Immeubles patrimoniaux (restauration, démolition, façadisme) - Discussion

Des nouvelles de la station Craig (dossier 3003098162):

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La Ville de Boucherville est contrainte de fermer pour la saison 2022 la maison dite Louis-Hippolyte-La Fontaine.

La Ville doit procéder à des travaux essentiels de rénovation et de remise à niveau de cette figure emblématique de Boucherville.

[…]
La maison, construite en 1766, est située dans le parc De La Broquerie.

La Ville ignore pour le moment si le tout sera terminé pour la saison 2023.

Les échafaudages de la section du milieu on été retiré sur l’meuble du gouv. Du Canada sur McGill av dans le vieux.

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La maison André-Benjamin-Papineau, situé à Laval, est une ancienne maison de ferme érigée en 1820.
Patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Restauration de la Maison André-Benjamin-Papineau

Portail Constructo | 26 mai 2022

Restauration de la Maison André-Benjamin-Papineau. Crédit : Sophie Poliquin

La Ville de Laval a amorcé les travaux de restauration et d’agrandissement de la Maison André-Benjamin-Papineau.

Ce projet vise la création d’un centre d’interprétation qui aura pour mission la conservation du patrimoine bâti et la mise en valeur du patrimoine culturel lavallois.

Les travaux prévoient la décontamination fongique du bâtiment puis sa restauration pour le remettre dans son état d’origine. La priorité est de conserver les éléments originaux, mais certains éléments seront reconstitués. Un agrandissement sera également réalisé.


Rendu 3D de la maison restaurée et de son annexe contemporaine. Crédit : Beaupré Michaud et Associés, Architectes

En parallèle aux travaux menés sur la maison, le café de la grange sera également rénové. Cette première phase des travaux devrait être complétée d’ici la fin 2023.

Une deuxième phase du projet permettra la rénovation et la bonification des installations du théâtre de la Grangerit, abimé par un incendie en 2018. Un potager d’interprétation sera également aménagé pour bonifier l’expérience sur le site.

Le contrat pour les travaux de restauration et d’agrandissement a été octroyé en janvier 2022 à Hulix Construction pour un montant de 6 803 070 $.

Mentionnons que la Ville bénéficie d’un soutien financier de 1,2 M$ du Gouvernement du Québec pour la restauration de cet immeuble patrimonial classé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ).

Source : Ville de Laval


Autre article:

Maison André-Benjamin-Papineau: le grand chantier est lancé - Courrier Laval.

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Super ce genre de projet!

J’aimerais bien voir ce même type de projet pour une maison classé à Brossard. La maison Brossard.

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Je n’étais pas sûr du fil où publier ma photo….

La basilique Notre-Dame subit des travaux de rénovations majeurs. Un projet qui passe un peu sous le radar. J’ai été surpris de voir que l’un des clochers a été dégarni de sa maçonnerie. Le sommet est complètement disparu!

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On voit en même temps sur la photo que la corniche de la façade a déjà été rénovée et en partie remise à neuf. Des travaux essentiels non seulement pour la sécurité des passants, mais aussi bien sûr pour assurer la pérennité de cet édifice exceptionnel.

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En détail, photo du 27 juillet 2012. Avant la restauration.

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Une des plus vieilles maisons de Montréal est à vendre

La «Maison Dumas», rue Saint-Paul, a été construite dans les années 1690. Photo: Gracieuseté, Engel & Völkers Montréal

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Zoé Magalhaès

10 juin 2022 à 16h10 - Mis à jour 10 juin 2022 à 16h42 3 minutes de lecture

Située à deux pas du Vieux-Port, cette maison vieille de plus de 300 ans se cherche de nouveaux propriétaires! Un morceau d’histoire à s’offrir pour la modique somme de 2 399 000 $.

Au détour d’une balade dans le Vieux-Montréal, vous êtes sans doute déjà passé devant cette petite maison en pierre grise de la rue Saint-Paul. «Tellement cute!», avez-vous pensé, avant de vous demander qui pouvait bien avoir la chance de vivre là, entre ces quatre murs chargés d’histoire.

Celle qu’on appelle aujourd’hui la «Maison Dumas», du nom du marchand Toussaint Dumas, a été construite à la fin du 17e siècle. Au siècle suivant, la petite maison qui était à l’origine en bois et ne possédait qu’un étage est agrandie et on y ajoute la belle façade de pierre qu’on peut admirer de nos jours.

Après plus de 300 ans d’existence, la propriété, qui est une des plus anciennes de la ville, n’a rien perdu de son charme, au contraire. Le bois, les poutres, la pierre sont apparents dans presque toutes les pièces de la maison.

On y trouve aussi un décor qui fait écho au passé des lieux: deux cheminées en pierre, un lit à baldaquin, une baignoire sur pieds, des tapis et des rideaux d’une autre époque meublent la maison. On espère que vous aimez le style, parce que tout ça est inclus dans la vente!

Crédit: Gracieuseté, Engel & Völkers Montréal

Crédit: Gracieuseté, Engel & Völkers Montréal

Pas de compromis sur le confort

Malgré son caractère historique, la maison a été plusieurs fois rénovée (on s’en doutait!) et comprend deux unités résidentielles. Sur une surface de 2545 pieds carrés, on trouve ainsi 11 pièces, dont trois chambres, deux salles de bain, une salle d’eau et un beau solarium sous forme de couloir. Toutes sont meublées et les deux cuisines sont équipées de manière moderne.

Et pour ne rien gâcher, un jardin de 1500 pieds carrés joliment verdi permet de profiter de l’été sans vis-à-vis!

Alors qu’elle a déjà fait office d’auberge par le passé, la maison bénéficie aujourd’hui d’un zonage mixte, ce qui veut dire qu’elle peut servir pour un usage résidentiel, de villégiature ou touristique, et pour des locations à court terme.

  • Prix demandé: 2 399 000 $.

Voyez toutes les photos du 445Z, rue Saint-Paul Est représenté par Aline Elzein et Karla Garabedian, courtières chez Engel & Völkers Montréal.

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Activité estivale en lien avec les bâtiments patrimoniaux de Dorval.

Plongez dans l’histoire de Dorval lors d’une visite guidée

Journal Métro | LACHINE & DORVAL | 21 juin 2022 à 17h15 | Alexis Fiocco

Cet été, pour sa deuxième édition, le Musée d’histoire et du patrimoine de Dorval organise avec la Société d’histoire de Dorval des visites guidées pédestres pour parcourir l’histoire de cette ville. Construite dès le 17e siècle avec l’arrivée des premiers colons français, Dorval présente un réel intérêt pour les férus d’histoire.

Le parcours de 90 minutes inclue plusieurs bâtiments patrimoniaux de Dorval, notamment des propriétés privées vers le Chemin du Bord du Lac, des écoles, et magasins, en commençant par l’église catholique La Présentation-de-la-Sainte-Vierge. En tout, l’histoire de 17 lieux sera retracée.

Cette visite guidée se déroulera en français avec Michel Hebert, président de la Société historique de Dorval, ou en anglais avec le guide animateur Davis Watt. Les guides compléteront la visite avec des photos historiques. Les visites démarreront devant l’église de La Présentation-de-la-Sainte-Vierge à 13h30, les 7 et 21 août en français, et les 14 et 28 août en anglais.

Vous pouvez réserver par courriel au musee@ville.dorval.qc.ca ou par téléphone au 514-633-4314.

L’agglomération lance un exercice d’inventaire d’édifices patrimoniaux sur l’Île

Inventaire des immeubles patrimoniaux

Mis à jour le 21 juin 2022
Temps de lecture : 1 min

Vous êtes propriétaire d’un bâtiment d’intérêt patrimonial construit avant 1940? Votre propriété pourrait être ciblée pour la réalisation d’un inventaire. Ce grand recensement touche les immeubles situés dans les arrondissements et les villes liées de l’agglomération de Montréal.

Firme spécialisée pour réaliser l’inventaire

Des firmes spécialisées en patrimoine seront mandatées par la Ville de Montréal pour réaliser l’inventaire de plus de 80 000 bâtiments sur le territoire de l’agglomération. Son mandat : réaliser un repérage et prendre des photos des immeubles concernés.

Bien que la plupart des photographies soient réalisées à partir de la rue, l’accès au terrain pourrait être requis dans certains cas. Votre collaboration est sollicitée afin de permettre aux personnels de ces firmes d’y accéder.

Cet inventaire ne requiert pas d’entrer à l’intérieur des bâtiments.

Projet pilote à Saint-Laurent et Hampstead

Dès l’été 2022, la Ville de Montréal, par le biais d’une firme spécialisée, réalisera un projet pilote d’inventaire dans l’arrondissement Saint-Laurent et la Ville de Hampstead. Les activités d’inventaire s’étendront aux autres arrondissements et villes liées de l’agglomération dès l’hiver 2023 jusqu’au 1er avril 2026.

Ce projet pilote est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente de développement culturel de Montréal.

Pourquoi un inventaire

En vertu des nouvelles dispositions de la loi sur le patrimoine culturel, les MRC doivent se doter d’un inventaire des immeubles présentant un intérêt patrimonial sur leur territoire et celui-ci doit être réalisé d’ici 2026.

Les objectifs de cet inventaires sont notamment de :

  • créer une meilleur transparence en ce qui concerne les mécanismes de protection du patrimoine immobilier bâti;
  • implanter des mécanismes de protection, d’entretien et de règlements de démolition pour ces immeubles;
  • favoriser une meilleure protection et valorisation de ces bâtiments.
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Le Centre Cinéma Impérial sera rénové

Portail Constructo | 6 juillet 2022

Le Centre Cinéma Impérial sera rénové. Crédit : Jeangagnon, Creative Commons (CC BY-SA 3.0)
Crédit : Jeangagnon, Creative Commons (CC BY-SA 3.0)

Le Gouvernement du Québec investit 4 M$ dans le projet de rénovation du Centre Cinéma Impérial situé dans le Quartier des spectacles, à Montréal.

Cette somme permettra au Centre Cinéma Impérial d’effectuer des travaux de mise à niveau de ses infrastructures afin d’assurer leur pérennité. Les interventions concernent également l’aménagement et l’optimisation des lieux pour augmenter le nombre de sièges et bonifier l’expérience des spectateurs.

L’investissement annoncé est conditionnel à une implication financière de la Ville de Montréal et du Gouvernement du Canada.

Source : Cabinet de la ministre de la Culture et des Communications

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Moshe Safdie donne son unité d’Habitat 67 à l’université McGill!

Moshe Safdie donates architectural archives — and his Habitat 67 apartment — to McGill

Built for Expo 67, Habitat was "all about gardens, contact with nature, streets instead of corridors.”

Andy Riga
Aug 23, 2022 • 1 hour ago • 4 minute read


*Moshe Safdie in front of Habitat 67, which he designed for Expo 67. *
PHOTO BY GRAHAM HUGHES /The Canadian Press files

Influential architect Moshe Safdie is giving blocks of Montreal history to McGill University, donating his vast archives as well as his personal apartment in the groundbreaking Habitat 67 project.

The donation is being announced Tuesday morning by Safdie, 84, and his alma mater.

McGill said Safdie’s collection consists of more than 100,000 items, including “sketchbooks, models, drawings and correspondence related to unbuilt and built projects across the globe.”

The donation will add to an existing collection that includes material Safdie donated in 1994 from the first 25 years of his career. The Moshe Safdie Archive will be McGill’s largest architectural repository, spanning 5,000 square feet of storage.

Among the donations is the original model and master copy of Safdie’s McGill undergraduate thesis: A Case for City Living, which inspired his design for the Habitat 67 residence.

An iconic Montreal landmark and designated heritage building, Habitat 67 was built for Expo 67, a six-month world exposition that attracted more than 50 million people.

Built on the Cité du Havre peninsula overlooking Old Montreal and downtown, Habitat 67 was an ambitious prototype affordable-housing project that used pre-fabricated concrete construction.

The blocky design saw 354 modules connected to create 158 residences that ranged in size from 600- to 1,800-square-foot dwellings.

Criticized because of its high cost at the time, the concept didn’t take off. Planned Habitats in other parts of the world were never completed.

“The complex, one of the last vestiges of the Expo 67 world’s fair, is today hailed worldwide as an architectural monument for its avant-garde design,” Heritage Montreal says.


Habitat 67, inspired by architect Moshe Safdie. July 13, 1967 GAZETTE


Designed by Israeli-Canadian architect Moshe Safdie, Habitat 67 was built along the banks of the St Lawrence River for the Expo 67 World Fair. The skyline of Montreal from one of the two solariums of a five-unit or cube apartment in 2012.
PHOTO BY ROBERT J. GALBRAITH /The Gazette

In a 2014 TED Talk, Safdie recalled the genesis of Habitat 67 and argued such buildings are needed more than ever.

As a McGill architecture student in 1960, he won a travelling fellowship to study housing in North America, visiting drab, monolithic high-rise public housing buildings inhabited by people who had “no choice (but to) live here,” as well as sprawling unsustainable suburbs.

“I came back thinking we’ve got to reinvent the apartment building,” Safdie told a Vancouver audience.

“There has to be another way of doing this … So let’s design a building which gives the qualities of a house to each unit.

“Habitat would be all about gardens, contact with nature, streets instead of corridors. We prefabricated it so we would achieve economy.” More than 50 years later, “it’s a very desirable place to live in. It’s now a heritage building. But it did not proliferate.”

Years later, Safdie said, he and colleagues set out to “rethink Habitat. Could we make it more affordable? Could we actually achieve this quality of life in the densities that are prevailing (in cities) today?”

“And we realized it’s basically about light, it’s about sun, it’s about nature, it’s about fractalization — can we open up the surface of the building so it has more contact with the exterior?”

That exercise led to several residential projects in Asia, Safdie said. They include high-density residential buildings for middle-income earners in China and Singapore — airy, bright apartments complete with private and public gardens.

In a statement about the donation Tuesday, Safdie said: “I have always valued the great education I received at McGill that has guided me through my professional life.

“Moreover, Canada has embraced and supported me, making possible the realization of several seminal projects. It is therefore fitting that McGill, Quebec, and Canada will be the home of my life’s work.”

McGill Principal Suzanne Fortier said Safdie’s donation marks “a historic moment. One of the most influential and important architectural archives in the world, from one of our most celebrated graduates, will forever be a part of our university.”

Safdie’s holdings tell the story of the architect’s “professional practice and student works. We especially value the stories that reside in our collections, and we look forward to discovering and sharing Safdie’s story with future generations,” said C. Colleen Cook, McGill’s Trenholme Dean of Libraries.

Virtual public lectures and interactive exhibits are planned, she added.

Safdie’s 10th-floor Habitat 67 apartment, a four-module unit, is to be transferred to McGill in the coming months, becoming a “resource for scholarly research, artist-in-residence programs, exhibitions and symposia,” the university said.

Born in Haifa, Israel, Safdie moved to Canada with his family as a teenager. He graduated from McGill in 1961 with a degree in architecture

His projects can be found across North America, the Middle East and Asia, including cultural, educational, and civic institutions; neighbourhoods and public parks; housing; mixed-use urban centres and airports; and master plans for existing communities and entirely new cities, McGill said.

Major Canadian projects include the Jean-Noël Desmarais Pavilion in the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée de la civilization in Quebec City, the National Gallery of Canada in Ottawa, and the Lester B. Pearson International Airport–Terminal One in Toronto.

Among his notable international works are the Yad Vashem Holocaust History Museum in Jerusalem, the United States Institute of Peace Headquarters on the National Mall in Washington, D.C., and the Marina Bay Sands Resort and Jewel Changi Airport in Singapore.


The Jean-Noel Desmarais pavilion of the Montreal Museum of Fine Arts, designed by Moshe Safdie, on Tuesday, July 21, 2020.
PHOTO BY PIERRE OBENDRAUF /Montreal Gazette

Nouvelle reprise par Le Devoir

Et Radio-Canada

Reportage au Téléjournal 18h

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Un bel exemple de rénovation d’école qui restore des trésors architecturaux

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Clin d’œil à ce joyau :+1:

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Le moulin à vent de Pointe-Claire sera restauré


Marie-France Coallier Le Devoir
Ce moulin a été construit en 1709 par les prêtres de Saint-Sulpice.

Jeanne Corriveau
18 h 37

Négligé depuis des années, le moulin à vent de Pointe-Claire sera restauré. La Ville de Pointe-Claire, qui en a fait son emblème, a accepté de verser une contribution de près d’un million de dollars pour soutenir le projet de préservation de ce moulin construit en 1709 par les prêtres de Saint-Sulpice.

L’Archevêché de Montréal, qui est propriétaire du bâtiment patrimonial, a conclu une entente de principe avec la municipalité de l’ouest de l’île de Montréal pour le versement d’une somme de 967 761 $ afin de remettre en état le moulin inutilisé depuis des décennies, mais classé comme immeuble patrimonial par le ministère de la Culture et des Communications du Québec en 1983. L’Archevêché entend faire une demande de subvention auprès du ministère pour compléter le montage financier.

Le projet vise à rendre le moulin à nouveau fonctionnel, à reconstruire le mécanisme d’époque à l’intérieur du bâtiment et à rénover la maçonnerie extérieure, les pales et le toit. Épaulé par la Ville de Pointe-Claire et par la Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire, l’Archevêché souhaite qu’à terme, le moulin puisse être accessible au public. « Nous sommes dans les phases de planification préliminaire, donc ce n’est que le début du processus et nous sommes à déterminer l’étendue travaux requis », a indiqué au Devoir Stefano Marrone, responsable immobilier à l’Archevêché de Montréal.

Discussions fructueuses

La Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire militait depuis 20 ans pour la restauration du moulin, l’un des 10 moulins à vent construits sous le régime français et qui subsistent encore au Québec. « En 2019, une tempête a fait tomber deux des ailes. Donc, l’état du moulin s’est beaucoup détérioré au cours des deux dernières années », explique Andrew Swidzinski, président de Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire.

Les discussions entreprises par l’organisme avec l’Archevêché, le ministère de la Culture et le nouveau maire de Pointe-Claire, Bill Thomas, ont finalement porté fruit, se réjouit M. Swidzinski, qui considère le financement de la Ville comme un élément déterminant pour la réalisation du projet de restauration. « C’est un des seuls villages historiques qui restent sur l’île de Montréal avec Rivière-des-Prairies », souligne-t-il.

Construit en 1709 par les prêtres de Saint-Sulpice sur une pointe de terre qui s’avance dans le lac Saint-Louis, le moulin à vent de Pointe-Claire a été fonctionnel jusqu’en 1880. Il a par la suite subi des dommages et a été fermé. Vers 1896, le toit a été modifié et le bâtiment a abrité une station de pompage pour l’aqueduc privé du Couvent des Soeurs de Notre-Dame situé à proximité. Un toit conique et des ailes fixes ont été installés en 1967 à l’occasion du centenaire du couvent.

Selon M. Swidzinski, la contribution de la Ville de Pointe-Claire représente environ la moitié du coût total du projet de restauration estimé à 1,9 million de dollars. Il indique que l’idée est d’offrir des visites guidées au public et de rendre le moulin fonctionnel, comme celui de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, afin de moudre le grain et faire de la farine. « Je pense que ce serait très intéressant pour des raisons éducatives, mais également à des fins pratiques. Le fait de garder un moulin d’apparat avec les ailes immobilisées a fait en sorte qu’il y avait accumulation de moisissures, ce qui a accéléré la détérioration [du bâtiment] », dit-il.

Andrew Swidzinski précise que dans les années 2010, l’organisme a mené une campagne de financement qui a permis d’acheter des meules qui pourront être intégrées au bâtiment.

La Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire espère que le financement pourra être confirmé l’an prochain afin que les travaux puissent débuter avant la fin de 2023.

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Je ne connaissais pas cet article de la loi sur la protection du patrimoine. Il faudrait l’utiliser plus souvent pour protéger l’intérieur des immeubles patrimoniaux.

La maison Goode ne sera pas altérée par un agrandissement pour l’instant


Adil Boukind Le Devoir
Construite en 1840, la maison Goode, située à Westmount, est le seul bâtiment du genre dont l’intérieur est en principe protégé en vertu de la loi.

Jean-François Nadeau
21 septembre 2022
Société

La maison Goode est de nouveau mise en vente. Construite en 1840, cette demeure de Westmount liée à l’histoire coloniale du Canada est le seul bâtiment du genre dont l’intérieur est en principe protégé en vertu du pouvoir concédé par Québec aux municipalités pour la protection du patrimoine. Cependant, cette disposition de la loi n’est pratiquement pas utilisée. Le cas de la maison Goode fait figure d’exception depuis 2020 seulement.

Des projets récents de modification de la demeure, avalisés par Westmount, ont été vivement remis en question par Héritage Montréal. Selon la municipalité, le projet de réaménagement de la maison impliquait « l’agrandissement vers le bas de trois ouvertures existantes sur la façade arrière pour permettre de relier le bâtiment principal à l’ajout projeté », une annexe de style moderne.

Conrad Peart, commissaire à l’aménagement urbain et à l’architecture de la Ville de Westmount, a indiqué sur Twitter que la Ville se refusait à parler de « démolition » à moins qu’une partie de l’enveloppe soit enlevée. Le schéma accepté par l’administration municipale indiquait pourtant bel et bien des « travaux de démolition ». Les projections de l’agrandissement de la demeure et des indications sur son réaménagement intérieur ont été publiées par des médias locaux.

Dans la foulée des objections formulées publiquement par Héritage Montréal, la maison Goode vient d’être remise en vente. Le prix affiché est de 1,9 million de dollars. Selon l’inscription produite par l’agence immobilière mandatée par le vendeur, « cette propriété patrimoniale emblématique et perle rare, est le deuxième plus ancien bâtiment de Westmount » (sic). La maison Goode demeure pour l’instant la seule au Québec à jouir d’une protection municipale pour son intérieur.

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