Élections municipales 2025 - Villes de l'agglomération de Montréal

En entreprise les audits sont souvent brandis quand la confiance est brisée entre les parties ou alors pour consulter une partie tierce. Dans ce cas ici ça semble être en rapport au manque de confiance (la perception de manque de consultation et de dogmatisme).
Mais ça ne fait pas de sens de faire des “audits” dans le cas des services d’urbanisme de la ville elle même. Ce qu’il faut plutôt, c’est une surveillance des collisions et une amélioration continue dans le sens du progrès.

On remarque malheureusement de plus en plus fréquemment l’instrumentalisation du cynisme pour promettre des changements réactionnaires, et ça semble s’installer dans la politique fédérale et provinciale.
Je trouve aussi remarquable à quel point la société québécoise a - jusque là - résisté à ces tactiques.

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Ça me semble analogue aux audits de performance des OPTC que Geneviève Guilbault a mis de l’avant.

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Les audits sont fait systématiquement fait pour s’assurer du maintient des plus hauts standards et normes : “say what you do, do what you say”.

(note : dans mon ancien poste, j’étais, entre autres, référent certification pour des systèmes hautement criques tels les commandes de vol des avions, et je peux vous dire que chaque audit nous amenait à faire PLUSSS de mesures de sécurités pour atteindre une probabilité d’accident catastrophique < 10^-9; aucun audit nous amenait à “enlever” une mesure de safety.

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C’est vraiment frustrant comme annonce.

Faire un audit sur les pistes cyclables sous prétexte quelles sont dangereuses c’est de la mauvaise foi. Ça me frustre énormément. Si j’habite à Montréal, c’est parce qu’on assume l’urbanité, qu’on travaille à avoir une ville à échelle humaine.

Ce qui tue dans nos rues ce sont les véhicules automobiles. Il faudrait faire un audit de l’ensemble des rues, boulevards et autoroute. Cibler uniquement les pistes cyclables ça m’écoeure en ****

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Ce serait drôle que l’audit conclut que les seuls aménagements cyclables non sécuritaires soient les bandes cyclables qui sont apparues juste avant les élections municipales en 2017, pour faire augmenter le nombre de kilomètres dans le bilan vélo de Coderre :wink:

Toutes les bandes cyclables autour de chez moi sont apparues en septembre 2017 avec l’inauguration du parc d’entrée de ville Bonaventure; dont plusieurs à contresens de la circulation. Aucune n’a été demandé par les arrondissements du Sud-Ouest et Ville-Marie :wink:

C’est aussi à cette époque qu’il y a eu la bande cyclable sur le trottoir de l’avenue Atwater !

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Oui, mais comme elle parle des deux côtés de la bouche, ce ne serait pas nécessairement des infrastructures à mettre à niveau, mais des infrastructures à supprimer selon elle.

Je viens de lire la discussion en diagonale, donc désolé si je répète des choses, mais ça me semble une chose qui est surtout intéressante… En concept.

  • Qui va faire cet audit? Les départements d’urbanisme qui ont fait les pistes à la base? Ils vont dire que leur travail n’était pas bon en partant? Pourquoi ils ne l’auraient pas bien fait en partant?

  • Comment cet audit va se dérouler? En analysant la configuration des pistes au niveau de leur implémentation? Ça me semble un travail de moine pour les professionnels de la ville, ou une firme externe… Ou sinon, par les accidents rapportés? Dans ce cas, aucune ne va être refaite…

  • Si on décide de retirer une piste, la rue devient juste… Plus dangereuse? On s’éloigne de l’objectif. Quel budget sera prévu pour les reconstructions, alors qu’elle estimait récemment que 60 millions pour les pistes cyclables, c’était trop?

  • Tant qu’à faire un audit, pourquoi pas le faire globalement, et cibler la voirie publique statistiquement dangereuse? Pourquoi les vélos, dans les pistes, où les accidents sont très rares? Pourquoi pas juste “les pires rues de Montréal”, peu importe le moyen de transport?

Je ne suis pas contre le fait de sécuriser nos rues, bien entendu. Mais ça me semble une drôle de façon de s’y prendre. je ne vois pas la raison de l’exercice (où sont les accidents?) et le but (qu’est-ce qu’on va refaire expressément, comment, pour combien?).

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Extrait de l’article de La Presse qui a été mis à jour.

Projet Montréal surpris

Le chef de Projet Montréal, Luc Rabouin, s’est dit surpris par la sortie de Mme Martinez Ferrada.

« Les pistes cyclables, c’est reconnu, font partie de la solution pour améliorer la sécurité des déplacements des gens, et la proposition de Mme Martinez Ferrada me fait penser à la position des conservateurs de Doug Ford en Ontario qui ont voulu enlever des pistes cyclables à Toronto. Les pistes cyclables font partie de la solution, pas du problème. Quand on a mis en place le REV sur St-Denis, Ensemble Montréal a déchiré sa chemise, et aujourd’hui, c’est la voie cyclable la plus utilisée à Montréal. »

M. Rabouin croit que certaines routes sont encore dangereuses, justement parce qu’il n’y pas d’aménagement sécuritaire. « Il faut voir où se produisent les accidents, quelles sont les intersections dangereuses. Nous on continue d’avancer, on ne reculera pas. »

Le tracé de la piste cyclable de la rue Port-Royal, faisait partie d’une liste de scénarios proposés par Vélo Québec à l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville. « Le tracé retenu par l’arrondissement n’était pas nécessairement celui qu’on avait mis de l’avant, mais c’était l’un de ceux que nous avions proposés et il n’était pas problématique », nous a confirmé la directrice des programmes et porte-parole de Vélo Québec, Magali Bebronne.

Il reste qu’Ensemble Montréal considère que la piste cyclable de la rue Port-Royal est dangereuse. Qu’en pense Magali Bebronne ?

« Vous savez ce qui est dangereux ? L’absence d’infrastructures cyclables. Il y a cette espèce de pensée magique, que s’il n’y a pas d’infrastructures cyclables, il n’y aura pas de cyclistes. Mais les cyclistes sont déjà là, ils empruntent déjà ce secteur-là pour rejoindre le nord de l’île. Donc ils ne sont pas plus en sécurité dans l’ancien scénario. […] L’heure n’est pas au ralentissement des projets cyclables, elle est à l’accélération, parce que le réseau ne répond pas à la croissance de la demande et à la hausse de la popularité du vélo à Montréal.

Mme Bebronne estime qu’il ne faut pas confondre consultation et consensus. « Il n’y aura jamais de consensus, croit-elle. Une étude de Polytechnique évalue que 74 % de l’espace de voirie à Montréal est dédié aux autos, à leur circulation et à leur stockage. Les vélos ? Environ 2 %. La balance revient au transport collectif et aux piétons. Donc quand il faut réallouer de l’espace pour offrir des cheminements sécuritaires aux autres usagers, on n’a pas le choix. Est-ce qu’on coupe dans une voie de circulation ? Est-ce qu’on coupe dans une voie de stationnement ? Même si le dialogue est nécessaire, ça ne fait jamais que des heureux. »

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Avec des plans qui doivent être signés par un(e) ingénieur(e), ca va être dur à faire avaler à l’Ordre des ingénieurs

Cette annonce sous-entend que leurs membres ont mal conçu les voies cyclables…

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Ou des pistes anciennes avant cette exigence, mais oui, la voirie n’est pas pensée sur un bout de table selon l’humeur des élus, c’est déjà à la base un travail professionnel. Il peut toujours avoir des erreurs et des choses à corriger, mais ça demande la preuve qu’on a un problème.

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L’idée est de perdre le maximum de temps pour ne rien faire. Voire l’exemple d’Outremont : 3 ans à faire un plan vélo et ploufff rien en année électorale (en fait si, ils ont annoncé un projet cyclable qu’ils ont annulé le lendemain…).

Mais faut qu’ils soient élus : les gens ne votent pas pour un programme électoral qui consiste à faire des audits.

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pour l’instant, je n’appelle pas ça un programme électoral, c’est juste des annonces opérationnelles!

L’opérationnel est la responsabilité du DG de la Ville et des directeur(-trice)s d’arrondissement

Les élus votent les politiques publiques, les orientations, la vision, etc. Les fonctionnaires opèrent

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MPP a résumé son intervention sur Facebook

J’ai assisté à la conférence de presse de l’aspirante mairesse Soraya Martinez Ferrada où elle présentait les engagements de son parti en matière d’infrastructure cyclable.

Elle qui se décrit comme la candidate « anti-chicane » a commencé par un appel à en finir avec la polarisation entre les usagers de la route. Elle a rapidement par la suite opté pour la stratégie classique de faire de la petite politique sur le dos des cyclistes. Sa proposition phare était un audit complet de toutes les pistes cyclables dans les 100 premiers jours de son mandat afin d’identifier celles qui doivent être « revues et sécurisées ». En gros, aucune vision, aucun projet, juste un grand inventaire pour masquer le vide. Une aspirante mairesse incapable de nommer les axes manquants, de proposer un réseau structurant, ou de voir plus loin que le prochain point facile à marquer.

L’équipe d’Ensemble Montreal (que je ne peux pas identifier car la page semble m’avoir bloqué? Alba, peux-tu y remédier stp?) sait qu’un discours trop anti-vélo leur nuirait. Oui, il y a de la grogne face aux changements urbains récents. Mais il n’y a pas que des mécontents. Et dans les campagnes municipales ailleurs, on voit qu’être ouvertement anti-cycliste est une stratégie perdante.

Résultat, on évite le coup frontal et on passe par ce qu’on appelle un message codé. C’est un discours qui semble anodin pour le grand public, mais qui envoie un signal clair à un groupe précis. Ici, il s’adresse aux électeurs irrités par les nouvelles pistes cyclables, tout en leur offrant un certain confort moral. Ce public peut ainsi se dire qu’il ne s’oppose pas aux vélos par principe, mais qu’il défend un prétendu équilibre ou « gros bon sens ».

La conférence de presse avait lieu devant un commerce où le mot « auto » apparaissait bien en vue en arrière-plan. L’endroit était choisi près d’une piste cyclable toute neuve qui, comme toutes les autres nouvelles pistes partout à travers le monde, suscite des plaintes. Elle s’est assurée d’être entourée de commerçants mécontents, annoncés à l’avance dans son avis aux médias.

Pour une candidate anti-chicane, on dirait qu’elle en cherche.

Après la conférence, je lui ai demandé si l’audit inclurait aussi les rues et les trottoirs. Sa réponse m’a surpris. Elle a affirmé que l’ensemble du réseau routier serait visé, alors que son communiqué ne parlait que des pistes cyclables. Tout laissait croire qu’elle improvisait sur le moment pour mieux paraître, puisque cette ouverture ne semble pas faire partie de la position réelle ou de la stratégie de son parti. Pour moi, cela ressemble surtout à un gaspillage de ressources et à un objectif irréaliste à atteindre entre le 3 novembre 2025 et le 11 février 2026.

Depuis, je me pose toujours les mêmes questions. Qui fera ces audits? Qu’est-ce qui sera analysé exactement? S’agit-il vraiment de prioriser la sécurité des cyclistes ou seulement de calmer les mécontents? Si c’est la sécurité, que fera-t-on des pistes bidirectionnelles dangereuses et saturées comme celles sur Rachel, Berri ou de Maisonneuve? Combien de temps faudra-t-il pour les sécuriser? Combien de consultations?

En fin de compte, tout cela ressemble à un bel exemple de signal discret qui rassure un public réticent au vélo, tout en entretenant une division qu’on prétend vouloir faire disparaître. Il y a pourtant tellement d’autres enjeux cruciaux pour Montréal. La candidate ferait mieux de ne pas utiliser le vélo comme arme électorale. Les élections municipales ne peuvent pas se réduire à un référendum sur les pistes cyclables. La ville mérite un vrai débat, complet et respectueux, pas des tactiques pour attiser les conflits entre usagers.


Ajout : il y a Frédéric Bataille de l’organisme Ahuncycle qui était à la conférence de presse aussi.

Il a donné une entrevue à l’émission radio Le 15-18 : Soraya Martinez Ferrada souhaite revoir le réseau cyclable : Frédéric Bataille | OHdio | Radio-Canada

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Ce serait vraiment cool que la campagne se déroule sur la multitude d’autres enjeux qui touchent la ville. Il y a tellement de problèmes. Les pistes cyclables c’est ultra polarisant et je ne connais personne qui a changé d’avis sur la question.

Parlons d’autres choses et avançons.

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Alleluia! c’est fatigant, affligeant, et ils en ont fait un sujet polarisant. Mais c’est juste 2 roues + un cadre en acier pour aller d’un point A à un point B.

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Soyons inclusif, il y a les cadres en aluminium, en carbone et en bambou aussi :slight_smile:

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Si cette qualification des aménagements cyclables controversés comme « dangereux » se faisait de bonne foi, on aurait souligné les caractéristiques spécifiques qui les rendent dangereux et on aurait dit ce qui pourrait être fait pour les sécuriser. On ne nous donne aucune explication technique des facteurs qui pourraient influencer la sécurité d’un aménagement (ex. géométrie, marquage, signalisation), puisque l’intention n’est pas d’améliorer le réseau cyclable, mais de revenir en 2017.


Le Standard d'Ensemble Montréal
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hahahaha j’ai ri! :-))))

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Le problème que je vois, c’est qu’EM peine à se différencier dans son programme (plutôt bien planqué sur leur site web) de PM (proposant parfois même des choses déjà faites ou programmées). Les pistes cyclables sont une des rares aspérités clivantes, donc, dignes de passer sous la loupe, à la recherche d’indices révélateurs sur l’identité profonde du mouvement.

Nous sommes, j’imagine, beaucoup à chercher quelle peut être la vision d’EM pour la ville au-delà de l’opportunisme politique et de la posture d’opposition permanente adoptée par les représentants du parti tout au cours de la dernière mandature. Ils cherchent juste des failles à exploiter — et on va dire qu’aujourd’hui, en termes de communication, c’était plutôt un échec.

Aussi, si l’attaché de presse d’EM passe par là, ne jamais mettre un pupitre à contre-jour. Conseil de pro.

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C’est le programme de 2021, en fait.

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