Environnement et transition écologique

Nouveau fonds de 250 millions pour la transition énergétique

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Steve Robitaille et Pierre Larochelle, co-associés-directeurs de la firme Idéaliste Capital

Les entrepreneurs en manque de capitaux et d’expertise pour soutenir la croissance de leur entreprise orientée vers la transition énergétique ont une nouvelle option à considérer.

Publié à 7h00

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Richard Dufour

Richard Dufour La Presse

Deux investisseurs québécois annonceront mardi la création d’un fonds de 250 millions à être déployés dans des entreprises qui développent des technologies propres.

« Ce fonds sera probablement le plus gros au Québec et un des plus gros au pays au niveau de l’impact climatique », soutient Pierre Larochelle, co-associé-directeur chez Idéaliste Capital, une firme de gestion d’actifs fondée cette année.

Au moins 50 % du capital amassé par le fonds sera investi dans des entreprises du Québec, dit l’ex-haut dirigeant chez Power Corporation et actuel président du conseil d’administration des entreprises québécoises Lion Électrique et Lumenpulse.

Au cours des quatre prochaines années, une dizaine d’entreprises devraient bénéficier de l’aide du Fonds d’Impact Climatique Idéaliste pour accélérer la commercialisation de solutions « validées » qui génèrent un impact climatique positif.

Actif dans l’écosystème des changements climatiques depuis une douzaine d’années, Pierre Larochelle était aux premières loges pour apprécier les progrès réalisés au fil des ans tant sur le plan de la reconnaissance scientifique que de l’évolution des technologies.

« Explosion » d’occasions

Témoin privilégié des investissements dans le secteur des technologies vertes, il a pu observer autant les échecs que les avancées.

Pierre Larochelle anticipe une « explosion » d’occasions dans les 20 à 30 prochaines années. « Le potentiel est gigantesque pour le storage d’énergie », dit-il.

Des technologies « prouvées » commencent à être économiques, ce qui favorise une adoption, ajoute-t-il.

En solaire par exemple, en 2010, si tu voulais faire un parc de 1 mégawatt, ça coûtait 5 millions. Aujourd’hui, ce parc coûte 1 million.

Pierre Larochelle, co-associé-directeur chez Idéaliste Capital

Pierre Larochelle explique que beaucoup de capital de risque (des enveloppes de moins de 25 millions) est consacré au développement de nouvelles technologies, mais qu’encore très peu de capital de croissance (des enveloppes de 25 à 100 millions) est investi dans une entreprise ayant une solution « prouvée » pour lui permettre d’amener sa technologie à un autre niveau.

Les gestionnaires du fonds d’Idéaliste Capital débloqueront entre 25 et 75 millions pour chacune des 8 à 10 entreprises dans lesquelles ils comptent investir.

« On va prendre des participations de 20 à 40 %. Parfois, on prendra le contrôle. On va vouloir avoir une influence importante », ajoute Steeve Robitaille, co-associé-directeur chez Idéaliste Capital.

Le premier investissement devrait se concrétiser d’ici quatre ou cinq mois.

Pierre Larochelle soutient notamment être en discussions avec deux entreprises – dont une québécoise – qui développent des technologies de batteries.

« On cherche une technologie prouvée ayant un impact climatique important. On va s’attendre à voir des revenus, mais pas nécessairement des profits à ce stade-ci », dit Steeve Robitaille.

Un « pipeline pour les caisses de retraite »

La taille du marché potentiel sera aussi un critère déterminant pour un investissement du fonds.

« On va aider les entrepreneurs à s’organiser pour qu’ils aient éventuellement accès à des capitaux plus importants provenant, par exemple, de grandes caisses de retraite canadiennes qui ont parfois de la difficulté à investir des montants plus petits dans des entreprises qui ne sont pas encore tout à fait organisées, mais qui ont des solutions fantastiques », dit Steeve Robitaille.

« On va permettre aux entrepreneurs d’avoir accès à ce marché-là. Nos discussions nous permettent de croire qu’on sera perçus comme un pipeline par les caisses de retraite », précise l’ex-associé au sein du cabinet Stikeman Elliott.

La production d’énergie, l’électrification des transports et la décarbonation des industries (emballage durable, gestion des déchets, bioénergie, matériaux industriels verts, etc.) sont les secteurs cibles.

Si 250 millions ont jusqu’ici été amassés dans le fonds, ce capital devrait doubler pour atteindre un plafond d’un demi-milliard de dollars d’ici la fin de mars avec l’apport de nouveaux investisseurs.

Le capital jusqu’ici récolté par le fonds provient notamment de Desjardins, d’Investissement Québec, de Fondaction, de la Banque TD et de la Banque Nationale.

Adaptation aux changements climatiques | Les grandes villes du Québec veulent 2 milliards par année

Les maires des grandes villes du Québec demandent un « pacte vert » au prochain gouvernement provincial afin de combler des besoins évalués à 2 milliards pour l’adaptation aux changements climatiques.

Publié à 10h41
Philippe Teisceira-Lessard
LA PRESSE

Valérie Plante, Bruno Marchand, Catherine Fournier et Stéphane Boyer, de Montréal, Québec, Longueuil et Laval, étaient réunis avec d’autres élus pour lancer un appel à tous les partis politiques.

« On propose un partenariat fort », a fait valoir Mme Plante. « On veut arrêter de pelleter par en avant. Ce qui nous manque, c’est ce partenariat-là. »

La mairesse voudrait que les villes obtiennent des fonds afin d’effectuer des projets pour se préparer aux désastres naturels liés aux changements climatiques, plutôt que de toujours y réagir en catastrophe.

« Quand on agit dans l’urgence, ça coûte toujours plus cher, a dit Mme Plante. Ça peut coûter jusqu’à 10 fois plus cher. En termes de bonne gestion des fonds publics, il faut y penser. »

Les maires n’ont pas voulu commenter le bilan du gouvernement sortant dans ce dossier, préférant se concentrer sur leurs demandes pour le futur.

Les grandes villes ont commandé une étude au groupe scientifique Ouranos afin de chiffrer leurs besoins. Résultat : une estimation de 2 milliards par année d’ici 2055.

« La fenêtre d’opportunité pour limiter les dégâts est très courte », a dit le maire de Varennes, Martin Damphousse, en présentant les résultats de l’étude.

« Les impacts sur les infrastructures municipales sont déjà importants et vont s’accroître dramatiquement au cours des prochaines années », conclut Ouranos. « Précipitations, inondations, chaleurs extrêmes et cycles de gel-dégel plus intenses, les municipalités subissent directement les conséquences des changements climatiques et doivent en assumer les coûts. »

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a comparé les changements climatiques à une tempête qui s’approche dangereusement des villes québécoises. Et « elle a des effets déjà très coûteux dans nos villes », a-t-il dit.

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Réponse rapide…

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La pluie d’aujourd’hui a causé de nombreuses inondations. L’immeuble à côté de chez moi avait une fontaine dans la cage d’escalier… Ça va coûter cher réparer tout ça… Il vaudrait mieux prévenir que guérir.

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Ce gouvernement I swear to god

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Une petite collection compilée par Météomédia

Compilation vidéo

Quelle pourrait être la solution aux pluie d’hier? Refaire l’aqueduc en plus gros?

Le fait que les maires et mairesses des plus grandes villes du Québec aient demandé hier matin des investissements de $2G par année au futur gouvernement pour pouvoir rendre les villes plus résiliantes (surtout au niveau des infrastructures) aux effets des changements climatiques, que Legault dise “Non” à peine quelques heures plus tard, et qu’en soirée des pluies diluviennes viennent paralyser le métro, inonder des sous-sols et des bâtiments dans tout le grand Montréal, et refouler plusieurs égouts… C’est une grosse claque en pleine face de se faire dire “Lâchez-moi avec les GES, on va mettre des voitures électriques dans 15 ans!”

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Le timing était surréaliste!

“Non, on n’a pas besoin d’aider les villes à s’adapter, ils pigeront dans les enveloppes qui existent déjà”

Dommage que ce soit surtout des circonscriptions “non-CAQ” qui aient été touchées, puisqu’on sait à quel point la géographie fait foi de tout. Ville-Marie et le métro inondés, ça n’émeut pas autant que des sous-sols d’unifamiliales à Beauport!

Avec un peu de chance, ça va ramener un peu l’environnement dans cette campagne…

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La CAQ et son bilan catastrophique sur l’environnement montre bien à quel point ses priorités sont au mauvais endroit. D’abord la situation météorologique d’hier qui sert un autre sérieux avertissement non seulement aux montréalais mais à tout le Québec, puis le rapport sur le 3è lien qui ne passe pas le test climat.

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La CAQ veut quand-même percer dans Montréal, mais oui, il ne semble pas du tout émotif face aux demandes d’hier (ni face aux pluies).

J’espère grandement que le débat de demain sera une bonne tribune, en plus que le dossier est tout chaud. Ayant 3 chefs représentant l’ile, nécessairement ils amèneront le sujet.

LA CMM AMORCE OFFICIELLEMENT LA RÉVISION DU PMAD AFIN D’ACCÉLÉRER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE DU GRAND MONTRÉAL

Montréal, le 14 septembre 2022 – La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a amorcé officiellement l’exercice de révision du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) avec la création d’une commission spéciale, qui aura pour mandat de déposer un plan révisé pour adoption au plus tard en juin 2025.

Principal outil de planification du territoire métropolitain, le PMAD favorise la mise en place de milieux de vie complets, axés sur le transport actif et collectif, et la protection des milieux naturels et agricoles. Bien qu’il soit toujours aussi pertinent pour assurer un développement durable du Grand Montréal, sa révision permettra d’actualiser certains éléments à la lumière du dernier bilan et des travaux réalisés récemment, et de maintenir le cap sur la vision et les objectifs de la CMM, entre autres en matière d’environnement.

« Le prochain PMAD inclura notamment les trois règlements de contrôle intérimaire (RCI) adoptés ces derniers mois, soit sur les plaines inondables, sur les milieux naturels et concernant les secteurs présentant un potentiel de reconversion en espace vert ou en milieu naturel. Ces initiatives vont contribuer à accélérer la transition écologique du Grand Montréal et à accroître sa résilience face aux changements climatiques. Il est indispensable de les consolider en les intégrant au PMAD dès que possible », a déclaré Valérie Plante, mairesse de Montréal et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Cette commission spéciale sera composée de 16 élus(es), soit les cinq présidents(es) et dix vice-présidents(es) de chacune des commissions de la CMM ainsi que la présidente du comité consultatif agricole. Elle sera présidée par Mme Marie Plourde, présidente de la commission de l’aménagement et de la mobilité. Chacun des cinq secteurs de la CMM pourra y désigner deux professionnels à titre d’observateur.

CONSULTER LA LISTE DES MEMBRES (PDF - 131 KO)

Le processus de révision comprendra également la mise sur pied d’une table technique, la tenue de la 5e édition de l’Agora métropolitaine et celle d’une consultation publique à laquelle tous les citoyens, les organismes et les municipalités seront appelés à participer.

À PROPOS DE LA COMMUNAUTÉ MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL

Créée en 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) est un organisme de planification, de coordination et de financement qui regroupe 82 municipalités, soit 4,1 millions de personnes réparties sur un territoire de plus de 4 370 km2. La CMM exerce notamment des compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique, du logement social, du transport en commun et de l’environnement.

https://cmm.qc.ca/communiques/la-cmm-amorce-officiellement-la-revision-du-pmad-afin-daccelerer-la-transition-ecologique-du-grand-montreal/

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Par ailleurs, je me demande souvent à quoi ressemblerait les pointes de consommation hivernale si on donnait un grand coup de barre pour isoler les logements québécois. La quantité d’énergie gaspillée pour chauffer les vieux Plex mal isolés de Montréal est franchement choquante.

Séparer les conduites d’eaux-usées des eaux de pluies serait une bonne solution. On évite un refoulement du système d’égout en cas de crue subite. On réduirait aussi les volumes d’eau à traiter à la station d’épuration. Ça couterais super cher mais sur le long terme c’est la meilleure solution (après la lutte aux changements climatique).

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Quelques solutions mentionnées dans cet article du Devoir

Égouts, métro, verdure: adapter la ville aux changements climatiques


Photo: Marie-France Coallier, Archives Le Devoir
Selon les experts, les événements climatiques extrêmes seront de plus en plus fréquents en raison des changements climatiques.

Le Devoir et Alexis Riopel
22 h 27

Des centaines de résidences inondées. Des routes fermées. Une station de métro dans la flotte. Les pluies diluviennes tombées mardi soir sur le Québec ont fait d’importants dégâts. Comment adapter nos milieux de vie pour éviter les pires conséquences de ces événements climatiques extrêmes, qui promettent de se multiplier ? Un éclairage d’Alexis Riopel.

Les pluies diluviennes comme celles tombées dans la région de Montréal mardi soir sont exactement le genre d’événements extrêmes qui gagneront en fréquence et en intensité avec les changements climatiques.

« C’est une certitude que les événements comme celui d’hier [mardi] seront de plus en plus fréquents », affirme Ursule Boyer-Villemaire, spécialiste des risques climatiques chez Ouranos, un consortium de recherche sur l’adaptation aux changements climatiques. Puisque l’air plus chaud peut contenir plus d’humidité, il peut ensuite déverser plus de pluie.

Difficile d’établir avec précision l’accroissement des risques de pluies très abondantes dans le sud du Québec. La variabilité naturelle du cycle hydrologique est déjà élevée dans la province. Toutefois, dans certaines régions, les précipitations extrêmes pourraient devenir jusqu’à 20 % plus fréquentes, selon la chercheuse.

« Si on accepte de ne plus faire l’autruche, on doit absolument agir pour adapter notre utilisation du territoire et nos infrastructures », soutient Mme Boyer-Villemaire.

Ironie du sort, les pluies diluviennes sont tombées quelques heures à peine après que les grandes villes du Québec eurent demandé au gouvernement provincial de sceller avec elles un « pacte vert » de deux milliards pour les aider à s’adapter aux changements climatiques. Le premier ministre sortant, François Legault, avait tout de suite refusé la demande.

En avril dernier, le gouvernement caquiste a dévoilé son programme de mise en oeuvre 2022-2027 de son Plan pour une économie verte. L’adaptation aux changements climatiques n’y tient pas une grande place : seulement 5 % de l’enveloppe budgétaire sont destinés à « renforcer la résilience ».

Selon les ingénieurs, un réseau d’égout pluvial est constitué de deux parties : le réseau mineur et le réseau majeur. Le premier comporte les conduites souterraines. Il peut accepter sans déborder l’eau des pluies très fortes, qui surviennent tous les 2 à 10 ans. Le second, le réseau majeur, est sollicité lors des pluies extrêmement fortes, qui surviennent par exemple une seule fois par siècle.

Le réseau majeur, ce sont en fait « les rues et les fossés », explique Jean-Luc Martel, professeur à l’École de technologie supérieure, spécialiste de l’hydraulique urbaine et des répercussions des changements climatiques sur les infrastructures. Il faut donc intelligemment concevoir les quartiers pour que ce débordement dans le « réseau majeur » se fasse de manière contrôlée. Ces précautions n’étaient pas prises il y a quelques décennies.

Dans les nouveaux quartiers, les rues et leurs alentours sont conçus pour mieux accueillir l’eau de ces précipitations extrêmes. Les municipalités peuvent par exemple créer des bassins de rétention — parfois une simple dépression du sol, ou sinon, dans les milieux plus densément bâtis, un ouvrage souterrain — pour contenir l’eau des événements ultrarares.

Tout est question de compromis : ces infrastructures valent-elles le coup, compte tenu des risques en présence ? Puisque le climat change, les hypothèses des concepteurs d’hier volent en éclats. « Peut-être que les dommages vont être plus importants qu’on le pensait, et que ça aurait valu le coup d’investir davantage dans nos réseaux pour qu’ils soient plus résilients », souligne M. Martel.

Les îlots de verdure agissent comme des éponges. Quand une pluie abondante s’abat sur une ville, les surfaces végétalisées peuvent ralentir le ruissellement de l’eau et donner le temps aux égouts pluviaux d’évacuer l’eau avant qu’elle ne s’accumule.

L’une des meilleures manières de ralentir ce flot est de créer des « cellules de biorétention ». Sarah Dorner, une spécialiste de l’eau potable à Polytechnique Montréal, a collaboré à un projet à Trois-Rivières où des cellules végétales de ce type ont été aménagées le long d’une rue. Des puisards y dirigent maintenant l’eau.

« Ce n’est pas si coûteux de faire des cellules de biorétention quand on doit rebâtir une rue et ses égouts de toute façon », explique Mme Dorner. Ces cellules ont par ailleurs l’avantage de filtrer l’eau pluviale avant qu’elle retourne dans l’environnement. Elles offrent aussi un environnement plus agréable à la population et réduisent les îlots de chaleur.

Évidemment, un verdissement tous azimuts des villes est bénéfique pour les protéger des pluies diluviennes. Dans une ville comme Montréal, explique Mme Dorner, les toits plats interceptent une bonne partie des eaux de pluie et les renvoient directement dans l’égout. Les toits verts peuvent ralentir cet écoulement. Les arbres peuvent aussi faire dévier la pluie vers des sols perméables.

« Le gouvernement pourrait envoyer un signal clair pour encourager la déminéralisation chez les propriétaires privés », ajoute Mme Boyer-Villemaire, d’Ouranos.

L’eau de pluie s’est frayé un chemin mardi soir jusqu’à la station Square Victoria-OACI du métro de Montréal. Le service y a été interrompu, mais l’eau accumulée sur les rails n’a pas empêché les trains de circuler pour desservir les autres stations de la ligne orange.

Le métro est conçu de façon que les infiltrations d’eau soient dirigées vers certains « endroits sécuritaires » sur la voie, explique Philippe Déry, porte-parole de la Société de transport de Montréal (STM). Des pompes l’évacuent ensuite. Quand des inondations majeures surviennent, des pompes auxiliaires peuvent être déployées.

Pour l’instant, la STM mise sur l’entretien des infrastructures — réparation des fissures dans le béton, remplacement des membranes d’étanchéité, etc. — pour protéger le métro des pluies abondantes. Un comité récemment formé s’affaire par ailleurs à élaborer un plan d’adaptation climatique.

Une chose est déjà sûre : les futures stations du prolongement de la ligne bleue seront davantage surélevées par rapport au niveau de la rue. Quant aux stations existantes, les coûts pour les soulever seraient très importants, avertit M. Déry. Cette option n’est donc pas envisagée pour l’instant.

« À l’heure actuelle, on n’en est pas à établir des demandes [aux gouvernements], mais c’est certain que l’adaptation est un élément très important qui va orienter nos actions dans les prochaines années », conclut M. Déry.

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Mandat de lobbyisme pour l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada

L’activité de lobbyisme a comme but de représenter les préoccupations des membres de l’ANPTG sur les possibles changements à la loi québécoise sur l’expropriation ainsi que les ramifications de ce changement pourrait avoir sur le droit à la propriété. Considérant qu’il n’y a pas encore de projet de loi touchant cet enjeu sur l’agenda parlementaire, le but visé par cette activité de lobbyisme est la prévention de changements législatifs et réglementaires qui modifieraient la formule d’indemnisation aux propriétaires de terres expropriées, comme établi par l’article 952 du Code civil du Québec ainsi que le chapitre E-24 de la Loi sur l’expropriation. L’ANPTG veut éviter tout changement législatif qui vienne léser le droit des propriétaires de terrains de golf à être pleinement indemnisés. Les membres de l’ANPTG estiment qu’une future réforme de la loi sur l’expropriation pourrait inclure un changement du calcul d’indemnisation lors des expropriations. Cette réforme de la loi pourrait remplacer le concept du « prix de l’exproprié », qui inclut tous les dommages que pourrait subir un propriétaire après l’expropriation de son terrain par le « prix du marché », qui est un calcul de la valeur de la propriété basé sur les propriétés avoisinantes. L’objectif de l’ANPTG est de convaincre les élus provinciaux de voter en faveur du statut quo actuel si un projet de loi touchant cet enjeu est considéré dans l’agenda parlementaire. De plus, l’objectif de l’ANPTG est de convaincre les élus provinciaux de voter contre tout changement législatif qui modifierait le du « prix de l’exproprié », par le « prix du marché ».

Gagner du terrain sur l’asphalte

Radio-Canada
Publié hier à 4 h 00

Dans les villes du Québec, jusqu’à 90 % des surfaces sont recouvertes d’asphalte et de béton. Bien que ce soit pratique pour les déplacements automobiles, plusieurs conséquences négatives sont causées par ce qu’on appelle la minéralisation.

On connaît bien l’effet de l’asphalte sur les îlots de chaleur. On peut constater un écart qui peut atteindre 12 degrés entre un espace recouvert de bitume et un milieu naturel.

Mais avec les pluies abondantes causées par les changements climatiques, les villes réalisent de plus en plus que les surfaces asphaltées et bétonnées nuisent considérablement à la gestion des eaux pluviales, comme le sol ne joue plus son rôle d’éponge.

La déminéralisation, soit le retour à un sol naturel, devient de plus en plus une solution pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques en milieu urbain.

Parlant des îlots de chaleur, voici la carte des stations installés par un partenariat entre la ville de Montréal et l’université McGill pour analyser ces îlots:

Explication du Plateau sur le projet:

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Refus du « pacte vert » | Legault a été « trop vite sur la gâchette », déplore Marchand

(Montréal) Le maire de Québec Bruno Marchand croit que François Legault a été « trop vite sur la gâchette » en refusant net l’instauration d’un « pacte vert » afin de combler des besoins évalués à 2 milliards pour l’adaptation des municipalités aux changements climatiques.

Publié à 12h04
Fanny Lévesque
LA PRESSE

« J’aurais souhaité et je souhaite toujours plus d’ouverture », a déploré le maire de Québec, en marge du Sommet électoral de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui se tient vendredi à Montréal. Bruno Marchand réagissait à la déclaration du chef de la Coalition avenir Québec qui a refusé il y a quelques jours de créer un « pacte vert » à la demande des grandes villes pour les aider à affronter les changements climatiques.

« Si on en a fait la demande, c’est parce que c’est un besoin, il y a urgence », a-t-il ajouté en mêlée de presse. « On ne peut pas dire non à ça. On peut dire, et je l’espère de la part du premier ministre et des chefs de partis, de prendre le temps de l’examiner, de voir comment on peut faire pour soutenir une municipalité, parce que c’est nous qui sommes aux premières loges des effets des changements climatiques sur les citoyens. »

Bruno Marchand n’hésite pas à le dire : François Legault a été « trop vite sur la gâchette » alors que la demande des villes nécessitait à tout le moins une réflexion. Il y a trois jours, Valérie Plante, Bruno Marchand, Catherine Fournier et Stéphane Boyer, de Montréal, Québec, Longueuil et Laval, étaient réunis avec d’autres élus pour lancer un appel à tous les partis politiques.

Les villes demandent à obtenir des fonds afin de réaliser des projets pour se préparer aux désastres naturels liés aux changements climatiques, plutôt que de toujours y réagir en catastrophe. Quelques heures après cette sortie, François Legault a rapidement fermé la porte à la demande des grandes villes, citant la « capacité de payer des Québécois », alors qu’il s’efforce déjà de réduire le fardeau fiscal en cette période d’inflation.

Le maire Marchand a salué l’effort de troupes caquistes de vouloir réduire l’émission des gaz à effets de serre (GES) - la CAQ veut les réduire de 37,5 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030 -, mais estime qu’il s’agit là d’un enjeu complètement différent. « Ce dont on parle ici, on n’est pas en réduction de GES, on est en adaptation aux changements climatiques, dont construire un réseau d’égouts qui est capable de supporter les charges d’une nouvelle météo », a-t-il expliqué.

Bruno Marchand a mentionné les pluies diluviennes qui ont causé énormément de dégâts dans le Grand Montréal, il y a encore quelques jours à peine.

Les chefs de toutes les formations politiques défileront vendredi devant les membres de l’UMQ.

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