Densité et étalement urbain

Urbanova, c’est beaucoup de bungalow, c’est pas un très bon exemple à suivre selon moi…Screenshot_20211013-150138|722x1565

le design des rues me fait penser à cette vidéo que j’ai regardée hier à propos de la « guerre à l’auto » en banlieue vs en ville

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Ah et j’oubliais que dans quelques années, le maire de St-Lin va probablement implorer Québec d’effectuer l’élargissement de la Route 335 de St-Lin à Terrebonne, en passant par La Plaine, pour désengorger un trafic qu’il jugera aberrant à son tour … Le développement urbain et la politique municipale de courte vue.

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Pire, il va probablement demander le prolongement de l’A19 jusque là…

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Faudrait pas oublier l’A50 aussi, le plan initial était qu’elle passe par là et si ça continue ça va avoir l’air d’une bonne idée pour un maire comme celui-là!

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C’est pour ce genre de problèmes, qu’il faut une réduction des petites municipalités et de la meilleures planifications régionales et de MRC. La CMM est encadrée, mais a ses problèmes internes qui pourraient être réglés avec de fusions de municipalité contigües, car on s’entend que la gestion doit de faire avec en tête les problématiques et les réalités d’un territoire, sauf que lorsque ses dernières sont les même des 2 côtés d’une ligne imaginaire arbitrairement dessinée, la gestion d’enjeux communs se fait de différentes façons.

Ici, directement que l’on sort de la CMM, on n’a plus les règles de cette dernière. De plus, on le voit pas juste ici, juste à prendre la ville de Carigan qui est littéralement 3-4 secteurs déconnectés, mais collés sur ses voisins. St-Lin profite clairement de ce vide de réglementations, car c’est payant pour la municipalité de faire ce qu’on ne peut pas faire dans celle voisine. Ici c’est encore plus flagrant, car c’est fait directement à la limite du territoire ‘‘contrôlé’’

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Pareil, il y a de la densification et une place plus importante dédiée au transport actif, mais le transport en commun demeure médiocre dans le quartier, on se trouve aux limites de la zone d’urbanisation, il y a un important manque de service et l’autoroute 640 est à deux minutes. Bref, quand j’y suis passé il y a un mois, mon ressenti était qu’on est encore dans du développement pour l’automobile, malgré les efforts.

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Beau podcast du Globe and Mail. C’est plutôt intéressant!

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Caricature de Pascal dans le Devoir d’hier :slightly_smiling_face:

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Tiens tiens …

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On parlait du quartier d’Urbanova il y a quelques jours, voici une excellente lecture sur l’évolution de la forêt de Terrebonne, on y fait référence au quartier quelques fois.

St-Arnaud_Frederique_2020_memoire (umontreal.ca)

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Ça faisait un bon moment que je souhaitais voir la corrélation entre la densité d’un milieu et le nombre moyen d’autos / logis, dans le grand Montréal. J’ai compilé les données de l’enquête Origine-Destination 2018 et voici le résultat. Sans surprise, il y a une forte corrélation entre la densité et le nb autos / logis (r = -0,87).

Le territoire couvert par l’enquête est immense, s’étalant de Rivière-Baudette à Sorel et plusieurs municipalités de banlieue ont un gros territoire, qui se prolonge loin dans la campagne, alors il faut quand même prendre le graphique avec certaines pincettes.

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Très intéressante video. Faudrait la faire parvenir à Robert Beaudry.

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Une autre ville qui manque d’eau en raison de la croissance rapide de sa population

Reportage à l’émission Le 15-18 à écouter

Manque d’eau dans une ville de la Montérégie : Reportage de René Saint-Louis

Des résidents et des résidentes de Saint-Rémi, en Montérégie, décrivent la qualité de leur eau comme très dure, avec beaucoup de calcaire; qui plus est, ces personnes ont des problèmes de pression d’eau dans leur tuyauterie. Le réseau d’aqueduc de la ville est alimenté par quatre puits, munis de pompes à haut débit, qui sont forés à près de 100 mètres sous terre, ce qui explique les problèmes de pression.

Le journaliste René Saint-Louis s’est penché sur le dossier. Il explique que la Ville prévoit une solution globale qui consiste à refaire en partie le réseau d’aqueduc.


Il faudra refaire en partie le réseau d’aqueduc à Saint-Rémi, par la mise en service de nouveaux puits, mais aussi par la construction d’un réservoir souterrain de 3000 mètres cube d’eau.
Radio-Canada / René Saint-Louis

Saint-Rémi manque d’eau


Le futur réservoir d’eau de Saint-Rémi
Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

René Saint-Louis
Radio-Canada
Hier à 21 h 51

L’alimentation en eau potable reste problématique à Saint-Rémi, une municipalité de la Montérégie où les avis d’ébullition demeurent fréquents, malgré les efforts de ses dirigeants qui ne savent plus vers où se tourner pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.

Voilà plusieurs années que la ville manque d’eau. Mais voilà : le problème se pose avec encore plus d’acuité qu’auparavant, dans la mesure où sa population est passée de 5700 à 9000 habitants entre l’an 2000 et aujourd’hui – un boom démographique de près de 60 % en un peu plus de 20 ans.

Pour alimenter ses résidents en eau potable, la Ville de Saint-Rémi – qui n’a accès à aucun cours d’eau – peut actuellement compter sur quatre puits munis de pompes à haut débit, tous alignés dans la même faille géologique. Ainsi, elle pompe son eau directement dans la nappe phréatique, à près de 100 mètres sous terre. C’est aussi là que s’approvisionnent ses agriculteurs, qui occupent 96 % du territoire de la municipalité.

Or, la pression de ces puits fait défaut. Surtout lors de périodes de sécheresse, comme l’été dernier, alors que la Ville a dû publier pas moins de cinq avis d’ébullition.

L’hydrogéologue Julie Gauthier, qui accompagne la Municipalité dans ses recherches d’eau, met en cause les changements climatiques. Ça cause des rabattements de nappes, donc on manque d’eau à plusieurs endroits, a-t-elle expliqué lundi en entrevue au 15-18.

À la recherche de nouveaux puits

Pour préserver la ressource, la Ville a tenté de percer ailleurs. Mais après avoir effectué une douzaine de forages infructueux, elle n’a eu d’autres choix que de creuser dans la même faille où elle puise déjà son eau. Trois nouveaux puits sont donc en cours de construction.

Malheureusement, on sait qu’à long terme, on puise tous au même endroit, donc c’est ce qui menace peut-être l’avenir à ce niveau-là, admet Nancy Corriveau, directrice générale de la Municipalité.

En guise de solution globale, la Ville a également entamé la construction d’un nouveau réservoir souterrain de 3000 mètres cubes. Ce projet a été présenté l’été dernier aux résidents, à qui l’on a promis que le problème serait réglé à la fin de 2022.

Ce remède a toutefois un coût : 14 millions de dollars pour le réservoir, 5 millions pour les trois nouveaux puits et 5 millions pour le traitement de l’eau – des investissements ayant obligé la Municipalité à contracter des emprunts et à instaurer une nouvelle taxe sur l’eau.

La Ville de Saint-Rémi prépare aussi un projet pilote pour recycler ses eaux usées, par un traitement d’osmose, afin d’alimenter son parc industriel. Un tel système pourrait lui permettre de pomper moins d’eau.

Au Québec, 384 villes puisent leur eau sous terre. Un Québécois sur 10 boit de l’eau souterraine, dont ceux qui habitent la MRC Les Jardins-de-Napierville, où Saint-Rémi est situé.

Par ailleurs, il n’y a pas que la pression de l’eau qui pose problème à Saint-Rémi : la qualité de l’eau laisse également à désirer, selon plusieurs citoyens contactés par Radio-Canada.

Cette eau – dure et calcaire – entraîne notamment des problèmes de vieillissement prématuré de la tuyauterie des maisons, des chauffe-eau et des électroménagers comme les laveuses et les lave-vaisselle, si bien que certains résidents ont dû se résoudre à se munir d’un adoucisseur d’eau pour quelques centaines de dollars.

Comme à Saint-Lin?

Saint-Rémi n’est pas la seule municipalité du Québec aux prises avec un problème d’eau potable dû à sa croissance démographique.

Saint-Lin-Laurentides, par exemple, rencontre des problèmes similaires, si bien que cet enjeu a été au cœur de la plus récente campagne électorale.

Cette municipalité de Lanaudière, cela dit, prélevait plus d’eau dans la nappe phréatique que les limites permises par le gouvernement provincial, ce qui n’est pas le cas de Saint-Rémi.

Québec assure d’ailleurs que, contrairement à Saint-Lin, aucun avis de non-conformité n’a été transmis à la Municipalité de Saint-Rémi au cours des dernières années.

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Saint-Rémi est situé sur un espèce de plateau, agissant de crête d’interfluve entre les rivières se déversant dans la Châteauguay et celles se déversant dans le Saint-Laurent. En fait, c’est à Saint-Rémi que prennent source plusieurs cours d’eau, mais aucun ne la traverse, ce qui est assez spécial considérant le contexte historique.

C’est également sur ce plateau que se recharge la nappe phréatique, elle coule donc dans tous les sens vers l’extérieur de Saint-Rémi.


(vieille carte piézométrique, la nappe phréatique s’écoule perpendiculairement aux lignes bleues, représentant la hauteur ASL de la nappe en pieds)

Saint-Rémi se trouve également dans le « Jardin du Québec », en raison des nombreuses anciennes tourbières qui nous donnent la terre noir, très fertile, mais même en dehors de ces tourbières, l’agriculture est très intensive. Un simple coup d’oeil sur Google Maps nous montre qu’il y a très peu de surfaces boisées.

En raison du caractère très plat de la plaine et de la présence d’argile, tout ce coin de Montérégie est très humide, obligeant les agriculteurs à drainer de manière intensive leurs champs. Or, quand on combine un drainage intense de grandes surfaces et un gros manque de milieux verts et humides, on empêche l’aquifère de se recharger adéquatement, tout en envoyant toute cette eau dans les cours d’eau, accentuant les problèmes d’érosion et d’inondation en aval, qui coutent des millions (on estime à 56 millions le coût des problèmes liés seulement au bassin de la rivière Saint-Régis).

Ajoutons à ça la sécheresse de cette été, selon des connaissances habitant ce coin, le niveau de leurs puits était très bas.

Bref, ce n’est pas seulement l’aménagement urbain qu’on doit revoir (la construction résidentielle de la sorte ne devrait même pas exister dans un village de campagne comme Saint-Rémi), mais tout l’aménagement du territoire, y compris la manière qu’on fait notre agriculture.

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Is this building too tall or is it just ugly?

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Voici un article tiré du journal Le Canada Français, concernant la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu qui serait à la veille de passer le cap des 100 000 résidants en vertu du dernier décret de population.

La photographie tirée de l’article montre un angle rarement vu de la ville et est tout aussi intéressante :


Crédit image : Le Canada Français - Julien Saguez

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