Développement du secteur Fairview

La friche oui, mais une bonne partie du boisé n’a jamais été cultivée, seulement utilisée pour du bois de chauffage (probablement). Il y a sérieusement des parties qui méritent d’être conservées.

The only way to save this forest is to buy it from CF, it is after all private property. City evaluation has it at 35 million, when in reality its worth close to 80 million.

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Il y aurait surement une façon de négocier avec CF pour permettre une densification plus importante du reste du site, surtout que le boisé est maintenant inclu dans le RCI, mais malheureusement je n’ai pas confiance en l’administration de la ville. Ça reste un dossier intéressant à suivre.

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La mairie semble de mauvaise foi et instrumentalise le groupe; mais dans un article SFF disait ne pas être contre le développement aux abord de la station. S’ils en ont les moyens et ont réellement une position plus nuancée, ils devraient produire leur propre vision pour le boisé de (a) qu’est ce qui doit être conservé (b) qu’est ce qui doit être aménagé (c) et qu’est ce qui doit être développer.

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Lettre d’opinion, rédigée par Jean-Marc Fournier, PDG de l’Institut de développement urbain du Québec, qui est parue aujourd’hui dans La Presse (plusieurs passages dans le texte sont liés au développement du secteur Fairview):

Environnement À Québec de nous rassembler


PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE | Chantier du REM dans Pointe-Claire, dont la mairie veut « restreindre le nombre de résidants à proximité [de celui-ci] en contradiction avec les objectifs nationaux et régionaux », explique l’auteur.

À la suite des élections québécoises, tous les ordres de gouvernement auront des mandats valides jusqu’en 2025 et 2026. On peut espérer qu’ils sauront travailler ensemble sur des chantiers ayant des horizons qui dépassent le court terme. C’est certainement le cas pour la lutte contres les effets des changements climatiques

5 octobre 2022 | Publié à 10h00 | JEAN-MARC FOURNIER, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’INSTITUT DE DÉVELOPPEMENT URBAIN DU QUÉBEC

Les élus de tous les niveaux ont établi des cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) au cours des dernières années. Dorénavant, il leur faudra adopter les moyens pour les atteindre. Pour l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), il ne fait aucun doute que les différents gouvernements devront mettre au point une nouvelle approche de collaboration. Le défi ne pourra pas être relevé seulement par Ottawa, Québec ou Montréal. Les citoyens, à qui on demandera de changer leurs habitudes de vie, pourront certainement, à leur tour, exiger des décideurs qu’ils changent leur mode de gouvernance. Ils devront cesser de pelleter les responsabilités dans la cour des autres pour plutôt choisir de partager des tables communes afin de convenir d’actions concertées et suffisamment financées.

L’initiative de Québec

Le premier ministre du Québec est le premier qui peut envoyer ce signal de concertation intergouvernementale. Fort d’une nouvelle politique d’architecture et d’aménagement du territoire, il lui faudra bientôt nommer un nouveau conseil des ministres puis rédiger de nouvelles lettres-mandats et un discours inaugural. Il ne manquera pas d’occasions pour inviter tous les décideurs publics à une transformation de la gouvernance traditionnelle.

En reconnaissant l’importance de réduire les besoins en déplacements et d’accroître les capacités du transport durable, le premier ministre pourrait vouloir convenir d’une nouvelle relation avec les villes de manière à soutenir la reconfiguration urbaine. Chacun devra apporter sa contribution.

Déjà, on le répète depuis de nombreuses années, les villes n’ont pas les moyens financiers et fiscaux pour répondre aux défis auxquels font face leurs citoyens.

À cela s’ajoute maintenant le fardeau de transformer l’approche urbanistique de zonage exclusif soumis au « tout à l’auto » pour créer plutôt des quartiers de proximité reposant sur la mixité fonctionnelle et sociale.

Comme mesure structurante, l’IDU propose la création d’un ministère du Territoire – regroupant le ministère des Transports et celui des Affaires municipales et de l’Habitation –, ainsi que d’un Conseil du territoire – constitué d’experts indépendants – qui veilleront au respect des orientations gouvernementales. Ils devront, pour ce faire, accompagner les autorités municipales dans leurs efforts pour satisfaire aux nouvelles cibles en occupation du territoire, en kilomètres de desserte en transport durable et en logements à construire.

Consultez le Portrait de l’industrie immobilière, au sortir de la pandémie, dans un contexte de crise climatique de l’IDU

Mais les cibles ne règlent pas tout. Les villes auront besoin de soutien financier. Québec serait bien avisé d’interpeller Ottawa pour cofinancer un programme de transfert municipal avec des volets en habitation inclusive, en transport durable, en aménagement urbain et en requalification foncière.

En matière d’habitation, les capitales devraient s’entendre pour adopter des programmes complémentaires et arrimés. Le financement devra s’adapter aux diverses réalités foncières, être suffisant pour répondre aux cibles nationales et locales et être adéquat pour éviter les conséquences contre-productives des redevances. En matière de mobilité, Québec gagnerait à atteindre la parité dans les proportions de budgets des transports entre la voirie et le transport collectif d’ici 2025, ainsi qu’à cibler une proportion de 66 % en faveur du transport collectif d’ici 2027. Les budgets alloués à la requalification foncière devraient soutenir le redéveloppement en répondant notamment aux défis de la décontamination et de la protection du patrimoine. Enfin, le financement de l’aménagement urbain permettrait aux villes, entre autres, de planifier et réaliser les travaux d’infrastructures permettant de recevoir de nouveaux projets.

En contrepartie, Québec devrait insister pour que les décideurs locaux saisissent toutes les occasions de créer de nouveaux quartiers selon une densité adaptée aux différents milieux et suffisante pour justifier l’offre de services publics et privés de proximité. Ces quartiers devront également être planifiés pour offrir des emplois à leurs résidants à deux pas de chez soi. La décision de Pointe-Claire de restreindre le nombre de résidants à proximité du REM, en contradiction avec les objectifs nationaux et régionaux, illustre la nécessité de demander aux villes d’assumer leur rôle, elles aussi.

Le législateur québécois devrait modifier la fiscalité foncière pour favoriser la densification le long des parcours de transport collectif et, plus généralement, soutenir le multirésidentiel plutôt que d’encourager l’unifamilial.

Et il y a bien d’autres mesures à développer et à mettre sur pied…

Ensemble

Les gouvernements n’arriveront à rien s’ils se querellent les uns contre les autres ou s’ils renoncent à rassembler les citoyens en faveur d’une transition harmonieuse. À cet égard, l’annonce par le premier ministre de sa volonté de travailler avec les oppositions sur les enjeux environnementaux est de bon augure.

La transformation de nos vies respectives que commande l’urgence climatique doit se faire dans le respect des uns et des autres. Les réalités rurales sont différentes des réalités urbaines, il faut en convenir et s’adapter. La culture de l’automobile a, depuis des décennies, façonné nos habitats, nos habitudes commerciales et nos aspirations de voyages, pour ne nommer que quelques aspects. On ne peut pas raisonnablement tout bousculer. Entre le monde d’avant et le monde d’après, la transition appelle une main tendue entre gouvernements et entre citoyens, pas une dénonciation.

Pourquoi ne pas faire du prochain discours inaugural un appel à la coopération de tous les décideurs publics pour lancer un véritable mandat climat ?

Monsieur le Premier Ministre du Québec, la réponse vous appartient.

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