Contrairement à d’autres villes comme Ottawa, Toronto ou Calgary, il n’existe pas de collecte municipale d’excréments d’animaux à Montréal pour les transformer en compost. Les matières fécales canines et les litières souillées sont vouées à l’enfouissement. L’entreprise de collecte des résidus alimentaires commerciaux Compost Montréal entend changer la donne en lançant une collecte clés en main.
C’est dans cet esprit que Stephen McLeod, dirigeant de Compost Montréal, a mis sur pied son service de collecte actuellement en rodage. Accompagné de son chien Ruby, il a expliqué les rudiments de son service déployé graduellement chez les résidants, les cliniques vétérinaires, éventuellement chez des restaurateurs exploitant des terrasses acceptant les chiens. Sur le trottoir, rue Bagg, dans Le Plateau-Mont-Royal, un bac vert de 45 litres est au banc d’essai. Sauf pour la couleur, il ressemble en tout point à celui destiné à la collecte municipale des résidus compostables.
À l’intérieur, on installe un sac biodégradable, a expliqué l’entrepreneur à La Presse. Il peut accueillir les excréments et les litières, sauf celles en silice.
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J’ai reçu une publicité par courriel pour ce service, parce que nous étions sur le compost commun avant qu’il soit disponible pour les grands édifices. Je n’ai pas trouvé particulièrement intéressant que la ville donne mon courriel à une entreprise privée, même si la cause est bonne.
Le compost pour les animaux est à mon avis un service éventuellement essentiel. C’est mon seul volume de déchets pour la poubelle chez nous. Mais 500$+ par année pour ça, c’est un cout difficile à justifier. Ça vaudrait peut-être la peine de se partager ça pour un gros édifice… Mais les gens n’ont pas encore l’habitude de bien composter la nourriture pour le moment (on ne remplit pas un gros bac de compost pour 100+ condos, ici), alors on a encore des habitudes à changer.
Des matières recyclables récupérées au Québec par l’entreprise TerraCycle ont abouti vraisemblablement dans un site d’enfouissement de l’Illinois. D’autres ont multiplié les allers-retours entre le Québec et l’Ontario pendant deux ans. La Presse a enquêté sur cette entreprise aux pratiques nébuleuses. Un reportage de Jean-Thomas Léveillé et de Sarah Mongeau-Birkett
Le recyclage, c’est juste pour se sentir mieux de gaspiller. Tout le monde sait que ça ne sauvera pas la planète. On devrait faire davantage de récupération d’objets comme on fait avec les bouteilles de bière en vitre.
Deux entreprises canadiennes ayant traité des matières « recyclables » de TerraCycle disent en avoir enfoui une partie, pendant que des ministères et organismes publics québécois et canadiens ont versé des dizaines de milliers de dollars en fonds publics à la multinationale états-unienne ces dernières années. UN DOSSIER DE JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
Quand elles ne finissent pas dans un site d’enfouissement ou un incinérateur, les matières résiduelles récupérées par l’entreprise TerraCycle sont souvent sous-recyclées, ce qui lui vaut beaucoup de critiques. Mais qu’est-ce que le sous-recyclage, exactement ? Explications.
Ce que dit le dictionnaire
Fabrication, à partir d’objets ou de matériaux de récupération, de produits de moindre valeur que les objets ou matériaux d’origine.
Grand dictionnaire terminologique
Les termes sous-cyclage et infrarecyclage sont aussi parfois utilisés. En anglais, on parle de downcycling.
Ce que ça signifie concrètement
Transformer des bouteilles et sacs de plastique en palettes d’expédition, en bacs de rangement ou en arrosoirs de jardin est du sous-recyclage, puisque la matière transformée ne revient pas à son état d’origine. Transformer de vieux pneus en revêtements de surface de terrains de jeux est aussi du sous-recyclage. À la fin de leur vie utile, ces objets pourront tout au plus être sous-recyclés à nouveau, ou iront dans un site d’enfouissement ou seront incinérés.
L’industrie du recyclage tire la sonnette d’alarme sur la décision du gouvernement du Québec d’abaisser et de repousser l’entrée en vigueur de cibles de recyclage pour les matières de la collecte sélective. Elle redoute qu’une plus grande quantité de matières recyclables soient envoyées à l’enfouissement ou à l’étranger à défaut d’être transformées ici.
Quand le gouvernement Legault a confié la gestion et la modernisation de la collecte sélective à Éco Entreprises Québec – un organisme à but non lucratif privé – en janvier 2025, il souhaitait réduire la quantité de matières recyclées acheminés à l’enfouissement et augmenter le volume de matières transformées dans la province.
Or, en mars dernier, le gouvernement a décidé d’abaisser les objectifs de recyclage qu’il avait fixés à l’organisme et de repousser l’entrée en vigueur de ces cibles de 2027 à 2030.
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Ça fait maintenant plus d’un mois que les poubelles sont ramassées chaque semaine plutôt que toutes les deux semaines dans Hochelaga, mais est-ce que ça améliore vraiment la propreté du secteur ?
Mercredi après-midi, le soleil tape et de légers effluves d’ordures parfument les rues de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.
Le retour de la collecte hebdomadaire des ordures depuis mai n’empêche pas certains résidents de laisser leurs déchets sur le bord du chemin quand bon leur semble, constate un résident.
Selon lui, le changement d’horaire n’a jusqu’à présent pas d’impact sur la propreté du secteur. Il aperçoit encore régulièrement des déchets laissés à tout moment de la semaine.
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La collecte des ordures ménagères passera toutes les deux semaines dès le 1er octobre 2026 dans les secteurs d’Ahuntsic et du Sault-au-Récollet. L’arrondissement déboursera plus de 230 000 $ pour accompagner et sensibiliser les citoyens à ces changements.
La collecte des ordures ménagères est une mesure phare de la stratégie montréalaise visant à réduire les déchets envoyés à l’enfouissement.
Ce changement, qui cible les immeubles résidentiels de huit logements et moins, s’inscrit dans les objectifs du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles, qui prévoit un maximum de 26 collectes par année d’ici 2027.
À l’arrondissement comme à la Ville, on estime qu’une telle organisation encourage le tri des matières, notamment en substituant une collecte d’ordures par celle des résidus alimentaires et du recyclage.
« Souvent, les gens me disent, je n’ai jamais de poubelle assez pleine pour la sortir de toute façon », a confié Maude Théroux-Séguin, mairesse de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, en entrevue avec le Journal des voisins (JDV).
Pour les secteurs de Bordeaux-Cartierville et de Saint-Sulpice, la collecte une fois par semaine est maintenue jusqu’à l’année prochaine.
Afin d’aider à ce que ce changement se fasse de manière souple, l’arrondissement a confié à l’organisme Ville en vert un mandat d’information, de sensibilisation et d’éducation auprès des citoyens.
Ce changement des jours de collectes coûtera tout de même 230 108 $. Le contrat prévoit notamment le déploiement d’une brigade mobile, la tenue de kiosques et un service de réponse aux questions des résidents.
Il est temps de révolutionner la collecte des ordures dans les quartiers centraux.
Fini les sacs qu’on dépose devant chez soi avec un horaire. Faut qu’on passe aux bacs aux coins de rue et qu’ils soient vidés quand remplis (caméra, détecteurs,. etc.).
Les Montréalais de tous les arrondissements doivent se préparer à ce que la collecte des ordures ménagères se fasse prochainement toutes les deux semaines, plutôt que chaque semaine comme à l’heure actuelle. L’administration de Soraya Martinez Ferrada garde le cap sur l’objectif d’espacer la collecte des déchets d’ici le 31 décembre 2027, en offrant de la flexibilité à certains secteurs qui ont besoin de plus de temps, a appris Le Devoir.
Une directive de Québec oblige les 82 villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à implanter la collecte des ordures toutes les deux semaines d’ici la fin de l’année 2027. Cette mesure a mené à une réduction du volume de déchets envoyés au dépotoir dans les villes québécoises — et d’ailleurs dans le monde — qui l’ont implantée.
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Je suis d’accord avec cette mesure (qui a coûté le poste de l’ancien maire d’H-M). Est-ce qu’on peut s’attendre à une distribution de bacs noir sur roues à grande capacité comme la Ville l’a fait avec les bacs de recyclage?
À Québec pratiquement tous les bacs sont sur roues et à grande capacité, ce qui fait qu’il y a moins de déchet dans les rues et que la collecte est en grande partie automatisée, donc plus rapide. Aussi il y a seulement deux types de bacs, le compost étant mis dans des sacs violets dans le bac à déchets, triés en bout de processus.
Ma conscience intérieure ne peut que rire de toute ça. Après la bataille qu’un certain groupe a mené contre les élus jusqu’aux élections de 2025, que vont-ils faire maintenant?? Peut-être que le maire de l’époque savait que ça viendrait un jour ou l’autre…. Bonne chance à la mairesse actuelle!
Moi aussi, j’ai toujours eu un composteur depuis 1992 en déménageant à Terrebonne, puis à La Malbaie durant dix ans. Comme j’avais un potager et mon terrain était aménagé avec fleurs et arbustes, je n’ai jamais eu besoin d’engrais. Ensuite en appartement à Baie-Saint-Paul nous avions un bac brun pour le bloc, ce dernier était récupéré toutes les semaines durant l’été et aux deux semaines le reste de l’année.
À leur place, je me concentrerai sur les secteurs complexes dès maintenant afin de traverser la période d’adaptation et le backlash initial bien avant la prochaine campagne.