Densité et étalement urbain

Et bien mes chiffres de mai de la CORPIQ sont les chiffres de mai de la CORPIQ :stuck_out_tongue:.
Ils sont présentés de la sorte dans leurs communiqués de presse en général, je me demande pourquoi nous n’avons pas la disponibilité cette fois-ci, c’est pour ça que je trouve cela étrange:

Ce que je trouve intéressant est le type d’immeuble et leur clientèle. On ne fait que discuter théorie, mais j’aurais l’impression que les grands immeubles du centre-ville ont une clientèle plus mobile, et une plus grande concentration des problèmes mentionnés dans le communiqué. Si la CORPIQ représente plus de ces gros immeubles, alors que 70% des propriétaires le sont de plex (1 à 4 logements, pas 30), une situation exceptionnelle touchant de manière disproportionnée une certaine clientèle, ça peut faire un décalage.

Il y a définitivement moins de gros propriétaires, vu qu’il y a moins de gros immeubles et des marchés locatifs plus petits, non? Mais surtout, la CORPIQ parle d’une réalité démographique montréalaise, pas une des régions en général (sauf quelques exceptions): immigration, étudiants, Airbnb… C’est la réalité démographique de Montréal d’avoir une bonne proportion de sa population de passage et des nouveaux arrivants, et une « inondation massive » de logements à court terme virant au long terme. Si on ferme ces entrés, c’est Montréal qui en souffre le plus. Et plusieurs régions en profitent en diminuant leurs sortants vers Montréal, comme on a vu dans le dernier bilan démographique interrégional de StatCan.

C’est bien possible! On verra bien avec les chiffres de SCHL. Mais une situation exceptionnelle a débalancé un segment particulier du marché de l’habitation avec certitude, ce n’est pas impossible que ça touche plus le genre de proprios à s’inscrire à la CORPIQ.

Oui je ne doute pas d’un vide démographique de la pandémie. Je pense qu’on exagère les mouvements de masses de gens établis sortant de l’île que provoque la pandémie, alors qu’on voit surtout des phénomènes qui vont sévèrement limiter les entrants avant tout. S’il y avait un exode de Montréalais établis, ça me semble peu probable que ça ne se reflète pas clairement dans le marché immobilier de l’île, alors qu’on n’a pas vu une augmentation des inscriptions disponible de juillet à maintenant, et qu’avant cela la hausse de sortants est restreinte, et en ligne avec la tendance des dernières années. Mais comme on dit, on jase et on brasse des idées, faudra des chiffres sur un ou deux ans probablement.

1 « J'aime »

J’avais mentionné en octobre dernier, que j’avais remarqué beaucoup de nouvelles constructions à Salaberry et même plus au sud, allant jusqu’à Saint-Anicet. La banlieue s’étend de plus en plus loin, Salaberry-de-Valleyfield, c’est à 50km du centre-ville de Montréal, soit environ la même distance séparant Saint-Jérôme du centre-ville.

La fin des années noires à Salaberry-de-Valleyfield

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le maire Miguel Lemieux affirme que, d’ici cinq ans, 10 000 habitants se seront ajoutés à Salaberry-de-Valleyfield.

« Salaberry-de-Valleyfield, c’est le prochain Vaudreuil ! », s’enthousiasme le maire Miguel Lemieux.

Publié le 26 janvier 2021 à 5h00

Partager

Louise LeducLOUISE LEDUC
LA PRESSE

D’ici cinq ans, dit-il, 10 000 habitants se seront ajoutés à Salaberry-de-Valleyfield. « Vaudreuil déborde, Candiac et Sainte-Catherine ont explosé. À Salaberry-de-Valleyfield, les ventes de terrains se multiplient et on est en plein boom économique. »

Claude Reid, député caquiste, constate lui aussi que sa région connaît de belles heures. « À Salaberry-de-Valleyfield, la commission scolaire a déposé deux projets d’agrandissement d’écoles primaires pour avoir 42 nouvelles classes d’ici trois ans. »

Tout cela tranche fortement avec les années 1980 et 1990 alors que « la région de Salaberry-de-Valleyfield mangeait son pain noir. Toute la région était axée sur l’industrie lourde et quand les usines ont fermé [Goodyear, Dominion Textile, etc.], ça a fait très mal », rappelle Bruno Tremblay, président du conseil d’administration du Centre local de développement de la région de Beauharnois-Salaberry.

Pendant longtemps, poursuit-il, « nous étions un peu le no man’s land du Québec. L’arrivée de la 30 a sorti la région de la noirceur. »

IKEA vient d’installer son centre de distribution à Beauharnois. OVH, une entreprise européenne de données, s’y installe aussi, tout comme Chloretec, un fabricant d’hypochlorite de sodium. Coteau-du-Lac, de son côté, vient d’obtenir un entrepôt géant de Canadian Tire, de même qu’un centre de distribution dernier cri d’Amazon. Cela fait beaucoup d’emplois à pourvoir dans la région.

Avec l’arrivée de la 30, les gens de la rive sud peuvent maintenant facilement venir travailler dans la région.

Claude Reid, député caquiste de Beauharnois

Maire de Salaberry-de-Valleyfield de 1995 à 2017, Denis Lapointe souligne que la ville a de belles cartes dans sa poche. Située tout près des autoroutes 20, 30 et 40 et forte de son réseau ferroviaire et de son port (Salaberry-de-Valleyfield est le seul port autonome sous gestion municipale au Canada), « son activité commerciale et industrielle est aujourd’hui florissante ».

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Patrick Hébert, qui a déménagé à Salaberry-de-Valleyfield il y a quelques années, ne retournerait pas en arrière.

Mais plus que sa vitalité économique, c’est le cachet de la ville qui a séduit Patrick Hébert qui y a décroché un emploi en 2017. « Au départ, je pensais faire la navette quotidienne de Montréal et autour de moi, on me décourageait de déménager ici. On me disait que c’était une ville dévitalisée, déprimante. J’ai au contraire été séduit par cette ville pleine de potentiel et si belle, au bord de la baie. Je ne voudrais plus du tout retourner vivre dans une grande ville. »

Il n’est pas le seul à faire le saut. À Salaberry-de-Valleyfield et dans les environs, les projets immobiliers se font nombreux. Si les maisons existantes demeurent nettement moins chères qu’à Vaudreuil, on se les arrache et il y a surenchère.

« En 35 ans, je n’ai jamais vu cela », lance Christian Gareau, agent immobilier. Montréal et ses banlieues ne sont plus abordables, et les gens sont de plus en plus attirés par la belle qualité de vie dans la région. Le prix des terrains a augmenté de 35 %. »

C’est aussi ce que fait observer Patrick Loiselle, qui est président de la Chambre de commerce et promoteur immobilier. « Même à Sainte-Barbe, qui se trouve en pleine campagne, un promoteur vient d’acheter 34 terrains », note-t-il.

Dans le secteur de Grande-Île, à Salaberry-de-Valleyfield, de nouvelles phases immobilières sont sans cesse entreprises.

Se disant fou de sa ville, M. Loiselle avoue ressentir une certaine ambivalence. Comme promoteur, comme président de chambre de commerce, il ne peut que se réjouir que Salaberry-de-Valleyfield soit sur son erre d’aller, mais comme citoyen, il ne voudrait pas non plus que la ville perde son âme.

La prochaine étape, selon M. Loiselle, sera de revitaliser le centre-ville « qui demeure fragile ». « Il est vieillot et son tissu commercial doit être dynamisé. »

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le parc Delpha-Sauvé grouille d’activités hiver comme été.

L’été, grâce à la marina et aux quais du Vieux-Canal qui ont été réaménagés, c’est plein de vie au centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield.

Mais comme dans tant d’autres endroits, le cœur de la ville s’est pour beaucoup déplacé sur une grande artère plus loin.

« Le boulevard Monseigneur-Langlois, c’est comme le boulevard Taschereau. Il faut ramener du monde au centre-ville en ouvrant d’autres commerces que des boutiques de vêtements et des restaurants », estime Daniel St-Onge, qui est commerçant.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Daniel St-Onge, propriétaire d’une boutique-café qui porte son nom, rue Victoria

Voyant lui-même que sa boutique de vêtements avait du mal à attirer des clients, il y a greffé un café, « un concept que j’avais vu à San Francisco et que j’ai reproduit ici ».

Marie-Christine Paquette, propriétaire du restaurant Jazz, n’a rien négligé non plus pour que son établissement rayonne. Et en pleine pandémie, elle n’a pas une minute pour souffler, dit-elle. Ses boîtes-repas s’envolent.

Le sort de l’hôpital suscite l’inquiétude

Tout est beau, dans le meilleur des mondes ? En fait, comme le souligne Édith Gariépy, directrice de la Corporation de développement communautaire de Beauharnois-Salaberry, « on vit encore le contrecoup des fermetures d’usine. Il reste encore ici une grande part de pauvreté ».

Le nombre d’enfants négligés, de bébés de petit poids à la naissance témoignent de la fragilité de nombreuses familles, dit-elle.

Mais voilà que Vaudreuil aura un nouvel hôpital ultramoderne de 400 lits et que neuf services de l’hôpital de Salaberry-de-Valleyfield y seront transférés.

« On veut au moins sauver le Centre mère-enfant, la gynécologie et la pédiatrie », dit Mme Gariépy, figure de proue de la mobilisation pour la sauvegarde de l’hôpital de Salaberry-de-Valleyfield. « Autrement, pour de simples suivis de grossesse, des femmes, notamment celles des régions agricoles environnantes, perdront un temps fou pour se rendre jusqu’à Vaudreuil. »

« Huntingdon a déjà eu un hôpital, rappelle Mme Gariépy. Puis, les suivis se sont faits à Ormstown, puis à Salaberry-de-Valleyfield et là, ça risque d’être à Vaudreuil, alors qu’on n’a pas de transport en commun. »

Tous les acteurs de la région en conviennent : Vaudreuil avait vraiment besoin d’un hôpital. « Aucun doute possible, croit notamment le député Claude Reid. Mais le danger, c’est qu’une bonne partie des employés de l’hôpital de Salaberry-de-Valleyfield, qui est vétuste, ait très envie de partir travailler à celui de Vaudreuil, qui sera neuf et ultramoderne. Il est important que notre population puisse continuer d’avoir des soins de proximité. »

L’ancien maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe, n’y comprend rien. Vider l’hôpital de Salaberry-de-Valleyfield de tant de services, « c’est pas mal comme déshabiller Pierre pour habiller Jacques ».

1 « J'aime »

C’est bien le fun pour Valleyfield. Maintenant awaye le développement dense et la facilité à se déplacer en transports actifs! Ce serait l’occasion rêvée de prolonger le train de banlieue de Dorion jusque là!

Cet article pourrait également être intégré au fil “Station Brossard” du REM, puisque le projet de parc agricole métropolitain s’y retrouverait… :ear_of_rice: :tractor:

La spéculation freine le projet de parc agricole métropolitain

La Terre | 02 février 2021 | PATRICIA BLACKBURN

La forte spéculation immobilière dans le secteur de Brossard met des bâtons dans les roues au projet de fiducie agricole REM, fruit d’un partenariat entre l’Union des producteurs agricoles, la communauté métropolitaine de Montréal et la filiale CDPQ Infra de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Ce projet a pour objectif de freiner l’étalement urbain tout en favorisant l’implantation d’entreprises agricoles en bordure de la station terminale du Réseau express métropolitain (REM) sur la Rive-Sud.

Disposant d’un budget de près de 3 M$, la fiducie a entamé en mai la phase de prospection en faisant le tour des propriétaires de terres agricoles sur le territoire de la Ville de Brossard en vue de faire ses premières acquisitions. « Nous nous sommes toutefois frappés au mur de la spéculation immobilière », confie Marc-André Côté, directeur général de la fiducie agricole REM. Les propriétaires de ces terres sont majoritairement des promoteurs immobiliers qui espèrent un dézonage éventuel pour développer ce secteur en très forte demande en bordure du Quartier DIX-30 et de la future gare du REM, rapporte M. Côté. « Ce qui démontre encore plus la pertinence d’une fiducie pour protéger ces terres », mentionne-t-il en espérant réussir à trouver des propriétaires qui croiront au projet et accepteront de leur vendre des terres à un prix qui soit rentable pour l’agriculture.

À ce titre, l’implication d’acteurs municipaux et du gouvernement provincial est essentielle, selon lui, afin que la position adoptée à l’égard du dézonage des terres agricoles soit plus ferme. « Nous sommes dans une situation paradoxale, fait-il remarquer. On veut développer l’agriculture locale, mais cela impose aussi de protéger les terres cultivables. »

Parc agricole métropolitain

Annoncé en 2017, le projet de fiducie d’utilité sociale agricole est la solution proposée par la CDPQ pour compenser les quelque 30 hectares de terres agricoles qui ont dû être sacrifiés pour construire le terminus du REM. Un fonds de 2,9 M$ a été déposé dans un compte géré par les administrateurs de la fiducie, dont le mandat est de créer un parc agricole métropolitain tout en assurant la pérennité des terres qui en font partie. Ces terres seront louées à long terme à des agriculteurs pour favoriser notamment le démarrage de nouvelles entreprises agricoles. M. Côté spécifie que la forme que prendra le projet n’est pas encore déterminée, puisqu’elle dépendra du type, du lieu et de la grandeur des terres qui seront acquises.

Je n’étais pas au courant de ce projet de fiducie agricole REM et je trouve ça ingénieux. Il faut absolument que ce projet ai lieux, c’était l’entente avec la CMM.

Super vivement ces banlieues qui se développent encore sur des modèles urbanistiques désuets, sur le dos de la CMM…

1 « J'aime »

Je suis confiant que Brossard n’autorisera pas le changement de zonage en raison de leur proactivité en matière d’environnement. Toutefois, la pression immobilière induite par la station Brossard a déjà eut raison de ce boisé à mi chemin entre La Prairie et Saint-Jean-sur-Richelieu en raison de sa « proximité » à la station.

1 « J'aime »

Tu as plus d’information sur ce dézonage? Je ne sais pas que La Prairie avait un développement prévu passé l’autoroute 30.

Il n’y a pas encore eut de dézonage, comme La Prairie est dans la CMM, s’il y en a, ça risque d’être pas si pire. L’autre moitié du boisé, qui appartient à Saint-Jean-sur-Richelieu, est plus menacée par la pression immobilière. J’ai lu récemment qu’il y aurait eut une transaction pour l’achat d’un terrain dans le but de construire, mais je n’arrive pas à retrouver ma source, donc en attendant que je la retrouve, prend l’information avec un grain de sel.

1 « J'aime »
4 « J'aime »

Il n’y a pas de sources publiques, mais j’ai discuté avec un habitant du coin et il y eut une transaction d’un peu plus de 4M$ pour des terrains qui sont présentement zonés agricole-dynamique par La Prairie, or, de ce que j’ai compris, la ville souhaite changer le zonage pour «lot destructuré», ce qui permettrait au promoteur de développer pas mal plus qu’il le pourrait sous du zonage agricole-dynamique en raison de loopholes. Ce changement de zonage n’est ni définitif, ni public et je n’ai pas vraiment d’informations concernant l’emplacement exact du terrain ou du changement futur.

Toutefois, ce que j’ai trouvé intéressant, c’est que l’ancienne rumeur du prolongement du REM vers SJSR et Chambly est un motif direct de l’achat des terrains.

1 « J'aime »

Saint-Rémi est dans la CMM, mais c’est un village qui demeure quand même très agricole, malgré la très petite banlieue qu’elle a. Avec les deux places de stationnements par logements, ce projet ne me plait pas beaucoup. Même si le promoteur affirme que sa clientèle sera principalement des jeunes retraités, j’ai l’impression qu’il y aura aussi des personnes plus jeunes. Le nombre de demeures en vente dans la première couronne sud est très petit et les prix, ridicules. Les personnes qui travaillent sur la Rive-Sud cherchent donc des logements plus loin, dont à Saint-Rémi et les environs. Il n’y a présentement aucun service de transport en commun dans la région, mais les résidents aimeraient en avoir. Je me demande toutefois si ça ne ferait pas qu’accélérer l’étalement.

En tous cas, je me suis toujours demandé pourquoi vivre dans un immeuble d’appartements / condos en campagne, c’est tous les inconvénients de la ville, sans les avantages.

Construction de 64 logements: un nouveau projet immobilier de 17 M$ à Saint-Rémi

Le 5 mars 2021 à 8 h 02 min

Temps de lecture : 2 min 30 s

Photo de Marc-André Couillard

Par Marc-André Couillard

M’écrire
Me suivre

Les quatre bâtiments de 16 logements, construits par l’entreprise Construction Jacques Théorêt, seront situés le long du chemin du Golf, à Saint-Rémi. (Photo : Gracieuseté)

Un nouveau projet immobilier, d’une valeur de 16,8 M$, verra le jour dans les prochains mois, sur le chemin du Golf, à Saint-Rémi, avec la construction de quatre bâtiments de 16 logements locatifs. Les travaux de construction du premier bâtiment ont commencé le 8 février.

Ce projet est mené par Mathieu Théorêt, qui est à la fois entrepreneur général et gestionnaire immobilier, par l’entremise de son entreprise DMT Immobiliers. Ce dernier est propriétaire d’un parc immobilier, dont les bâtiments sont situés à Valleyfield, à Coteau-du-Lac et à Ormstown, entre autres. C’est lui qui est propriétaire des Galeries Ormstown.

Il a fait l’acquisition de ce terrain de 80 000 pieds carrés, à Saint-Rémi, en janvier 2020.

«Ce terrain est zoné résidentiel depuis 30 ans, explique M. Théorêt. En 2012, il y a eu un projet de construction de 72 logements, mais ça n’a pas été fait. Ce terrain était à vendre depuis 2013 par Réal Hamelin, celui qui a fait les rues du secteur Les Jardins.»

Le projet

Ce projet consiste en la construction de quatre bâtiments de quatre étages, comprenant 16 appartements chacun. Ce seront tous des appartements de 4 ½ pièces, d’une superficie d’environ 1200 pieds carrés, qui seront à louer seulement.

Chaque unité possèdera deux stationnements, dont un souterrain. Les bâtiments seront dotés d’ascenseurs et d’un système de surveillance par caméra.

La connexion à Internet par WiFi sera incluse dans le coût de location qui s’élèvera à 1375 $ par mois.

Les appartements compteront tous 4 ½ pièces et ils auront une superficie d’environ 1200 pieds carrés.

Clientèle

M. Théorêt s’attend à ce que ce soit de jeunes retraités qui occupent ses logements et sans doute une bonne proportion de golfeurs, étant donné la proximité avec le Club de golf Triangle d’or.

«Les retraités voient le marché s’enflammer et ils vendent ce qu’ils ont et vont louer quelque chose de neuf, à leur goût, dit-il. Il y a aussi les jeunes professionnels qui n’ont pas d’enfants.»

Le premier bâtiment pourra accueillir ses locataires dès le 1er août. Pour ne pas nuire aux activités du club de golf, la construction des trois autres bâtiments sera étalée dans le temps, à raison d’un par année. Le second bâtiment sera prêt en mai 2022, le troisième en mai 2023 et le dernier en mai 2024. Il faut compter environ huit mois pour la construction de chacun des bâtiments.

Les personnes intéressées peuvent déjà se manifester en réservant un appartement à l’avance auprès du gestionnaire du projet, DMT Immobiliers.

Construction de 64 logements: un nouveau projet immobilier de 17 M$ à Saint-Rémi - Le Reflet

Emplacement :

The condos and townhouses in St-Michel and St-Rémi always baffled me (I used to cross into Mooers, NY, weekly via the Hemingford border crossing so I passed Domaine des Jardins a lot. My only guess is these exurbs mostly cater to people working for nearby agribusiness (and their families).

Il y a aussi énormément de gens qui travaillent sur la Rive-Sud et qui déménagent des ces villages-là (St-Rémi, Ste-Martine, Napierville, etc.) parce que les maisons sont rendues trop chères pour eux plus près. Il y a 15 ans, ceux qui n’avaient pas trop de moyens finissaient à St-Constant/Ste-Catherine, mais maintenant c’est trop cher pour plusieurs. On est rendu dans la banlieue de la banlieue.

Je viens de ce coin-là, et j’en connais beaucoup qui allaient à l’école avec moi qui sont rendu dans ces secteurs-là. Il y en a là-dedans qui ont grandi à La Prairie ou Delson par exemple et qui trouvent que c’est beaucoup trop urbain pour eux maintenant. Ils préfèrent vivre sur un rang à St-Isidore par exemple. Et ils achètent un condo parce que c’est ce qu’ils peuvent se payer; ils trouvent ça primordial d’être propriétaire. Ça me semble assez répandu comme raisonnement pour faire vendre ces condos-là à St-Rémi.

2 « J'aime »

C’est ça le pire de l’étalement urbain, un moment donné on sait même plus ça commence où et ça finit où.

Je m’éloigne de la Montérégie, mais je suis toujours fasciné par la région de Los Angeles, qui selon moi est la plus grosse banlieue en Amérique du Nord:

Faire le trajet d’une extrémité à l’autre prend (Redlands à Santa Monica) 1h30 sans traffic.

1 « J'aime »

C’est pas mal similaire à un trajet Hamilton-Oshawa, et le GTA a l’air de s’être développé un peu comme LA on dirait, avec la banlieue qui ne finit plus.

C’est là qu’on voit que Montréal est quand même plutôt dense comme région. C’est certain que Montréal à le quart de la population de LA et le 2/3 de Toronto, mais en comparaison ces villes-là superposées à Montréal s’étendraient jusqu’à à peu près Trois-Rivières ou Drummondville!

C’est vraiment problématique.

Je viens de Saint-Jérôme, et ça me fait toujours capoter quand je vois des amis qui achètent des petits condos à Lachute, Prévost ou Saint-Colomban… Des villes qui explosent en population. C’est vraiment la banlieue de la banlieue

Si au moins on profitait des chemins de fer existant pour développer ces villes-là autour d’un service de transport régional, il me semble que ça serait beaucoup plus intéressant. Il y en a plein de ces petites villes où c’est plutôt agréable d’habiter, avec un noyau villageois qui contient tous les services à proximité, et où le rail passe (Lachute est un bon exemple, avec St-Augustin en chemin). C’est sur que tout le monde qui va s’établir dans ces endroits-là en ce moment est dépendant de son auto parce que c’est tout ce qu’on leur offre, mais ça ne serait peut-être pas le cas si s’en était autrement.

3 « J'aime »

Exode vers la banlieue

Les départs ont bondi de 33 % pendant la pandémie


PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
Selon les données de la SCHL, de nombreux Montréalais du nord et de l’est de l’île sont partis pour s’établir dans les villes de première et de deuxième couronne.

Les Montréalais ont bel et bien quitté l’île pour la banlieue en plus grand nombre l’an dernier. Une nouvelle étude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) confirme que la migration vers le 450 a pris de l’ampleur en 2020, et qu’elle s’est surtout accélérée dans la seconde moitié de l’année.

Publié le 18 mars 2021 à 7h00
ANDRÉ DUBUC
LA PRESSE

En gros, les Montréalais du nord et de l’est de l’île sont partis pour s’établir dans les villes de première et de deuxième couronne, pendant que des banlieusards décidaient de déménager à l’extérieur de la région métropolitaine de recensement (RMR), là où le prix des maisons est inférieur d’au moins 100 000 $ aux prix observés en proche banlieue.

L’étude vient ainsi confirmer les tendances observées par l’Institut de la statistique du Québec sur les migrations interrégionales, dont les données s’arrêtaient en juillet 2020. L’étude de la SCHL s’intéresse au lieu de résidence des acquéreurs de propriété en banlieue pour les reventes survenues de janvier à décembre 2020, inclusivement.

La SCHL avait déjà démontré dans le passé qu’il était avantageux sur le plan financier pour les ménages de s’installer en banlieue même en attribuant une valeur financière négative au temps perdu dans le navettage entre le domicile et le bureau du centre-ville.

Dans un contexte où la pandémie [lire le télétravail] viendrait diminuer le nombre de déplacements nécessaires entre les municipalités de banlieue et l’île de Montréal, les secteurs périphériques pourraient s’en trouver avantagés, surtout compte tenu de l’amélioration possible du système des transports collectifs [lire le REM].

Francis Cortellino, auteur de l’étude

Qui est parti ?

Ce sont avant tout des Montréalais vivant en périphérie des quartiers centraux qui ont mis le cap sur la banlieue hors de l’île. Les plus fortes concentrations de départs se trouvent à Saint-Laurent, Anjou, LaSalle, Dollard-des-Ormeaux, Montréal-Nord et Saint-Léonard.

« Ces résultats indiquent donc que les ménages qui vivent dans des secteurs un peu plus éloignés de la ville de Montréal, et qui devaient probablement déjà consacrer un certain temps à leurs déplacements vers le lieu de travail, ont probablement été plus enclins à déménager en banlieue afin de pouvoir y acquérir une maison unifamiliale », suggère M. Cortellino.

Une exception notable est le quartier Griffintown, à deux pas du centre-ville. Cette zone est peuplée de professionnels aisés habitant des condos. « Avec la pandémie, il est possible que certains d’entre eux aient décidé de faire le saut vers la maison unifamiliale en banlieue, vu qu’ils en avaient les moyens », lit-on dans le document diffusé jeudi matin.

Où sont-ils allés ?

Au nord de Montréal, les municipalités suivantes ont enregistré des gains importants : Saint-Eustache, Saint-Jérôme, Saint-Lin–Laurentides, L’Assomption, Rosemère, Blainville, Lavaltrie, Boisbriand, Mascouche et Terrebonne. Sur la Rive-Sud, des municipalités comme Saint-Jean-sur-Richelieu, Longueuil (arrondissements du Vieux-Longueuil et de Saint-Hubert), Belœil, Sainte-Julie, Saint-Bruno-de-Montarville, Brossard, Hudson et Notre-Dame-de-l’Île-Perrot se sont aussi signalées.

De juillet à décembre 2020, 3 maisons unifamiliales de banlieue sur 10 étaient achetées par des résidants de l’île de Montréal. Pour la même époque en 2019, la proportion était d’un peu plus de 2 sur 10.

Une question de prix

Fait méconnu, près du tiers des ménages montréalais ayant déménagé dans le 450, soit 4050 ménages, ont opté pour un condo. Par comparaison, ce sont près de 9000 ménages qui ont préféré la maison.

L’écart entre le prix médian d’une copropriété sur l’île de Montréal et dans certains secteurs de banlieue, qui peut atteindre jusqu’à 80 %, est un autre facteur qui a probablement incité des ménages à aller vivre dans des secteurs périphériques de la RMR.

Extrait de l’étude de la SCHL

Les municipalités de banlieue ayant le plus profité de cette migration sont les mêmes que celles qui ont reçu les acheteurs de maison en provenance de Montréal.

Popularité des chefs-lieux régionaux

L’étude établit la popularité des MRC limitrophes de la RMR de Montréal. Des villes comme Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy, Salaberry-de-Valleyfield et Joliette ont fait le plein de nouveaux habitants.

« Généralement, les ménages qui ont fait le saut vers ces MRC limitrophes provenaient de la ville de Montréal et de municipalités de banlieue déjà situées à proximité de la MRC en question », observe l’organisme fédéral.

Dans plusieurs de ces MRC, le prix médian des maisons unifamiliales en 2020 était généralement compris entre 200 000 et 300 000 $. En banlieue à l’intérieur de la RMR, les prix médians varient de 337 000 $, sur la Rive-Nord, à 410 000 $, à Laval. Cet écart de prix « peut avoir un pouvoir d’attraction sur les futurs acheteurs potentiels », reconnaît la SCHL. Ici encore, les transactions se sont accélérées dans la seconde moitié de 2020.

2 « J'aime »

Cette tendance sans précédents d’exodes des villes m’inquiète au plus haut point. On ne sait pas trop encore comment ça va se dérouler une fois la pandémie terminée mais c’est extrêmement nocif d’un point de vue environnemental, c’est un boom sans précédent qui c’est fait en 1 année vers les 3eme couronnes de banlieue, ça va faire exploser l’étalement urbain!

Qu’adviendra-t-il une fois que ces ménages vont découvrir les joies du trafic? Je vais suivre ça de prêt!

2 « J'aime »