Industrie des médias et de l'information

Compte Facebook piraté? Bonne chance pour le récupérer

Perdre son compte Facebook personnel et 15 ans de souvenirs, c’est une chose. Perdre le contrôle de son compte commercial, c’en est une autre. Deux histoires, un même constat : le géant du web n’en fait pas assez pour aider les victimes de piratage.

Un logo de Facebook recouvert de verre brisé.

Des utilisateurs de Facebook dont les comptes sont piratés dénoncent l’inaction de l’entreprise pour corriger la situation.

Photo : Reuters / DADO RUVIC

Publié à 4 h 00 HNE

Claudine Harvey, de Québec, utilise fréquemment son compte Facebook. Elle s’en sert pour discuter avec ses proches, s’informer des événements dans son quartier et se rappeler de bons souvenirs.

Je suis une femme très impliquée. C’est mon agenda communautaire pour savoir ce qui se passe dans mon quartier, c’est mon calendrier culturel. J’ai perdu tout ça, déplore-t-elle.

Tout est bloqué

Au beau milieu de la nuit, quelqu’un s’est connecté dans le compte de Claudine, pour ensuite tenter d’hameçonner ses proches. Quelques heures plus tard, Facebook désactive le compte, bloquant toute tentative de connexion, autant par Claudine que par des personnes malintentionnées.

Je me suis levée, puis je n’avais plus accès à mon compte. J’avais un message disant que mon compte était désactivé, parce que je n’avais pas respecté la politique d’utilisation de Facebook.

Une citation de Claudine Harvey

Claudine Harvey, jouant sur scène.

Claudine Harvey utilise son compte Facebook pour communiquer avec des groupes de théâtre et pour dénicher des rôles.

Photo : Radio-Canada / Claudine Harvey

Rapidement, Claudine fait les démarches recommandées par Meta pour regagner l’accès à son compte. Elle remplit des formulaires et envoie même des photos de ses cartes d’identité, comme demandé par l’entreprise. Aucune nouvelle. Exaspérée par l’absence d’aide, elle poursuit ses recherches.

J’ai écrit à une douzaine d’adresses courriel que j’ai trouvées un peu partout. J’ai essayé de trouver des numéros de téléphone, numéros qui existent, qui sont là, mais personne ne répond.

Rien à faire. Claudine Harvey a perdu son compte Facebook et 15 ans de souvenirs, ses photos, ses publications et ses accès aux groupes de discussion. J’ai été obligée de m’abonner à plusieurs infolettres pour avoir l’information que j’aurais pu trouver sur un ou deux groupes Facebook, déplore-t-elle. Je suis extrêmement frustrée.

MesBobettes, dépendante de Facebook

Perdre son compte personnel cause bien des désagréments. Mais lorsque vos revenus en dépendent, la situation peut devenir insoutenable.

Philippe Vachon est le coprésident de MesBobettes, une PME en pleine croissance qui mise beaucoup sur ses ventes en ligne. On est une entreprise spécialisée dans la vente de sous-vêtements pour hommes. On a treize magasins au Québec, deux sites web, une soixantaine d’employés, résume-t-il.

Pour atteindre ses objectifs de vente, son équipe et lui dépensent des centaines de milliers de dollars par année en publicité sur Facebook.

Deux hommes discutent dans un atelier de conception de sous-vêtements pour homme.

À gauche, David Côté-Hamel, et à droite, Philippe Vachon, coprésidents de MesBobettes.

Photo : Radio-Canada

Puis, un matin d’été, les fraudeurs sont passés à l’action. Ils sont entrés dans notre compte Facebook professionnel, raconte Philippe Vachon. Ils ont changé les administrateurs de notre page. Ils ont acheté pour 10 000 $ de publicité avec nos cartes de crédit pour vendre un genre de petit bidule que tu mets après ton évier.

Les fraudeurs ont siphonné les fonds du compte professionnel de MesBobettes pour promouvoir leurs propres produits. Heureusement, la compagnie de crédit a remboursé l’entreprise. Mais le compte Facebook commercial est toujours compromis.

Mon associé a rapidement ouvert un billet avec le service à la clientèle chez Meta. Jusque-là, on se sentait en sécurité, se remémore Philippe Vachon.

Piraté deux fois de suite

Un sentiment de courte durée, puisque deux semaines après avoir subi une première fraude, MesBobettes revit la même situation. Même scénario, avec un montant similaire dépensé par des fraudeurs. Pourtant, Philippe Vachon et son associé, David Côté-Hamel, venaient de contacter le service à la clientèle de Meta.

Tu as l’impression que tu es pris en charge. Ils nous disent qu’ils vont monter ça à un deuxième niveau, mais il n’y a jamais personne qui rappelle du deuxième niveau.

Une citation de Philippe Vachon, coprésident de MesBobettes

Qui est Meta?

  • Maison mère de Facebook depuis 2021
  • Détient aussi Instagram, Messenger et WhatsApp
  • Près d’une personne sur deux dans le monde utilise l’un ou l’autre de ses services

Des cibles de choix

Les cas comme celui de MesBobettes ne sont pas rares, comme le constate Nellie Brière, stratège en communication numérique et médias sociaux.

Quand on achète de la publicité sur Meta, on devient vulnérable, parce qu’on a un compte associé à une carte de crédit. Ces entreprises sont ciblées par toute une panoplie de groupes de fraudeurs.

Portrait de Nellie Brière.

Nellie Brière, stratège en communication numérique et médias sociaux.

Photo : Radio-Canada

Nellie Brière estime aussi que la plupart des Canadiens n’accordent pas assez d’importance à leur sécurité virtuelle. C’est comme si on ne verrouillait pas notre porte, numériquement, explique-t-elle. On n’a pas l’impression qu’on va se faire pirater. En plus, notre argent vaut plus que bien des places dans le monde. Donc, nous sommes une cible de choix.

Que fait Meta?

Autant Claudine Harvey que l’équipe de MesBobettes n’ont pas réussi à régler leurs problèmes par elles-mêmes. C’est aussi le cas d’autres utilisateurs qui se résignent à démarrer un nouveau profil et repartir à zéro. Alors, que fait Meta lorsqu’elle est avisée qu’un compte est piraté?

Personne ne le sait, admet le consultant en cybersécurité Jacques Sauvé. On remplit le petit formulaire en ligne, mais quel est le processus en arrière? Combien de temps ça va prendre? Juste le volume de comptes piratés, ça ne m’étonne pas que ça puisse prendre des mois avant d’avoir une réponse.

Nous avons contacté Meta pour avoir plus d’informations sur leurs méthodes de prévention du piratage et sur les processus lorsqu’un compte est compromis. L’entreprise n’a pas voulu nous accorder une entrevue et a plutôt soumis une réponse écrite par un de ses porte-parole :

Nous investissons des ressources importantes dans la détection et la prévention des escroqueries et des piratages. Bien que la plupart des améliorations que nous avons apportées soient difficiles à voir – parce qu’elles empêchent les gens d’avoir des ennuis –, les escrocs essaient toujours de contourner nos mesures de sécurité.

Nous améliorons régulièrement nos méthodes de lutte contre ces escroqueries et avons mis en place des équipes chargées d’améliorer l’assistance que nous offrons aux individus et aux entreprises.

Selon Nellie Brière, plusieurs facteurs expliquent la difficulté de l’entreprise à répondre aux besoins de ses membres : problèmes de main-d’œuvre, inflation, mais aussi les conflits internationaux.

Actuellement, si vous avez un problème chez Meta, avec ce qui se passe en Palestine, ça va être difficile. Les ressources sont consacrées à la modération de contenu. La dame qui s’est fait pirater, elle passe après toute la propagande dans des pays qui sont en contexte de guerre, constate Nellie Brière.

Payer pour parler à un humain

Alors, peine perdue? Pour ceux et celles qui ont toujours accès à leur compte, peut-être pas. Mais vous devrez sortir votre portefeuille. Depuis quelques mois, le réseau social déploie un nouveau service : Meta Verified (Vérifié par Meta).

Un gros plan du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, la bouche ouverte, en train de parler devant une commission de la Chambre des représentants le mercredi 11 avril 2018, à Washington.

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, en avril 2018, à Washington.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

Selon le communiqué de l’entreprise, le service Meta Verified offre aux créateurs […] une assistance directe aux comptes. Autrement dit, moyennant 20 $ par mois pour un compte mobile, Meta promet d’offrir de l’aide par une vraie personne.

Si vous payez votre abonnement, là, vous avez un service à la clientèle et un accompagnement si vous vous faites pirater. Mais reste à voir s’ils auront la main-d’œuvre pour répondre à la demande.

Une citation de Nellie Brière, stratège en communication numérique et médias sociaux

Mieux vaut prévenir que guérir

Mais la meilleure solution pour éviter le piratage est de bien protéger son profil. Dans les réglages de sécurité, Facebook vous guide à travers des étapes pour sécuriser votre compte. Faites-le, conseille Jacques Sauvé.

Portrait de Jacques Sauvé.

Jacques Sauvé, consultant en cybersécurité, Trilogiam.

Photo : Radio-Canada

Voici trois manières simples de bien protéger ses identifiants, selon l’expert :

  • des mots de passe complexes
  • des mots de passe différents pour chaque compte
  • l’authentification à deux facteurs (en plus du mot de passe, vérification de l’identité à l’aide d’un téléphone portable, par exemple)

Le plus beau cadeau que les gens peuvent se faire, c’est d’apprendre à utiliser un gestionnaire de mots de passe, suggère-t-il.

Ces quelques étapes de plus pourraient vous éviter de perdre des années de souvenirs. En prime, vous pourriez vous épargner le service à la clientèle de Meta.

Une fin heureuse

Finalement, après que nous avons contacté Meta, l’entreprise a réglé le cas de Philippe Vachon et David Côté-Hamel de MesBobettes, de même que celui de Claudine Harvey. Il semble donc qu’il y ait bien des humains derrière les écrans, capables de répondre aux problèmes des utilisateurs.


Bannière La facture.

Le reportage de Jean-Luc Bouchard est diffusé à l’émission La facture le mardi à 19 h 30 et le samedi à 12 h 30 à ICI Télé.

Reportage vidéo du Devoir

La Serbie, incubatrice de fausses nouvelles | Débrouillage

En Serbie, la grande majorité des instances médiatiques propagent de fausses nouvelles qui encensent le gouvernement au pouvoir, qui les finance. Pour comprendre l’ampleur de ce phénomène, Le Devoir a discuté avec des experts qui analysent la situation sur place.

Fin du Publisac Transcontinental fermera son usine de Saint-Hyacinthe en avril

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Au cours des prochaines semaines, TC Transcontinental affirme qu’elle « réduira progressivement les activités » de son imprimerie jusqu’à sa fermeture complète, en avril.

Fragilisée par la fin du Publisac, TC Transcontinental fermera son usine d’impression de Saint-Hyacinthe en avril prochain. Tout près de 200 personnes perdront donc leur emploi d’ici deux mois.

Publié à 17h49

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Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

C’est ce qu’a annoncé l’entreprise dans un communiqué, en toute fin de journée jeudi. La nouvelle avait été confirmée aux employés quelques heures avant, lors d’un rassemblement tenu avec la direction.

Au cours des prochaines semaines, TC Transcontinental affirme qu’elle « réduira progressivement les activités » de son imprimerie jusqu’à sa fermeture complète, en avril. Les opérations seront alors « graduellement transférées aux autres usines du réseau » de la compagnie, à savoir principalement celle de l’arrondissement d’Anjou, à Montréal.

Quelque 190 employés perdront leur emploi. « Nous nous assurerons que tous seront traités avec respect et leur offrirons un accompagnement dans leur transition de carrière, tout en poursuivant les possibilités de relocalisation », a assuré le vice-président principal Détail, journaux, distribution, magazines, livres et catalogues, Pierre Deslongchamps, dans un communiqué.

Selon nos informations, certains employés pourraient être relocalisés ailleurs, mais on ignore encore combien. Des discussions seront entamées à ce sujet dès vendredi. La grande majorité des employés touchés ont négocié une entente de départ avec l’employeur dans les dernières semaines.

Aux dires de M. Deslongchamps, cette annonce était inévitable « avec la fin du Publisac annoncée le 3 novembre dernier et son remplacement progressif » par raddar, le nouveau feuillet publicitaire « plié en quatre » utilisant moins de papier, qui est imprimé à Anjou et distribué par Postes Canada.

« C’est à regret que nous avons dû prendre la décision. […] Fermer une usine que nous exploitons depuis son acquisition en 1979 est une décision difficile, et nous remercions très sincèrement nos employés d’hier et d’aujourd’hui qui ont formé une solide équipe de collaborateurs », a persisté M. Deslongchamps.

Période trouble

Au cours des derniers mois, la fin du Publisac a créé beaucoup d’inquiétude dans l’industrie des journaux locaux, qui ont perdu leur moyen de distribution.

Sur l’île de Montréal, le cas du Journal Métro, qui a fermé ses portes en août, avait défrayé les manchettes quand le président et directeur général de Métro Média, Andrew Mulé, avait dit avoir « reçu un coup particulièrement dévastateur » au moment de la fin du Publisac, en montrant du doigt le règlement de l’administration Plante limitant la distribution de l’imprimé publicitaire.

« Je me désole de la décision qui a été prise par Métro Média, mais évidemment, je ne peux pas prendre la responsabilité de quelque chose qui dépasse le simple système de distribution », lui avait ensuite rétorqué la mairesse.

Il y a moins de deux mois, en décembre dernier, TC Transcontinental avait aussi annoncé la fermeture de son usine de recyclage à Montréal, trois ans après l’avoir acquise.

Au total, 31 employés avaient perdu leur emploi et un autre avait été relocalisé au sein de l’entreprise. Outre la fermeture de l’usine montréalaise, la compagnie avait aussi annoncé qu’elle fermerait en février une usine d’emballage au Wisconsin. Plus récemment, fin janvier, une filiale de l’entreprise, Interweb, a quant à elle supprimé une dizaine de postes à Boucherville.

Depuis un moment déjà, l’imprimeur avait prévenu qu’il faudrait se serrer la ceinture, au moment où la demande pour ses produits est sous pression. TC Transcontinental compte en effet entreprendre un « ambitieux » programme de réduction des coûts afin de trouver entre 20 millions et 40 millions d’économies récurrentes sur une période de deux ans.

Ultimement, le groupe espère également tirer 100 millions de la vente d’actifs et d’immeubles, afin de compenser la hausse du coût de la vie qui pèse sur la demande dans le segment de l’emballage et le déclin du secteur de l’impression. Une usine qui servait à imprimer les quotidiens de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) a par exemple déjà été vendue au coût de 12 millions.

Avec La Presse Canadienne

Les Coops de l’information inquiètes du désir de «La Presse» d’investir les régions


Photo: Paul Chiasson, archives La Presse canadienne
«On est sur ce terrain quotidiennement et on connaît la petitesse de ces marchés publicitaires. [Le fait] d’accueillir en plus “La Presse”, on sait que ça va fragiliser nos revenus publicitaires et le lectorat», déplore la directrice générale des Coops de l’information, Geneviève Rossier.

Florence Morin-Martel
1 février 2024
Médias

Les Coops de l’information, dont les journaux sont implantés dans les grands centres hors de la métropole, se disent préoccupées par la volonté d’un gros joueur comme La Presse d’être plus présent sur leur « terrain ». Le quotidien montréalais rétorque toutefois qu’il peut coexister avec les médias écrits qui s’y trouvent, étant donné que leurs « mandats et modèles sont à la fois différents et complémentaires ».

Samedi dernier, le président de La Presse, Pierre-Elliott Levasseur, a soutenu que son journal souhaitait « bonifier » sa couverture des enjeux de villes importantes hors de Montréal. Elles « sont le coeur des régions du Québec », a-t-il indiqué, dans un article dressant le bilan annuel de l’organisation.

Cette intention a cependant fait sourciller Les Coops de l’information, qui regroupent Le Droit à Ottawa-Gatineau, Le Nouvelliste à Trois-Rivières, Le Quotidien au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Le Soleil à Québec, La Tribune à Sherbrooke et La Voix de l’Est à Granby. « On est sur ce terrain quotidiennement et on connaît la petitesse de ces marchés publicitaires. [Le fait] d’accueillir en plus La Presse, on sait que ça va fragiliser nos revenus publicitaires et le lectorat », déplore la directrice générale, Geneviève Rossier, en entrevue au Devoir. Elle a d’ailleurs envoyé un message à ses employés mercredi à ce sujet.

Or, contrairement aux Coops de l’information dont l’abonnement est payant, le quotidien montréalais propose un modèle différent qui est « basé sur la gratuité des contenus », affirme Florence Turpault-Desroches, vice-présidente aux communications et à la philanthropie de La Presse. « Nous pensons qu’il y a un appétit au Québec pour une information de qualité, dont chez ceux qui n’ont pas les moyens de payer pour un abonnement. »

Le désir du quotidien d’offrir une « meilleure couverture » des enjeux à l’extérieur de Montréal ne « remet pas en question la solidité et l’ancrage des joueurs en présence », poursuit Mme Turpault-Desroches. « Nos organisations peuvent coexister avec des mandats et des modèles à la fois différents et complémentaires. »

Éviter une « guerre commerciale »

De son côté, Mme Rossier souhaite rencontrer les dirigeants de La Presse. Elle dit vouloir trouver une façon d’éviter que les deux médias se livrent une « guerre commerciale » dans les régions du Québec.

Démarrer un tel conflit serait « irresponsable », selon elle, étant donné que la presse écrite au Québec est subventionnée par les crédits d’impôts provinciaux et fédéraux. « On prendrait de l’argent public pour aller concurrencer d’autres gens qui sont eux aussi financés par l’argent public », fait-elle valoir.

Geneviève Rossier affirme prendre acte de l’annonce de samedi, sans toutefois agir de façon irréfléchie. Pas question donc de résilier sur-le-champ ses ententes avec le quotidien montréalais. Celles-ci permettent actuellement aux Coops de l’information de partager un certain nombre de contenus de La Presse sur ses plateformes et vice-versa.

Malgré ses inquiétudes, Mme Rossier tient à dire qu’elle n’est pas pour autant « allergique à la concurrence ». Elle donne l’exemple de la région de la Capitale-Nationale, où Le Soleil se mesure à un compétiteur de taille, soit Le Journal de Québec.

Reste que les six journaux qui forment Les Coops de l’information ont une « fragilité qu’un quotidien comme La Presse n’a pas », indique-t-elle.

À la fin 2019, ils sont devenus des coopératives après la faillite de leur propriétaire Groupe Capitales Médias. Ce dernier les avait achetés en 2015 à Gesca, qui avait vendu tous ses journaux sauf La Presse. Le quotidien montréalais a annoncé qu’il devenait un organisme à but non lucratif en 2018.

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Pour la cohérence il faudra repasser, la CAQ toujours dans l’improvisation.


Boycottage publicitaire La CAQ change son fusil d’épaule et renoue avec Meta

PHOTO DADO RUVIC, ARCHIVES REUTERS

La CAQ avait décidé l’été dernier de ne plus acheter de publicités sur Meta afin de dénoncer son blocage des nouvelles au Canada.

(Québec ) La Coalition avenir Québec (CAQ) cesse de boycotter Facebook alors qu’elle dénonçait il n’y a pas si longtemps les partis politiques qui achetaient de la publicité sur cette plateforme de Meta. François Legault leur reprochait de ne pas être solidaires des médias québécois, dont les nouvelles sont bloquées sur Facebook.

Publié à 2h05 Mis à jour à 5h00

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Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

La CAQ ne dépensera pas plus de 10 % de son budget publicitaire sur Meta, selon sa directrice générale, Brigitte Legault.

La CAQ avait décidé l’été dernier de ne plus acheter de publicités sur Meta afin de dénoncer son blocage des nouvelles au Canada. Le parti de François Legault se joignait alors au mouvement de boycottage en appui aux médias.

Meta bloque les nouvelles depuis le 1er août en guise de représailles contre l’adoption du projet de loi fédéral C-18. Le texte législatif vise à obliger les géants du web à verser une compensation aux médias d’information pour la publication de leurs contenus, en négociant des ententes de partage de revenus.

L’automne dernier, lors de l’élection partielle dans Jean-Talon, François Legault avait accusé Québec solidaire et le Parti libéral de continuer d’acheter des publicités sur Facebook et Instagram pendant la campagne.

« Je trouve ça vraiment déplorable que Québec solidaire, qui devrait peut-être changer de nom, ne soit pas solidaire des journalistes et des médias québécois », avait-il affirmé.

Il plaidait alors que le boycottage est un bon moyen de faire plier Meta. « Je pense qu’on peut gagner cette bataille. Je regarde ce qui est arrivé en Australie. Ils ont réussi à convaincre Meta de donner des centaines de millions aux médias. Mais l’important est d’être solidaire », faisait valoir François Legault.

Or, la CAQ a décidé de laisser tomber le boycottage. Elle a recommencé à acheter de la publicité sur Facebook.

Rejoindre les électeurs

Brigitte Legault explique que la position du parti a changé en décembre, à la suite de l’entente conclue le mois précédent entre Google et Ottawa sur le versement de redevances aux médias canadiens. « On a décidé qu’avec Google qui signe, on peut se permettre d’aller un peu de l’avant », explique Mme Legault.

Google est une filiale de la société Alphabet. De son côté, Meta n’a pas conclu d’entente de ce genre à ce jour.

PHOTO FOURNIE PAR LA CAQ, ARCHIVES LA PRESSE

La directrice générale de la CAQ, Brigitte Legault

Selon Brigitte Legault, il est nécessaire que le parti achète des publicités sur Facebook pour rejoindre des électeurs qui ne consultent pas les médias traditionnels.

Il faut quand même rejoindre un certain niveau de gens qui ne sont pas accessibles ailleurs.

Brigitte Legault, directrice générale de la CAQ

Une autre réalité justifie la décision, selon elle. « Il y a beaucoup de médias qui ont fermé. Alors dans certaines régions, j’ai un blackout presque complet si je ne fais pas de médias comme celui-là », Facebook, souligne-t-elle.

Dépenses modestes

La directrice générale de la CAQ précise que les achats sur Facebook sont modestes pour le moment et ne dépasseront pas 10 % du budget publicitaire.

Selon le registre de Meta, la CAQ a dépensé entre 1500 $ et 2000 $ en décembre pour une publicité à l’occasion des Fêtes. Puis environ 500 $ en janvier afin de faire la promotion d’une mesure adoptée par le gouvernement Legault sur le remboursement des lunettes pour les enfants. Une dépense de 200 $ a été faite au cours du même mois pour faire valoir que le gouvernement caquiste préconise « moins de paperasse, plus de services efficaces ».

Brigitte Legault explique que certaines publicités caquistes ciblaient des régions en particulier, comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent.

L’été dernier, le gouvernement du Québec s’est joint lui aussi au boycottage des plateformes de Meta. « En solidarité avec les médias, la décision a été prise de cesser toute publicité du gouvernement du Québec sur Facebook, le temps que Meta reprenne les discussions sur l’application de la loi C-18. »« Aucune entreprise n’est au-dessus des lois », disait le premier ministre François Legault le 5 juillet.

À son cabinet, on précise que le boycottage de Meta par le gouvernement se poursuit « pour le moment ».

Le conglomérat BCE abolit 4800 postes, soit presque 10 % de sa main-d’œuvre

Devanture d'un immeuble de Bell Canada.

Bell Canada Entreprises doit procéder à une importante restructuration alors que l’industrie des médias traverse l’une des pires tempêtes de son histoire.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Publié à 7 h 09 HNEMis à jour à 7 h 38 HNE

Le conglomérat BCE abolit 4800 postes, soit 9 % de sa main-d’œuvre, dans sa plus importante restructuration depuis 30 ans. C’est ce qu’a annoncé le géant des télécommunications au moment de présenter les résultats du quatrième trimestre de son exercice 2023.

En plus d’importantes abolitions de postes, le groupe annonce la mise en vente de 45 de ses 103 stations de radio régionales principalement situées au Québec, en Ontario, en Atlantique, et en Colombie-Britannique.

Les entreprises du secteur des médias vivent d’importantes difficultés au Canada.

À la mi-juin, BCE avait déjà aboli 1300 emplois, en plus de fermer six stations de radio et d’en vendre trois. L’entreprise blâmait les conditions défavorables en matière de politique publique et de réglementation.

En septembre, Métro Média faisait officiellement faillite.

En novembre dernier, le Groupe TVA a annoncé l’abolition de 547 emplois, soit près de 40 % de son effectif, dans le contexte d’une restructuration qui comprend la refonte de son secteur de l’information, la fin de ses activités de production interne de contenu de divertissement et l’optimisation de son parc immobilier.

En novembre, les Coops de l’information ont annoncé l’abandon de toutes leurs publications en format papier pour faire migrer l’ensemble de leurs opérations sur Internet.

Un mois plus tard, au début de décembre, CBC/Radio-Canada annonçait l’abolition de 600 emplois et de 200 postes vacants, ce qui représente environ 10 % de l’ensemble du personnel. Le diffuseur public invoquait des pressions budgétaires de près de 125 millions de dollars prévues pour l’exercice 2024-2025.

Plus de détails suivront.

À lire aussi :

BCE supprime 9 % de ses effectifs et vend 45 stations de radio

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

BCE supprime 9 % de ses effectifs, soit environ 4800 emplois, y compris des journalistes et d’autres travailleurs de sa filiale Bell Média. L’entreprise vend également 45 de ses 103 radios régionales.

Publié à 7h11

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La Presse Canadienne

Plus de détails à venir.

Aide aux médias La CSN propose des « infofrais » pour sauver l’information locale

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Caroline Senneville, présidente de la CSN

(Québec) Dans le contexte où les réductions de personnel se multiplient dans les médias d’information, dont plusieurs voient leurs revenus aspirés par « les barbares du numérique », la CSN propose à Québec d’instaurer des « infofrais » sur les appareils électroniques et les services internet afin de créer un nouveau fonds pour soutenir le journalisme local.

Publié à 1h05 Mis à jour à 6h00

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Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, tiendra un point de presse ce mardi à Québec, accompagnée de la Fédération nationale des communications et de la culture, afin d’expliquer les détails de cette demande, dévoilée à quelques semaines du dépôt du prochain budget du gouvernement Legault.

Concrètement, la CSN estime que la création d’un fonds réservé et récurrent qui serait financé « par l’instauration d’un infofrais de 2 % appliqué sur les achats d’appareils munis d’un écran (téléphones, tablettes, ordinateurs) ainsi que sur les services internet et mobiles » permettrait à Québec de récolter des revenus de l’ordre de 400 millions par année. À titre comparatif, l’entente conclue par Ottawa avec Google en lien avec l’entrée en vigueur de la Loi sur les nouvelles en ligne prévoit une somme indexée de 100 millions par année qui sera distribuée aux médias d’information admissibles.

Les sommes récoltées par l’entremise d’« infofrais » seraient versées à un fonds de soutien à l’information, suggère la CSN. Les paramètres devraient être établis « par l’ensemble des acteurs du milieu », dit-elle.

Bouleversements technologiques

« D’intéressants précédents existent : qu’on pense aux redevances chargées sur les cassettes vierges, VHS ou audio, instaurées pour soutenir les créateurs à l’époque où le piratage commençait à faire rage. Ou encore à l’écofrais perçu au Québec afin de prévoir la fin de la vie utile des batteries ou d’autres produits électriques », justifie la CSN.

Selon le syndicat, « l’arrivée des géants du web a complètement chamboulé la façon par laquelle nous consultons l’information et y avons accès », ce qui donne au gouvernement « l’obligation de préserver notre culture dans ce nouvel univers [pour que les citoyens] puissent avoir accès à des contenus d’information produits ici ».

Dans le cadre de son prochain budget, Québec est également pressé de renouveler et de renforcer le crédit d’impôt à la masse salariale de la main-d’œuvre journalistique et d’y inclure les salles de rédaction en télé et en radio « pour leur personnel travaillant à la production de contenus journalistiques ».

Pour une politique d’achat publicitaire

La CSN demande aussi au gouvernement Legault d’inciter les annonceurs du secteur privé à revenir en masse vers les médias d’information en leur permettant de « déduire de leurs impôts le double de leurs dépenses effectuées auprès de médias d’information locaux et qu’ils ne puissent plus déduire l’argent dépensé auprès des géants étrangers délinquants ».

Selon le syndicat, le gouvernement et les villes devraient par ailleurs adopter « une réelle politique d’achat publicitaire responsable en appui à nos médias d’information » et cesser « de tergiverser avec ces barbares qui refusent de se conformer aux règles fiscales en vigueur au Canada ».

La semaine dernière, François Legault a pour sa part rouvert la porte aux publicités gouvernementales sur Facebook, tout en faisant miroiter un plan d’aide aux médias en région. En point de presse, le premier ministre a plaidé que les réseaux sociaux de Meta, qui bloquent les contenus d’information depuis le 1er août dernier en riposte à la loi fédérale C-18, étaient devenus des incontournables pour rejoindre environ 10 % de la population.

Le ministre des Finances, Eric Girard, avait pour sa part refusé d’indiquer si son budget compterait des mesures d’aide aux médias, dans le contexte où l’industrie a perdu « 75 % de [ses] revenus publicitaires » depuis 10 ans, évalue la CSN. Quant au plan d’aide promis par le ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, « on travaille là-dessus », avait-il simplement indiqué.

Des sites de Meta en panne

PHOTO YVES HERMAN, REUTERS

(Washington) Les réseaux sociaux et messageries de Meta (Facebook, Instagram, Messenger) étaient touchés mardi, depuis 10 h 30, par une série de pannes au niveau mondial, a reconnu le groupe via l’un de ses porte-parole, confirmant les données affichées par le site Downdetector.

Publié à 10h45 Mis à jour à 11h29

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Agence France-Presse

« Nous sommes au courant que des utilisateurs sont confrontés à des difficultés d’accès à nos services. Nous y travaillons », a déclaré un porte-parole du groupe, Andy Stone, sur X.

Downdetector a enregistré jusqu’à 580 000 signalements d’utilisateurs pour Facebook et jusqu’à 92 000 pour Instagram mais le site montrait une baisse marquée des signalements moins d’une heure après le début des pannes.

« Nous avons connaissance d’un problème affectant la connexion à Facebook. Nos équipes d’ingénieurs cherchent activement à résoudre le problème le plus rapidement possible », a indiqué le groupe californien sur son site répertoriant d’éventuels problèmes.

Près de 4 milliards de personnes utilisent au moins une des plateformes du géant des réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp) tous les mois.

Sur X, la panne de Meta suscitait beaucoup de commentaires ironiques, notamment de la part de l’entreprise rivale elle-même.

« Si vous lisez ce message, c’est parce que nos serveurs fonctionnent », a ainsi plaisanté Elon Musk, le propriétaire de X.

« Nous savons pourquoi vous êtes tous là en ce moment », a de son côté écrit le compte de la plateforme.

Les utilisateurs de YouTube et de Google Play éprouvent également des ennuis, selon ce que rapportent des sites spécialisés.

Non, Régis Labeaume n’est pas mort.

Publié à 5h00

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Normand Brathwaite non plus, contrairement à ce que vous avez lu sur « LAPRESSE.CA ».

Le comédien n’est pas impliqué dans un « scandale mondial », il n’a pas « regretté d’avoir révélé son secret » à Tout le monde en parle, et il n’a pas été « traité de menteur devant des milliers de téléspectateurs en direct » après avoir trouvé une faille dans le système monétaire mondial pour s’enrichir grâce à la cryptomonnaie.
Et vous le devinez : nous partageons tout à fait cette colère. En plus de la photo de ces artistes, c’est notre image de marque qui circule, et les fraudeurs se servent de la crédibilité qui s’y rattache pour appâter leurs victimes.

Comble de l’ironie : Facebook a banni les vraies nouvelles de La Presse de sa plateforme depuis août dernier… mais laisse circuler les fausses nouvelles de « La Presse ». Et récolte même une commission par la bande, car ce sont des contenus commandités !

Résumé

Régis Labeaume n’est pas mort

PHOTO GABBY JONES, ARCHIVES BLOOMBERG

Notre éditeur adjoint réagit aux fausses nouvelles qui circulent impunément sur Facebook depuis deux ans, sous le logo de La Presse.


François Cardinal
François Cardinal Vice-président Information et éditeur adjoint de La Presse

Non, Régis Labeaume n’est pas mort.

Publié à 5h00

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Normand Brathwaite non plus, contrairement à ce que vous avez lu sur « LAPRESSE.CA ».

Le comédien n’est pas impliqué dans un « scandale mondial », il n’a pas « regretté d’avoir révélé son secret » à Tout le monde en parle, et il n’a pas été « traité de menteur devant des milliers de téléspectateurs en direct » après avoir trouvé une faille dans le système monétaire mondial pour s’enrichir grâce à la cryptomonnaie.

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Tout ça est faux.

Et tout ça circule impunément sur Facebook depuis deux ans, sous le logo de La Presse, le bouton jaune « Je soutiens La Presse », le lien lapresse.ca… qui mène à un site frauduleux qui tente de vous soutirer des centaines de dollars, et qui réussit parfois, hélas, à le faire.

Le même stratagème utilise d’autres fois l’habillage du journal Le Monde, de la CBC ou de CTV. Il met beaucoup en vedette Normand Brathwaite, mais aussi parfois Véronique Cloutier, Claude Legault ou Marie-Claude Barrette.

J’en parle pour vous appeler à la plus grande prudence quand vous voyez ce genre de statuts sur les réseaux sociaux, mais aussi pour vous expliquer pourquoi nous n’arrivons pas à les éliminer, malgré toutes nos tentatives, interventions juridiques et mises en demeure depuis mai 2022…

Ces sites de fausses nouvelles ont beau avoir été dénoncés par une grande quantité de médias partout au pays, ils reviennent chaque mois comme de la mauvaise herbe, à la grande colère des personnalités dont l’identité est usurpée.

Et vous le devinez : nous partageons tout à fait cette colère. En plus de la photo de ces artistes, c’est notre image de marque qui circule, et les fraudeurs se servent de la crédibilité qui s’y rattache pour appâter leurs victimes.

Comble de l’ironie : Facebook a banni les vraies nouvelles de La Presse de sa plateforme depuis août dernier… mais laisse circuler les fausses nouvelles de « La Presse ». Et récolte même une commission par la bande, car ce sont des contenus commandités !

Ajoutons à ça que l’usager derrière ces contenus est souvent Mike Olbinski. Un homme en chair et en os qui existe pour vrai, mais dont l’identité et la page Facebook ont été piratées, sans que Facebook y fasse quoi que ce soit.

C’est une sorte d’immense trou noir créée par les géants du web, dans lequel sont aspirés des vedettes et des médias, totalement impuissants face à cette utilisation de leur image.

Et c’est bel et bien de l’impuissance que nous ressentons à La Presse, même si nous ne sommes pas dépourvus de ressources. Notre équipe d’avocats travaille depuis des mois pour faire disparaître ces statuts frauduleux.

En plus de l’envoi de deux mises en demeure officielles, nos avocats Patrick Bourbeau et Jean-François Demers ont échangé avec les représentants du service à la clientèle de Meta (tantôt une certaine Beulah, tantôt Ember)… et la lecture de ces échanges vous ferait dresser les cheveux sur la tête.

D’abord, les réponses de Meta suintent la déresponsabilisation la plus crasse. À chaque courriel reçu, la personne à l’autre bout des courriels répond qu’on n’a pas envoyé la bonne chose, la bonne image, le bon URL, et pousse ainsi le problème en avant.

Ensuite, le ping-pong de courriels (tous en anglais, bien sûr) s’étire sur des semaines et des semaines, sans mener nulle part.

Et enfin, la réponse finale envoyée par Facebook est ahurissante : « Merci de nous avoir contactés. Nous avons examiné votre rapport et il n’est pas certain que le contenu signalé porte atteinte à vos droits de marque. »

En ajoutant cet insultant point d’orgue : « Pour en savoir plus sur la propriété intellectuelle, veuillez consulter la section Propriété intellectuelle du Centre d’aide »…

Emoji tête qui explose :exploding_head:.

Peut-être vaudrait-il la peine de les poursuivre en justice après deux ans de démarches infructueuses, dites-vous ?

Pas si évident. Est-ce que nous souhaitons vraiment canaliser des sommes importantes vers une bataille juridique qui serait évidemment longue et très coûteuse ? Et ce, pour un résultat qui est loin d’être assuré ?

Imaginez si on lançait une poursuite contre Meta, l’une des entreprises les plus riches du monde, établie aux États-Unis, dans un contexte législatif qu’on sait terriblement favorable aux géants du web : on en aurait pour des années et des millions de dollars. Et une fois le jugement déposé, les fraudeurs n’auraient qu’à s’inventer d’autres faux sites, avec d’autres adresses, d’autres fraudes.

On touche ici à l’impunité totale des géants du web, dont on a une énième confirmation.

Une impunité renforcée par le fait qu’il n’y a que les États – et encore – qui sont capables de se battre avec eux.

Une impunité qui leur permet de regarder ailleurs quand il est question de désinformation et de fausses nouvelles, même si leurs plateformes en sont en grande partie responsables.

Une impunité, en plus, qui leur permet d’éliminer toute trace de nouvelles véridiques de leur plateforme, tout en se disant incapables de retirer ces fausses nouvelles qui augmentent la confusion… et leurs bénéfices, bien sûr.

Lisez l’article « Fausses nécrologies : des pièges à clics qui exploitent la mort » Lisez l’article « Facebook : stop aux médias, feu vert à leurs usurpateurs »

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