Je trouve que les fenêtres encadrées font très « cheap » surtout qu’elles sont inégales et entourées de blanc!
Dès l’année prochaine, le constructeur se lance dans l’électrique, dans cette même usine de Sainte-Claire. Les mêmes plates-formes pourront accueillir les modèles électriques, mais il y aura un enjeu de gestion des batteries qui commande la construction d’un agrandissement à l’usine, pour des questions de sécurité.
Prevost vise 15 % du volume de véhicule dans les trois années suivant le lancement de la version électrique de ses autocars, essentiellement des véhicules destinés à de plus courtes distances. Les coûts passeront pratiquement du simple au double, à environ 1,6 million de dollars pour un autocar.
Ça va tellement vite que les investissements d’usines de batterie au Lithium risque de devenir obsolètes et moins concurrentielles en moins d’une décennie, sinon avant.
Les batteries de prochaine génération s’en viennent
Peu importe leur composition finale, les batteries de prochaine génération sont en route. Déjà, Samsung, Nissan et Toyota ont des projets pilotes qui mettent à l’essai des batteries tout-solide, dont les piles sont composées de matériaux solides. Les trois géants asiatiques promettent une commercialisation en 2027 ou 2028.
Samsung planche notamment sur une batterie tout-solide qui, une fois à bord d’un véhicule électrique, fournirait une autonomie de 1000 kilomètres par charge, et qui pourrait récupérer 80 % de sa charge complète en neuf minutes. Une telle batterie, promet le fabricant, aura une durée de vie d’au moins 20 ans. Samsung vise le marché des véhicules de luxe avec sa technologie, vu que son coût de fabrication risque d’être plutôt salé.
Toyota a d’autres ambitions. Sa pile, elle aussi de type tout-solide, a été conçue pour fournir une autonomie de 1200 kilomètres aux véhicules électriques qu’elle animera. Elle peut récupérer jusqu’à 80 % de cette autonomie en 10 minutes de recharge. Le géant japonais pense pouvoir fabriquer suffisamment d’exemplaires de sa batterie pour qu’elle puisse entrer dans la composition de véhicules électriques très bon marché dès 2027.
Toyota ressent probablement plus l’urgence que Samsung de produire rapidement des véhicules électriques abordables, vu que les fabricants chinois qui lui font concurrence ont eux aussi des batteries de prochaine génération dans leurs cartons.
Huawei, par exemple, vient de déposer une demande de brevet pour une batterie tout-solide à base de sodium-soufre dont l’autonomie à bord d’un véhicule serait de 3000 kilomètres, et dont le temps de recharge serait de cinq minutes. Le constructeur d’automobiles BYD a lui aussi des ambitions similaires. S’ils tiennent leurs promesses, ces fabricants mettront leurs nouveautés sur la route en 2027 ou en 2028.
Cette course vers les batteries de prochaine génération fera baisser les prix de la technologie. La firme d’analyse TrendForce calcule que si les batteries tout-solide seront relativement abordables au plus tard en 2030, leur coût de production pourrait être réduit de 50 à 60 % au plus tard en 2035.
Rendu là, les véhicules électriques seront plus performants, plus durables et significativement moins coûteux que des véhicules à essence comparables, dit-on.
Ça reste à voir. Mais la recherche avance, et la commercialisation devrait suivre.
Possible, possible que non… Comme mentionné dans l’article, il y a aussi la pile à électrolyte solide qui est en développement… Depuis plus de 10 ans… Plus souvent qu’autrement, les coûts pour la production font qu’on ne les verra pas sur le marché avant des années, si ce n’est pas des décennies. On voit la même chose en informatique, où les nouvelles technologies prennent des années avant d’être commercialisées, le temps de rentabiliser les précédentes.
C’est bête de même, mais en 2014, Toyota promettait déjà sa batterie à électrolyte solide pour 2020 !
La seule chose certaine, c’est que des personnes se servent de ces excuses pour prétendre qu’il ne faut pas acheter tout de suite, puisque le plus-meilleur-dernier-cri-révolutionnaire s’en vient et que les modèles actuels seront donc dépassés et sans valeur de revente !
La stratégie adoptée par Québec dans la filière batterie est-elle toujours payante? Malgré de récents revers comme ceux de Northvolt, de Lion électrique et de Taiga électrique, cette approche pourrait toujours porter ses fruits à long terme, estiment des experts.
Bien que le gouvernement Legault ait réussi à récupérer des sommes investies dans le projet Northvolt, des millions de dollars ont été perdus par l’État dans le développement de ce secteur économique au cours des dernières années.
Dans le contexte de guerre commerciale actuelle, continuer à investir des fonds publics dans les projets d’extraction et de transformation de minéraux comporte des incertitudes.
Le développement économique, c’est de prendre des risques, rappelle Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’École de gestion de l’Université du Québec à Trois-Rivières, mais ce risque doit être calculé, précise-t-il.
Résumé
Véhicules électriques: le courant ne passe plus
Par Yvon Laprade
7 septembre 2025 à 04h04
Congestion routière = pollution atmosphérique. Au Québec, le parc automobile souffre d’embonpoint. (Josée Lafortune)
CHRONIQUE / Ça risque de rouler moins vert sur les routes de la Belle Province au cours des prochaines années. À preuve: la décision du premier ministre Mark Carney, qui vient de faire marche arrière en réduisant la portée de la politique gouvernementale sur la vente de véhicules électriques.
Il l’a confirmé vendredi lors d’un point de presse à Mississauga, en Ontario.
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Après l’abandon de la taxe carbone, voilà qu’il souhaite «donner plus de souplesse» au secteur automobile en repoussant l’entrée en vigueur du quota de 20 % de véhicules électriques vendus dès 2026.
Cette nouvelle en cache peut-être une autre. Est-il encore réaliste de croire, avec ce qu’on vient d’apprendre, qu’à compter de 2035, tous les véhicules neufs vendus par les concessionnaires seront zéro émission?
À première vue, on peut penser que le premier ministre vient d’accepter de se plier aux demandes de l’industrie automobile, qui continue d’appuyer sur l’accélérateur pour vendre des véhicules à essence, générateurs de gaz à effet de serre (GES) dommageables pour la santé et la planète.
On parle ici d’un puissant lobby qui ne manque pas d’arguments pour faire fléchir les décideurs, à Ottawa. Il faut le dire: les grands fabricants qui vendent des véhicules au Canada ont le pied pesant. Il se trouve que plusieurs de ces géants réclament en coulisses l’élimination des normes zéro émission.
«Ce serait là un recul de 50 ans, prévient Daniel Breton, PDG de Mobilité électrique Canada. Ce serait extrêmement grave.»
Il est à la fois en colère et préoccupé.
En colère contre les fabricants qui suggèrent à Ottawa de ne pas lever le petit doigt en matière de règlementation pour ne pas déplaire au président Donald Trump.
Préoccupé par ce qu’il observe au sud de la frontière. «Ce gars-là [Trump] met tout en œuvre pour saboter la transition énergétique, que ce soit les véhicules électriques ou les énergies renouvelables», déplore-t-il.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’eau dans le gaz dans ce secteur qu’on dit porteur. Le courant ne passe plus.
Malgré ses frustrations, Daniel Breton continue de croire au potentiel des véhicules électriques. «Au Canada, relève-t-il, on approche le million de véhicules immatriculés verts, qu’ils soient hybrides rechargeables ou 100 % électriques», relève-t-il.
Il continue d’espérer, en citant un rapport de la firme Ernst & Young, que l’électrification des transports génèrera jusqu’à 600 000 emplois au pays, en 2035, dans la mesure où on maintiendra le cap.
Ça reste à voir, tous en conviennent. Il y a de plus en plus de sceptiques dans la salle.
Par ailleurs, plus tôt cette semaine, Équiterre dévoilait les résultats d’un rapport où il est question de la place qu’occupe l’automobile dans nos vies au quotidien et de son empreinte environnementale.
Premier constat: pour corriger le tir, il faudrait réduire de 30 % le parc automobile au Québec, délaisser les «gros VUS», proposer des modèles de plus petite taille et multiplier les efforts pour vendre des véhicules électriques.
On peut parler d’un solide coup de pédale visant à désengorger les routes encombrées par des milliers et des milliers de cônes orange mais, en premier lieu, pour réduire les gaz à effet de serre de façon spectaculaire.
Trop beau pour être vrai? Sommes-nous prêts à changer nos comportements? Peut-on se passer de nos chars?
«Ça fait juste 25 ans que je dis la même chose», soupire Daniel Breton, qui a été ministre de l’Environnement sous le gouvernement éphémère de la première ministre Pauline Marois.
Cela dit, il a sensiblement la même lecture qu’Équiterre, dont l’un des fondateurs est l’actuel ministre Steven Guilbeault au sein du cabinet Carney.
«C’est clair qu’il y a beaucoup trop de véhicules sur les routes, convient-il. Au cours des vingt dernières années, leur nombre a augmenté trois fois plus rapidement que la croissance de la population!»
Il constate qu’on peut retrouver jusqu’à trois véhicules garés dans le parking d’une maison unifamiliale. Rien à voir avec la réalité de ses grands-parents, «qui n’ont jamais eu de voiture de leur vie», et de ses parents, «qui en avaient une seule» devant la porte.
Un fait demeure: notre dépendance aux véhicules fait en sorte que nous sommes tous «pris dans le trafic», victimes des embouteillages, et non seulement à l’heure de pointe. Ce n’est pas la première intervention d’Équiterre sur ce problème et ce ne sera certes pas la dernière.
En conclusion, la question demeure: le parc automobile sera-t-il de moins en moins vert sous la pression des constructeurs qui semblent favoriser l’essence sans plomb, comme cela s’observe chez nos voisins américains?
Il se trouve qu’à la Maison-Blanche, un président milliardaire aime beaucoup le pétrole. Il se trouve également que, de ce côté-ci de la frontière, son penchant pour l’or noir trouve des alliés.
Petit détail qui a beaucoup d’importance. En 2019, un rapport de l’Agence internationale de l’énergie positionnait le Canada au dernier rang mondial pour les émissions de GES touchant sa flotte de véhicules légers.
«On était alors les derniers de classe et on est en train de suivre Donald Trump», se désole Daniel Breton.
Il se trouvait à Vancouver, vendredi, dans le cadre d’une conférence sur l’électrification des transports, où il a prononcé une allocution devant les délégués.
«Je peux vous en parler, des changements climatiques, m’a-t-il dit, entre deux conférences. En Colombie-Britannique, il y a tous ces feux de forêt. Il y a toute cette boucane.
«Il va bien falloir agir pour le climat. Je ne comprends pas ceux qui continuent de douter.»
Voilà qui est dit.
Une industrie à la croisée des chemins (3 articles)
L’automobile canadienne est à la croisée des chemins. Tiraillé entre des automobilistes fâchés de payer cher, une industrie réfractaire au changement et une géopolitique défavorable, le Canada sera forcé de faire des choix difficiles qui ne manqueront pas de faire des mécontents.
Pris entre deux guerres commerciales…
Car la guerre commerciale avec les États-Unis s’éternise. Et dans ce contexte, le Canada a peut-être intérêt à revoir sa position face à la Chine. L’approche européenne est à considérer, disent les experts.
Prise entre Trump et Northvolt, l’industrie toute naissante du transport électrique québécois accumule les mauvaises nouvelles. Pour survivre, elle salue le geste du gouvernement d’assouplir, mais pas d’abolir, ses cibles d’électrification du transport d’ici 2035.
La filière électrique québécoise compte tout de même au-delà de 200 entreprises, des équipementiers, des fabricants, des fournisseurs de toute taille situés un peu partout dans la province. Si Northvolt fait mal paraître le secteur de la fabrication de batteries, elle ne représente pas pour autant le secteur en entier.
Un nouveau procédé de fabrication rendrait les batteries au lithium plus abordables
Présentes dans de nombreux appareils, les batteries aux ions de lithium pourraient bientôt être plus abordables grâce à une nouvelle méthode de fabrication des matériaux qui permettrait d’abandonner progressivement les métaux coûteux, comme le nickel et le cobalt.
Pas un bon look pour les autobuses Lion…
It must be noted again that electric transit and school buses use diesel heaters for space heating, and the last couple of mornings are probably the first time these heaters have been used all season. The article does mention in its last line that the fire was not related to the battery system. I know it does nothing to help public perception, but I personally would look to the maintenance contractor before placing blame on the manufacturer.
Sadly, the average person doesn’t read anything past the headline.
Opinion (étoffée) signée Equiterre:
Le pire, c’est le lobbying dont l’autrice parle ne représente qu’une fraction des techniques que l’industrie automobile utilise pour influencer la politique. Parmi la liste, je citerais l’étalage des usines dans des petits contés électoraux pour que la population de travailleur soit plus portée à voter pour des candidats qui aident leur employeur quand celui-ci menace de fermer. Je pense qu’en Ontario, c’est ce qui a beaucoup aidé Ford à gagner.
Reportage au Téléjournal Estrie
Un camion multifonctionnel électrique
3 véhicules légers sur quatre des travaux publics à Victoriaville sont entièrement électriques.
La ville souhaite maintenant convertir sa flotte de véhicules lourds.
Elle a participé à la conception du premier camion multifonctionnel 100 % électrique.
Suite de l’incendie de l’autobus Lion
Firefighters say the blaze that tore through a LION electric school bus in Montreal on Sept.9 was linked to the vehicle’s heating system. The bus operator inspected 200 buses in its fleet and has disabled the defrosting system. But one union representing Quebec bus drivers is calling for all the buses to be inspected. #bus #ev #electicvehicle #montreal #lion #fire #schoolbus
For more on this story: Transport Canada investigating after electric school bus catches fire in Montreal | CBC News
De nombreux parents vivront tout un casse-tête vendredi matin, puisque 1200 autobus scolaires de marque Lion seront à l’arrêt par mesure préventive.
«Nous avons été informés qu’une défectuosité dans un autobus scolaire de marque Lion pourrait être à l’origine d’un incendie», a indiqué le cabinet du ministre des Transports et de la Mobilité durable par voie de communiqué, jeudi soir.
https://www.tvanouvelles.ca/2025/09/11/1200-autobus-scolaires-a-larret-au-quebec-vendredi-matin
Évidement parce que le gouvernement s’est beaucoup trop impliqué dans la compagnie et quelqu’un de douteux l’a racheté, il n’y aura pas de rappel?
Nouvelle reprise par La Presse : Incendie d’un autobus à Montréal | Le gouvernement met à l’arrêt 1200 autobus scolaires de Lion Électrique
Bonne chance aux parents ce matin!
Le gouvernement Legault a annoncé jeudi, en fin de soirée, que 1200 autobus scolaires de Lion Électrique étaient mis à l’arrêt de façon préventive ce vendredi, après que l’un d’eux eut pris feu en plein jour cette semaine à Montréal.
« Nous avons été informés qu’une défectuosité dans un autobus scolaire de marque Lion pourrait être à l’origine d’un incendie ayant eu lieu à Montréal le 9 septembre dernier », ont conjointement écrit Sonia LeBel, ministre de l’Éducation, et Jonatan Julien, ministre des Transports et de la Mobilité durable, dans une déclaration transmise à La Presse.
