Densité et étalement urbain

Discussion sur les enjeux liés à l’étalement urbain.

http://https//www.lapresse.ca/actualites/enquetes/2020-10-19/mrc-de-montcalm-dans-lanaudiere/dezonage-autorise-malgre-l-avis-de-trois-ministeres.php
Le texte dépasse de beaucoup la limite de caractères, donc je ne mettrai que le lien.

Est-ce que le prolongement de la 25 jusqu’à Saint-Julienne est un facteur qui a permit ce dézonage? Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle, en tous cas.
https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-20/dezonage-agricole-dans-lanaudiere/pactole-a-portee-de-main-pour-des-proprietaires-de-terres-agricoles.php

Fleurdelys said: Est-ce que le prolongement de la 25 jusqu’à Saint-Julienne est un facteur qui a permit ce dézonage? Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle, en tous cas.
https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-20/dezonage-agricole-dans-lanaudiere/pactole-a-portee-de-main-pour-des-proprietaires-de-terres-agricoles.php

C’est un projet du gouvernement ? Actuellement, la 25 s’arrête à Saint-Esprit. Le vendredi après-midi il y a beaucoup de villégiateurs qui passent par la 125 pour aller à leur chalet ( comme la 15 et la 117 dans les Laurentides).


source:

Bergilicieux a dit :

Fleurdelys said: Est-ce que le prolongement de la 25 jusqu’à Saint-Julienne est un facteur qui a permit ce dézonage? Ce n’est certainement pas une bonne nouvelle, en tous cas.
https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-20/dezonage-agricole-dans-lanaudiere/pactole-a-portee-de-main-pour-des-proprietaires-de-terres-agricoles.php

C’est un projet du gouvernement ? Actuellement, la 25 s’arrête à Saint-Esprit. Le vendredi après-midi il y a beaucoup de villégiateurs qui passent par la 125 pour aller à leur chalet ( comme la 15 et la 117 dans les Laurentides).

C’était dans les plans de la loi 61, donc je suppose que c’est quelque chose qu’on pourrait voir dans la prochaine décennie.

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C’est un prolongement de la portion autoroutière jusqu’à Sainte-Julienne et le réaménagement de la route nationale 125 entre Sainte-Julienne et Rawdon. Dans le même appel d’offre il y a aussi le contournement de Saint-Lin-Laurentides
Fun fact: La route 158 entre Saint-Lin et Saint-Esprit a subi des réalignements et des acquisitions de propriétés riveraines dans les années 70 dans le but de prolonger l’A-50 entre Saint-Jérôme/Mirabel et Joliette. La portion entre Saint-Esprit et Joliette a même une emprise déjà prête pour une construction d’autoroute. Il y a fort à parier que le changement de zonage et l’augmentation de population qui l’accompagne favorisera assurément ce genre de projets à cause de l’étalement.

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Un éditorial dans La Presse qui parle du dézonage de la MRC de Montcalm, et qui bien sûr dit que ça n’a pas de bon sens. Non seulement c’est un mauvais développement, mais on n’en a même pas besoin avec les zones blanches actuelles.
Je suis content de voir les médias s’intéresser enfin aux développements de la périphérie de Montréal et ses gros problèmes. C’est plus pertinent que de se plaindre de la couleur des brouettes sur Mont-Royal à mon avis…

De nombreux Montréalais songent à quitter la métropole

42 % des Montréalais pensent déménager de l’île, mais selon un spécialiste, on serait loin d’un mouvement massif.

Malgré tous les inconvénients liés à la pandémie, c’est le prix des maisons à Montréal qui pousse Rachel Claude à penser quitter la ville.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demershttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743954/montrealais-quittent-metropole-sondage
Vincent Maisonneuve (accéder à la page de l’auteur)Vincent MaisonneuvePublié à 4 h 02

Déjà découragés par le prix des maisons, voilà que le confinement et le télétravail poussent de nombreux Montréalais à réfléchir à leur avenir. Au début octobre, près d’une personne sur deux songeait à quitter la ville, selon un sondage commandé par Radio-Canada.

Les nouveaux restaurants branchés, l’ambiance des bars et de la vie nocturne, c’est pour ça que Rachel Claude a déménagé à Saint-Henri, dans le sud-ouest de Montréal.

, explique la jeune femme en contournant les bacs de recyclage éparpillés sur l’étroit trottoir de la rue St-Ferdinand.

C’est la pandémie qui a fait en sorte que mon copain et moi, on a commencé à regarder les maisons sur la Rive-Sud.

Rachel Claude, résidente de Montréal

Sondés sur leurs intentions de quitter la ville, 42 % des répondants disent qu’ils vont probablement ou très probablement partir. , lance Michel Berne d’Ad Hoc recherche, qui a mené la consultation.

Le sondeur ne croit pas que la moitié de Montréalais vont déménager du jour au lendemain.

Cependant, même si seulement une partie de ces gens plient bagage, selon lui .

La pandémie, ce n’est pas la cause fondamentale. C’est un déclencheur, un détonateur.

Michel Berne, associé Ad Hoc

Ce qui pousse Rachel Claude à vouloir quitter Montréal, c’est le prix des maisons. Financièrement, le couple ne veut pas se retrouver avec . D’ailleurs, 76 % des Montréalais qui pensent déménager le feraient pour payer moins cher.

Avec le confinement et le télétravail, le manque d’espace dérange certains Montréalais. , dit Rachel Claude. .

Je n’ai jamais vu autant de gens de Montréal acheter sur la Rive-Sud.

Micheline Lapierre, Groupe Garcia & Lapierre

La mère de Rachel Claude est courtière en immobilier sur la Rive-Sud depuis 35 ans. , illustre-t-elle.

Depuis avril, Micheline Lapierre constate d’ailleurs que sa fille est loin d’être la seule à quitter la métropole. La plupart des acheteurs qu’elle rencontre viennent de Montréal.

Micheline Lapierre estime n’avoir jamais vu autant d’intérêt des Montréalais pour des résidences de la Rive-Sud.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La courtière du Groupe Garcia & Lapierre nous a d’ailleurs donné rendez-vous devant une maison de Longueuil qu’elle vient de vendre à des Montréalais. Le prix demandé était 459 000 $.

Notre sondage montre par ailleurs que l’électorat de Valérie Plante se fragilise.

De la surenchère, de plus en plus loin de Montréal

Lorsqu’elle met une maison sur le marché, Mme Lapierre peut recevoir plusieurs offres en même temps.

Mme Lapierre ajoute que plusieurs acheteurs souhaitent s’éloigner .

Michel Berne, de la firme Ad Hoc recherche, note que la moitié des citoyens qui expriment la volonté de quitter la ville souhaitent sortir du Grand Montréal.

Le sondeur estime que

Exode ou phénomène cyclique?

Le professeur Jean-Philippe Meloche, de l’Université de Montréal, ne croit pas qu’un exode se prépare dans la métropole.

Spécialiste en économie urbaine, M. Meloche parle plutôt d’un . Le professeur de l’UdeM rappelle qu’il y a beaucoup de logements locatifs à Montréal.

Selon le professeur Meloche, . Il souligne toutefois que : le qui alimente la métropole en nouveaux arrivants est présentement fermé.

Il y a beaucoup moins d’immigrants et les étudiants étrangers ne sont pas au rendez-vous. , soutient le professeur.

Il y a une raison dominante et écrasante: le prix des logements, ni plus ni moins. C’est une question de marché, les gens ne pensent pas pouvoir s’offrir ces prix et avoir une certaine taille.

Le marché régularise ces prix. Les gens achètent à ce prix, les logements sont occupés. Et le prix des logements influence la taille qu’on peut se permettre.

D’ailleurs, l’agente immobilière de la Rive-Sud se fait juste une belle pub, mais le phénomène des Montréalais qui vont en banlieue pendant la pandémie, on parle de 4950 ménages et en 2019 et 5300 en 2020 pour les 8 premiers mois. C’est 350 ménages de différence en contexte de pandémie.

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C’est indéniable que la pandémie a eu un impact. Tout mon entourage parle de quitter Montréal… même nous on a regardé quelques maisons sur la rive-sud. Oublions pas qu’au début on semblait se diriger vers un nouvel ordre mondial ou plus personne ne se déplaçait pour travailler.
Au final il y a plusieurs choses à considérer: cette fille qui dit aimer que ça bouge et aimer la ville, elle va tomber de son nuage assez vite rendu dans son bungalow à Chambly.
Ensuite, et c’est encore plus important, s’ils sont en surenchère en banlieue déjà, la pression sur les prix va être énorme… Ça devient dangereux pour cette histoire de dézonage dans Montcalm, parce que ça va être les seuls endroits achetables, à moins que le monde revoient leurs critères, ce qui n’arrivera pas selon moi.

Pour 75% des répondants, c’est une question de prix aussi, pas un rejet total de la ville. C’est juste trop cher, et c’est cher parce que le monde achète(loue) à ces prix. Je pense que beaucoup ont eu un grand stress vis-à-vis la ville en cours d’année, qui va se résorber.
Et le télétravail n’est pas super populaire auprès des dirigeants:


Une fois les bureaux rouverts, ça va être une douche froide pour plusieurs qui misaient sur ça à mon avis, surtout avec un milieu du télétravail plus réglementé qui va augmenter les coûts et les responsabilités des employeurs sur les employés à domicile.
Sans compter qu’il y a une grosse différence entre prendre des vacances en région et y vivre toute l’année, surtout avec des enfants.

Dans mon entourage, tout ceux qui parlent de quitter Montréal le feraient pour des questions d’accès au logement. C’est, selon moi, le noeud du problème. C’est l’accès à un logement familial assez grand, avec une certaine intimité mais près de tous les services (ce qui est très possible lorsqu’on est capable de mettre la main sur un condo ou un bas de plex dans les quartier centraux) qui est devenu presque impossible pour plusieurs jeunes couples/ familles.
Dans quelques années, quand tout va se replacer et revenir à un semblant de normalité, avec intégration du télétravail comme composante partielle du mode de travail, plusieurs ménages vont vouloir revenir ou se rapprocher de la Ville.

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Je me demandais s’il existait une carte/définition des ‘‘couronnes de Montréal’’ ?

  • Première couronne nord : Laval ?

  • Deuxième couronne nord : Deux-Montagne, Saint-Eustache, Boisbriand, Bois-des-fillion, Terrebonne, Repentigny ?

  • Troisième couronne nord : Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Mirabel, Blainville, Terrebonne, Mascouche, Oka, Mirabel, Saint-Jérome, L’Assomption ?

  • Quatrième couronne nord: Villes hors CMM limitrophes (MRC de Montcalm, des Pays d’en Haut, etc) ?

Bergilicieux a dit :
Je me demandais s’il existait une carte/définition des ‘‘couronnes de Montréal’’ ?

  • Première couronne nord : Laval ?

  • Deuxième couronne nord : Deux-Montagne, Saint-Eustache, Boisbriand, Bois-des-fillion, Terrebonne, Repentigny ?

  • Troisième couronne nord : Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Mirabel, Blainville, Terrebonne, Mascouche, Oka, Mirabel, Saint-Jérome, L’Assomption ?

  • Quatrième couronne nord: Villes hors CMM limitrophes (MRC de Montcalm, des Pays d’en Haut, etc) ?

Il existe des cartes de la CMM et l’ARTM, mais pas par niveaux de couronnes. Il y a simplement “Couronne nord” et “Couronne sud”. Laval et l’Agglomération de Longueuil sont perçues de façon distincte.

Cette carte n’est pas de bonne qualité, mais elle donne une idée:


https://cmm.qc.ca/documentation/cartes/cartes-du-territoire/

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Bergilicieux a dit :
Je me demandais s’il existait une carte/définition des ‘‘couronnes de Montréal’’ ?

  • Première couronne nord : Laval ?

  • Deuxième couronne nord : Deux-Montagne, Saint-Eustache, Boisbriand, Bois-des-fillion, Terrebonne, Repentigny ?

  • Troisième couronne nord : Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Mirabel, Blainville, Terrebonne, Mascouche, Oka, Mirabel, Saint-Jérome, L’Assomption ?

  • Quatrième couronne nord: Villes hors CMM limitrophes (MRC de Montcalm, des Pays d’en Haut, etc) ?

Voici ce que je considère comme les première, deuxième et troisième couronnes. C’est très débatable.

Fleurdelys said:

Voici ce que je considère comme les première, deuxième et troisième couronnes. C’est très débatable.

On pourrait utiliser une combinaison du nombre de logement à l’hectare et l’éloignement au centre-ville (temps et distance ) pour définir les trois couronnes: ville centre, banlieue et couronne périphérique.

Ces dernières années presque autant de gens ont quitté l’agglomération Montréal pour la rive-Nord que des gens de la rive Nord ont quitté la Rive Nord pour des régions hors CMM.

Image: https://agoramtl.com/uploads/editor/q0/gv8yyzdh9glg.jpg

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Bergilicieux a dit :

Fleurdelys said:

Voici ce que je considère comme les première, deuxième et troisième couronnes. C’est très débatable.

On pourrait utiliser une combinaison du nombre de logement à l’hectare et l’éloignement au centre-ville (temps et distance ) pour définir les trois couronnes: ville centre, banlieue et couronne périphérique.

Ces dernières années presque autant de gens ont quitté l’agglomération Montréal pour la rive-Nord que des gens de la rive Nord ont quitté la Rive Nord pour des régions hors CMM.

https://cmm.qc.ca/wp-content/uploads/2019/02/cahiersMetropolitains_no05.pdf

Bien que la densité peut être un indicateur, je ne pense pas qu’il soit très important ici. Par exemple, le DIX30 se trouve à la limite de la première couronne, selon moi, mais la densité y est pourtant assez élevée.

Aussi, je pense qu’il faut plutôt prendre en compte les habitudes de déplacements. Un trajet domicile-Montréal ou domicile-première couronne se fait-il régulièrement? Je connais beaucoup d’exemples de personnes habitant dans le coin de Napierville-Hemmingford-Lacolle qui travaillent soit à Longueuil, soit à Montréal. Ainsi, je considère ces secteurs comme faisant partis d’une troisième couronne, puisque Montréal a une importante influence sur ses résidents, mais pas inférieure à celle qu’elle a sur Saint-Philippe, par exemple.

C’est vraiment flou la limite entre couronnes et je pense que c’est quelque chose qui mérite que l’on se penche dessus.

ÉDIT: Concernant le temps de déplacement, il y a encore des questions à se poser, tel que : le mode de transport change-t-il quelque chose? Par exemple, un trajet 1000DLG - Ormstown prend environ 1h30 (58km) tandis qu’un trajet 1000DLG - Saint-Sauveur en auto prend 51 minutes pour 75km. La différence de temps et de distance est notable. Même si faire le trajet en auto depuis Saint-Sauveur est plus court, je considère la ville comme faisant partie de la troisième couronne, tandis qu’Ormstown serait à la limite de la deuxième couronne, justement en raison de cet offre de TEC.

le reportage au Téléjournal 18h

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vincemtl said:

D’ailleurs, l’agente immobilière de la Rive-Sud se fait juste une belle pub, mais le phénomène des Montréalais qui vont en banlieue pendant la pandémie, on parle de 4950 ménages et en 2019 et 5300 en 2020 pour les 8 premiers mois. C’est 350 ménages de différence en contexte de pandémie.

Aurais-tu les chiffres pour les ménages banlieue vers Montréal?

Les gens qui quittent en banlieue car ils peuvent faire du télétravail à 100%, il ne devrait pas en avoir beaucoup…? Les compagnies vont imposer un 1 à 3 jours par semaine au bureau… donc dans ce cas, il faut que tu viennes au travail pareil. Sauf le trajet va être plus loin si t’es en banlieue.

J’suis p-e dans les peu qui ne croit pas au télétravail en masse full time. Oui ça fonctionne peut être bien pendant les 6 à 12 premiers mois… mais j’aimerais voir ça pendant 2-3 ans d’affilé si le monde vire fou et la productivité diminue…

Ce que je pense, et j’espère qui va arriver, c’est que le prix des locaux de bureau au centre-ville va baisser, ce qui va permettre à plus de petites compagnies de s’y installer, et on aura un centre-ville plus diversifié. Les gens voudront aussi habiter à proximité de leur travail pour éviter le transport en commun, ce qui va augmenter la demande des logements résidentiels. Et les commercent locaux vont revenir en vie.

vanylapep a dit : vincemtl said:

D’ailleurs, l’agente immobilière de la Rive-Sud se fait juste une belle pub, mais le phénomène des Montréalais qui vont en banlieue pendant la pandémie, on parle de 4950 ménages et en 2019 et 5300 en 2020 pour les 8 premiers mois. C’est 350 ménages de différence en contexte de pandémie.

Aurais-tu les chiffres pour les ménages banlieue vers Montréal?

Les gens qui quittent en banlieue car ils peuvent faire du télétravail à 100%, il ne devrait pas en avoir beaucoup…? Les compagnies vont imposer un 1 à 3 jours par semaine au bureau… donc dans ce cas, il faut que tu viennes au travail pareil. Sauf le trajet va être plus loin si t’es en banlieue.

J’suis p-e dans les peu qui ne croit pas au télétravail en masse full time. Oui ça fonctionne peut être bien pendant les 6 à 12 premiers mois… mais j’aimerais voir ça pendant 2-3 ans d’affilé si le monde vire fou et la productivité diminue…

Ce que je pense, et j’espère qui va arriver, c’est que le prix des locaux de bureau au centre-ville va baisser, ce qui va permettre à plus de petites compagnies de s’y installer, et on aura un centre-ville plus diversifié. Les gens voudront aussi habiter à proximité de leur travail pour éviter le transport en commun, ce qui va augmenter la demande des logements résidentiels. Et les commercent locaux vont revenir en vie.

C’était le seul chiffre dans l’article de La Presse malheureusement, j’aimerais bien savoir le contraire aussi.

Tu n’es pas le seul à ne pas croire au télétravail à temps plein. C’est l’avis de beaucoup d’experts. La perception du télétravail est plus négative chez les dirigeants de PME du Québec aussi selon le dernier sondage de la FCEI. Ils sont déjà trois fois plus nombreux à voir une baisse de productivité qu’une hausse. Pas mal tous les indicateurs sont négatifs. C’est certain que ça va mettre un frein au télétravail permanent. Sans compter les considérations des employeurs (culture d’entreprise, formation de la main d’oeuvre, repères physiques, innovation, sécurité des données, contrôle du travail, etc) et les considérations d’une plus grande isolation sociale pour les employés à long terme. Certains le vivent bien, même mieux, mais l’humain est une créature sociale, à long terme j’ai aussi de grosses réserves pour la majorité des gens, surtout si c’est des gens travaillant dans des quartiers dortoirs…

C’est normal que ça dérange plus les gens de vivre dans petit quand ils n’ont pas de choix viables au télétravail. Aller dans une tour à bureaux en ce moment, c’est pas super pentoute. Si on se fait demander nos intentions d’habitation en ce moment sur le logement, ça pèse lourd dans la balance, avec le reste de la ville en confinement et les prix stratosphériques. Mais c’est temporaire (enfin, sauf pour les prix). Et personnellement, je dirais que c’est même un brin malsain de changer mes habitudes de vie, habiter plus loin de services et de loisirs, pour donner un espace de travail pour mon employeur qu’il peut me fournir à ses frais. Ça ne devrait pas être la première raison. Et c’est 100% insoutenable anyway, autant pour le marché immobilier que l’aménagement urbain en géneral.

Je pense cependant que le télétravail est une flexibilité fantastique à avoir. Tout le monde devrait pouvoir en profiter si possible quelques jours s’ils le veulent et en ont besoin. Pareil pour des horaires flexibles aussi…

En tout cas, pour le moment, L’augmentation des nouvelles inscriptions résidentielles à Montréal semble freinée ce mois-ci. Visiblement il n’y a pas une vente de feu, ou alors il y a assez d’acheteurs pour garder les propriétés disponibles sous le niveau qu’on voyait il y a 2 ans malgré les frontières fermées.

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