Je trouve ça drôle qu’on parle de la Russie alors que les États-Unis et ses milliardaires essaient activement de faire dérailler toutes nos élections. Leur influence est largement plus forte.
ou les Néerlandais ![]()
Reportage des Décrypteurs de Radio-Canada et de Visual Investigations de CBC
Exposing fake Canadians pushing to join the U.S. | Visual investigations
Who is behind YouTube videos with millions of views saying parts of Canada should join the U.S.? CBC News’ visual investigations team and Radio-Canada’s Décrypteurs find the truth about YouTube channels with names like The Canadian Politician pushing Alberta separatism that a recent report says are full of misleading and false information. We go down the rabbit hole and uncover the web of hired actors and ‘faceless’ creators who live overseas that are publishing this content to make a profit.
Read the full investigation: https://www.cbc.ca/news/canada/alberta-separatist-youtube-channels-netherlands-9.7174719
Tu as raison de mentionner qu’il y a une différence entre être propriétaire, même en partie, d’un journal et d’être un donateur d’un journal transformé en OBNL. En principe, le fait d’être donnateur ne donne aucun droit d’influence sur la salle de rédaction. Il y a quand même un lien d’influence indirecte, un peu comme avec les publicitaires qui achètent des annonces. Cette influence est souvent niée par les chefs de pupitres et éditeurs, mais on peut l’apercevoir en analysant plusieurs articles. Par exemple, elle se manifeste par le fait que les journaux remettent rarement en question l’utilisation de l’auto perso parce que les fabricants d’automobiles sont de grands payeurs de publicité. Même chose pour le monopole des banques Canadiennes (the big five), qui est très rarement remis en question.
J’aimerais quand même ça qu’on ait des médias plus mainstream qui critiquent la séparation éditoriale des médias Québécois/Canadien comme les autres pays le font. Il me semble que ça donnerait un coup de santé à nos nouvelles. Je sais qu’ici on n’aime moins la critique constructive par contre.
Si les donateurs sont problématiques, si les publicités sont problématiques, si les dons gouvernementaux sont problématiques (par extension, c’est le même argument), et si le principe utilisateur-payeur ne fonctionne simplement pas, on vient dans une situation où le journalisme professionnel ne peut plus exister.
Il y aura toujours une question de confiance dans la séparation des affaires et une salle de rédaction. Toutes les salles de rédaction dont j’ai entendu parler font cette séparation.
Mais si nous pensons que cette séparation est impossible et l’influence inévitable, le journalisme ne peut pas exister, faute de revenu.
Je ne pense pas que l’on peut arriver à la conclusion que les journaux censurent des sujets simplement parce que des domaines spécialisés, qui seront souvent nichés dans des médias d’information, ne sont pas assez populaires à notre goût (c’est un peu un biais du lecteur en fonction de ses propres intérêts).
Et l’aspect humain est toujours évacué. Je connais de nombreux journalistes dans les grandes rédactions du Québec, et ils n’ont jamais connu de telles commandes, ou des refus de sujets. Je ne comprends pas comment cela pourrait passer sous silence, de toute façon. Ce serait simplement scandaleux, parce que ces gens n’ont pas moins d’éthique.
Cette censure fonctionnerait un peu mal, étant donné qu’il y a quand même un bon nombre de chroniques assez critiques de la possession de voitures solos, dans une optique d’urbanisme et de finances personnelles, par exemple. À côté des pubs pour SUV de Nissan.
Ce qui serait intéressant dans le débat, ce serait un véritable audit des mesures de séparation, et d’être capable de pointer de véritables cas d’ingérences, ainsi que de proposer des solutions pour des situations prouvées. On tente plutôt de décerner des lignes éditoriales et d’y appliquer des théories menant à de l’ingérence. Corrélation et causalité. ![]()
Ces cas d’ingérence existent d’ailleurs, dans les plus petits médias. On a été capable de les trouver, de les dénoncer, et de comprendre pourquoi. Sans cette preuve, on tourne des concepts (intéressants et légitimes) en accusation, par défaut.
Bref, on saute une étape pour offrir des critiques constructives, à mon avis. Mais je suis toujours pleinement en accord qu’une analyse des médias et de leurs problèmes est essentielle, dans une démocratie libre.
AJOUT
Quelques angles que j’aimerais bien qu’on analyse au Québec pour nos médias, juste pour la jasette: la diversité des opinions dans les chroniqueurs d’une même plateforme, la pertinence de certains chroniqueurs (point de vue intérêt public et impartialité), la rigueur de travail journalistique de ceux-ci, le journalisme spécialisé pour aborder certains sujets pointus, et l’éducation générale face à l’information.
L’Observatoire de la liberté d’expression de l’UQAC vient de publier premier son rapport annuel sur les médias
https://www.uqac.ca/libobs/portrait-annuel/
L’Observatoire de la liberté d’expression publie ici son premier Portrait annuel de la liberté d’expression dans les médias du Québec et du Canada. Ce portrait est le fruit de trois années de recherche et de développement d’un système d’analyse des contenus médiatiques visant à recenser et analyser les articles relatifs à la liberté d’expression.
Cette infrastructure de recherche collecte et traite en temps réel la production médiatique canadienne (hors médias sociaux), en mobilisant des outils de traitement automatique du langage, d’intelligence artificielle et de visualisation de données pour catégoriser les articles, extraire des entités sémantiques et détecter les tendances. Elle se distingue par sa double vocation académique et grand public.
Quelques graphiques intéressants
Trump fait qu’on parle bcp plus de la droite dans les médias
Dans le 3e graphique, en enlevant les chefs d’état, de gouvernement ou des partis d’opposition, les personnes de droite ont bien plus d 'exposure que celles de gauche
J’ai l’impression qu’on focus énormément sur la Russie et la Chine, mais bien honnêtement, j’ai bien plus de griefs avec les États-Unis qu’avec ces pays actuellement. Je n’aime aucun des trois en réalité, mais les États-Unis sont la menace la plus forte à notre démocratie, notre climat social et nos médias selon moi.
Un autre ajout dans cette analyse cruciale :
La prépondérance des articles d’opinions dans nos médias qui occultent souvent les articles journalistiques plus factuels. Depuis plusieurs années, les sections de chroniques et d’opinions sont vraiment devenues presque plus importantes sur les pages web des médias. Est-ce vraiment souhaitable d’avoir autant d’opinions données par quelques personnes seulement ? Souvent avec une ligne éditoriale très marquée comme dans le Journal de Montréal et de Québec.
C’est tellement intéressant!
Deux constats :
-
On parle beaucoup trop des États-Unis, et c’est devenu assez pesant. Je comprends qu’ils soient notre voisin le plus proche, mais beaucoup de nouvelles à leur sujet ne sont pas vraiment pertinentes pour nous, Canadiens. Les nouvelles devraient principalement se concentrer sur les questions qui ont un impact direct sur nos vies ici, au pays.
-
On voit clairement que la droite occupe un espace très important, encore plus l’extrême droite qui est un grand pourcentage de la couverture sur la droite conservatrice. On peut en tirer plusieurs conclusions. De quelle façon l’Observatoire de la liberté d’expression de l’UQAC catégorise-t-il l’axe Gauche-Droite, parce que depuis quand la Gauche et le Libéralisme progressiste sont-elles la même chose au Canada ? La Gauche n’inclut pas le libéralisme alors je doute de cette catégorisation. Ensuite, quels sont les impacts de cette couverture plus importante ? Quelle est la proportion d’articles plutôt positifs vs négatifs dans cette couverture sur la droite conservatrice et la « gauche libérale progressiste » ?
En tout cas, voilà
Ce n’est pas le même argument, je ne l’ai pas fait justement. Le gouvernement donne de l’argent à tout le monde qui rempli certains critères sans demande de rien en retour (au Canada du moins). D’ailleurs, les médias critiquent allègrement le gouvernement justement sans aucune rétribution.
Pour les donnateurs, c’est aussi plus complexe. Par exemple: même si louable, La Presse déclare elle-même avoir reçu un don pour couvrir davantage l’environnement de la part de la famille Trottier dans son rapport de 2025:
Fondation familiale Trottier, don de 76 000 $ pour la bonification de notre couverture journalistique en environnement
En plus, de ce petit hic, le journal ne divulgue pas son conflit potentiel d’intérèt dans l’article lèche-botte sur Claire Trottier qui dirige la fondation.
et mon préféré (ils ont donné à plusieurs journaux, d’après moi, c’est une manière de faire du PR) :
Amazon Web Services, don en services de 106 071,23 $
Ces dons devraient être déclarés en apparence de conflits d’intérêt en bas de page quand La Presse fait des articles à propos d’Amazon ou la famille Trottier avec une autre bouillis pour chat à propos de l’indépendance journalistique. Pourtant, ils ne le font pas. De plus, ils n’ont pas de comité d’éthique ou d’ombusman comme L’association Canadienne des Journalistes le recommande.. (Je l’ai cherché sur leur site et je n’ai rien vu).
Est-ce que ces dons sont super nécéssaires? Apparement, non parce que La Presse dégage un gros revenu et pourrait se passer de la majorité des dons, toujours d’après leur rapport.
L’influence des donateurs, des propriétaires et des annonceurs dans les médias de masse est enseignée en Communications 101. C’est là-dedans que j’ai étudié. Des fois, je prends des principes pour acquis et je ne pense pas avoir à expliquer parce que plusieurs personnes de mon entourage baignent là-dedans aussi. Justement, j’ai fait une section lecture avec des extraits de textes fondateurs sur lesquels je me base. Si jamais ça intéresse quelqu’un.
Section lecture
Voici quelque extraits à ce propos de Manifacturing Consent de Noam Chomsky (avant qu’il se retrouve dans les Dossiers Epstein) et Edward S. Herman:
In short, the mass media are interested in attracting audiences with buying power, not audiences per se; it is affluent audiences that spark advertiser interest […]
The power of advertisers over television programming stems from the simple fact that they buy and pay for the programs—they are the “patrons” who provide the media subsidy. As such, the media compete for their patronage, developing specialized staff to solicit advertisers and necessarily having to explain how their programs serve advertisers’ needs. The choices of these patrons greatly affect the welfare of the media, and the patrons become what William Evan calls “normative reference organizations,” whose requirements and demands the media must accommodate if they are to succeed. (p.76)
In addition to discrimination against unfriendly media institutions, advertisers also choose selectively among programs on the basis of their own principles. With rare exceptions these are culturally and politically conservative. Large corporate advertisers on television will rarely sponsor programs that engage in serious criticisms of corporate activities, such as the problem of environmental degradation, the workings of the military-industrial complex, or corporate support of and benefits from Third World tyrannies. (p.77)
En gros, il dit que pour recevoir un financement, les médias ont tendance à adapter leurs contenus pour cultiver un environement favorable aux annonceurs quitte à mettre une croix sur des analyses plus profondes. C’est plus une forme d’auto-censure.
Autre extrait par rapport aux lignes éditoriales des journaux de nos jours dans The New Media Monopoly de Ben Bagdikian:
There is still far from universal recognition by owners of newspaper chains that their advantage over competing media is precisely the wide selection of subject matter capable of depth and detail that cannot be copied by other media. Furthermore, most newspapers still reflect in their sources and content the world as seen by leaders of corporate and public high offices. Seldom,if ever, do daily sections deal with continuing needs of ordinary American families, needs that differ from those of the people with whom publishers have lunch. […] (p.120)
Newspapers’ relatively detailed stories are still clustered around the center-right of politics because their news is mainly drawn from corporate life and major political leaders. It was not always this way, and the country’s politics showed it. As described in more detail later in this book, in the late nineteenth century, every American city of any size had half a dozen papers or more, and their politics both in editorials and news emphasis ranged from far left to far right and everything in between. By the early twenty-first century literally 99.9 percent of contemporary daily papers are a monopoly in their own cities. That is in sharp contrast to the newspaper scene in other industrialized countries. In London, for example, there are twelve daily papers; in Paris, thirty-three; in Tokyo, thirty-one. (p.121)
Il parle aussi des “sacred cows” comme des personne qui sont garanties de recevoir une bonne couverture médiatique qui font parti d’une certaine classe nanti versus le petit peuple qui reçoit peu d’attention:
But almost all news media have friends who are given preferential treatment in the news, who are immune to criticism, who can keep out embarrassing information, or who are guaranteed a positive image. In the newsrooms of America, these friends are called “sacred cows.” They frequently include the owner, the owner’s family and friends, major advertisers, and the owner’s political causes. Sacred cows in the news run the gamut from petunias to presidents. In one northeastern city the sacred cow is civic flowerbeds donated by the publisher’s spouse; in another city it is an order that any picture of Richard Nixon must show him smiling. (p.154)
(Je ne peux m’empêcher de penser à ma mention de la famille Trottier plus tôt, voici un exemple concret, non?)
Large classes of people are ignored in the news, are reported as exotic fads, or appear only at their worst—minorities, blue-collar workers, the lower middle class, the poor. They become publicized mainly when they are in spectacular accidents, go on strike, or are arrested. Other groups and institutions—government, schools, universities, and non-established political movements—are subjected to periodic criticism. Minor tribes like athletes, fashion designers, and actors receive routine praise. But since World War I hardly a mainstream American news medium has failed to grant its most favored treatment to corporate life. […]
There have also been ugliness and injustice in corporate wielding of power—bloody repressions of workers who tried to organize unions, corruption of government, theft of public franchises. But through it all, most of the mass media depicted corporate life as benevolent and patriotic. (p.154-155)
Sur l’influence éditoriale des annonceurs, il est encore plus cynique:
With billions in ads and more billions in product sales at stake, advertisers no longer leave the demographics of their ad carriers to rhetoric and speculation. They now insist on carefully audited subscription statistics and scientifically gathered audience data, with sophisticated computer analysis of exactly the kind of individual who is exposed to a particular kind of advertisement in a newspaper, magazine, or broadcast. And they are increasingly interested in the context of their ads in the medium—the surrounding articles in newspapers and magazines and the type of broadcast program in which their commercials are inserted. An ad for a sable fur coat next to an article on world starvation is not the most effective association for making a sale.
Thus, both the “quality” of an audience and the nonadvertising content around the ads have become dominant in the thinking of major advertisers. Not surprisingly, those factors have consequently become dominant in the thinking of owners of newspapers, magazines, and broadcast stations.
The president of Harte-Hanks Century Newspaper Group, owner of twenty-eight daily papers in the United States, said in 1980 that the company’s editors are losing what he called their “prejudices” about separating news content from the desire to reach advertisers’ model audience. “The traditional view has been for editors to focus only on the total circulation figures. Today we are seeing more editor emphasis on the quality of circulation.” (p.230-231)
Il n’avait pas d’intelligence artificielle digne de ce nom quand il a écrit ce livre. J’imagine que les annonceurs utilisent abondamment cette technologie de nos jours. L’auteur revient explicitement sur le lien des journaux contemporains et des annonceurs:
Newspapers are considered the most scrupulous of all the media subsidized by advertising. It had been a sacred edict in official newspaper ethics that church and state—news and advertising—are separate and that when there is any doubt each is clearly labeled. This is a relatively recent change. Thirty years ago it was common for newspapers to resist any news that offended a major advertiser. Department store fires, safety violations in stores, public health actions against restaurants that advertised, and lawsuits against car dealers seldom made their way into print. The average paper printed stories about some advertiser or prospective advertiser that were solely promotional propaganda. A standard fixture in almost every newspaper was the memorandum from the business office—B.O.M., or “business office must,” meaning that the news department was ordered to run a story for purposes of pleasing an advertiser.
Over the years, in most newspapers—but not all—those blatant corruptions of news had diminished. But censoring of information offensive to advertisers continues. News that might damage an advertiser generally must pass a higher threshold of drama and documentation than other kinds of news. But as more papers become properties of large media conglomerates where profit levels are dictated by Wall Street and distant CEOs, pressure has increased to subdue news that might offend important advertisers. More common in contemporary papers is the large quantity of “fluff” material that is not news in any real sense but is nonadvertising material supportive of advertisers. (p.246)
Voilà pour ma section Comms 101!
Il y a des soltuions prouvées dans le cas de La Presse. Comme je l’ai dit plus tôt une entité qui gère l’étique et la neutralité éditoriale qui est externe à la salle de rédaction serait un bon départ. La divulgation des potentiels conflits d’intérêts aiderait aussi à accentuer l’apparence de leur rigueur. Dans mes souhaits, j’aimerais des postes élus à la rédaction et au C.A. et une limite relativement basse sur les dons pour complètement enlever l’apparence de conflits d’intérêts et garantir une saine séparation des donnateurs, un peu comme pour les partis politiques. J’aimerais qu’ils soient plus transparent sur leur fonctionement. On n’est plus à l’âge où La Presse est une entreprise qui doit garder des secrets d’affaires, etc. Je pense avoir lu tous leur document, mais peut-être qu’ils ont d’autres bilans publics que je n’ai pas lu.
Pour ce qui est de l’application de la théorie et des analyse des biais de La Presse et la presse (hihi), je sais qu’il en a une bonne quantité sur Érudit, mais je suis un peu fatigué d’avoir cherché mes extraits pour la section lecture, et je sais que dans le cas de La Presse, plusieurs ont été faites pré-OBNL (et en plus il y a eu un bug qui m’a forcé à réécrire cette conclusion). En tout cas, je pense que ma section lecture adresse plusieurs de tes ajouts, si ça t’intéresse, biensûr.
Ajout: ah je l’ai retrouvé! J’avais déjà mentionné Dr Gingras qui étudiait justement ces influences éditoriales spécifiquement au Québec :
C’est hallucinant à quel point Trump aspire tout l’air dans l’espace médiatique. C’est vraiment anormal qu’on parle de lui de 3 à 4 fois plus que de notre propre premier ministre. On voit à quel point la méthode de propagande “flooding the zone” fonctionne.
Un organisme comme La Presse reçoit beaucoup plus d’argent du gouvernement, et ce financement est tributaire du bon vouloir de celui-ci, peu importe qui est en place. Il ne serait pas étonnant de voir un gouvernement conservateur couper ce financement (comme ils ont menacé Radio-Canada), et ça tiendrait beaucoup à leur perception vocale assez négative des médias. Ce financement n’existe que parce qu’un gouvernement croit en l’importance de la vitalité des médias. Lorsqu’on parle des possibles biais, je ne sais pas pourquoi celui-là serait écarté. Il me semble réel, et c’est une question d’éthique dans l’organisation que d’éviter cela.
Même si ce financement était moins problématique, il ne compenserait jamais la perte d’autres revenus. Et l’on viendrait à une situation où il n’y aurait que des médias d’État, et, bon, ici, je ne crois pas qu’on va débattre longtemps du fait que ça peut déraper, même si ce n’est pas une réalité au Canada. ![]()
En comparaison, pourquoi un journal (et le journaliste) risquerait-il sa réputation, sa crédibilité, et son intégrité pour un montant de don comparativement insignifiant en retour? Aucun don n’est essentiel, comme tu soulignes, et c’est encore plus vrai pris individuellement.
Je trouve intéressant que cette indépendance de sources de financement ne soit pas prise en compte dans la théorie, ça me semble une gestion du risque. Surtout lorsque des journaux locaux ont dû reculer sur des articles face aux pressions d’un annonceur majeur. L’absence d’autres sources de financement aurait probablement changé le calcul. On semble vouloir s’amputer d’une façon de se détacher des conflits d’intérêts existant pour une simple raison de survie.
Toutes les sources de financement me semblent risquées (je sais qu’on débat, mais je ne suis absolument pas en désaccord avec tous les risques que tu exposes), mais une diversité me semble réduire ce risque. Je sais que c’est la philosophie pour La Presse, en tout cas.
Est-ce qu’un “article lèche-botte” est réellement une commande? On parle d’une série de chroniques établie, en plusieurs publications, d’un concept de causerie avec des personnalités diverses. À l’opposé, est-ce que la chroniqueuse devrait aller à l’inverse, et refuser d’inviter une donatrice? Je ne sais pas personnellement, mais ça me semblerait être une influence directe dans le travail de la chroniqueuse, aussi.
C’est un peu le cœur de mon argumentaire. Si cette chronique est problématique, elle n’est pas à cause du don. Il y a une éthique journalistique à traiter impartialement un sujet, que ce soit le gouvernement, un annonceur, ou un donateur. La chronique serait problématique si une personne fait une commande à la chroniqueuse d’inviter cette donatrice, dans le cadre de cette série de chroniques, ou qu’elle s’est fait dire de donner un traitement favorable. Le don peut créer un risque, définitivement. Ça ne veut pas dire qu’il se concrétise.
Est-ce que cette preuve existe? J’ai pris la peine de lire tes textes (merci!), et c’est toujours à ça que je reviens. Je trouve que les risques exprimés sont légitimes, bien développés, et que c’est une réflexion essentielle, mais on ne cible pas la mécanique dans une salle de rédaction. Name and shame. Quel texte, qui a fait la commande, qui a exécuté la commande. Comme le concept de confiance est un peu indissociable du financement des médias (en ce moment), il faut savoir démontrer exactement où cette confiance a été rompue, pour formuler des critiques spécifiques. Que le traitement d’un texte puisse être problématique est une chose, mais un texte peut exister sous sa forme pour de nombreuses raisons.
J’aimerais aussi voir un avis de gens qui travaillent dans une salle de rédaction, sur le terrain.
C’est peut-être mon biais personnel qui me donne ce regard sur la chose (l’angle plus “publications scientifiques” avec une preuve appuyée), peut-être que je demande une preuve injuste, mais si l’on juge des gens, des journalistes, c’est ce que j’aimerais voir.
J’ai l’impression que bien des problèmes qui sont exprimés en regard des médias tiennent aussi de la chronique. Personnellement, je serais en accord que c’est un angle qui mérite plus d’attention et de critiques, pour diverses raisons. Je trouve que ça augmente aussi le risque de biais dans ces critiques, cependant. On parle d’opinion.
Je trouve très intéressantes tes suggestions, comme d’avoir une divulgation des conflits potentiels. Je ne sais pas si une divulgation directement sur des articles serait une bonne façon de le faire, mais une information accessible et claire sur les sources du financement, je pense que ce serait une belle transparence. Il me semble que le rôle d’un ombudsman ou même d’un comité d’éthique dédié pourrait facilement se retrouver dans un organisme comme le conseil de presse? On jase là, mais si je voulais basiquement faire le même genre de plainte que je ferais à un ombudsman ailleurs, mais pour un journal, j’irais déjà là. Peut-être qu’une adhésion à un organisme de surveillance indépendant devrait être obligatoire pour le statut de journalisme ![]()
Justement, mon chichottement vient plus du fait que La Presse n’est pas ouverte par-rapport à ce lien alors que dans le rapport 2025, on dit spécifiquement que cette famille de donateurs a fait une commande de couvrir davantage un sujet qui leur tient à cœur alors qu’elle aurait tout avantage à déclarer ce lien pour se montrer patte blanche.
Annectdote chapeau en aluminium: La Presse ne mentionne pas Amazon dans son article sur le palmarès des réputations de compagnie de Léger, alors que le JdM le fait pour dire qu’ils ont beaucoup baissé.
Je comprend ce que tu veux dire. Pourquoi les journalistes et les journaux auraient avantage à compromettre leur neutralité et leur crédibilité alors qu’ils ont monté une structure de financement qui ne dépend pas d’une source en particulier?
Pour répondre à la question, je ne pense pas qu’on peut légitimement demander à quelqu’un à l’emploi d’un grand journal en ce moment parce que ça compromettrait son lien avec son employeur et probablement sa possibilité de travailler dans un autre média (S/O à Rachel Gilmore!). Le mieux qu’on aurait, ce seraient des témoignages “off the record”.
Comme tu suggérais, tout ce qui reste, c’est une analyse systématique des articles. Ce que je trouve révélateur par-raport aux théories sur l’influences des médias, c’est que les points de vues exprimés dans La Presse suivent quand même ce que Chomsky, Herman et Bagdikian prédisent:
J’ai arrêté de lire la Presse quand je me suis rendu compte que leurs nouvelles se résument pas mal à ça. Moi-même je ne m’explique pas pourquoi un OBNL de l’information fonctionnerait comme une entreprise privée du point de vue éditorial, mais encore aujourd’hui, quand je lis La Presse, je trouve que les sujets abordés sont le sont très souvent du point de vu d’un leader politique de centre-droit. La chronique de Paul Journet sur le passage d’Alexandre Boulerice à QS suit aussi le modèle de Bagdikian; il parle de QS seulement d’un point de vue critique. Pour les nouvelles, c’est surtout quand il y a des manifestations et des grèves, La Presse prend souvent le point de vue des employeurs ou des dignitaires, surtout quand c’est La Presse elle-même qui rapporte les faits, genre la couverture de la manifestation du 1er mai qui est pas mal présentée comme étant une nuisance.
Ajout: Je n’avais pas vu l’article “nouvelle” sur le passage de Boulerice à QS et il est largement moins partiale. Il y a quand même deux chroniques négatives pour enterrer une nouvelle impartiale
Tu as raison. Je trouve que la version papier de La Presse montrait de manière plus évidente ce qui était une chronique de ce qui ne l’était pas, un peu comme le JdM avec ses “vedettes”.
Oui, je voulais plus parler d’une entité à l’interne qui surveille les conflits potentiels et l’étique de la couverture de certains événements ou l’appel à certains experts qui n’est pas basée sur le blâme comme le conseil de presse. Oui, un observatoire qui a le devoir d’être précis et juste, serait bon pour notre démocratie en général.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Technologies de l’information – Actualités
Lanceuse d’alerte/ Une ex-employée de Meta « censurée » durant un festival
Une ex-employée de Meta qui avait publié l’année dernière un livre mordant sur les pratiques de l’entreprise s’est résignée à participer en silence dimanche à une rencontre organisée dans le cadre d’un populaire festival littéraire au pays de Galles.
Sarah Wynn-Williams n’a pas soufflé mot durant la discussion d’une heure sur le thème du pouvoir menée par la journaliste d’enquête Carole Cadwalladr, qui a comparé la situation de l’auteure de l’ouvrage Careless People (Des gens peu recommandables) à celle d’un « otage ».
Mme Cadwalladr a expliqué à la foule présente que des avocats de Meta avaient indiqué en mars dans une requête que l’ancienne employée néo-zélandaise risquait, en participant au festival, de contrevenir aux termes d’une ordonnance judiciaire lui interdisant de faire la promotion de son livre ou d’attaquer l’entreprise.
« Cligne des yeux une fois si tu peux nous entendre Sarah. Cligne des yeux deux fois si tu penses que Mark Zuckerberg est un imbécile… Non, ne le fais pas ! », a-t-elle ironisé en évoquant le dirigeant de Meta.
Timothy Wu, un professeur de droit de l’Université Columbia qui participait à la discussion, a déclaré que les menaces de l’entreprise représentaient de la « censure » et rappelaient les pratiques de régimes autoritaires intolérants aux critiques.
Les gens disent depuis longtemps que les firmes du secteur technologique en sont arrivées à disposer du pouvoir, de la taille et de la puissance des États. Ce qu’on voit ici en est une illustration probante.
Timothy Wu, professeur de droit à l’Université Columbia
M. Wu, qui suit de près les développements des entreprises de la Silicon Valley, a ajouté que l’approche punitive adoptée envers Mme Wynn-Williams visait potentiellement aussi à décourager d’autres employés de lui emboîter le pas.
En entrevue à La Presse lundi, l’universitaire est revenu sur son expérience sur scène aux côtés de la sonneuse d’alarme, relevant son côté surréaliste.
« Au début, ça me semblait bizarre. Après un moment, ça m’a mis en colère », indique M. Wu, qui juge les pressions de Meta d’autant plus « absurdes » que le livre au cœur du litige a été vendu à grande échelle, permettant à l’analyse de Mme Wynn-Williams de circuler.
Allégations démenties par Meta…
Une « classe dominante »…
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Les dirigeants des grandes entreprises du secteur technologique, qui se sont ralliés pour la plupart au président Trump au début de son second mandat, semblent se voir aujourd’hui comme une « classe dominante » appelée à terme à développer une forme de « superhumain », relève M. Wu
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(…)
Radio-Canada vient d’annoncer la personne prendra la relève du Téléjournal 22h
C’est l’actuelle correspondante de Radio-Canada à Washington Azeb Wolde-Giorghis qui sera cheffe d’antenne du Téléjournal de fin de soirée à compter du 17 août. Elle prendra la relève de Céline Galipeau, qui animera une nouvelle émission d’actualité internationale.
Azeb Wolde-Giorgis a une feuille de route bien garnie : elle a couvert plusieurs grands événements des 30 dernières années, dont le retour des réfugiés hutus au Rwanda, la Commission de vérité et réconciliation sur le drame des pensionnats pour Autochtones, la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, ainsi que de nombreuses campagnes électorales au Canada et aux États-Unis.
[…]
Chronique de Patrick Lagacé dans La Presse
Faits, faussetés et IA | « Est-ce vrai ? »
L’ère numérique a permis de transformer en blague la vérité prononcée en 1982 par le sénateur américain Daniel Patrick Moynihan : « Chacun a droit à ses propres opinions, mais pas à ses propres faits. »
Cause et symptôme de cette ère où chacun fabrique ses faits comme on se compose une assiette au buffet, Donald Trump a été élu en 2016. Le jour de sa prestation de serment, sa porte-parole a contesté la question d’un journaliste en parlant des « faits alternatifs » qui étaient ceux de sa tribu trumpiste1.
Elle a fait rire d’elle. Mais on sait, neuf ans plus tard, qu’elle avait raison, on a « droit » à ses propres faits.
Ça fait mille fois que je vous parle de ça, du réel qui s’effrite sous nos yeux.
Mille fois depuis 20 ans que je constate des anecdotes qui, mises bout à bout, racontent l’effritement du consensus sur les faits, consensus qui permet de vivre ensemble dans une démocratie.
[…]
Texte de la Presse candienne publié par la Presse
Le Sénat veut assurer l’impartialité et l’équilibre du contenu diffusé à Radio-Canada
Un rapport d’un comité sénatorial indique que les contenus d’actualité et d’affaires publiques de CBC/Radio-Canada devraient être analysés périodiquement par des experts externes « afin d’évaluer leur impartialité et leur équilibre ».
Lors d’une conférence de presse mercredi, on a demandé aux sénateurs si la couverture médiatique de CBC/Radio-Canada devait être réorientée ou si cette recommandation s’inscrivait dans une démarche préventive.
« On pourrait considérer les deux, a déclaré le sénateur conservateur David Wells, président du comité. Si des commentaires font état d’un parti pris de Radio-Canada ou de tout autre média, et que ces commentaires sont publics et largement partagés, alors nos recommandations peuvent non seulement rectifier le tir, mais elles sont aussi tournées vers l’avenir. »
« L’objectif est de garantir aux Canadiens un service médiatique impartial, financé par le gouvernement fédéral », a-t-il ajouté.
[…]
Après 18 ans de loyaux services, Céline Galipeau quitte jeudi son poste de cheffe d’antenne du prestigieux Téléjournal (TJ) de fin de soirée Radio-Canada, et il faut bien l’admettre : comme tous les journaux télévisés du monde, celui-ci semble aussi atteindre l’âge de la retraite.
En ce sens que l’ancien rendez-vous de masse quotidien, comme souvent la télé au complet, en fait, est maintenant devenu majoritairement celui des personnes âgées.
Les cotes d’écoute du TJ de Radio-Canada dépassent rarement les 300 000 personnes. L’émission de fin de soirée ne se hisse presque plus dans les tops 30 hebdomadaires des plus regardées au Québec francophone. Le phénomène s’observe partout. La moyenne d’âge du TJ de France 2 est de 63 ans. Le développement impérial de la télévision dans l’univers médiatique a accompagné la génération des baby-boomers et pourrait disparaître avec elle.
Les jeunes de moins de 35 ans délaissent massivement la télé linéaire au profit des réseaux sociaux, y compris comme sources d’information, et ce, même si Facebook et Instagram bloquent les contenus des médias traditionnels, comme Le Devoir. Le basculement canadien est confirmé dans le dernier Digital News Report (DNR) de l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme publié cette semaine.
[…]
Si vous n’avez pas écouté le balado, je vous le recommande fortement. Des épisodes ont été ajoutés cette année : Dérives | OHdio | Radio-Canada
Radio-Canada a remporté jeudi le Prix Michener 2025, récompensant le journalisme d’intérêt public, pour Dérives : le labyrinthe de Lyme. Le balado mené par le vulgarisateur scientifique Olivier Bernard aborde les enjeux complexes entourant le diagnostic de la maladie de Lyme chronique et les conséquences de traitements non éprouvés.
La gouverneure générale Louise Arbour a remis les prix Michener 2025 lors d’une cérémonie qui s’est tenue à Rideau Hall, jeudi.
Un communiqué diffusé par la Fondation des Prix Michener souligne que les « répercussions du reportage ont été considérables ».
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Dans La Presse
Télé-Québec Moins d’émissions grand public, plus de contenus jeunesse
Télé-Québec diffusera dans les prochaines années moins d’émissions destinées au grand public. La société d’État entend prioriser les contenus jeunesse, ceux visant les 9-17 ans en particulier.
C’est l’une des mesures phares de la nouvelle Stratégie québécoise de l’audiovisuel, qui sera dévoilée lundi matin par la première ministre Christine Fréchette et son ministre de la Culture, Mathieu Lacombe. Ce plan quinquennal fait suite aux recommandations du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec, qui a remis son rapport en septembre dernier.
Pour répondre à la crise sans précédent que traverse le secteur de la télévision, Québec s’engage à injecter 289 millions supplémentaires dans l’industrie audiovisuelle d’ici 2031. Pour l’an prochain, on parle de 30 millions de plus par rapport à ce qui était prévu dans le dernier budget.
Au cœur de cette vaste stratégie gouvernementale, Télé-Québec est appelée à changer de mandat dans les prochaines années. Les adultes ne sont plus le premier public visé. Les adolescents deviennent la cible prioritaire, suivis des tout-petits. Comme ces deux audiences ont largement délaissé la télé traditionnelle, le diffuseur public entend aller les rejoindre « là où ils se trouvent », sur les réseaux sociaux, avec des formats courts qui ne sont pas conçus pour la télé traditionnelle nécessairement. Rappelons que Télé-Québec a déjà lancé en avril dernier La mascotte du chaos, une série jeunesse composée de courts épisodes pensés spécifiquement pour TikTok.
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Frais interdits: des télécoms mettent à l’épreuve les nouvelles règles
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) examine les arguments présentés par Bell, Rogers et Telus après avoir sommé ces entreprises de cesser de facturer des frais qu’il juge illégaux.
«Le personnel du CRTC […] déterminera si des mesures réglementaires plus formelles sont nécessaires pour assurer le respect de cette protection des consommateurs», indique l’organisme fédéral dans un échange de courriels.
Le CRTC n’a pas précisé dans quel délai une décision sera rendue. D’ici là, les consommateurs ont avantage à conserver leurs factures liées à leurs services d’Internet et de téléphonie mobile.
Une exception ou non?
Depuis le 12 juin 2026, les fournisseurs de services de télécommunications ne peuvent pas imposer des frais pour activer, modifier ou mettre fin à un forfait de téléphonie mobile ou de service Internet. Ces exigences, qui sont inscrites dans la Loi sur les télécommunications, ont pour but d’éviter de décourager les consommateurs de changer de forfait.
Les télécoms peuvent cependant émettre une facture «pour l’installation physique d’un service de télécommunication chez le client» ou pour «des produits ou services supplémentaires que [ce dernier] a expressément choisi d’acheter».
De l’avis du CRTC, les frais que réclament les trois fournisseurs interpellés ne correspondent pas à ces exceptions. L’organisme fédéral les associe généralement à des frais d’activation, ce que contestent les entreprises de télécommunication.
- Bell prélève «des frais de manutention» de 40 $ si un consommateur achète un téléphone au même moment où il conclut un contrat de service. Un tel montant «couvre les coûts liés à une commande facultative que le client a explicitement choisi de passer auprès [de Bell]», plaide le fournisseur montréalais;
- Rogers exige des «frais de configuration» de 40 $ à l’achat d’un nouvel appareil. «Les clients ne sont pas tenus d’acheter des appareils chez Rogers pour activer un service mobile ou modifier leur forfait actuel», argue l’entreprise. Quant aux frais de 25 $ pour l’envoi d’une carte SIM ainsi que d’autres frais «non spécifiés», Rogers indique qu’ils sont facturés «depuis plusieurs années»;
- Telus perçoit des frais de 15 $ pour l’achat de carte SIM et eSIM. De l’avis de l’entreprise, il ne décourage pas les consommateurs de changer de forfait. «Même s’il s’agissait de frais d’activation [ce que Telus conteste], ils relèveraient des exemptions», insiste la compagnie établie en Colombie-Britannique.
Le CRTC a prévenu les trois entreprises de télécommunications que «toutes les options de mise en conformité disponibles seront [examinées] afin de garantir que les frais qui constituent un obstacle au changement de forfait mobile et Internet soient interdits conformément à l’objectif de la Loi».
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