Hauteur des édifices à Montréal - Discussion générale

Discussion sur la hauteur que devrait avoir les édifices à Montréal. Discutez de vos opinions sur la hauteur parfaite des gratte-ciel de la métropole ici!

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Laissez moi partir le bal.

La présence du mont Royal dans le skyline Montréalais est une chose distinctive qui est importante. Même si la plupart des immeubles le cachent, sa présence en fond est toujours là. Il va donc de soi que ce concept la soit protégé.

Ceci étant dit, j’ai l’impression qu’un règlement rigide n’est peut être pas non plus la solution, et que si quelqu’un arrivait avec un concept pour un immeuble plus haut qui a un impact positif sur le skyline tout en respectant le volume du centre-ville (genre pas un supertall de 500m qui écrase tout) je serais ouvert à ce que ça se fasse.

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OUI! Tout est là,

Vous voulez construire plus haut? Prouvez-nous que vous le méritez.

Considérant qu’on en a pas besoin (d’un point de vu économique, social, urbain, durable, et autres),
il faut au moins que ça offre quelque chose à l’image de notre ville.

Honnêtement, dans les 20 dernières années, je ne vois vraiment pas à quel promoteur / projet j’aurais offert ce privilège.

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Honnêtement, pour que ça fonctionne, j’ai l’impression qu’il faudrait que ça vienne d’une demande d’un gros acteur corporatif au centre-ville qui a besoin de beaucoup d’espace… il y en a pas beaucoup. Il faut aussi que ce soit une demande avec du budget, et que ce soit à un emplacement logique…

Le seul endroit que je peux penser où j’approuverais ce genre de chose c’est l’édifice du CN.

C’est exactement ce que je pense !

Je suis très à l’aise avec la hauteur limite en centre-ville. Cette particularités de Montréal empêche la ville de devenir une copie réduite de Toronto ou d’autres villes nord-américains.

Mais pour ceux qui veulent construire en hauteur, je voudrais créer une zone excentrée, par exemple à proximité du stade Olympique - sans limite de hauteur. (Quelque chose comme le quartier de la Défense à Paris)

Peut-être ça donnerait une nouvelle dynamique à la ville.

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Je me suis toujours demandé si Longueuil autour du métro ne pourrait pas faire quelque chose comme ça.

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@Archie il me semble avoir lu quelque part que tu penses qu’on pourrait bâtir plus haut que 200m sur certains lots au sud du centre-ville et j’ai toujours voulu connaitre ta réflexion

Malheureusement avec les visuels de Devimco, ça ressemblera plutôt à un plateau monotone et cheap…
Ne reste que Place Panama par Prével…

Oui je pense qu’on pourrait techniquement le permettre à cause de l’accroissement de l’éloignement vis-à-vis de la montagne, et parce que l’échelle des espaces publics et des infrastructures au sud du Centre-Ville est assez grande pour pouvoir apprécier une surhauteur sans qu’elle soit écrasante. Je ne déchirerais pas ma chemise contre un 250m dans ce petit secteur. Par contre, je ne comprendrais pas sa nécessité, et une telle hauteur décuplerait l’importance de sa qualité architecturale.

Je préfère de loin avoir une silhouette de centre-ville à hauteur plus basse, mais avec plusieurs différents noyaux densifiés, et quelques rares ‘spikes’ plus élevés. Ça facilite l’apport de lumière naturelle au sol, et la lumière naturelle c’est à la fois recherché par les gens, mais c’est aussi ce qui permet à la végétation de croître.

Mais le plus important de tout, hauteur ou pas, c’est le rez-de-chaussée + 3, et overall l’interaction avec la rue. C’est là que se crée l’animation et que se vit la ville. Des murs opaques dans les étages inférieurs, des longues façades monotones, des grands pans de mur-rideaux sans variation et sans personnalité, des grosses portes de garage, des grilles de ventilation - c’est moche, c’est repoussant, c’est anxiogène. Ça tue la ville.

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Ce que je n’ai jamais vraiment compris dans cet éternel débat, c’est que les gens contre la limite de hauteur à Montréal semblent souvent insinuer qu’elle rend nos immeubles anormalement petits alors que 200 mètres et des poussières c’est déjà dans le upper range de la grande majorité des gratte-ciels en Amérique du Nord. Je suis d’accord que certaines limites de hauteur genre 120 mètres sont plutôt absurdes, mais du 300 mètres, je ne vois pas ça ici. À titre de comparaison, il n’y a que 2 bâtiments de plus de 300 mètres à Toronto: la Tour CN et le First Canadian Place.

Il y a plus d’une vingtaine de tours comprises entre 200 et 300 m à Toronto.

Et il y a deux ou trois tours en construction au dessus des 300m, et une dizaine d’autres entre 200 et 300 mètres.

Tout cela c’est sans compter les douzaines construites et en construction entre 120 et 200m.

Ce que je regrette à Montréal c’est vraiment les effets de plateau que le zonage a créé. Des hauteurs limitées homogènes combinées à des taux d’implantation au sol autorisés larges et des coefficients d’occupation élevés rendent la trame urbaine passablement bulky et monoforme.

Je ne pense vraiment pas que l’exemple Torontois soit à suivre par contre. Cette ville, ou plutôt son centre, manque cruellement d’espace aéré, disponible pour les piétons et de verdure.

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En effet, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi on veut absolument “compétitionner” avec les autres grandes villes à cet égard. Ne pouvons-nous pas juste être “nous-même”? Pas besoin d’être plus grosse et plus riche que l’autre, il me semble. J’avais vu un vidéo qui parlait de comment les quartiers de moyenne densité, et la concentration de multiplex était unique et faisait de Montréal un endroit plus convivial où vivre, où chacun peut avoir son propre espace, tout en conservant une certaine densité. Je ne vois rien de mal à cultiver cette originalité, plutôt que de copier d’autres modèles!

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Voila. Personnellement ce que j’aimerais voir c’est plus de clusters répartis un peu partout autour de la ville (Royalmount et le long de Crémazie, Île des Soeurs, Longueuil, Panama, Solar, Laval, etc.). Ça donne tellement plus une impression de densité à travers la région.

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L’effet Plateau est un problème de loin, mais loin d’être un problème. C’est un enjeu de carte postale, extrêmement superficiel. Pour l’expérience in situ de la ville, ça n’a pas d’importance, que ce soit un plateau ou pas. Les éléments importants sont la lumière naturelle, l’animation de l’espace public, la porosité, les textures vs la monotonie, le confort climatique. On ne vit pas dans une carte postale.

Je suis pour ma part, individuellement, notamment du fait que je suis passionné par l’urbanisme et l’architecture, un amateur de skylines qui n’est pas personnellement très fan d’une longue ligne uniforme d’édifice en hauteur, mais je suis aussi très conscient que ce n’est pas du tout un élément qui a une importance dans le quotidien de la vaste majorité des citoyens, contrairement à pas mal toutes les autres variables sus-nommées.

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C’est avec cette vision que je ne suis pas d’accord. Il est faux de prétendre qu’il n’est pas dans l’ADN de Montréal de compétir avec les autres grandes villes du monde, que ce soit en termes de grands projets ou de richesse de la ville. Il fut un temps pas si lointain où Montréal faisait les deux ! Dans notre histoire nous avons plus souvent été les plus grands que les plus petits. Que l’on ait pas un appétit pour la grandeur soit, je ne reprocherais jamais cela à qui que ce soit. Par contre aller jusqu’à dire qu’en tant que Montréalais nous devons nous résigner à la modestie et que celle ci est une valeur commune je refuse. On a le droit nous aussi de rêver à plus grand, plus beau pour notre ville. Je n’ai pas envie d’avoir à toujours me déplacer à Toronto pour avoir accès à certains magasins haut de gamme. Et c’est pour ça que beaucoup sont excités de voir le Royalmount débarquer. Beaucoup d’opposants au projet (dont l’avis est tout à fait légitime) vont par exemple dire que c’est du bling bling. Qu’on devrait laisser cela aux autres villes. «Nous sommes Montréal nous n’avons pas besoin de ça». Mais moi je pense que, qu’on le veuille ou non, plus on retrouve de choses dans une ville, plus le standing de cette dernière est élevé dans l’imaginaire collectif. Et ça joue aussi sur le sentiment de fierté que les gens éprouvent à son égard.

Par exemple une chose dont je suis fier, c’est la présence d’une gastronomie très diversifiée dans notre ville avec des restaurants proposant de la nourriture de PARTOUT. Je pense que c’est un baromètre de la grandeur et la pertinence d’une ville et c’est le cas pour toutes les grandes métropoles occidentales. Si un gars de Québec arrivait et disait « nous à Québec on a pas besoin d’avoir de restaurants provenant des 4 coins du monde, on laisse ça à Montréal. Notre force c’est l’histoire de notre ville». Je trouverais cela tout aussi dommage.

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Je suis d’accord avec toi au sujet du Royalmount et de l’arrivée de bannières de luxe, et je suis aussi d’accord avec le fait qu’on ne doit pas donner dans la modestie comme valeur commune.

Par contre, Montréal c’est tellement plus que des gros buildings et des flagship de haute couture. Montréal c’est la ville nord-américaine qui ne fait rien comme tout le monde. C’est le mouton noir de tous les bureaux chefs de Toronto parce qu’on insiste sur faire les choses à notre façon. Montréal, c’est un ramassis de tout ce qui se fait de Canadien, du melting pot à l’intégration, du français à l’anglais, du nord-américain à l’européen. C’est pas compliqué, Montréal est unique au monde, et ça personne ne pourra jamais nous l’enlever, au grand dam de Toronto. Pis juste ça, le fait d’avoir une unicité, ça nous mets au même rang que toutes les autres villes uniques de ce monde (Rome, Paris, Tokyo, New York, LA, etc.).

Comme l’a déjà dit Jean Drapeau “Laissez Toronto devenir Milan, Montréal sera toujours Rome”. C’est plus de cette façon que je vois l’argument de ne pas trop compétitionner. On a pas besoin d’avoir des supertalls pis des grosses boutiques pour être unique. C’est bien pour nous, et c’est agréable de ne pas avoir à faire le voyage jusqu’à la ville reine pour acheter de quoi, mais on a pas besoin de ça pour être unique.

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Et sans compter l’aspect culturel! L’abordabilité de la ville fait en sorte que les artistes peuvent y vivre et se développer, ce qui est une grande richesse à mes yeux. Beaucoup plus importante que de pouvoir aller à tel ou tel magasin.

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En fait le gros de mon message c’est que même si Montréal devenait plus riche, plus grosse avec des grands projets et des grandes tours par ci par là, ça n’enlèverait en rien ce qui fait son charme et son unicité. L’échelle de ses quartiers centraux. La beauté du Vieux Montréal. La gastronomie, la culture, les musées et j’en passe. Tout cela restera. Et c’est pour cela que je trouve absurde de mettre en opposition les deux. C’est pour quoi mon maire IDÉAL serait un enfant de Valérie Plante et Denis Coderre (pas sur que ça va arriver ça lol). On a pas à choisir entre etre charmant/modeste ou grand/riche. On peut faire les deux.

Ensuite l’exemple de Milan-Rome pour illustrer la situation entre Montréal et Toronto me deplait particulierement parce qu’il nous conforte dans notre idée que nous n’avons pas besoin d’en faire plus. Nous n’avons pas besoin de grandir. Nous sommes bien comme nous sommes car Montréal est la charmante Rome et Toronto la sans âme Milan. Rome a des atouts face à Milan que Montréal n’aura jamais face à Toronto. Rome est la capitale de l’Italie. Une ville ayant une histoire IMMENSÉMENT riche ayant été depuis des millénaires au centre de l’une des civillisations les plus évoluées et riches de son temps. Un empire extrêmement puissant et influent. Etc etc. Ce qui fait que Rome est la ville la plus visitée d’Italie et de très loin ! L’aéroport de Rome c’est 40 millions par an contre 28 pour Milan et ce malgré le fait que cette dernière est maintenant le centre économique du pays. Rome a un pouvoir politique énorme et une attractivité incroyable à l’international. Montréal à malheureusement un poids inférieur à tous ces niveaux. Donc c’est différent.

Enfin quand tu dis au grand dam de Toronto… je pense humblement que ces gens s’en foutent de nous. On parle plus d’eux que l’inverse. Nous ne sommes plus leurs compétiteurs.

Bref je suis très fier de cette ville et je l’aime beaucoup mais parfois j’ai vraiment l’impression qu’elle manque d’ambition.

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Une abordabilité qui avait pour principale raison le fait que la ville stagnait économiquement. Et depuis qu’elle s’enrichit et attire du monde, l’abordabilité faiblit. C’est pas parce qu’on était meilleurs que notre ville était abordable. C’est l’inverse.

Je viens de tomber sur ce site qui parle de différents types de hauteur de bâtiment

https://www.ctbuh.org/resource/height#tab-measuring-tall-building-height

Hauteur architecturale :
Height to Architectural Top
…the architectural top of the building,** including spires, but not including antennae, signage, flagpoles or other functional-technical equipment.5 This measurement is the most widely utilized and is employed to define the CTBUH rankings of the “World’s Tallest Buildings.”
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Hauteur de l’étage le plus haut qui peut être occupé :
Height to Highest Occupied Floor
…the finished floor level of the highest occupiable floor within the building.
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Hauteur du plus haut point
Height to Tip
… to the highest point of the building,** irrespective of material or function of the highest element.
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Ainsi le Burj Khalifa a 273 mètres qui servent pratiquement à rien :wink: