Élections municipales 2025 - Villes de l'agglomération de Montréal

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D’ailleurs, j’ai bien aimé ce matin à la radio entendre Luc Rabouin parler de façon sentie de son “obsession” pour la crise du logement. Dès le 3 novembre au matin s’il est élu.

À ne pas négliger : Il sera “up and running” dès la première minute et ce n’est pas un léger détail vue l’urgence des enjeux.

Il parle bien peu de l’augmentation de l’offre je trouve, plus de sortie du marché les logements existants :slightly_frowning_face:

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Il a parlé des 700 logements de côte-des-neiges qui ont été rachetés par une OBNL grâce à l’approche du fond garanti de la Ville, juste pour illustrer son exemple.

Mais ce qu’il propose est que de nouveaux logements, dont des OBNLs ont besoin de financement pour les lancer, aient accès à un fond garanti de la Ville, à 0$ en coût aux contribuables. Il promet 100 M$ qui peuvent générer 1 milliard en investissement.

Quel est le problème qu’il règle? Souvent, les OBNL, pour ficeler leur projet, doivent faire un montage financier :

  • subventions
  • prêts bancaires

Tout ça pour acheter un terrain et construire.

Or le temps qu’ils fassent ce montage, soit le terrain est perdu, soit ils perdent la subvention à cause des délais (les subventions expirent), voire les 2.

Or en ayant accès à un fond garanti par la Ville, ils se retrouvent à accélérer ce montage et donc ne perdent ni la subvention, ni le terrain en question.

Le seul risque que prends la Ville est si jamais l’OBNL fait faillite en cours de construction du projet, la mise de fond est perdue (ou bien la Ville récupère le projet), ce qui n’est pratiquement jamais arrivé car l’OBNL passe déjà par un processus pour vérifier son sérieux.

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Intéressant. Merci du résumé. Je n’avais pas tout à fait compris la stratégie pendant la course à la chefferie.

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Je ne sais pas quoi penser de ce genre d’annonces…

Est-ce que les statistiques montrent qu’il y a une montée de la violence?

Ou EM joue encore avec le sentiment de peur d’une certaine partie de l’électorat?

La cheffe d’Ensemble Montréal, Soraya Martinez Ferrada, aimerait contrer la violence chez les jeunes, responsables de la moitié des crimes commis sur le territoire montréalais. Elle s’est notamment engagée à majorer de 10 millions le budget alloué à Prévention Montréal.

Mme Martinez Ferrada s’est adressée aux médias dans le parc Nelson-Mandela du quartier Côte-des-Neiges, là où il y a moins de quatre mois, un jeune homme de 16 ans est mort après avoir été poignardé.

Ensemble Montréal propose ainsi d’augmenter de 10 millions le budget de Prévention Montréal, le faisant passer à 60 millions de dollars sur quatre ans pour financer des projets mis de l’avant par des organismes communautaires qui misent sur des actions concrètes.

C’est bien 10 M$ de plus.

Par contre ce qui m’a fait tiquer est la création d’un comité (encore!) avec des “leaders religieux”…

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Moi je trouve ça bien. On est allergique à tout ce qui est religion au Québec c’est sur mais dans certaines communautés, les imams sont tellement respectés que je verrai bien ce genre de discours de prévention dans les mosquées que fréquentent les jeunes. Ils connaissent aussi souvent les familles des jeunes concernés.

Mais bon c’est peut être aussi mon éducation.

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La Petite-Bourgogne est un bel exemple où la communauté s’est impliquée pour faire baisser la violence

Un des agents du PDQ 15 m’avait raconté comment c’était « wild » dans le quartier il y a 20-25 ans. D’ailleurs, les agent(e)s socio-commautaires du PDQ 15 sont un exemple à reproduire ailleurs.

Bien que la Union United Church soit un point rassembleur de la communauté noire du secteur, ce ne sont pas ses leaders religieux qui se sont mis le plus à l’avant pour améliorer le quartier, mais les différents organismes communautaires laïques.

D’ailleurs, je vois rarement de leaders religieux, peu importe la confession, aux événements du quartier.

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La différence avec les imams, c’est que les jeunes viennent à eux. La prière du vendredi est quand même très suivie dans plusieurs endroits de Montréal. Quand j’y vais je vois beaucoup de jeunes ados. Moi j’y suis toujours allé avec mon père par exemple. Et donc les imams ont l’occasion de parler et de se faire entendre. Ce n’est pas un gage de réussite mais je pense que ça ne peut pas faire de mal.

Ceci dit, ça s’adresse surtout aux jeunes du moyen orient et de certains pays d’Afrique subsaharienne.

Le christianisme étant en perte de vitesse dans sa pratique au Québec, c’est sur que les leaders religieux ne peuvent pas toucher tout le monde. Mais ça peut aider.

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Définitivement - il faut que tout le monde y mette la main à la pâte. It takes a village comme on dit et c’est l’ensemble des adultes/modèles autour d’un jeune qui peuvent le garder sur la bonne voie.

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C’est vrai ce n’est pas les mêmes dynamiques d’un milieu à un autre. Seule chose, justement avec la méfiance du religieux, surtout du gouvernement provincial actuel et du probable prochain gouvernement péquiste, c’est de ne pas trop mettre l’emphase sur les acteurs non laïques, juste être plus général quand elle parle d’acteurs communautaires.

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Je ne comprends pas le mécanisme ici?

Je ne retrouve pas l’entrevue, mais j’avais déjà entendu Luc Rabouin expliquer.

Disons qu’un OBNL a besoin de 5 millions pour faire un projet. Il a une subvention provinciale de 4 millions, il manque 1 million à financer. L’OBNL va voir une banque pour emprunter le million qui manque. La banque trouve que le projet est limite au niveau du risque et n’accorde pas le prêt → le projet ne se fait pas.

En s’appuyant sur le fond que la ville constituerait, la ville ferait une lettre pour la banque en disant: prêtez le 1 million à l’OBNL, si y’a un problème on a 100 millions dans un fond on garanti le prêt. Le projet se fait. Il y aurait probablement 95% du temps où à la ville n’a pas besoin du toucher au fond parce que les projets ne déroulent généralement bien.

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Est ce qu on a ce fond en ce moment. Sinon, faut quand même que le contribuable paye pour remplir la caisse?

Non le fond n’existe pas en ce moment, c’est sa proposition.

Et oui faut mettre de l’argent de côté, mais la ville conserve l’actif du fond. Donc on pourrait dire que le coût net est effectivement de 0. Mais ça a un coût d’opportunité, dans le sens qu’on utilise une partie des capacités financières de la ville et on les attribues à ce fond et qu’on ne peut pas faire autre chose avec.

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J’aime bien le fait que la ville puisse garantir des prêts. J’espère que l’argent de ce fonds sera placé dans des instrument liquides qui vont apporter du rendement pour la ville.

Par contre, j’ai un malaise à miser autant sur les coops pour la stratégie du logement. J’ai l’impression que le processus de sélection des candidats dans les coops est très arbitraire.

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À ma connaissance, ni la Ville ni Rabouin ne misent particulièrement sur les coops. On parle plutôt de logements communautaires et hors marché, incluant les OBNL.

D’ailleurs, pour naviguer sur les forums depuis maintenant deux décennies (je viens de le réaliser :scream:), il se construit beaucoup plus de logements gérés par des OBNL que des COOP dans les 5 dernières années.

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Le truc c’est que ceux qui fréquentent déjà les institutions religieuses ne sont pas des gens à problème…

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Il y a moyen de se backer sur des fonds de retraite aussi.