Je ne sais pas ce qui a causé ces incendies mais c’est le 3è incendie dans le pâté de maison entre St-Dominique et St-Laurent au nord du boul. de Maisonneuve. il ne reste d’ailleurs qu’une seule maison encore debout sur le côté ouest de St-Dominique entre de Maisonneuve et Ontario. L’édifice qui a brûlé cette nuit était un édifice abandonné et il y avait déjà eu un incendie à cet endroit. La caserne de pompier est tout près sur la rue Ontario mais c’est quand même une perte totale.
Voici le bâtiment en question:
La dernière image sur Streetview date de 2020 mais j’ai entendu dire qu’une mise-à-jour s’en vient bientôt.
It’s the old location of the Bouillon Bilk that moved to the 2-22 after the fire
L’Édifice n’était pas une beauté mais on va se retrouver avec un terrain vacant en plein milieu du boulevard… J’espère que cela ne vas pas devenir un dépotoir à ciel ouvert comme le terrain au coin Sherbrooke / Des Pins.
Le bar pamplemousse et le café pista ont l’air sains et saufs! Ouf!
Ou comme celui, dans la côte, entre Ontario & St-Nobert.
Je trouve que la rue St-Laurent entre Viger & Sherbrooke à besoin d’un sérieux revamp, plusieurs bâtiments historiques sont en mauvais état, ou abandonnés ou vraiment peu entretenu.
En espérant qu’il n’y a pas eu d’infiltration d’eau et de fumée
Sur la première photo l’arbre bouche un peu la vue mais comme le trottoir de la rue St-Laurent était fermé j’ai pris cette photo de la fenêtre de la réception du condo ce qui me permettait d’être le plus près possible de l’endroit en question.
Sur la dernière photo on voit les pompiers sur le toit du deuxième édifice voisin du côté nord. Les édifices voisins de gauche et de droite ont probablement subi des dommages par l’eau et la fumée ainsi que par les travaux de démolition.
Quand même curieux qu’un même bâtiment soit la proie des flammes deux ans de suite, pour finalement finir rasé. Il ne reste qu’un seul bâtiment entre ce terrain et l’ilôt à développer en façade du boulevard de Maisonneuve (ancien garage). Si les terrains sont regroupés, ça pourrait éventuellement faire un très grand projet. Je me demande si ce sont les mêmes propriétaires.
Le projet le plus interessant serait celui qui pourrait contourner le batiment du Pista sans le toucher et venir habilement recréer une interface urbaine coherente sur St Laurent, Maisonneuve et St Dominique.
Pas en hauteur, mais en densité, modulé de 4, 6 et 8 ou 10 étages (en front de Maisonneuve). Ce serait amplement suffisant et surtout un beau trait d’union entre le centre-ville et les prémisses du quartier Latin.
Il y a souvent d’images plus récents sur Mapillary, de moi ou de la Ville de Montréal.
Je suis d’accord avec Soraya Martinez là-dessus. Et tant qu’à y être peut-t-on nettoyer le dépotoir à ciel ouvert au coin de Sherbrooke et St-Laurent ?
La plupart des gros sites d’incendies des derniers mois ont été laissés tels quels. Celui à proximité de l’Hôtel de Ville sur Notre-Dame est en ruine depuis plusieurs mois avec pleins de bardeaux brûlés encore sur le site, à la vue des touristes. Le site de la Place d’Youville qui a coûté la vie à 7 personnes n’a jamais été nettoyé. Ils ont solidifié les murs porteurs et les ruines brûlées sont toujours à l’intérieur. Il ne semble pas y avoir de mécanisme à la ville pour forcer le nettoyage, à la lumière de ces faits.
C’est dommage et j’espère que la ville si la loi lui permet peut amender ses règlements pour intervenir contre des propriétaires laissant leurs propriétés dans de tels états.
De ce que je sais, ça demande un ordre de la cour pour forcer la démolition d’un édifice privé. Ça ne se fait pratiquement jamais, c’est exceptionnel.
Pour la salubrité, la ville ne peut pas agir par elle-même non plus généralement. Elle peut inscrire un avis de détérioration au registre foncier si un propriétaire ne fait pas des travaux pour lesquels il a reçu une mise en demeure (et cela peut mener à une expropriation, ou forcer un futur acheteur à faire les travaux à l’achat). La ville peut donner des contraventions. Tout est judiciarisé.
Personne ne peut nettoyer un terrain avant que celui-ci soit sécurisé non plus, ce qui peut prendre beaucoup de temps.
Au Québec c’est très difficile de forcer quelque chose sur un terrain privé. Le droit à la propriété est très fort. C’est un peu plus facile si ça concerne un logement habité, pour assurer la sécurité et la salubrité.
Du moins c’est ce que j’ai compris dans ces dossiers toujours trop longs.
L’article mentionne un pouvoir exceptionnel pour éviter cette situation, il n’est pas nommé et je ne le connais pas.
AJOUT:
Les avis de détérioration à Montréal sont dans les données ouvertes:
https://donnees.montreal.ca/dataset/avis-deterioration
Il y en a juste 29, comme quoi même ça doit être assez exceptionnel. Je suis certain qu’on pourrait faire une banque de plus de 29 édifices en mauvais état ou mal entretenu sur le forum. En plus des ruines qu’on parle ici.
J’ai lu qqc ce matin qui parlait d’un autre bâtiment, où la Ville veut le démolir pour que les voisins puissent retourner chez eux, mais ce n’était pas encore possible parce que le propriétaire est manquant. La ville paie un enquêteur privé pour le chercher et servir les documents.
Ah oui j’ai vu ça passer sur: City tries to find owner of collapsed building | Montreal City Weblog ( et de là un lien à l’article
)
Une couche de complexité supplémentaire: ils ne peuvent pas donner un avis de démolition au propriétaire fantôme, alors ils sont coincés et doivent savoir comment gérer ça légalement.
Ça montre vraiment à quel point c’est difficile de faire ces interventions dans le cadre actuel.
Et c’est frustrant pour ceux qui ne veulent pas voir ces ruines, simplement parce qu’on considère qu’un proprio à droit à sa ruine.
Nice la référence à Astérix et Obélix Mission Cléopâtre!
Sinon, c’est quand même le fun que la candidate à la mairie ne connaissent pas les lois et le fonctionnement et que le journaliste de La Presse ne soit pas capable de faire une petite recherche. Ils n’ont même pas interviewé un élu du parti de la mairesse alors qu’ils ont été interpellés directement! J’espère qu’ils ne sont pas en train de nous refaire le coup de l’élection où Richard Bergeron se présentait comme chef de Projet Montréal et La Presse ne voulait même pas le mentioner, encore moins écrire son nom dans le journal.
En tout cas, merci à tous d’avoir fait la job de journaliste et merci quand même à Mme Ferrada d’avoir soulevé le problème.










