Hauteur des édifices à Montréal - Discussion générale

Idéalement, je pense qu’il faudrait faire comme lors d’une évaluation d’un étage sur une maison en pente. C’est à dire de prendre des mesures de la hauteur sur chaque côté et prendre la moyenne.

Pour moi un exemple mal fait c’est le quartier Angus… aucune raison d’avoir bâti des maisons en rangée, 3, 4, 6 étages, on aurait pu en faire 10, 15, 20.

Pareil pour le campus de l’UdeM à Outremont près de l’Acadie.

Côte-des-Neiges (près du métro CdN), pareil, il y a le métro, bientôt le REM, plein de trucs qui ne sont pas patrimoniaux.

Et même sur le Plateau, il n’y a pas que les super belles rues comme Laval, St Joseph, Parc Lafontaine… il y a aussi des rues comme Clark avec des trucs quasi-abandonnés. Permettre des tours isolées de 15-20 étages, ça ne dérange pas.
D’ailleurs quelqu’un mentionnait Sao Paulo et Buenos Aires il y a quelques semaines, oui il n’y a pas grand chose au délà de 150-200 mètres, mais plein de bâtiments de 10-25 étages éparpillés et franchement si vous allez à Buenos Aires, des quartiers comme Palermo ou Belgrano ont ce mélange de vieux et de nouveau, de moins dense et de très dense, et c’est très animé et “à échelle humaine”.

C’est bizarre mais nous avons un attachement particulier aux façons de bâtir Nord-Américaines, qui produisent en général des villes assez stériles et centrées sur l’auto (Montréal étant parmi les plus animées… mais ce n’est pas Madrid non plus on s’entend…) alors qu’on pourrait prendre ce qu’il y a de meilleur de différents modèles. Pourquoi doit-on garder un “centre-ville” distinct et ne pas permettre d’autres pôles de densité? Et pourquoi avoir mis des restrictions à Griffintown, on aurait pu laisser construire jusqu’à 200 mètres. Il faut laisser évoluer les villes, une banlieue aujourd’hui c’est un quartier presque central dans 30 ans, et c’est tant mieux car si on ne le fait pas, ce qu’on aura c’est des maisons à 40 km du métro, et des prix inabordables plus au centre.

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Sauf que dans la réalité, si on regarde le 1000 à partir du sud, on voit un immeuble de 215 mètres de hauteur. Théoriquement, sur les plans, on plan mentionnerait 215 mètres à partir du sol.

Couper entre les deux, c’est plutôt arbitraire. Ça ne représente pas la hauteur réelle du bâtiment. :confused:

Je n’y avais pas pensé tout de suite, mais les plans du 1000 sont maintenant disponibles.

Élévation de la façade sud: on parle de 212 mètres.

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Mon raisonnement part de la situation où, pour déterminer si le sous-sol d’un bâtiment en topographie escarpée est un sous-sol ou un étage, il faut faire la moyenne de tous les niveaux du périmètre.

Sur les plans fournis à la ville, on utilise la mesure la plus grande? Avons-nous les plans du Maestria pour voir quel mesure est prise en compte? La hauteur de la tour 2 est-elle mesurée depuis son point le plus bas, au sud, depuis son milieu sur Jeanne-Mance ou depuis son entrée principale?

La tour 2 est calculé sur Jeanne-Mance. Elle ne fait pas 202 mètres d’ailleurs.


La tour 1 est calculée à partir de Sainte-Catherine

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Plus précisement, elle est calculée à partir du niveau du rez-de-chaussée.

J’ai trouvé cette définition du niveau moyen du sol qui est utilisé pour déterminer la hauteur en étages d’un bâtiment. J’imagine que le même processus doit s’appliquer à la hauteur en mètres?

Afin d’évaluer le niveau moyen du sol, les différents niveaux de sol sur une distance de 3 m le long de chaque façade (voir illustration 1) doivent être comptabilisés. Ces différentes mesures vous permettront ensuite d’établir une moyenne pour chaque façade. Le niveau moyen du sol à retenir pour évaluer la hauteur du bâtiment en étages est la plus basse des moyennes ainsi obtenues.

https://www.rbq.gouv.qc.ca/domaines-dintervention/batiment/interpretation-directives-techniques-et-administratives/chapitre-batiment-du-code-de-construction/niveau-moyen-du-sol/

Une autre source pour clarifier un peu :

Pour déterminer la hauteur de bâtiment(1) telle que définie par le Code national du bâtiment (CNB) intégrant les modifications provinciales, vous devez d’abord établir quel est le niveau moyen du sol(3) autour du bâtiment afin d’identifier quel est le premier étage(2).

Je suis d’accord moi aussi que depuis Saint-Antoine, la tour parait et fait 212m, mais je cherche plutôt à savoir sa hauteur d’un point de vue légal.

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Absolument fascinant ces plans! Cependant, je ne comprends toujours pas où vont s’ancrer les colonnes du terminus qui sont par-dessus le métro Bonaventure? C’est vide en dessous non?

Ces plans sont des tours Maestria, à la demande de Fleurdelys, et non du 1000 de le Gauchetière.

T’as pas vu le post auquel je répondais…

Le problème c’est que tout le monde s’opposera à la destruction de ces édifices à 3 étages qui couvre Montréal (les plexes) et avec raison. Alors on fait quoi?

Voici un exemple de quelques “maisons de guerre” juste à côté de la station de métro Sauvé. Ce type de logement était censé être temporaire.

Si ceux-ci étaient supprimés et remplacés par des blocs de 8 à 10 étages, vous auriez atteint une densité urbaine utile sans gratte-ciel.

Il n’y a aucune raison de ne pas remplacer ce type de logement par des structures plus hautes, et ces structures plus hautes amélioreraient en fait la vie de rue du quartier, alors qu’un gratte-ciel pourrait le tuer.

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Heritage Montreal:

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Ce n’est pas une question de raisonnement ou de logique. Il y a un petit groupe de personnes contre tout changement. Ils savent comment faire passer leur message dans les journaux, ils se font entendre.

La ville ne défiera jamais ces gens parce qu’ils sont le démographique qui vote.

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Concernant le processus référenfaire prévu par la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme

Le projet de loi 16 propose d’abroger le Règlement sur la participation publique en matière d’aménagement et d’urbanisme (qui encadre le processus référendaire) de le remplacer par une autre forme de consultation

Point 7 des notes explicatives

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Je n’ai pas encore entendu certains nimbys s’insurger. Les travaux sur ce projet de loi sont en cours :wink:

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Il faut rééquilibrer le processus pour le rendre plus juste, tout en évitant qu’une minorité plus revendicatrice et réfractaire aux changements ne fasse déraper systématiquement les consultations.

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Je n’ai pas lu le Projet de loi 96 en détail, mais de ce qu’on m’a expliqué, ce sera aux promoteurs de faire des consultations publiques pour obtenir l’acceptabilité sociale avant de déposer une demande à la municipalité. Les NIMBYs aiment accuser les élus d’avoir un biais en faveur des promoteurs immobiliers sans connaître tout le travail en amont avant que le projet soit rendu public.

Le fardeau de la défense du projet sera ainsi sur les épaules des promoteurs et non des élus municipaux qui ne font que suivre les processus prévus par la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

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C’est une avenue à considérer puisque ce sont les promoteurs qui conçoivent les projets, raison de plus de s’inspirer de l’esprit du plan d’urbanisme. Autrement ils devront obtenir l’aval des citoyens avant de proposer des dérogations.

Je pense aussi que ça va pousser les promoteurs à bonifier leurs projets, tout en enlevant des coûts et des ressources aux villes pour faire ces consultations.

Plusieurs promoteurs avaient mentionné durant le Forum québécois sur l’investissement multi-résidentiel en février que c’était un non-sens pour eux aussi de faire les consultations publiques à la fin du processus. Actuellement, ils doivent monter un projet entier pour qu’il soit approuvé par la ville pour ensuite aller en consultation et devoir parfois recommencer depuis la case départ.
Je pense que c’est vraiment une solution gagnante pour tout le monde.

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C’est totalement vrai pour ce secteur et autres secteurs de la ville à très faible densité. On est situé au milieu de l’île de Montréal, la métropole du Québec, à proximité de la ligne bleu, et on se retrouve avec le plus faible niveau de densité possible. Ça ressemble à n’importe quelle banlieue, mais en plein milieu d’une grande ville…

Il faudrait changer le PPU et autoriser la construction de 7-10 étages.

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