La gratuité mur-à-mur pour les plus de 65 ans est clairement pas une bonne idée…
C’est le détournement des mots que je dénonce.
Pour la gauche, tout ce qui déplaît semble maintenant être traité de carbrain ou de NIMBYisme, tandis qu’à droite, tout ce qui ne plaît pas est automatiquement woke.
Je sais d’où viennent ces mots, mais certains ici détournent sans hésiter leur signification et ne s’en servent plus pour décrire un comportement, mais bien pour catégoriser et stigmatiser leurs adversaires idéologiques. Si la dérive ne me plaît pas lorsqu’elle vient de la droite, elle ne me plaît pas non plus lorsqu’elle vient de la gauche. On peut bien débattre sans stigmatiser les autres, non ?
Quand Jacouzi affirme que ce gouvernement (CAQ) va partir et que le financement va revenir, et que leurs politiques de droite sous financent les TEC, ça induit que la situation préalable était mieux, ce que ne semblent pas démontrer les données.
La problématique est cependant plus large que la répartition des revenus.
En ce moment, le TEC n’a pas le financement pour assurer sa pérennité, des exercices de compression sont effectués, et il n’y a aucune solution durable pour corriger le tir.
Je ne sais pas si c’est mieux ou pire qu’avant, mais l’angle actuel de la CAQ n’est clairement pas à soutenir la mission du TEC sur le long terme, en ce moment. Plutôt que de se soucier de qui a le plus touché le fond du baril, ce serait intéressant de regarder les solutions pour s’en sortir.
J’étendrais cela à l’ensemble des infrastructures de la province, d’ailleurs. On réfléchit à des baisses de tarifs alors que les fonds sont à sec pour l’entretien des routes…
Un message a été fusionné à un sujet existant : Linguistique, jeux de mots et autres particularités de la langue
Un article de 2020 mentionne qu’au total, à Montréal, 6 000 places de stationnement gratuites sont mises à la disposition des employés municipaux, des arrondissements et des organisations paramunicipales.
En supposant un coût mensuel moyen de 150 $, ces 6 000 places représentent un somme globale d’environ 10 M$ (l’équivalent de la somme consacrée à l’itinérance dans le budget 2025…).
L’IA pour éliminer les cônes orange, propose Ensemble Montréal
Un grand concours d’innovation en matière d’intelligence artificielle pour optimiser le déploiement des chantiers serait lancé par Soraya Martinez Ferrada si elle est élue comme mairesse de Montréal.
[…] « On est en train de manquer le virage le plus important au niveau technologique de notre génération, qui est l’intelligence artificielle », déplore le candidat d’Ensemble Montréal pour le district de Loyola, Alexandre Teodoresco.
Peut être augmenter le coût des passes de ceux qui l’utilisent directement aussi pourrait faire partie des solutions ? Je n’ai vu personne pousser pour ça. Et pourtant c’est de mon point de vue la source de revenus la plus immédiate.
Est ce que les gens vont se plaindre ? C’est sur ! Mais si le service est top notch je pense que les gens seront contents en bout de ligne. Moi je serais prêt à payer 15$ de plus par mois si le service suit.
On s’éloigne du sujet du fil mais il faut faire la distinction entre dépenses courantes (OPEX) et dépenses en Capital (sustaining CAPEX).
Pour ce qui est des dépenses opérationnelles, l’ARTM et la CMM ont certains leviers pour augmenter les revenus: tarifs des usagers, immatriculations, taxes foncières, stationnements, …
Je pense que le problème ici est les dépenses en capital (maintien des actifs comme les stations de métro). Le gros des montants est fourni par le gouvernement provincial qui est géré et dépensé par le municipal (STM), ce qui crée un problème de responsabilité budgétaire.
Ces chiffres doivent être comparés en montant absolus et non en pourcentage parce que les revenus ont baissé. Aussi, certaines contributions sont faites sur plusieurs années pour des programmes spécifiques et ça peut changer la donne superficielement.
Ce n’est pas supposé causer problème dans un gouvernement normal qui n’essaie pas d’user Montréal à la corde. Les infrastructures comme le métro, les trains de banlieues et les autobus profitent à beaucoup plus de personnes que les Montréalais et sont des énormes moteurs pour l’activité économique de toute la province. C’est pour ça que le gouvernement provincial est le bailleur de fonds. C’est la même chose que pour les routes.
Ça peut sembler une bonne mesure à priori, mais il ne faut pas oublier qu’il y a du monde qui ne pourront plus payer et n’achèteront pas de passes le mois suivant l’augmentation, donc jusqu’à un certain point, ça peut faire diminuer les revenus.
Pour ce qui est des mesures de tarification sociales, il ne faut pas oublier que tout a un coût, mais il y a aussi un bénéfice rattaché à ça. Si une passe de métro abordable permet à une personne de se trouver un emploi parce qu’il a pu se rendre à l’entrevue alors qu’avant cette mesure, il n’aurait pas pu acheter une passe de métro, ben, on est gagnant parce que cette personne va finir par payer le tarif normal et générer un revenu à la ville plus rapidement.
Quels revenus ont baissés? Les revenus totaux de l’ARTM ont augmentés de 26% sur la période regardée. Je ne comprends pas la pertinence de comparer des montants en absolus, alors que les revenus diffèrent beaucoup selon la source.
Et pourtant beaucoup de gens de Québec et des régions pensent que le gouvernement dépense plus à Montréal que ce qu’il devrait: ligne bleue, SRB Pie IX jusqu’à Notre Dame, tunnel Lafontaine, Stade olympique, pont de l’Île aux Tourtres, Recouvrement du tunnel Ville-Marie…
Bref tout est une question de perception.
Une excellente nouvelle, qui semble prometteuse. Je suis supris qu’Ensemble Montréal monopolise l’attention médiatique en ce moment. Plusieurs annonces quotidiennes faites sur des enjeux actuels. J’ai hâte d’entendre les autres partis. Les récentes annonces de Luc Rabouin étaient pourtant 3 reculs sur des anciens objectifs de Projet Montréal. On a hâte d’en entendre plus, en accordance avec les véritables vues de ce parti.
Je dirais que 9 fois sur 10 quand un politicien invoque l’IA comme solution à un problème, c’est du n’importe quoi. C’est un buzz-word qui fait joli dans les plateformes et les communiqués, mais sans substance.
Pourquoi il y a beaucoup de cônes à Montréal?
-Parce qu’il y a un nombre important de chantier d’infrastructures souterraines (aqueduc ou égout) en raison du déficit d’entretien des actifs. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce qu’il y a beaucoup de travaux en lien avec l’action de la ville de remplacer les entrées d’eau en plomb. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce qu’il y a un déficit dans l’entretien de la chaussée (nids de poule, bouche d’égout instable). Soit il y a des travaux de planage/repavage qui nécessite des cônes. Soit des cônes sont mis sur ces dangers temporairement en attendant que les travaux soient faits. Les travaux ne sont pas faits plus vites parce que les enveloppes budgétaires sont limitées. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce que les normes du ministère sur la signalisation dictent la quantité et la taille des cônes devant être utilisés lors de travaux de voirie. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce que tous pleins d’intervenants privés ou para-publics interviennent ou occupent le domaine public: construction résidentielle, Énergir, Hydro-Québec, Bell, commissions services électriques, etc. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce que la ville fait des travaux d’apaisement de circulation (saillies, dos d’ânes, etc). En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
-Parce que la ville mène des travaux d’aménagement de voies réservées et/ou d’aménagement de pistes cyclables. En quoi l’IA diminuerait ces cônes?
Le seul scénario où je pourrais voir un rôle, c’est pour faciliter le suivi des cônes oubliés après tous ces scénarios de travaux. Mais encore, comment concrètement l’IA viendrait bonifier le suivi? Et les cônes oubliés, ça représente quel pourcentage de tous les cônes? J’ai l’impression que c’est marginal.
C’est selon moi un non problème pour lequel on propose une non solution.
Maybe it can hallucinate sewage pipes to nothing (/s)
Nous sommes tous conscients qu’il y a un déficit d’entretien au municipal, toutefois la gestion des cônes dépasse largement cet énoncé. On peut certainement gérer les chantiers en optimisant la présence des cônes ![]()
Je viens d’entendre SMF dans un reportage radio. Elle ne semble pas se rappeler qu’il y a un moratoire sur les travaux quand une rue est ouverte… Les travaux qui se font malgré le moratoire sont souvent hors du contrôle de la Ville, soit des travaux de la CSEM ou du MTMD…
aussi, elle ne semble pas connaître Ponto ![]()
Juste pour @Olivier ici →
Tu parles de qui fait sa part ou non, je trouve que c’est très réducteurs de regarder l’exercice, un exercice financier pas terminé (je n’ai pas vu des chiffres définitifs pour 2024). La raison pourquoi la part des automobilistes a augmenté, c’est que c’est depuis 2024 que l’ARTM perçoit les revenus de la hausse des plaques d’immatriculations.
Je t’accorde que si on considère que l’inflation pour l’ARTM se rapproche du prix d’une passe mensuelle, ça donne 20% de 2018 à 2024, donc il reste un montant excédentaire. Justement, en 2018, la construction n’était pas encore en mode travaux, ce qui peut énormément faire dérailler les pourcentages de partage de revenu. On parle de montants titanesques. On le voit aussi dans le budget, de 2023 à 2024, les sommes reliées à l’immobilisation ont plus que triplées.
Les sources de revenus ne sont pas des parts de gâteau, c’est quelque chose d’immensément plus complexe. À combien on juge qu’une partie donne sa juste part? Et est-ce que c’est juste de justifier une définancement par la diminution de grandeur de certaines parts? Parce qu’après tout, toutes ses sources de revenus viennent ultimement des contribuables québécois et tiennent en compte les responsabilité de chaque palier de gouvernement, l’inflation, le contexte économique. Les part de contributions changent aussi avec les politiques tarifaires du gouvernement. Celui qu’on a en ce moment veut un principe d’utilisateur payeur alors que pour plusieurs pointes du doigt que le système routier est rendu une gratuité. Suivant cette logique de financement, demain, on mettrait des péages sur toutes les routes du Québec.
Je pense que les cônes sont un peu les souffre-douleurs des travaux en général.
On pourrait retirer tous les cônes avec une baguette magique que les gens seraient tout de même insatisfait.
Les cônes sont un symbole, c’est tout. Réduire la quantité de cônes ne réduit pas la quantité de travaux, ça ne réduit pas les entraves non plus.
Pour le commun des mortels, l’enjeu est qu’ils voient des entraves qu’ils ne comprennent pas.
