Il n’y a aucune raison de générer des images de couverture pour les articles alors qu’il existe des photos CC0, CC-4.0-BY-SA, etc.
C’est embarrassant my god.
ayoye…
J’espère qu’il n’y a pas de collaboration avec l’agent IA du journal Métro ![]()
Radio-Canada se donne comme mission d’établir au cours des cinq prochaines années des partenariats avec des médias privés et communautaires pour renforcer l’écosystème médiatique, d’atteindre les auditoires qui lui échappent au profit des plateformes numériques en investissant davantage dans celles-ci et d’accroître sa présence en région.
Ce sont là certains des axes forts de la stratégie 2025-2030 de CBC/Radio-Canada, qui sera dévoilée le 28 octobre prochain.
Partenariats avec les autres médias
La stratégie insiste sur le « rôle de pilier » que doit jouer CBC/Radio-Canada, affirmant qu’elle doit « en priorité démontrer un esprit de collaboration, nouer des partenariats avec des médias privés et communautaires, soutenir un écosystème fragile ».
« Une société publique comme la nôtre doit créer de la valeur publique, et donc, on prend acte de l’état dans lequel les médias se trouvent aujourd’hui, le rouleau compresseur des plateformes mondiales et des réseaux sociaux, l’impact de tout ça dans les habitudes de consommation », explique la présidente-directrice générale de la société d’État, Marie-Philippe Bouchard.
Je suis de son totalement de son avis. Je me fou qu’on aime Trump ou non, et je me fous de ce qui se passe aux USA en politique intérieur, moi je veux qu’on parle de Montréal, de nos dossiers, de notre réalité, de notre qualité de vie, de nos problèmes et de nos bons coups etc. À bon entendeur, je change de poste de radio si je sais qu’on va parler des USA et je ne lis pas le journal qui consacrera trop de pages aux USA.
Je ne connais pas du tout cet organisme mais je trouve le nom très intéressant. Je ne sais pas s’il joue un grand rôle dans notre société mais j’aimerais bien qu’il prenne de plus en plus de place car un institut de ce genre ne peut qu’être bénéfique pour le débat des enjeux de notre ville et de notre société.
Du côté de Projet Montréal, le parti de l’administration sortante, son chef Luc Rabouin promet de créer un nouvel organisme nommé Action Montréal.
Métro : “Ensemble Montréal promet moins de chantiers grâce à l’IA.”
Un article, écrit par Agent IA, qui explique comment Soraya va révolutionner les chantiers grâce à l’IA.
![]()
(Pour vous éviter de chercher, c’est en fait Action Chantier.)
Le dernier épisode de Dans les médias parlent de l’usage de l’IA dans les principaux médias québécois. J’y apprends qu’en ce moment Journal Métro n’a qu’un seul journaliste ![]()
https://video.telequebec.tv/player/55760/stream?assetType=episodes
Oui, il n’y a qu’un seul auteur pour les textes non générés par l’IA : Olivier Robichaud qui est le rédacteur en chef du journal Métro
Dans le calepin de l’éditeur adjoint Un assistant pour chaque journaliste
François Cardinal Vice-président Information et éditeur adjoint de La Presse
Publié à 5 h 00
Je reviens d’une conférence internationale sur l’avenir des médias, à Dublin. Cinq jours fascinants à écouter, discuter et débattre des rituels d’information en mutation, des formats journalistiques en évolution et du journal papier en perdition (eh oui).
Des dizaines de panels, des centaines de participants, une multitude de questions, mais au fond… un seul vrai sujet : l’intelligence artificielle (IA).
Comment profiter de cette révolution sans en perdre notre âme ?
Comment tirer profit de cet outil pour produire du « journalisme augmenté », tout en misant plus encore sur le jugement des journalistes ?
Et surtout, comment préserver la confiance des lecteurs quand le recours à cette technologie rend la distinction entre le vrai et le faux encore plus floue ?
Évidemment, nous n’avons pas attendu cette conférence pour réfléchir à la chose. Je vous ai déjà expliqué comment, dès 2023, nous nous étions donné à La Presse des lignes directrices visant à encadrer le recours à l’intelligence artificielle comme outil interne dans la salle de rédaction et dans le contenu livré aux lecteurs.
Le mot d’ordre à l’époque (une époque qui semble aussi lointaine que la guerre froide, tant les choses évoluent vite) : méfiance ! On voyait alors l’IA comme une menace, essentiellement.
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Mais deux ans plus tard, force est d’évoluer… car les usages potentiels sont plus nombreux, les outils sont plus puissants et leur efficacité s’est grandement accrue. Nous avons donc décidé de revoir de manière notable nos lignes directrices pour qu’elles évoluent au gré des percées.
Ces lignes, que je vous invite à consulter1, sont plus structurées, plus adaptées à la technologie actuelle et plus ouvertes à l’exploration… à condition de continuer à respecter des balises claires et des mécanismes de contrôle solides qui visent à maintenir la transparence et, surtout, la confiance des lecteurs.
En quelques mots : curiosité, esprit critique, prudence et rigueur.
Nos journalistes peuvent donc utiliser l’IA générative essentiellement pour accomplir certaines tâches.
Ils peuvent le faire pour transcrire des entrevues par exemple, pour traduire des textes, pour pousser la réflexion plus loin en se servant de sa formidable puissance de remue-méninges.
L’IA peut servir, par l’entremise de nos outils développés à l’interne (donc à circuit fermé), à proposer aux reporters des titres pour leurs textes : un pour La Presse+ et un différent pour le web, car le titre d’un texte prévu pour l’édition n’est pas toujours adéquat pour le mobile, et vice versa.
L’IA peut suggérer des résumés, des boîtes contextuelles (vous savez, les encadrés « Ce qu’il faut savoir » ?) et même des quiz, toujours à partir des textes produits par des journalistes de La Presse.
Une règle s’impose cependant, et c’est la plus importante, pour tous ces cas de figure : tout recours à l’IA, tout ce qui émane du robot, tout ce qui est suggéré par une machine doit impérativement être validé par un journaliste. Point à la ligne.
En revanche, les journalistes ne peuvent confier à la machine la rédaction, la modification ou la réécriture d’un reportage. Ils ne peuvent pas créer ou modifier une photo. Ils ne peuvent pas fabriquer une image de toutes pièces.
Jamais, autrement dit, l’IA ne produit d’information livrée comme telle aux lecteurs. Jamais.
Et dans le même sens, jamais les journalistes ne peuvent céder au robot le jugement journalistique. Pas question de lui demander de réduire la longueur d’un texte par exemple, d’écrire une phrase, de réécrire un paragraphe, de vérifier des faits, etc.
En somme : l’IA générative peut assister, elle peut accomplir des tâches chronophages et aider ainsi les journalistes à se concentrer sur le travail à valeur ajoutée… mais elle ne peut pas se substituer aux journalistes.
Nous ne sommes évidemment pas les seuls à nous doter d’une boussole pour naviguer dans ces eaux techno-tumultueuses. Du New York Times au Guardian, en passant par le Washington Post et Radio-Canada, plusieurs grands médias se sont dotés de règles à l’interne.
Comment se distinguent-elles de celles de La Presse ? Sur plusieurs points, il y a consensus : partout, on répète que le jugement humain reste essentiel. Partout, on interdit l’usage de l’IA pour manipuler des photos de presse.
Mais il y a aussi des différences. Le Wall Street Journal, par exemple, publie déjà des articles entièrement générés par l’IA sur les marchés financiers : ce qu’interdit La Presse.
Certains restent silencieux sur la protection des données, alors qu’à La Presse, nous prohibons le versement d’entrevues, de documents et de notes dans une machine externe (ChatGPT, Claude, etc.). Trop risqué.
Certains médias sont flous sur la transparence, sur l’étiquetage de l’IA : nous nous engageons à avertir le lecteur pour toute utilisation importante de l’IA dans un texte ou une image avec un gros bandeau noir clair et bien en vue.
Si nous écrivons un texte sur des images générées par l’IA qui circulent sur les réseaux sociaux, nous pourrions les publier, mais avec une mention incontournable. Même chose pour une vidéo mettant en vedette un pilote d’avion aux cheveux orange qui lâche des déjections humaines sur une foule… pour donner un exemple au hasard.
Utilisée de manière intelligente, justement, l’intelligence artificielle peut nous faire gagner un temps précieux en évitant des tâches techniques ou fastidieuses. Il s’agit ainsi d’un outil d’augmentation des capacités humaines, non pas de substitution.
Un journaliste qui passe moins de temps à retranscrire mot à mot une entrevue par exemple, c’est un journaliste qui peut passer plus de temps sur le terrain, à mener des entrevues et des vérifications plus approfondies.
L’IA est un assistant, autrement dit. Mais rien de plus.
Elle ne décidera pas à notre place. Ni sur les faits ni sur les angles de traitement, et encore moins sur la vérité.
Le journalisme a toujours su s’adapter aux outils qui s’imposaient dans la société – la radio, la télévision, internet. L’IA n’est pas différente. À nous de l’explorer, de la comprendre, et d’en tirer le meilleur, sans toucher à l’essentiel : vous informer avec rigueur, honnêteté, exactitude.
Ça, aucune machine ne pourra le faire à notre place.
Quelques règles
Le contrôle est toujours celui d’un être humain. Un article de La Presse demeure l’œuvre d’un journaliste, point.
L’IA peut suggérer des choses, mais jamais les imposer. Le titre ou le résumé est celui que choisit le journaliste.
Chaque fait doit être vérifié. Pas question de se fier aux réponses données par l’IA, qui peut halluciner.
Et une transparence totale, en tout temps. Si du contenu qui incorpore de l’intelligence artificielle est publié, un avertissement clair est ajouté.
Sherbrooke | Un nouveau « journal » plagie de vrais médias en mettant en scène de faux journalistes
Lancé depuis à peine deux semaines, Le Journal de Sherbrooke fait déjà des vagues. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, ce nouveau « média d’actualité gratuit proche des gens de Sherbrooke » met en scène de faux journalistes, invente des entrevues et plagie le contenu de médias traditionnels, dont La Presse.
Au premier abord, Le Journal de Sherbrooke ressemble en tout point à un média traditionnel classique, qui se targue d’« offrir une information gratuite, fiable, claire et vérifiée, au service du citoyen ». Son slogan ? « Parce qu’ici, l’actualité a un visage humain ».
« Le Journal de Sherbrooke adopte les nouvelles technologies pour mieux servir ses lecteurs », dont l’« intelligence artificielle assistée », est-il précisé dans la section « À propos de nous ». « Ces innovations sont utilisées pour accélérer la recherche, renforcer la précision et enrichir l’expérience de lecture – jamais pour remplacer le jugement humain », affirme-t-on.
Entrevues inventées et contenu plagié
Ce nouveau « journal » a inventé des entrevues, en plagiant au passage le contenu d’autres médias, a constaté La Presse.
Un article du Journal, intitulé « Mieux répondre aux étudiants », datant du 25 octobre, donne la parole à Lao Blais-Morin, un étudiant de 19 ans. L’article a été publié le lendemain d’un portrait du même étudiant dressé par La Presse.
Il y a une enquête de Radio-Canada sur ce site et autres similaires
Des sites web propulsés par l’intelligence artificielle (IA) se présentant comme des médias locaux comblent l’absence d’actualité sur Facebook depuis le blocage des médias canadiens en 2023. Ils reprennent et déforment allègrement des informations publiées par de véritables médias sans les créditer, une pratique qui inquiète la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
Les Décrypteurs ont répertorié un réseau comprenant trois sites visant les Montréalais actifs sur Facebook depuis le mois d’avril : Montréal Minute, Le 514 au Quotidien et Québecoscope. Les trois semblent vraisemblablement gérés par la ou les mêmes personnes.
Ils produisent peu de contenu original, préférant reprendre des informations rapportées par d’autres médias, au point où certaines des images accompagnant les articles sont tirées directement des articles de référence.
Ces sites achètent des listes d’abonnés Facebook
Montréal Minute, Le 514 au Quotidien et Québecoscope semblent appartenir à la même personne puisqu’ils partagent tous le même identifiant de la régie publicitaire de Google, AdSense.
Leurs trois pages Facebook comptent sensiblement le même nombre d’abonnés, soit 30 000, mais l’engagement du public sur la vaste majorité des publications est limité. Celles-ci sont toutes gérées par une personne habitant au Canada. De plus, bon nombre des abonnés semblent habiter en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, alors qu’il s’agit de sites d’information visant Montréal.
Meta L’impunité d’un mégapollueur numérique
De manière générale, toute entreprise qui déverse des produits polluants dans la nature et se rend responsable d’une catastrophe écologique se voit tenue de nettoyer les dégâts qu’elle a causés, de dédommager les victimes qu’elle a empoisonnées, et de payer une amende salée pour son imprudence. Il n’en est pas de même dans l’univers numérique, où les géants du web peuvent déverser des quantités astronomiques de contenus toxiques sur les réseaux en toute impunité.
Publié hier à 22 h 15
Benoît Dupont Professeur de criminologie, Université de Montréal
La semaine dernière, on apprenait ainsi dans une enquête publiée par Reuters1 que Meta, propriétaire de Facebook et d’Instagram, générait près de 10 % de ses revenus annuels de publicités pour des fraudes en ligne et des produits interdits à la vente, ce qui représentait en 2024 un montant de 16 milliards de dollars américains.
Chaque jour, les utilisateurs de Facebook et d’Instagram sont bombardés de 15 milliards de publicités frauduleuses et de 22 milliards de messages frauduleux « organiques », c’est-à-dire expédiés directement par les fraudeurs à leurs victimes potentielles grâce à ces plateformes.
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, Meta est ainsi impliquée dans la moitié des fraudes en ligne subies par la population.
Bien au fait de cette situation (ces statistiques émanent de l’entreprise elle-même), l’entreprise semble toutefois délibérément privilégier ses revenus plutôt que la protection du public (notamment en raison de ses besoins massifs en liquidités pour assurer son virage vers l’IA), et ignore près de 96 % des plaintes et des dénonciations qui lui sont transmises par ses utilisateurs.
Appauvrissement collectif
Au Canada, ce type de fraudes touche entre 6 et 8 % de la population adulte, soit entre 2,1 et 2,8 millions de personnes (dommage que les chiffres les plus récents de Statistique Canada datent de 2019). Les préjudices financiers qui en découlent sont considérables : pour 2024, les pertes déclarées au Centre antifraude du Canada s’élevaient à 638 millions de dollars, mais cet organisme estime que seulement 5 à 10 % des cas lui sont signalés.
Cela implique que les pertes réelles s’élèveraient plutôt à une fourchette comprise entre 6 et 12 milliards de dollars par an, un montant colossal qui échappe à l’économie légitime et ne contribue pas à notre prospérité collective. Meta assume une responsabilité disproportionnée pour cet appauvrissement collectif.
Mais les retombées négatives sur la population ne sont pas uniquement d’ordre financier, et affectent aussi le bien-être psychologique, physiologique et social des victimes, qui voient leur santé se détériorer à la suite de ces fraudes.
La Clinique de cybercriminologie de l’Université de Montréal2, qui accompagne depuis février 2025 les victimes de fraude à l’investissement avec le soutien de l’Autorité des marchés financiers, a recueilli au cours des six derniers mois des statistiques détaillées sur l’expérience de 138 victimes ayant perdu en moyenne 74 000 $.
Au total, 46 % des victimes sont plongées dans un sentiment persistant d’anxiété à la suite de l’incident frauduleux qui les a frappées, et 29 % (près d’un tiers) disent éprouver un sentiment de dépression. À l’extrême du continuum des impacts psychologiques, 12 % des victimes qui nous ont contactés ont signifié avoir songé au suicide.
Les répercussions sur la santé ne s’arrêtent pas là, et provoquent également des effets de nature physique et somatique. De plus, 51 % des victimes nous rapportent l’apparition de troubles du sommeil, 24 % des maux de tête récurrents et près de 10 % voient apparaître de l’hypertension. Ces symptômes physiques découlant du stress psychologique fragilisent la santé de victimes, dont les plus âgées sont déjà susceptibles de souffrir de maladies chroniques.
Un troisième type de conséquences affectant négativement la santé des victimes est associé à la dégradation des relations sociales avec leur famille et leur entourage, ceux-ci les tenant parfois pour responsables de cette épreuve. Ces tensions viennent alors aggraver le sentiment d’isolement dans lequel sombrent 38 % des victimes. Ces effets délétères sur la cohésion sociale interfèrent avec l’accès aux services en ligne qui pourraient aider les victimes face à l’adversité.
Une telle accumulation d’impacts sur la santé de millions de personnes au Québec et dans le reste du monde souligne les conséquences désastreuses de l’impunité dont bénéficient Meta et ses filiales, Facebook et Instagram. Il est temps de mettre un terme à cette dernière et que ces entreprises soient responsabilisées pour stopper le déversement de milliards de messages et de publicités toxiques en ligne et prévenir les tragédies humaines qui en découlent.
1. Lisez « Meta is earning a fortune on a deluge of fraudulent ads, documents show » (en anglais)
2. Consultez la page de la Clinique de cybercriminologie de l’Université de Montréal
https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-11-12/meta/l-impunite-d-un-megapollueur-numerique.php
Je trouve ironique que le Journal Métro publie un article sur l’IA dans les médias, au moins il n’a pas été écrit par l’IA ![]()
Bon… D’habitude je vous parle de ce qui se passe à Montréal, mais je vais changer de beat pour un instant parce qu’il s’est passé des trucs cette semaine qui touchent un peu à ce qu’on fait chez Métro.
Vous avez sûrement entendu parler de deux histoires touchant l’intelligence artificielle et les médias. Dans un cas, un faux média qui se fait appeler le «Journal» de Sherbrooke utilise l’IA pour glaner les articles produits ailleurs et les plagier. Dans un autre cas, Arsenal utilise une voix générée par l’IA pour lire à la radio des infos qui sont bel et bien produites par leurs journalistes en chair et en os.
Je vous épargne les détails. Je dirai ici seulement que le cas de Sherbrooke est pitoyable et mérite l’opprobre. Celui d’Arsenal, non.
Il est bien visible que ce n’est pas un article fait par l’IA ; c’est mal écrit, sur un ton excessivement familier et avec de grosses fautes de grammaire. ![]()
Il y a aussi beaucoup d’emprunts à d’autres langues qui ne sont ni nécessaires ni italisés.
La lecture est pénible. Perso j’évite ce média depuis sa relance.
sources associés
grand-monde
c’est que c’est même pas ça
Si vous savez pas
Chaque texte et chaque image où l’IA est utilisée est identifié
Clairement, il n’y a pas assez de budget pour se payer une licence d’Antidote ![]()
J’aime comment j’ai eu les mêmes trois réactions, dans cet ordre, en lisant ce texte avant de voir vos commentaires. ![]()
Droit d’auteur | La Presse poursuit le créateur de ChatGPT
La Presse poursuit OpenAI pour violation du droit d’auteur. Pour animer son dialogueur évolué ChatGPT, l’entreprise californienne aurait utilisé « sans consentement ni rémunération » environ 378 000 textes d’information produits par La Presse . Le succès de ChatGPT n’aurait « pas été possible sans l’utilisation non autorisée » de ces textes et de ceux des autres médias d’information, allègue la poursuite.
La Presse emboîte le pas à d’autres médias nord-américains, dont le New York Times aux États-Unis. CBC/Radio-Canada, le Globe and Mail , La Presse Canadienne, Postmedia et le Toronto Star poursuivent conjointement OpenAI devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario. La Presse a déposé sa requête devant la Cour supérieure du Québec.
Pour répondre aux nombreuses requêtes de ses utilisateurs, ChatGPT puise dans des textes téléchargés à partir de milliers de sites web accessibles librement sur l’internet. OpenAI n’a pas demandé la permission aux créateurs de ces contenus de les récolter. Selon Patrick Bourbeau, ChatGPT contourne même les bloqueurs mis en place par les éditeurs pour l’empêcher d’accéder à leurs textes.
Le succès de ChatGPT n’aurait pas été possible sans l’utilisation non autorisée du produit de médias comme La Presse, conclut Patrick Bourbeau. « L’accès gratuit à l’information ne justifie pas le pillage de nos contenus à des fins commerciales », dit-il.
Dans sa poursuite, La Presse demande donc à OpenAI de lui octroyer « juste compensation pour la contrefaçon étendue et intentionnelle des droits d’auteur de La Presse ». Elle demande par ailleurs à OpenAI « de cesser ses actes illégaux ».
Les médias canadiens qui poursuivent OpenAI devant la justice ontarienne demandent des dommages punitifs, en plus d’un versement des profits générés dans ChatGPT grâce à l’utilisation des articles qu’ils ont eux-mêmes produits. La poursuite demande également d’interdire à OpenAI à l’avenir de recourir sans permission à leur contenu.
De son côté, OpenAI s’est défendue dans le passé de violer le droit d’auteur en assurant que son IA était uniquement « entraînée » à partir de données accessibles publiquement et que l’entreprise était strictement fondée sur le respect du droit d’auteur.
ChatGPT est donc rapidement devenu une sorte de moteur de recherche de nouvelle génération. Sauf que contrairement à un moteur conventionnel, ChatGPT garde l’internaute captif, dans son environnement web ou mobile. Par comparaison, Google, de loin le plus important moteur de recherche sur l’internet, affiche une liste de pages web que l’utilisateur est invité à consulter. Une fois qu’il clique sur un de ces liens, il est dirigé vers le site où est publié le contenu recherché.
Votre compte WhatsApp Messenger victime d’une faille de sécurité?
Par Laurent Fontaine, Protégez-Vous
25 novembre 2025 à 04h05
Des chercheurs de l’Université de Vienne ont mis en lumière une importante faille de sécurité sur WhatsApp Messenger. (miss.cabul/Shutterstock.com)
La question se pose après que des chercheurs ont pu associer 3,5 milliards de numéros de téléphone avec des titulaires de comptes WhatsApp Messenger et leurs données publiques — à leur insu. Meta a corrigé cette faille de sécurité et assure aux utilisateurs qu’à aucun moment le chiffrement des contenus n’a été compromis.
La brèche de sécurité, désormais colmatée, était d’une grande simplicité. Lorsqu’un utilisateur ajoute un numéro dans le carnet d’adresses de WhatsApp Messenger (ci-après WhatsApp), l’application interroge les serveurs de l’entreprise pour savoir si ce numéro correspond à un utilisateur actif et propose son nom. Or, WhatsApp n’imposait aucune limite de vitesse notable à ces requêtes. Les chercheurs de l’Université de Vienne ont ainsi été capables d’envoyer automatiquement jusqu’à 100 millions de requêtes par heure, avec des numéros aléatoires, pour extraire ceux qui correspondaient à un compte existant et saisir leurs informations personnelles publiques (la section «à propos») ainsi que leur photo.
En compilant les réponses, les chercheurs ont donc pu reconstruire une immense base de données contenant des milliards de numéros. Rassurez-vous: ils ont détruit leur base de données après avoir démontré à Meta que cette faille, pourtant connue depuis quelques années, était bien réelle, selon l’enquête du magazine technologique Wired qui révèle toute cette histoire.
Des risques pour les utilisateurs de WhatsApp
Les numéros de téléphone ne sont pas des données aussi sensibles que des messages privés, et à aucun moment, le chiffrement de bout en bout n’a été compromis, d’après Meta, qui a fermé la brèche: les chercheurs n’ont pu alors accéder aux messages, photos et appels des utilisateurs.
Toutefois, une extraction de données de cette ampleur présenterait tout de même plusieurs risques pour les utilisateurs si elle était menée avec de mauvaises intentions. Des listes de numéros pourraient, par exemple, être revendues à des groupes criminels et contribuer à établir des bases de données sur des personnes, en accumulant progressivement des informations utiles pour du piratage. Dans certains pays, où la liberté d’expression est restreinte, le fait de pouvoir associer un numéro avec un nom et un profil pourrait aussi mettre des citoyens en danger.
Depuis, Meta affirme avoir mis en place des limites beaucoup plus strictes sur la vitesse à laquelle les requêtes de découverte de contacts peuvent être envoyées, empêchant désormais l’exploitation massive révélée par les chercheurs.
Augmentez la sécurité de votre compte WhatsApp
Pour assurer la sécurité de votre compte, voici quelques conseils:
- Révisez les paramètres de confidentialité de votre compte. Dans les paramètres de l’application (la petite roue), vérifiez les paramètres sous l’onglet «confidentialité». Vous pouvez choisir qui peut voir vos informations et limiter ce droit de regard à «mes contacts» ou tout simplement «personne».
- Dans les sous-menus de l’onglet «confidentialité», vous pouvez également contrôler qui peut voir votre présence en ligne, votre photo de profil, les liens vers des pages personnelles, les groupes dans lesquels vous interagissez et les mises à jour de votre statut.
- Pour plus de sécurité, activez votre clé d’authentification à deux facteurs et/ou l’accès à votre compte via une clé d’accès, et passez en revue la liste des appareils qui sont associés à votre compte pour vous assurer qu’elle est bien à jour.
À lire aussi: WhatsApp Messenger passe en mode «top secret» et Pubs frauduleuses sur Facebook: Consumer Reports demande à la FTC d’agir
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