouvernements provincial et fédéral. Pour l’exploitation et l’entretien, il y a un flou. Il y a un débat constant sur la juridiction de chacun.

La Ville a plusieurs projets qui nécessiteraient une participation de la province. En plus des infrastructures, comme le logement, il voudrait des sommes pour le transport collectif afin de le rendre plus abordable. Le transport collectif, c’est un service essentiel. Il donne accès aux emplois, à l’éducation et aux services de santé. Il croit à une ville plus inclusive.

La Ville de Calgary aurait besoin de 49 milliards de dollars d’ici 10 ans pour assurer la pérennité de ses infrastructures dont le train léger.

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec est d’avis qu’il est difficile de mettre le dossier des infrastructures à l’ordre du jour. Tant que ça fonctionne, les gens pensent qu’il n’y a pas d’enjeux, estime Bruno Marchand. Il est plus facile d’ignorer les problèmes à venir.

On a longtemps fermé les yeux. Ce que l’on ne voit pas ne nous fait pas mal. Ce n’est pas vrai.

Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec

Il déplore aussi le manque de communication entre Ottawa et les provinces. Lorsque l’argent est disponible, les programmes mis en place ne répondent souvent pas aux besoins. C’est compliqué, c’est long et ça va selon la volonté des politiciens, dénonce-t-il.

Si les provinces refusent d’entendre raison, la solution viendra peut-être d’Ottawa, croient Bruno Marchand et Jeromy Farkas. Lors d’une récente réunion de la fédération canadienne des municipalités à Ottawa, les maires des plus grandes villes du pays ont eu un tête-à-tête avec le premier ministre Mark Carney.

Ils estiment qu’ils ont eu une bonne écoute, sans avoir obtenu de promesses ou d’engagements.

“Blue Sky City”

Juste avant la rencontre avec la presse, le maire de Calgary a souligné le passage de Bruno Marchand à l’hôtel de ville. À défaut de lui remettre les clés de la municipalité, comme le veut la tradition à Québec, Jeromy Faskar a plutôt offert un chapeau blanc en guise d’hospitalité.

À l’occasion du maire de Québec à Calgary, le maire Jeromy Faskar lui remet un chapeau de cowboy.

Photo : Radio-Canada

Il s’agit d’une grande reconnaissance pour les invités à l’hôtel de ville. Le maire Marchand a dû réciter un serment en anglais pour l’occasion, alors que le maire de Calgary lui répondait dans un français approximatif. Bruno Marchand a promis de protéger cette marque d’hospitalité offerte par la Ville de Calgary, la Blue Sky City.

Cette expression rend hommage à l’esprit d’innovation et à la diversité qui caractérisent la population de la ville et rappelle que Calgary est l’une des villes les plus ensoleillées du Canada.

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Explication d’Urbania sur l’état des infrastructures publiques

Pourquoi tout tombe en ruine au Québec?

Hôpitaux décrépits, écoles en chantier, routes parsemées de nids-de-poule… Pourquoi nos infrastructures publiques semblent-elles s’effondrer au Québec ?

Lambert décortique les 4 problèmes majeurs qui expliquent cet état de ruine : du sous-investissement historique à la mauvaise évaluation des bâtiments, en passant par l’explosion des coûts de construction.

Est-on condamné à privilégier le “neuf” au détriment de l’entretien ? On fait le point sur le Plan québécois des infrastructures (PQI).

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Les municipalités québécoises ont appelé le gouvernement provincial à prioriser les infrastructures en eau dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau dimanche.

« On est à la veille d’une catastrophe quand on a 10 % de nos infrastructures qui sont en mauvais ou très mauvais état », a lancé Mathieu Laneuville, p.-d.g. du regroupement de spécialistes Réseau Environnement, en entrevue avec Le Devoir dimanche.

À leurs côtés, le maire de Québec et des représentants de la Ville de Montréal, de l’Union des municipalités du Québec et de la Fédération québécoise des municipalités ont dénoncé le manque d’investissement dans les infrastructures d’eau vieillissantes.

Ils réclament que le financement du réseau de l’eau soit une question prioritaire dans la campagne en vue des élections provinciales prévues pour le 5 octobre.
[…]

Des représentants du milieu municipal demandent aux partis politiques provinciaux de s’engager à augmenter le financement des infrastructures d’eau, un problème qu’ils considèrent « urgent », en vue des prochaines élections.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, des représentants de Montréal, de Québec, de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) et du Réseau Environnement ont exhorté dimanche le gouvernement à agir lors d’une conférence de presse à Montréal.

Le président-directeur général du Réseau Environnement, Mathieu Laneuville, a invité les cinq principaux partis politiques à se saisir d’urgence [du problème] du sous-financement des services d’eau et à intégrer des actions concrètes et des stratégies d’investissement à cet égard dans leurs plateformes électorales.
[…]

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Vétusté des infrastructures d’eau /Une crise qui freine la construction de logements

Sous-financement chronique, détérioration rapide à venir : sous nos pieds, le réseau de distribution et de traitement des eaux est devenu un « goulot d’étranglement » de la crise du logement, conclut une étude commandée par le Groupe tactique sur l’eau, une alliance hétéroclite de promoteurs immobiliers, d’urbanistes, d’entrepreneurs en construction et de firmes de génie-conseil. Les experts recommandent des compteurs d’eau.

« C’est épeurant pour le Québec », lance Isabelle Demers, vice-présidente de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec. Et l’inaction du gouvernement en pleine « spirale inflationniste » coûtera cher : « plus on attend, pire sera la facture », dit-elle.

Pendant que les pouvoirs publics tardent à agir, des chantiers sont paralysés. Plus de 36 000 logements ne peuvent sortir de terre en raison de moratoires sur la construction dans une quarantaine de municipalités, car les infrastructures d’eau sont désuètes.

C’est l’un des constats d’un rapport commandé par le Groupe tactique sur l’eau et rédigé par la firme Aviseo. Mme Demers en a présenté les résultats à La Presse, en compagnie de Bernard Bigras, président de l’Association des firmes de génie-conseil, et de Xavier Turcotte-Savoie, directeur des affaires publiques et gouvernementales de l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec.

(…)

Moins de normes et de paperasse, plus de standardisation

Pour réduire les coûts de construction, des solutions émergent : après les architectes et les ingénieurs, des entrepreneurs proposent maintenant de réduire la paperasse et les normes toujours plus sévères, et d’entreprendre un tournant vers l’industrialisation de nos façons de bâtir.

Réduire la paperasse

L’Association de la construction du Québec (ACQ) a une solution simple à proposer au gouvernement du Québec pour réduire les coûts des projets : sabrer la paperasse. « C’est une première étape, mais ce qu’on propose, c’est le plus facile. De la pure paperasserie à couper », laisse tomber le directeur des affaires publiques et gouvernementales de l’organisme, Félix Rhéaume.

L’ACQ a fait chiffrer ses propositions d’allègement réglementaire par la firme d’analyse économique AppEco. Il serait possible d’épargner près de 170 millions de dollars par année en mettant notamment en place des formulaires préremplis, et en centralisant les communications entre les entreprises de construction et l’État avec un guichet unique, par exemple.

Dans son analyse, l’ACQ a une autre cible : le gouvernement Legault a créé il y a trois ans un nouveau rôle, celui de représentant santé et sécurité dans les plus gros chantiers. La mesure coûte 300 millions annuellement, et « depuis que cette mesure est en place, on ne constate pas de diminution des accidents et des décès », note M. Rhéaume. Dans ce cas, l’ACQ propose d’éliminer ce rôle, mais pas pour faire des économies. L’organisme demande des « mesures de prévention mieux ciblées ».

Éric Côté, PDG de la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ), souligne pour sa part que le gouvernement Legault veut ajouter par règlement « l’inspection obligatoire de tous les bâtiments en construction », une initiative qui « coûtera très cher et prendra beaucoup de temps ».

Des écoles à la chaîne

Les entrepreneurs font face à des projets toujours plus complexes et difficiles à standardiser, déplore Éric Côté. Québec doit construire ou reconstruire des centaines d’écoles dans les prochaines années. « Si on continue comme on le fait présentement, on ne sera pas capables. On n’aura pas l’argent collectivement pour le faire. Et pour les entrepreneurs, ce n’est pas bon : ça veut dire moins d’heures travaillées », laisse-t-il tomber.

Selon M. Côté, une des solutions passe par la standardisation. Cette solution pourrait être appliquée dans le logement social ou dans les écoles, par exemple. « Si on dépolitise le processus, et qu’on indique directement ce qu’on souhaite construire dans les 10, 15 prochaines années, ça vient permettre à un entrepreneur de dire : moi, je vais m’ouvrir une usine pour produire tel type de préfabriqué pour les écoles, par exemple. » Il ajoute : « Si on pouvait travailler à partir d’un modèle optimisé, reproduit partout au Québec, ça pourrait réduire les coûts. Ça ne change rien pour les enfants si l’école à Baie-Comeau est identique à celle de Rimouski. »

(…)

Le gouvernement Legault reconnaît la « désuétude chronique des infrastructures »

(Québec) Le gouvernement Legault reconnaît la « désuétude chronique des infrastructures » du Québec, mais estime qu’il a fait son possible depuis son arrivée au pouvoir et que le gouvernement fédéral n’a pas fait sa part.

« On a augmenté de 67 % [les investissements dans les infrastructures]. Il y avait énormément de rattrapage à faire. Il y en a encore à faire. On y va à la hauteur des moyens qu’on a au Québec. Mais le fédéral doit faire sa part, et le fédéral n’a pas fait sa part dans les dernières années », a réagi le premier ministre François Legault en mêlée de presse mardi.

Il réagissait au reportage de La Presse sur le sous-financement chronique du réseau de distribution et de traitement des eaux et sa détérioration rapide à venir, ainsi que sur l’état général des écoles et des hôpitaux du Québec. Le chef caquiste, qui quittera son poste le 12 avril, a réitéré qu’il fallait « s’occuper de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos infrastructures ».

Interpellée à ce sujet lors de la période de questions, la ministre des Affaires municipales Geneviève Guilbault a pris la balle au bond.

Ça me donne l’occasion de revenir sur un sujet qui est effectivement fondamental : la désuétude chronique des infrastructures au Québec.

Geneviève Guilbault, ministre des Affaires municipales,

La députée libérale Virginie Dufour soulignait que près de 36 000 logements ne peuvent être construits en raison de la désuétude de nos infrastructures. « Non pas par manque de volonté, mais parce que les réseaux d’égouts et d’aqueducs des villes sont tout simplement incapables de soutenir les nouveaux développements. On parle ici d’un problème structurel majeur », a-t-elle lancé.

La libérale s’est demandé comment le gouvernement du Québec « peut-il prétendre s’attaquer à la crise du logement alors qu’il laisse ses infrastructures en eau se détériorer au point de bloquer des projets de logements partout au Québec ? ».

La ministre Guilbault a répliqué que la CAQ a pris le pouvoir en 2018. « Personne ne va penser que les ponts, les routes, les écoles, les CHSLD, les CPE, etc., sont devenus désuets en huit ans », a-t-elle rétorqué. La situation difficile dans laquelle se retrouve le Québec est « le fruit de décennies de négligence dans le maintien de nos actifs ».
(…)

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Reportage radio sur les ponts en mauvais état dans Lanaudière qui causent des détours de plusieurs kilomètres

Remplacer les petits ponts en mauvais état ou planifier le Troisième lien?

Les élus des Laurentides et de Lanaudière attendent que le ministère des Transports s’occupe de ses ponts.


source : @saulnier.bsky.social on Bluesky

Pour écouter : Des ponts en attente de travaux majeurs dans Lanaudière : P.-A. Saulnier | OHdio | Radio-Canada

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Chronique de Patrick Lagacé dans la Presse

Ce Québec qui tombe en ruine

[…]
Je vous raconterais ici une tracasserie bien personnelle si ces nids-de-poule n’étaient pas d’ordre collectif, symptômes d’un Québec qui tombe en ruine.

Chaque jour, les manchettes sont pleines d’infrastructures qui s’effritent, comme les hôpitaux (Maisonneuve-Rosemont, Sacré-Cœur, le Neuro, l’hôpital Sainte-Croix de Drummondville et j’en passe), les écoles (voir le documentaire de Ricardo), les routes, bien sûr, et tout ce qui touche l’eau, comme le rapportait mon collègue Charles Lecavalier[1].

Le déficit de maintien des actifs, comme on dit, c’est-à-dire la somme à investir pour restaurer les infrastructures existantes, est de 45 milliards de dollars, dont 56 % est attribuable aux routes, rappelait Radio-Canada plus tôt cette semaine[2]

Angle mort de cette somme colossale : ça ne concerne que les infrastructures relevant du provincial ! On ne tient même pas compte des infrastructures municipales dans le calcul.

Les caquistes, quasiment exaspérés, nous servent la même réponse chaque fois qu’ils sont questionnés là-dessus : on en a fait plus que tous les autres gouvernements ! Et c’est vrai, la CAQ a ajouté des milliards au Plan québécois des infrastructures. Mais ce n’est pas suffisant.
[…]


  1. Lisez notre dossier sur la vétusté des infrastructures d’eau ↩︎

  2. Lisez le texte de Radio-Canada ↩︎

L’État pressera encore plus le citron de ces contribuables, avec un immense talent. Là-dessus, au Québec, ça marche : pour tirer tout le jus du contribuable, on brille parmi les meilleurs.

Il va tu commencer à chialer qu’ils vont enlever des places de stationnements devant chez lui lui aussi?

Je comprends qu’il essaie de refléter les attitudes du Québécois moyen face aux manchettes, mais me semble que ces commentaires ne vont pas au fond de l’histoire. Peut-être que les infrastructures du Québec sont en ruines à cause de mauvaises pratiques de gestions, mais les Québécois sont encore là et vont encore avoir besoin des services mutualisés que notre gouvernement nous offre parce que chacun de notre bord, on arrive à encore moins. On est toutes capables d’expliquer à nos parents et amis, c’est quoi les problèmes du délestage pi que la CAQ a fait mauvaise figure dans l’entretien des infrastructures et des programmes sociaux. On peut aussi autant exiger de nos politiciens, même les plus moches, qu’ils adoptent des politiques de gestions plus durables que d’élire des personnes plus sensibles aux problèmes structurels du gouvernement.

À force de chanter la fin du socialisme étatique qui a défini le Québec des générations précédentes, ben peut-être qu’on essaie un peu trop de l’éloigner. Peut-être qu’on attire plus le cynisme à sa place. Ce n’est pas avec du cynisme qu’on a bâti nos programmes sociaux, l’ONF est remplie de documentaires sur les initiatives qui ont bâtie notre système actuel. L’économie n’était pas la plus foisonante dans ces temps-là non plus. Des fois ça fait chaud au coeur de regarder ça à la place de lire les éditoriaux de La Presse.

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C’est bien vrai, mais ce n’est pas en rêvant qu’on corrige les erreurs du passé et du présent. C’est difficile, à mon humble avis, d’être crédible en ayant des projets qui font rêver quand on doit slalomer entre les trous dans les rues et trottoirs, pour se buter à une entrée de métro fermée et ensuite attendre 2h pour un RDV au CLSC qui aurait très bien pu être fait à distance.

De plus, il n’a pas tort en mentionnant le vieillissement de la population qui ajoute des contraintes quant aux types de projets qui peuvent réellement être faits.

Bien d’accord, c’est en prenant compte de leur existence et en trouvant une solution ensemble qu’on arrive à quelque chose. Au chic Resto Pop (1991), par exemple, raconte l’histoire d’un groupe de personnes sur le BS révoltés qui ont fondé un programme eux-mêmes de réinsertion au travail dans Hochelaga-Maisonneuve et comment ils collaborent avec tout le quartier pour faire des repas à bas prix. C’est un exemple plus récent, mais il y a une tonne de documentaires des années 70 qui montre des Québécois qui s’implique pour améliorer leur vie ensemble.

Pour revenir à ce que tu dis, des fois j’ai l’impression qu’avec plus de partis politiques et un autre système de vote, on pourrait avoir plus de débats autres que souveraineté ou pas souveraineté, et arriver à plus de solutions transpartisanes comme pour la santé par exemple. Le vieillissement de la population est une contrainte importante, mais on peut s’entendre sur la manière dont la gère, sans avoir à réformer à chaque gouvernement pour revenir à la même chose qu’avant en pire parce que la réforme à coûté cher.

Tout ça pour dire qu’il n’a pas de solutions parfaites, mais il y en a des solutions, mais ça implique qu’il faut que les gens s’impliquent un peu plus, ou soit mieux informés, pas qu’on traite l’état de presse-citron. Ça me dérange franchement que ça soit le message de Ti-Pat.

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Stations d’épuration : Laval espère obtenir de l’aide du fédéral

Les grandes villes du Québec font face à des coûts faramineux pour moderniser leurs stations d’épuration. La Ville de Laval se retrouve dans la même situation et réclame maintenant l’aide de Québec et Ottawa.

Laval devra débourser 334 millions de dollars pour la réfection de sa principale station d’épuration des eaux usées.

Le comité exécutif de la Ville a recommandé l’adoption du plus important règlement d’emprunt de son histoire pour permettre le lancement de la première phase du projet de modernisation de la station La Pinière.

Si elle ne reçoit aucune aide financière des gouvernements supérieurs, Laval devra éponger seule la facture.

Mercredi, le maire Stéphane Boyer a fait visiter les installations au ministre fédéral du Logement et de l’Infrastructure, Gregor Robertson, afin de convaincre Ottawa d’investir dans le projet.
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