Industrie des médias et de l'information

Discussions et nouvelles des médias et de la transmission de l’information: financement, enjeux, fausses nouvelles, etc…

Comme je crois que le publisac est un enjeu important qui mérite son propre fil, j’ai ouvert ce fil de discussion en espérant rapatrier tous les commentaires et articles sur le sujet.

Voici un article de La Presse d’aujourd’hui:

Arrêt de la distribution du Publisac Quel sort aux circulaires papier des épiceries ?

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Avec l’arrêt de la distribution du Publisac à Montréal en mai 2023, plusieurs grandes enseignes réfléchissent à l’avenir du cahier publicitaire imprimé.

Les circulaires en papier des épiceries sont-elles en péril ? Avec l’arrêt de la distribution du Publisac à Montréal en mai 2023, annoncé par la mairesse Valérie Plante, les grandes enseignes réfléchissent à l’avenir du cahier publicitaire imprimé. Bien que « vertueuse », la décision de cesser sa distribution est « moralement suspecte », voire « méprisante », soutient un expert en publicité.

Publié à 5h00

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Nathaëlle Morissette

Nathaëlle Morissette La Presse

Les Montréalais qui souhaitent continuer à recevoir les circulaires sur le pas de leur porte pourront en faire la demande en apposant un autocollant sur leur boîte aux lettres. L’incertitude entoure toutefois la fin de la distribution du sachet publicitaire, puisque Transcontinental, qui imprime et distribue le Publisac, souhaite le faire livrer par Postes Canada.

Le climat actuel oblige malgré tout les enseignes à poursuivre une réflexion déjà amorcée, assure-t-on, sur l’avenir du papier. Metro, par exemple, a cessé de distribuer sa circulaire dans certains « quartiers urbains », notamment dans Villeray, à Montréal, où La Presse a constaté que le cahier de la chaîne québécoise ne se trouve plus dans le Publisac depuis quelques semaines. Celui de Jean Coutu, enseigne du groupe Metro, y figure toujours.

« Il y a plusieurs secteurs et magasins où nous avons déjà cessé la distribution de la circulaire papier, particulièrement dans des milieux urbains, explique la porte-parole Geneviève Grégoire. Notre approche est centrée sur le client selon sa consultation numérique ou papier. »

Nous évaluerons toutes les options possibles, qui peuvent aller jusqu’à l’arrêt de distribution de la circulaire papier et son remplacement par d’autres moyens, à évaluer par secteur/marché et par bannière. Notre réflexion s’appliquera pour tous les secteurs du Québec au moment opportun.

Geneviève Grégoire, porte-parole de Metro

Maxi, qui a abandonné sa circulaire papier une première fois en 1996, puis dans une seconde tentative en mai 2020 pour finalement renouer, du moins en partie, avec un cahier publicitaire imprimé, affirme « déployer de nombreux efforts pour rediriger la clientèle » vers sa version numérique « sans avoir totalement abandonné la circulaire papier à ce point-ci ».

« Nous avons amorcé un virage en faveur de la circulaire électronique il y a plusieurs mois », rappelle Johanne Héroux, directrice principale, affaires corporatives et communication, de Loblaw (Maxi, Provigo). « Nous sommes encore à explorer différents scénarios en vue de déterminer quelle sera la façon la plus efficace de rejoindre les consommateurs montréalais suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. »

Du côté d’IGA, il a été plus difficile de savoir si une réflexion sur la pertinence du papier avait été amorcée. « Montréal est un marché important tout comme les autres régions du Québec, et la circulaire papier et numérique reste un outil recherché par nos consommateurs », a indiqué la porte-parole Anne-Hélène Lavoie.

Pari risqué, décision « méprisante »

Ainsi, pour le moment, aucune chaîne de supermarchés ne semble prête à annoncer ses couleurs sur cette épineuse question.

« Dans un monde idéal, vous voudriez que tous les compétiteurs cessent en même temps que vous », souligne Christian Desîlets, professeur de publicité à l’Université Laval, ajoutant dans la foulée que la circulaire représente un outil de visibilité important. « Je les comprends d’être embêtés parce que c’est une opération vertueuse qui va peut-être se faire aux dépens de gens moins fortunés et moins éduqués, qui ne sont pas à l’aise avec la consultation en ligne.

« Si vous êtes de la classe moyenne ou supérieure, vous pouvez applaudir à ça en disant : “voilà, il était temps, on sauve des forêts”. » La réalité est tout autre pour les consommateurs qui ont besoin d’étaler devant eux sur la table de la cuisine les différents cahiers afin de mieux pouvoir comparer les prix, rappelle-t-il.

Selon lui, cette décision de cesser la distribution du Publisac est « presque méprisante » pour une certaine tranche de la population.

De penser que ces gens-là vont naviguer avec grande aise dans les circulaires en ligne, c’est loin d’être évident. On n’a pas l’air d’avoir eu une considération pour ça.

Christian Desilets, professeur de publicité à l’Université Laval

« Surtout en ce moment, où les prix des aliments flambent, la capacité des consommateurs de pouvoir comparer et de pouvoir établir leur menu en fonction des spéciaux va clairement être handicapée. Socialement, c’est très douteux. »

Myriam Brouard, professeure de marketing à l’Université d’Ottawa, croit elle aussi qu’il y a un risque à courir en cessant l’impression de la circulaire. Non seulement parce que nombre de consommateurs seront bousculés dans leurs habitudes, mais également parce que les enseignes perdront de la visibilité pouvant ensuite se traduire par une baisse des ventes.

Consultation papier vs numérique

Par ailleurs, M. Desîlets soutient de son côté que si la version papier existe toujours, c’est que le jeu en vaut la chandelle pour les détaillants en alimentation. « Si les bannières n’ont pas supprimé les circulaires par elles-mêmes, c’est parce qu’elles estiment que c’est rentable pour elles. Donc que c’est très consulté et très utilisé. Ça leur coûte très cher, les circulaires. Elles investissent de grosses sommes là-dedans. »

Or, selon Metro, à la lumière des données obtenues par l’enseigne cette année, la consultation de la circulaire sur des plateformes numériques surpasse celle du papier.

« La circulaire papier demeure la plus consultée, mais l’écart se rétrécit, que quelques points ne séparant les deux formats selon nos études, précise pour sa part Johanne Héroux, de Loblaw. Les résultats varient en fonction de données démographiques. Par exemple, les 18-34 ans privilégient la version en ligne, de même que les gens de la région de Montréal. »

Chose certaine, à la lumière des données fournies, l’entreprise reebee qui permet de consulter en ligne ou en téléchargeant une application la majorité des circulaires des épiceries, des quincailleries et des pharmacies gagne en popularité au Québec. Le nombre d’utilisateurs enregistrés chaque mois a augmenté de 16 % pour les périodes allant de janvier à septembre 2022 par rapport aux mêmes mois en 2021. En moyenne, reeebee attire près de 865 000 utilisateurs québécois chaque mois. D’ici la fin de l’année, l’entreprise prévoit atteindre le million, notamment en raison du Vendredi fou et du Cyberlundi.

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Texte intégral

La mort annoncée de la presse locale

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

« La presse locale est et doit demeurer un élément central d’une saine démocratie », écrit Andrew Mulé.

Alors que, depuis plusieurs jours, tous se renvoient la balle à propos de l’abolition du Publisac, on oublie souvent que ce ne sont pas uniquement des circulaires qui sont distribuées de cette manière, mais aussi les journaux locaux. Or, sans un mode de distribution abordable et sans aide publique concrète, nous risquons d’assister à la disparition prochaine et définitive de la presse locale.

Publié le 29 septembre

Andrew Mulé

ANDREW MULÉPRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MÉTRO MÉDIA, ÉDITEUR DU JOURNAL MÉTRO ET DE 22 JOURNAUX LOCAUX À MONTRÉAL ET À QUÉBEC

Souvent considérés comme la principale source d’information pour des millions de Québécoises et de Québécois, les hebdos locaux tels que les journaux de quartier fournissent une vitrine indispensable aux évènements, commerçants et organismes de leur communauté, petits et grands. Sans eux, bien des communautés dans lesquelles nous vivons perdraient leur dynamisme et leur attrait.

Bien que l’abolition du Publisac soit prévue pour mai 2023, l’annonce de la Ville a eu un effet immédiat qui a pris tout le monde par surprise.

Le Publisac a été tellement démonisé au cours des derniers mois que par association, certains clients ne désirent plus annoncer chez nous, entraînant ainsi une importante baisse de revenus aussi subite qu’imprévue.

Comme la très grande majorité de nos journaux sont distribués par le Publisac, on peut aisément imaginer l’impact.

Pour remédier à cette situation, nous pourrions nous tourner vers Postes Canada, et c’est d’ailleurs ce que nous faisons dans le secteur Verdun–L’Île-des-Sœurs dans le cadre d’un projet pilote. Cette option est toutefois beaucoup plus coûteuse que le Publisac et nous estimons qu’un passage complet vers Postes Canada occasionnerait des coûts supplémentaires de près de 2,5 millions de dollars par année, ce qui est énorme pour une petite entreprise comme la nôtre.

Coûteuse migration vers le numérique

Une autre solution réside dans une transformation complète vers le numérique, et c’est ce que Métro Média envisage de faire à plus ou moins brève échéance. Toutefois, un tel projet est extrêmement coûteux et rempli d’embûches. La disparition de notre principal mode de distribution actuel arrive donc trop tôt. La baisse de revenus qui découle directement d’une décision sur laquelle nous n’avons aucun contrôle nous empêchera de réaliser cette transformation qui représente l’avenir de nos publications.

Encore à ce jour, nous saluons la décision de la Ville de Montréal de vouloir abolir le Publisac – une décision qui fait l’unanimité d’un point de vue environnemental. Or, la mairesse Valérie Plante avait alors aussi annoncé en avril dernier que la Ville de Montréal allait mettre en place une forme de compensation qui aiderait les hebdos locaux à trouver d’autres méthodes de distribution. Cette aide allait permettre aux médias locaux, comme les nôtres, de survivre le temps de migrer vers un nouveau modèle d’affaires davantage orienté vers le numérique. Presque six mois se sont écoulés et la première ébauche de ce à quoi cette aide financière pourrait ressembler se fait encore attendre, alors que le temps presse.

Nous sommes donc aujourd’hui des victimes collatérales d’une décision qui a du sens du point de vue environnemental, mais dont les effets pervers avaient été sous-évalués.

Les dommages sont déjà visibles et nous avons déjà pris des décisions difficiles. D’autres suivront si rien n’est rapidement fait. La situation est à ce point critique que le secteur de la presse locale a besoin d’aide dès maintenant. Que ce soit par les mesures promises par la Ville de Montréal ou par un effort de la part des autres odres de gouvernement, cette aide est absolument nécessaire pour permettre à la presse locale de survivre.

Certains diront que cette situation fait partie d’une inévitable transformation de notre société et que les journaux sont chose du passé. Permettez-moi d’être en désaccord avec eux. La presse locale est et doit demeurer un élément central d’une saine démocratie et doit continuer à être le reflet de nos communautés. Oui, nous devons adapter nos manières de faire et nous le faisons. Mais sans aide, nous n’allons pas y arriver. Je pose donc la question : pouvons-nous courir le risque de voir un large pan de notre précieuse démocratie s’effondrer sous nos yeux ? Personnellement, je ne le crois pas et j’espère ne pas être le seul.

Les journaux locaux sont fragiles. Autant le Publisac est une relique du passé, autant il faut s’assurer de transitionner ces journaux vers un modèle soutenable à long terme. Simplement “passer au web” n’est pas une solution facile quand les GAFAM qui se ramassent la totalité ou quasi-totalité des revenus pour le contenu en ligne, et que ces journaux ont une portée hyperlocale.

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Avec l’interdiction de distribution des Publi-Sacs, la Ville lance un programme pour aider les journaux locaux

Communiqué de la Ville

Programme d’aide aux journaux locaux imprimés | La Ville de Montréal investit 2 M$ pour soutenir la presse locale

21 octobre 2022

Montréal, le 21 octobre 2022 - Le responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Rabouin, annonce la mise sur pied d’un programme ponctuel d’aide financière pour soutenir les journaux locaux imprimés. Consciente des importants défis auxquels l’industrie fait face dans un contexte où une révision de ses modèles d’affaires s’impose, la Ville de Montréal investira 2 M$ pour accompagner les journaux locaux imprimés dans cette nécessaire transition. L’administration reconnaît et valorise l’apport et la diversité des journaux locaux dans la vie démocratique de la métropole. Par conséquent, chaque journal local qui répond aux critères d’admissibilité recevra une aide financière forfaitaire de 85 000 $.

En amont de l’adoption de la réglementation portant sur la distribution des articles publicitaires, un dialogue a été ouvert avec les différents partenaires de l’industrie des journaux locaux, qui a mené à la création d’un comité aviseur. Cela a permis de jeter les bases du programme dévoilé aujourd’hui.

Critères d’admissibilités

Les propriétaires de journaux locaux imprimés pourront, dès le 1er décembre 2022, déposer une demande de subvention pour chaque journal local qu’ils produisent et qui répond aux critères suivants:

  • être le propriétaire ou l’occupant d’un immeuble situé sur le territoire de l’agglomération;

  • produire un journal local distribué aux portes de résidences sur le territoire de l’agglomération;

  • ayant un tirage d’au moins 3 000 copies par édition;

  • proposant un contenu rédigé par au moins un journaliste;

  • destiné exclusivement à informer la population d’un ou de plusieurs quartiers, arrondissements ou municipalités de l’agglomération de Montréal;

  • dont les éditions sont publiées périodiquement au moins six fois par année.

  • être constituée depuis au moins 12 mois avant l’entrée en vigueur du Règlement.

« Les journaux locaux sont des pierres d’assises de la vie démocratique, communautaire et commerciale à l’échelle des quartiers. Mais il faut aussi reconnaître que le virage numérique a profondément transformé la façon dont on s’informe. Cette transformation force l’industrie à revoir ses opérations et ses modèles d’affaires afin de trouver l’équilibre entre le numérique et l’imprimé. Le règlement sur la distribution d’articles publicitaires, qui est nécessaire d’un point de vue environnemental, a aussi un impact sur le mode de distribution de certains journaux. C’est en réponse à cette situation et aux recommandations du comité aviseur sur les journaux locaux que ce programme de soutien a été développé », a déclaré le responsable du développement économique au comité exécutif, Luc Rabouin.

L’investissement de la Ville de Montréal dans cette mesure économique est réalisé en vertu de l’entente Réflexe Montréal de 150 M$ intervenue avec le gouvernement du Québec.

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La Ville de Montréal accorde 2 millions pour soutenir les journaux locaux

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

« Nous croyons qu’avec ce soutien financier de deux millions de dollars, nos journaux locaux imprimés auront une bouffée d’oxygène », a affirmé Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal.

La Ville de Montréal a annoncé un programme d’aide ponctuelle pour les journaux imprimés, doté d’un financement de 2 millions de dollars.

Publié à 11h47

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Marc Tison

Marc Tison La Presse

« Dès le 1er décembre 2022, les propriétaires de journaux locaux imprimés pourront déposer une demande de subventions pour chaque journal local produit et qui répond à quelques critères », a indiqué en point de presse Luc Rabouin, responsable du développement économique et commercial au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Chaque journal qui répondra aux critères pourra recevoir une subvention non remboursable de 85 000 $.

« Un éditeur qui aurait plusieurs journaux locaux pourrait faire une demande par journal local », a précisé Luc Rabouin.

Pour être éligible à la subvention, l’éditeur doit être propriétaire ou occupant d’un immeuble situé dans l’agglomération montréalaise. Le journal local subventionné doit être distribué aux portes des résidants du territoire desservi. Il doit avoir un tirage d’au moins 3000 copies, être rédigé par au moins un journaliste de contenu, et être distribué au moins six fois par année « dans le but d’informer la population locale ».

« Nous croyons qu’avec ce soutien financier de deux millions de dollars, nos journaux locaux imprimés auront une bouffée d’oxygène, a affirmé Luc Rabouin. On sait que ça ne règle pas tous les problèmes, mais ça va leur donner de l’oxygène pour démarrer ou d’accélérer leur processus de transition vers des modèles d’affaires qui sont adaptés à la réalité d’aujourd’hui. »

Les problèmes auxquels il fait référence concernent notamment l’enjeu de la distribution au porte-à-porte des journaux locaux dans le Publisac.

Un règlement municipal adopté au printemps dernier stipule qu’à partir de mai 2023, la distribution des circulaires et autres publicités serait restreinte aux citoyens qui en exprimeront le désir. Transcontinental a fait savoir qu’elle ne pourrait poursuivre la distribution de son Publisac dans ces conditions. Postes Canada pourrait prendre la relève, mais à des tarifs plus élevés.

Avec cette annonce de subvention, la ville répond à une des trois recommandations du Comité aviseur sur les journaux locaux de la Ville de Montréal, dans son rapport rendu en janvier 2022.

Les deux autres demandaient la publication des avis publics et appels d’offres municipaux dans les journaux locaux et la création d’un cahier municipal d’informations civiques et commerciales qui serait glissé dans les journaux locaux.

« C’est la prochaine étape, c’est ce qui nous reste à faire, et on devrait, d’ici la fin de l’année, préciser nos plans là-dessus », a informé Luc Rabouin.

Andrew Mulé, président-directeur général de Metro Médias, publie 15 journaux locaux sur la vingtaine que la ville pense rejoindre avec ce programme.

« Je pense que c’est une belle première étape, a-t-il commenté. Ça montre vraiment leur bonne volonté de soutenir le journal local. » Cette subvention ne règle cependant pas son problème de distribution.

« Les coûts de Postes Canada restent quatre fois plus élevés que nos coûts actuels, dit-il. L’annonce d’aujourd’hui, c’est bon, mais il faut aussi regarder l’avenir. »

Un programme de publicité municipale dirigé vers les hebdos apporterait un soutien supplémentaire et à long terme, sans toutefois constituer l’unique solution.

« La question des journaux locaux est plus large que juste Montréal, a d’ailleurs reconnu Luc Rabouin. On espère aussi que les autres paliers de gouvernement vont prendre cette question-là sérieusement. »

« On a un nouveau ministre de la Culture et des Communications. On a bien hâte de pouvoir discuter avec lui. On a aussi commencé des représentations avec le gouvernement fédéral. On aimerait que le gouvernement puisse soutenir la distribution des journaux locaux avec un tarif préférentiel par Postes Canada. »

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Trancontinental Des Publisacs sans sac à Montréal

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Un règlement adopté par la Ville de Montréal interdira à partir du mois prochain la distribution de produits publicitaires emballés dans des sacs de plastique.

Les circulaires distribuées aux Montréalais par Transcontinental ne seront plus emballées dans un sac de plastique, a annoncé lundi Transcontinental.

Publié à 17h28

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Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

L’imprimeur et exploitant du Publisac – coincé dans une guerre d’usure avec la mairesse Valérie Plante – distribuera dorénavant son matériel publicitaire en cahier.

Le nouveau produit distribué sera « un mince cahier plié en quatre qui combine les circulaires de plusieurs détaillants en un seul imprimé d’un nombre de pages limité », indique Transcontinental dans un communiqué. Cette solution « réduira la quantité de papier des circulaires de près de 60 %, tandis que le plastique sera éliminé entièrement », continue l’entreprise.

Un règlement adopté par la Ville de Montréal interdira à partir du mois prochain la distribution de produits publicitaires emballés dans des sacs de plastique.

Le même règlement interdira aussi la distribution de circulaire sans le consentement des résidents – exprimé à travers l’application d’un autocollant. Transcontinental a toutefois prévu le coup et a confié aux facteurs de Postes Canada la distribution du Publisac dans certains quartiers. La société fédérale n’est pas légalement touchée par les réglements municipaux.

Trancontinental n’a pas immédiatement rappelé La Presse.

Interdiction des circulaires: Postes Canada continuera à livrer à Montréal

Un publisac dans une boite aux lettres. Photo: Josie Desmarais/Métro

Alexis Drapeau-Bordage

24 avril 2023 à 18h44 - Mis à jour 24 avril 2023 à 21h10 2 minutes de lecture

Alors que Montréal a adopté un règlement qui interdit la distribution d’articles publicitaires à partir du 17 mai, Poste-Canada affirme qu’elle continuera à livrer tout son courrier dans la métropole.

Affirmant être responsable de servir d’intermédiaire entre les Canadiens en livrant leur colis, le service postal affirme par communiqué prendre «ce rôle très au sérieux et ne porte pas de jugement sur la valeur du courrier livré».

Poste Canada invite ceux qui ne veulent pas recevoir de contenu publicitaire sans adresse à s’inscrire au programme Choix des consommateurs. Le règlement de la Ville, quant à lui, stipule que seuls ceux qui ont un autocollant d’adhésion volontaire sur leur boite aux lettres peuvent recevoir des circulaires.

Les emballages d’articles publicitaires composés de plastique, même compostables, seront interdits par la Ville.

En septembre dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait expliqué avoir contacté le président-directeur général de Postes Canada pour s’opposer à une entente qui permettrait la livraison des circulaires en porte-à-porte.

Le service postal rappel prendre de nombreuses mesures pour l’environnement, malgré leur souhait de continuer à distribuer. Il souligne entre autres son désir d’électrifier ses 14 000 véhicules de livraison d’ici 2040, d’être carboneutre pour 2050 et de collaborer avec les expéditeurs pour qu’ils utilisent de l’emballage plus responsable.

Montréal Un dépliant en papier remplacera le Publisac

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Le 17 mai est la date d’entrée en vigueur du nouveau règlement de la Ville de Montréal qui interdit la distribution d’articles publicitaires de porte en porte aux gens qui ne l’ont pas demandé.

Postes Canada distribuera un nouveau cahier publicitaire de Transcontinental sur le territoire de Montréal, en remplacement du Publisac, à partir du 15 mai, malgré l’opposition de la Ville, mais invite les citoyens à signaler leur refus s’ils n’en veulent pas.

Publié à 9h00

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Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

« La population et les entreprises montréalaises peuvent s’attendre à ce que Postes Canada continue de livrer tout leur courrier après le 17 mai 2023 », indique la société d’État, dans une « déclaration » diffusée lundi en fin de journée.

Le 17 mai est la date d’entrée en vigueur du nouveau règlement de la Ville de Montréal qui interdit la distribution d’articles publicitaires de porte en porte aux gens qui ne l’ont pas demandé.

L’emballage des dépliants publicitaires dans du plastique est également banni, ce qui a sonné le glas du Publisac dans la métropole.

Pour contourner le règlement municipal, Transcontinental s’est tourné vers Postes Canada pour distribuer à Montréal les publicités qu’il imprime. La société de la Couronne dit ne pas avoir à se conformer au règlement décrété par la Ville.

L’automne dernier, les facteurs ont distribué le Publisac pendant huit semaines, mais le poids du sachet publicitaire a entraîné une hausse des accidents de travail et des heures supplémentaires, ce qui a incité Postes Canada à mettre l’expérience sur pause.

« Ça a été catastrophique pour les travailleurs », souligne Alain Robitaille, président de la section montréalaise du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), qui n’avait pas encore été informé des modalités de distribution du nouveau produit publicitaire.

Fini le plastique

Transcontinental a dévoilé au début du mois ce qui remplacera le Publisac à Montréal : un mince cahier plié en quatre qui combine les circulaires de plusieurs détaillants en un seul imprimé d’un nombre de pages limité, sans emballage de plastique. Il sera complété par une plateforme numérique où les consommateurs pourront trouver des offres promotionnelles.

« La recherche démontre qu’une majorité des consommateurs continuent de se fier aux circulaires papier pour planifier leurs visites en magasin », soulignait alors Patrick Brayley, vice-président principal chez Transcontinental, dans un communiqué. « Les circulaires permettent aux Montréalais de lutter contre l’inflation avec des économies allant jusqu’à 1500 dollars par année. »

« Nous avons pris connaissance du nouveau dépliant que Transcontinental est en train d’élaborer. Le format respecte nos exigences et le dépliant sera livré », indique Philippe Legault, responsable des relations avec les médias de Postes Canada, dans une déclaration écrite.

Entorse à l’adhésion volontaire

Mais la société d’État invite ceux qui ne veulent pas de ce dépliant à l’indiquer sur leur boîte aux lettres, comme prévu par le programme Choix des consommateurs, qui permet d’éviter de recevoir du courrier publicitaire sans adresse. Postes Canada fera mieux connaître ce programme dans la région de Montréal, précise M. Legault.

« Pour ne plus recevoir de courrier publicitaire sans adresse, apposez une note sur votre boîte aux lettres indiquant que vous ne souhaitez pas en recevoir, de façon à ce qu’elle soit bien visible pour votre facteur ou factrice. Si votre courrier est livré à une boîte postale communautaire, à une boîte postale multiple ou à une case postale, placez la note sur le rebord intérieur de la porte », explique le site web de Postes Canada.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

En avril 2022, la mairesse de Montréal Valérie Plante annonçait un système à adhésion volontaire.

Le règlement municipal de Montréal prévoyait que les citoyens qui désirent recevoir des publicités apposent un autocollant sur leur boîte aux lettres (« opt-in »), alors que Postes Canada fait l’inverse (« opt-out »).

Le cabinet de la mairesse Valérie Plante a fait savoir son mécontentement à la suite de la décision de la société d’État. « La poursuite de la livraison du publipostage par Postes Canada bafoue la volonté fermement exprimée de la population montréalaise, qui souhaite l’arrivée du modèle visant la réduction du gaspillage, soit l’adhésion volontaire », indique l’attachée de presse de la mairesse, Catherine Cadotte, dans une déclaration écrite.

« Le modèle du statu quo proposé par Postes Canada date d’une autre époque et n’a pas réussi à empêcher la livraison de publipostage non sollicité. Si ce modèle avait fonctionné, la population montréalaise n’aurait pas eu à se mobiliser aussi fortement pour demander sa révision. Notre administration a mis en place un règlement clair et on s’attend qu’il soit respecté par tous, incluant Poste Canada, qui doit être un citoyen corporatif exemplaire. »

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Montréal Le Publisac bientôt remplacé par un cahier distribué par Postes Canada

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

TC Transcontinental, qui distribue depuis de nombreuses années le sac de plastique contenant des circulaires de marchands, dit avoir développé un produit de remplacement qui réduira la quantité de papier des circulaires de près de 60 %, tandis que le plastique sera éliminé entièrement.

(Montréal) La distribution du Publisac est sur le point de prendre fin aux portes des domiciles des citoyens de Montréal.

Publié à 6h39 Mis à jour à 6h39

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La Presse Canadienne

TC Transcontinental, qui distribue depuis de nombreuses années le sac de plastique contenant des circulaires de marchands, dit avoir développé un produit de remplacement qui réduira la quantité de papier des circulaires de près de 60 %, tandis que le plastique sera éliminé entièrement.

Il s’agit d’un mince cahier plié en quatre qui combine les circulaires de plusieurs détaillants en un seul imprimé d’un nombre de pages limité. Il sera complété par une plateforme numérique incluant une plus vaste gamme d’offres promotionnelles pour les consommateurs.

Le nouveau produit imprimé sera distribué à partir des prochains jours par Postes Canada.

Dans un communiqué publié le mois dernier, le vice-président principal, Prémédia, distribution et marketing sur le lieu de vente chez TC Transcontinental, Patrick Brayley, a affirmé qu’une majorité de consommateurs continuent de se fier aux circulaires en papier pour planifier leurs visites en magasin.

TC Transcontinental affirme que les circulaires imprimées sont recyclables et qu’aucun arbre n’est coupé pour fabriquer le papier journal, car il est fabriqué à partir de résidus des scieries. Le taux de récupération du papier journal est de 86 % et le papier récupéré est ensuite valorisé en nouveaux produits, d’ajouter l’entreprise multinationale basée à Montréal.

L’an dernier, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a affirmé qu’environ 800 000 circulaires et autres annonces non sollicitées se retrouvaient dans la ville chaque semaine, ce qui représentait plus de 41 millions de circulaires par année se retrouvant dans les dépôts de recyclage et les sites d’enfouissement.

Entreprise citée dans cette dépêche : TC Transcontinental (TSX : TCL. A TCL. B)

Des mensonges commandités par…

PHOTO DENIS CHARLET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

On sait depuis longtemps qu’on ne peut pas faire confiance aux géants du numérique pour s’autoréguler dans le but de limiter les tentatives de désinformation.


Alexandre Sirois
Alexandre Sirois La Presse

Il y a tout près de deux ans, Google a promis de prendre les grands moyens pour venir à bout des climatosceptiques qui désinforment sciemment les utilisateurs de ses plateformes.

Publié à 1h29 Mis à jour à 5h00

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L’entreprise a décidé d’interdire les publicités avec les contenus qui « contredisent le consensus scientifique bien établi autour de l’existence et des causes du changement climatique ». Y compris sur sa populaire plateforme YouTube.

Le problème, c’est que c’était… une promesse d’ivrogne.

Un récent rapport – rédigé notamment par des organisations environnementales – signale que des publicités accompagnent encore des vidéos sur YouTube qui assimilent les changements climatiques à un canular.

En somme, le géant du numérique continue d’inciter ses usagers à produire du contenu visant à désinformer l’ensemble des utilisateurs de la plateforme. YouTube, ne l’oublions pas, partage les revenus des publicités avec les créateurs des vidéos qui y sont associées.

Et ces usagers, qui s’enrichissent avec ce contenu mensonger, peuvent même s’ils le souhaitent utiliser l’argent ainsi obtenu pour propager encore plus de fausses informations.

C’est scandaleux, mais en même temps, personne n’est tombé en bas de sa chaise en apprenant ça.

Parce qu’on sait depuis longtemps qu’on ne peut pas faire confiance aux géants du numérique pour s’autoréguler dans le but de limiter les tentatives de désinformation.

Leur modèle économique repose sur l’engagement des utilisateurs. Et au cœur du fonctionnement de ce qu’on appelle l’« économie de l’attention », on retrouve des contenus qui provoquent l’indignation, qui choquent, qui surprennent. Hélas, c’est très souvent le cas des fausses nouvelles.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, sur ces plateformes, ces nouvelles se propagent plus rapidement que les vraies.

Ajoutez à ça que les géants du numérique, contrairement aux médias traditionnels, ne font pas de l’intérêt public leur priorité, et vous obtenez la situation qui règne actuellement. Et qui perturbe le bon fonctionnement de nos démocraties libérales.

Notez par ailleurs qu’on n’a peut-être encore rien vu !

Les récents développements en intelligence artificielle sont renversants. Ils offrent de nombreux avantages. Mais le côté obscur de cette révolution ne doit pas être occulté. Parmi les dommages collatéraux, on se rend déjà compte qu’il est de plus en plus difficile de départager le vrai du faux.

Le robot conversationnel ChatGPT, par exemple, raconte souvent n’importe quoi de façon péremptoire. Il répond toujours à nos questions comme s’il nous disait la vérité… même lorsqu’il fabule.

La bonne nouvelle, c’est que plusieurs gouvernements en ont assez des ravages de la désinformation et cherchent activement des solutions.

À Ottawa, on est en train d’élaborer un projet de loi sur la sécurité en ligne (on parlait en 2021 de « haine en ligne » lorsqu’une première consultation publique a été lancée au sujet de cette législation, mais on a élargi l’angle d’approche).

On a formé l’an dernier un groupe consultatif d’experts sur la question et l’une de leurs séances portait sur la désinformation. C’est bon signe.

Le projet de loi devrait être rendu public sous peu. Il faut espérer qu’il fournira des pistes pour lutter contre la désinformation. La plupart des experts consultés par le gouvernement fédéral le souhaitent, d’ailleurs.

« Compte tenu de la gravité et de l’urgence des dommages causés par la désinformation, les experts ont fait valoir que la législation sur la sécurité en ligne devait prendre en compte la désinformation dans une certaine mesure », lit-on dans le résumé de la rencontre du groupe, coprésidé par le professeur Pierre Trudel, du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.

« Ces experts ont fait valoir qu’en n’incluant pas la désinformation dans l’approche, le gouvernement indiquerait qu’elle est moins importante que d’autres préjudices – une notion avec laquelle les experts sont largement en désaccord », a-t-on précisé.

Ils ont toutefois signalé, avec raison, que l’exercice serait délicat.

La même mise en garde a été lancée en France l’an dernier par la commission présidée par le sociologue Gérald Bronner, spécialiste du complotisme.

Si les élus à Ottawa légifèrent pour tenter de limiter la désinformation – et nous estimons qu’il est urgent de le faire –, ils devront être prudents.

Il faut trouver un moyen de mieux encadrer les géants du web, mais il importe de prendre conscience des risques que ça peut poser pour certains droits fondamentaux, à commencer par la liberté d’expression. Le gouvernement ne doit pas, par exemple, tenter de « décider de ce qui est vrai ou faux en ligne », comme l’ont fait remarquer les experts canadiens.

En revanche, ces risques peuvent être mitigés. Alors que les dangers pour la démocratie qui découleraient du statu quo, eux, ne sont pas en voie de se résorber. Dans le contexte actuel, ils risquent fort, si nos élus n’agissent pas rapidement, de s’intensifier.

Découvrez l’avis du groupe d’experts sur la sécurité en ligne

Découvrez le rapport français Les lumières à l’ère numérique

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Transcontinental lance le remplaçant du Publisac

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Patrick Brayley, vice-président de TC Transcontinental, montrant le remplaçant à Montréal du Publisac, le raddar

L’imprimeur Transcontinental lance ces jours-ci un cahier de circulaires publicitaires, baptisé raddar, qui remplace son produit-vedette Publisac, dont la distribution de porte à porte est désormais proscrite à Montréal et dans quelques villes en périphérie de la métropole.

Publié à 1h43 Mis à jour à 6h00

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Martin Vallières
Martin Vallières La Presse

Ce lancement du cahier publicitaire raddar survient au terme de quelques trimestres de développement chez Transcontinental et sa filiale d’édition Prémédia, en consultation avec les principaux annonceurs du Publisac.

Transcontinental a aussi fait appel à la collaboration de Postes Canada, dont les facteurs et les livreurs feront la distribution du raddar avec le courrier ordinaire dans les boîtes postales à Montréal et à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Dans le cas du Publisac, qui demeure permis presque partout ailleurs au Québec, la distribution de porte à porte continue d’être faite par d’autres entreprises que Postes Canada.

Le résultat de ce développement collaboratif : le nouveau raddar de Transcontinental se présente dans les boîtes aux lettres sous forme de petit journal plié de 32 pages de circulaires de taille uniforme, au lieu d’un Publisac en plastique rempli de circulaires de formats disparates qui était déposé en porte-à-porte.

De l’avis des dirigeants de Transcontinental, le développement du raddar en remplacement du Publisac permet de satisfaire la demande persistante de publicité par cahiers parmi les détaillants et les consommateurs, mais aussi de réduire de près de 60 % la quantité de papier et d’éliminer les sacs en plastique.

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« Le développement de raddar constitue une innovation marquante dans le marché des circulaires publicitaires, en plus de représenter un gain environnemental. Nous sommes aussi fiers de lancer à Montréal un produit publicitaire de remplacement du Publisac qui soit aussi original et rafraîchissant », a indiqué Patrick Brayley, vice-président principal en distribution et marketing de la division « Imprimeries Transcontinental » du groupe montréalais, qui fait aussi dans la conception et l’impression d’emballages alimentaires.

M. Brayley a fait ce commentaire lors d’une récente visite de La Presse à la principale usine d’impression de circulaires et de journaux de Transcontinental dans la région de Montréal.

C’est de cette usine d’impression située dans un parc industriel de l’arrondissement d’Anjou, dans l’est de l’île de Montréal, que sortent les quelque 725 000 exemplaires hebdomadaires du nouveau raddar.

Comme l’était le Publisac auparavant, le contenu du raddar peut être ajusté en 22 versions locales de quartier ou d’arrondissement sur le territoire de la ville de Montréal.

De cette façon, explique Patrick Brayley, Transcontinental peut continuer d’offrir l’accessibilité à son raddar aux commerçants locaux qui souhaitent s’annoncer dans le marché cible de quartier, mais sans avoir besoin ni les moyens de préparer leur propre circulaire publicitaire.

« Le cahier raddar est limité à 32 pages de circulaires, et chaque annonceur est limité à 4 pages par numéro. Ainsi, selon l’achalandage des annonceurs d’une semaine à l’autre, ça nous permet de proposer aux commerçants locaux de regrouper leurs petites circulaires dans des portions de pages du raddar qui est distribué dans leur quartier. »

Par ailleurs, souligne M. Brayley, Transcontinental a ajouté un portail internet raddar.ca à son nouveau cahier de circulaires publicitaires.

L’ajout de cette formule « hybride » vise à offrir à ses clients annonceurs la possibilité de bonifier leurs circulaires en version papier par une connexion vers une version en ligne plus complète et accessible par un appareil portable.

Vice déclare faillite
Il me semble qu’il n’y avait plus bcp de contenu canadien depuis la fermeture des bureaux à Montréal

Vice Media se place sous la protection de la loi sur les faillites


PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Vice a déclaré lundi avoir accepté de vendre ses actifs à un consortium de prêteurs — Fortress Investment Group, Soros Fund Management et Monroe Capital — en échange de 225 millions US de crédit. D’autres parties pourront également soumettre des offres.

(New York) Vice Media dépose une demande de protection en vertu du chapitre 11 de la Loi sur les faillites des États-Unis, la dernière entreprise de médias numériques à faiblir après une ascension fulgurante.

Publié à 8h48
ASSOCIATED PRESS

Vice a déclaré lundi avoir accepté de vendre ses actifs à un consortium de prêteurs — Fortress Investment Group, Soros Fund Management et Monroe Capital — en échange de 225 millions US de crédit. D’autres parties pourront également soumettre des offres.

Cette annonce survient quelques semaines seulement après que la société eut annoncé qu’elle annulait son émission phare « Vice News Tonight » au cours d’une vague de licenciements — qui devait toucher plus de 100 employés sur les 1500 de l’entreprise, selon le Wall Street Journal. La société a également déclaré qu’elle mettrait fin à sa marque Vice World News, faisant de Vice News sa seule marque au monde.

Plusieurs autres médias ont annoncé des fermetures et des licenciements dans les derniers mois, dont Gannett, NPR et The Washington Post. En avril, BuzzFeed a déclaré qu’il fermerait son média numérique BuzzFeed News, dans le cadre d’une campagne de réduction de coûts menée par sa société mère.

La publicité numérique a chuté cette année, réduisant la rentabilité des grandes entreprises technologiques, de Google à Facebook.

Les racines de Vice Media remontent à 1994, avec le lancement du magazine punk original de Vice à Montréal. Vice a rapidement déménagé à New York et s’est transformé en une entreprise de médias mondiale.

Au fil des ans, Vice a développé une réputation de journalisme direct, qui couvrait des histoires audacieuses à travers le monde. Les actifs de la société de médias comprennent également la production cinématographique et télévisuelle, une agence de marketing interne et des marques telles que Refinery 29 et Unbothered.

La société a eu du mal à redresser ses bénéfices ces dernières années. Pendant sa crise financière, Vice a obtenu 30 millions US de financement par emprunt auprès du Fortress Investment Group en février, a rapporté le Wall Street Journal.

En 2017, Vice était évalué à 5,7 milliards US. Maintenant, cependant, la plupart des experts estiment que l’entreprise ne vaut qu’une fraction de cela, selon ce qu’a indiqué le New York Times plus tôt ce mois-ci.

Les codirigeants, Bruce Dixon et Hozefa Lokhandwala, ont déclaré que le processus de vente renforcera l’entreprise et la positionnera pour une croissance à long terme, « préservant ainsi le type de journalisme authentique et de création de contenu qui fait de VICE une marque de confiance pour les jeunes et un tel partenaire précieux des marques, agences et plateformes. »

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Un rapport révèle la baisse de confiance du public envers les médias d’information

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Selon le rapport de recherche réalisé par les professeurs Marc-François Bernier, de l’Université d’Ottawa, et Marie-Eve Carignan, de l’Université de Sherbrooke, le tiers des répondants seulement croit que les journalistes servent avant tout l’intérêt public, un autre tiers estime plutôt qu’ils servent d’abord l’intérêt de leur entreprise ou leur propre intérêt et l’autre tiers croit qu’ils servent ces trois intérêts.

(Montréal) Il y aura fort à faire pour rétablir la confiance du public envers les médias d’information.

Publié à 17h57 Mis à jour à 17h57

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Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

Un rapport de recherche réalisé par les professeurs Marc-François Bernier, de l’Université d’Ottawa, et Marie-Eve Carignan, de l’Université de Sherbrooke, fait état d’un recul significatif de la confiance des citoyens envers les médias d’information québécois, leur crédibilité et celle de leurs journalistes, lorsque comparé aux résultats d’une enquête similaire menée en 2013.

Le public ne manque pas de contradictions. Ainsi, les trois quarts (76 %) des répondants disent trouver l’information à laquelle ils font le plus confiance dans les médias traditionnels, toutes plateformes confondues. Pourtant, seulement la moitié d’entre eux (50,5 % à 51 %) croient que les choses se sont passées « à peu près » comme le racontent la télé, la radio et les journaux. Pire encore, seulement 11 % à 15 % des répondants, selon le média, croient que les choses « se sont passées vraiment » comme le racontent ces trois médias. Il s’agit là de chutes combinées totalisant entre 17 et 18 points de pourcentage par rapport à 2013.

Les autres pensent qu’il y a « pas mal de différence » avec la réalité ou que « ça ne s’est pas passé du tout » comme on le raconte, des pourcentages en hausse, mais pas autant que la proportion de ceux qui ne savent pas ou ne consultent pas les nouvelles. Ces résultats sont encore plus faibles pour internet.

Fabricants de fausses nouvelles

Curieusement, si les trois quarts de la population s’informent aux médias traditionnels, près de la moitié (45 %) croit qu’il « arrive parfois ou souvent que les journalistes contribuent à créer et à diffuser de fausses nouvelles », le déficit de crédibilité étant le plus grand chez les répondants qui s’identifient au Parti conservateur du Québec. La proportion est quasi identique (47 %) chez ceux qui croient que c’est rarement ou jamais le cas.

Bien qu’une majorité de répondants qui connaissent un sujet traité par les médias estiment que les journalistes font preuve d’exactitude, cette majorité est bien mince, à 54 %.

La division de la population est presque parfaite quand vient le temps d’évaluer l’indépendance des journalistes face aux partis et au pouvoir politiques. Un tiers n’y croit pas, un tiers y croit et un tiers ne le sait pas. Dans la même veine, plus de 40 % estiment que le financement public des médias « incite les journalistes à être moins critiques des gouvernements », alors que 38 % estiment que « cela n’a aucune influence sur le travail des journalistes ». Là aussi la division est presque parfaite si on fait abstraction de ceux qui ne se prononcent pas. Fait à noter, dans les deux cas il s’agit de chutes importantes par rapport à 2013, où 54 % les estimaient indépendants du politique. La question de l’aide financière ne s’appliquait pas à cette époque.

Au service de qui ?

Le tiers des répondants seulement croit que les journalistes servent avant tout l’intérêt public, un autre tiers estime plutôt qu’ils servent d’abord l’intérêt de leur entreprise ou leur propre intérêt et l’autre tiers croit qu’ils servent ces trois intérêts. Fait à noter, Québecor est pointé du doigt par le public à cet égard alors que 43 % des répondants estiment qu’elle est l’entreprise qui utilise le plus ses journalistes pour « servir les intérêts politiques ou économiques de ses dirigeants ». Radio-Canada vient loin derrière en deuxième place dans cette évaluation, avec 15 %, toutes les autres entreprises médiatiques récoltant des pourcentages insignifiants à cet égard.

Pourtant, Québecor ne se classe pas mal du tout en termes de crédibilité comparative. Bien que les médias de Radio-Canada remportent la palme avec 37 % des répondants lui accordant la plus grande qualité de l’information, ceux de Québecor se maintiennent en deuxième position avec la faveur de 20 % des répondants, suivis de La Presse (10,7 %) et du Devoir (4,8 %), une hiérarchie qui demeure inchangée depuis plus d’une dizaine d’années.

Sur une base individuelle, plus de 70 % des répondants estiment que les journalistes sont « souvent ou parfois » influencés par leurs préférences politiques dans la façon dont ils rapportent les nouvelles. Pourtant, quand on leur pose une question similaire sur les médias d’information dans leur ensemble, 44 % des répondants estiment que ceux-ci sont bien équilibrés, alors qu’un sur sept (15 %) les trouve trop à gauche et un sur huit (11,8 %) trop à droite. Près du tiers ne se sont pas prononcés.

Un chien de garde insatisfaisant

Quant à la discipline respectée ou à imposer aux médias, l’insatisfaction du grand public est palpable à l’occasion du 50e anniversaire du Conseil de presse du Québec (CPQ), le tribunal d’honneur mal aimé et malmené de la profession.

Seulement un répondant sur quatre (26 %) croit que le CPQ, dont le pouvoir est limité à la sanction morale, soit le dispositif adéquat pour assurer que les journalistes respectent l’éthique et la déontologie liées à leur métier. Néanmoins, la moitié des gens croient que les médias « accordent de l’importance aux plaintes et aux reproches du public », contre 27 % qui croient le contraire. Par contre, 41 % croient que les médias essaient de cacher leurs erreurs, contre moins de 36 % qui pensent au contraire qu’ils acceptent de les reconnaître.

Le rapport repose sur une consultation en ligne de la firme Léger menée en avril dernier auprès de 1538 répondants, enquête d’opinion avec un échantillon non probabiliste qui ne permet pas d’établir une marge d’erreur. Il a été présenté à l’occasion de la première édition du Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, et pour les 50 ans du Conseil de presse du Québec.

Blocage des nouvelles canadiennes par Meta Québecor retire toutes ses publicités de Facebook et Instagram

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

« En raison des actions de Meta qui refuse catégoriquement de s’engager à négocier, Québecor annonce qu’elle retire dès maintenant, et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les investissements publicitaires de ses filiales et de ses unités d’affaires sur les plateformes Facebook et Instagram », a annoncé l’entreprise.

(Montréal) Québecor retire dès maintenant toutes ses publicités des plateformes de Meta, Facebook et Instagram, pour protester contre les moyens de pression du géant de la technologie.

Publié à 7h15

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La Presse Canadienne

Dans la foulée de l’adoption de la Loi sur les nouvelles en ligne à Ottawa, Meta a décidé de bloquer tout le contenu journalistique canadien sur ses plateformes.

Dans un communiqué transmis mercredi matin, Québecor dit qu’un tel comportement « ne peut être toléré ».

« En raison des actions de Meta qui refuse catégoriquement de s’engager à négocier, Québecor annonce qu’elle retire dès maintenant, et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les investissements publicitaires de ses filiales et de ses unités d’affaires sur les plateformes Facebook et Instagram », a annoncé l’entreprise.

Québecor ajoute que la décision de Meta « allait à l’encontre de toutes valeurs éthiques de n’importe quelle société croyant à l’importance d’avoir accès à un contenu fiable et de qualité, nécessaire à une saine démocratie. »

Québecor incite par ailleurs les autres entreprises, gouvernements et institutions à lui emboîter le pas.

Meta n’est pas la seule entreprise technologique à avoir réagi à l’adoption de la loi du gouvernement Trudeau. Google, un autre géant visé par la pièce législative, a sévi de son côté en retirant les liens des nouvelles de son moteur de recherche.

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Quelque chose que j’ai remarqué, c’est que Google semble avoir retiré que les nouvelles canadiennes anglophone?

Si on recherche “Wild fire Canada” seulement des sites de nouvelle américains ou des sites pas de nouvelle.

Alors que si on recherche “feu de forêt Canada”, Radio-can, TVA, devoir, la presse, ils sortent toutes

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Le gouvernement canadien, le gouvernement du Québec, la ville de Montréal, Longueuil et Québec ont décidé d’arrêter leurs publicités sur Meta. Du côté des médias, La Presse, Quebecor et Cegeco ont aussi arrêté.

Je ne sais pas si ça va faire une différence pour Meta, pour eux le Canada n’est qu’un exemple pour d’autres marchés plus imposants qui veulent passer des lois similaires.


Opinion tangentielle, ce serait intéressant si nos instances publiques faisaient une réorientation de la façon qu’ils diffusent l’information. Les arrondissements sont plus actifs sur les réseaux sociaux que sur leur page web. Les fils d’actualité de la ville ne sont plus accessibles par RSS. De nombreux services d’urgence font des annonces pas mal juste sur Twitter, qui a récemment fermé la possibilité de voir le contenu aux gens non-connectés, démontrant que c’est une très mauvaise dépendance à ce service. Si on veut suivre des avis ou des opinions quand même importantes pour nos élus, il faut aller sur des réseaux sociaux privés, dont plusieurs en ce moment sont pas mal en train de s’auto-digérer.

je ne dis pas que nos instances publiques doivent abandonner les gros réseaux sociaux pour communiquer de l’information; ceux-ci sont importants et rejoignent beaucoup de gens. Mais il devrait toujours avoir une alternative sous notre contrôle, ouverte, complètement accessible, et respectueuse de la vie privée.

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La Ville de Montréal aussi suspend ses publicitiés sur Meta

Nous avons décidé de suspendre toute publicité de la Ville de Montréal sur Facebook en solidarité avec les médias.

Le refus de Meta de partager l’information journalistique est très préoccupant. L’accès à des informations vérifiées et de qualité est essentiel.

Source : Twitter de la mairesse

J’aime bien cette mobilisation, c’est la preuve qu’on peut travailler ensemble mais aussi qu’il y a une certaine force derrière le message. Et il était temps. D’ailleurs, à la base, je suis contre le fait que des gouvernements achètent de la publicité sur la plupart de ces sites. L’argent des citoyens n’a pas à financé des corporations gigantesques qui sont basées ailleurs.

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