Et St-Michel n’est pas la pire station. Longueuil, Namur, L’assomption, en plus d’un très grand nombres de stations du REM sont largement sous utilisées.
D’ailleurs, quelqu’un aurait il accès au document qui avait parcouru le forum et qui donnait les fréquentations par stations ainsi que des statistiques plus poussées (densité de population autour de la station, etc) ? J’ai beau chercher je ne le trouve pas.
Selon moi, avant de penser détruire des maisons et déplacer des personnes, il vaudrait mieux maximiser les endroits où de telles actions ne seraient pas requises.
C’est une mentalité à somme nulle. Il ne faut pas faire un OU l’autre, il faut faire un ET l’autre! Rien ne nous empêche de faire les deux. Déplacer 160 personnes pour en loger 10 fois plus ne devrait pas être controversé, selon moi. C’est pas comme si on parlait de gens pauvres non plus, on parle de (multi)-millionnaires qui n’auraient aucune misère à se reloger malgré la crise du logement.
Elles ont une raison d’être protégées.
On pourrait trouver une raison de protéger n’importe quelle maison de par leur simple existence. Il faut peser ce qui pourrait être si on ne protégeait pas ces maisons avant de les protéger.
Je ne comprend pas qu’on protège des secteurs au complet, personnellement. Of course il y a quelques exceptions (par exemple le vieux port), mais de façon générale on devrait protéger des bâtiments, par des secteurs. Gardons une de ces maisons de vétéran pour se rappeler de notre histoire, pas un quartier au complet!
Voir mon commentaire plus haut. Il faut réfléchir sérieusement à rendre patrimonial un secteur. Cela dit, il y a une différence très grande entre 37 maisons unifamiliales et un pôle historique, touristique, culturel et économique majeur de la ville.
Dommage que les maisons ne soient pas construites à l’avant du lot.
On aurait pu avoir des unités d’habitation accessoire (UHA) ou des agrandissements vers l’arrière comme on voit avec les maisons de vétérans et shoeboxes dans Côte-Saint-Paul et Ville-Émard
Des multi-millionaires? Je crois qu’on généralise un peu ici. Je ne sais pas c’est quoi la valeur moyenne de ces maisons, mais il y a sans doute plusieurs de leurs propriétaires qui les ont acheté il y a très longtemps à bas prix, bien avant que leur valeur ait augmenté
On ne devrait jamais déplacer des gens. Même si le secteur n’est plus patrimonial (ce n’est pas le seul “village” proche d’un métro qui est protégé, d’ailleurs) et qu’on augmente le zonage, les gens doivent pouvoir vendre ou développer selon leur propre volonté.
C’est assez particulier comme argument, on pourrait aussi dire qu’on a assez de shoe-box et assez de duplex/triplexe qui sont entièrement occupés par un seul propriétaire?
C’est quoi on devrait aussi les forcer à déménager pour ré-densifier, car leur propriétés a une grande valeur ? On a en masse de triplex sur l’île, pas besoin de tout les protéger…
Est-ce qu’on va faire la même chose avec toutes les maisons en rangée aussi ?
Si on veut vraiment augmenter les densité et rentabiliser les terrains névralgiques, alors quand il y a un projet de logements sociaux, qu’on permette des sûr-hauteur de plusieurs étages.
Non. Cependant les triplex et duplex transformés en maisons individuelles ont causée la disparition de milliers de logement à Montréal et je pense que la législation devrait limiter cette pratique. (ce qui est déjà le cas dans Rosemont ou le plateau par exemple)
Dangereuses, ouf la surenchère. Malavisées peut-être, mais bien dans le cadre de la mission du SIM.
Nous n’avons pas de politique Cities: Skylines pour l’instant, donc même si ont changeait le zonage on ne pourrait pas déplacer ces centaines de multimillionnaires; ils faudrait qu’ils decident de quitter de leur propre gré. Disons que ce n’est pas là où je dirigeais mon indignation…
C’est cet actif non liquide qui en fait techniquement des millionnaires.
Plusieurs arrondissements ont resserré leur règlement d’urbanisme à ce sujet. Par exemple, dans le Sud-Ouest, tout projet qui mène à une réduction d’unités de logement doit être approuvé par les membres du conseil d’arrondissement
Il y a quelques pistes intéressantes dans cette discussion.
Évidemment, je souscris entièrement à l’idée qu’on ne va soudainement changer le zonage du tout au tout et permettre des tours de 10 étages à côté de maisons de vétérans. Pour comparaison, dans ce secteur de VSP, le projet sur le terrain de l’ancien Esposito (7030 Boulevard Saint-Michel - 6 étages - Projets immobiliers / Projets en construction - Agora Montréal) il y aura un bâtiment de 6 étages sur une partie du lot et le reste du projet sera moins élevé, ce qui je pense correspond au maximum qu’on peut faire en respectant le cadre d’insertion de ce projet. En plus on parle d’un lot à la géométrie particulière situé sur une grande artère.
Après, il y a une discussion à faire sur la protection patrimoniale qu’on a donné aux maisons de vétérans. On vient quand même d’imposer une faible densité dans un quartier central (Les maisons unifamiliales patrimoniales dans VSP | Ville de Montréal). Aucun modification des volumes en façade n’est possible, ce qui restreint sévèrement ce qui faisable sur ces lots. Comme @ScarletCoral le mentionne, leur implantation vient aussi de facto restreindre ce qui est possible sur ces terrains.
Est-ce que ces maisons forment des ensembles cohérents? Oui. Ont-elles une valeur patrimoniale? Probablement. Faut-il les protéger? Ça dépend. J’ai fait une petite recherche sur le rôle d’évaluation foncière en ligne. Grosso modo la majorité de ces maisons valent moins de la moitié que la valeur du terrain sur lequel elles sont situées. Ce sont donc des propriétés qui normalement, en dehors de leur statut patrimonial, seraient éventuellement sujette au redéveloppement.
Dans un arrondissement comme VSP qui croit faiblement (et qui s’embourgeoise très vite), dû à la rareté de terrains disponibles, il me semble qu’on aurait pu faire autre chose que de mettre des barrières dans les roues du renouvellement du cadre bâtit. Permettre des logements accessoires, permettre les ajouts en hauteur (comme on le fait avec des plexs qui sont également patrimoniaux), autoriser des logements de fond de cours, etc, sont autant de gestes qui auraient pu conserver ces ensembles et aider à l’ajout de logement dans les quartiers centraux.
Scusez-moi gang je me suis clairement mal exprimé. Non en effet je ne crois pas qu’on devrait juste les exproprier pour forcer le développement. Je crois par contre qu’on devrait laisser les gens vendre à des promotteurs pour qu’ils puissent développer en hauteur à côté d’une station de métro. En ce moment, “les gens doivent pouvoir vendre ou développer selon leur propre volonté” n’est PAS respecté à cause des protections en cour et également à cause du zonage trop restrictif (3 étages autour de ce secteur).
L’essentiel de mon argument c’est que le coût d’opportunité perdu de cette quarantaine de terrains vaut beaucoup plus que l’ensemble cohérent historique qu’il compose. On parle de 500-1000 personnes (selon à quel point on veut aller en hauteur) qui pourraient vivre sans voiture dans un quartier central de Montréal! It must be worth something, surtout si on a réellement à coeur l’environnement, la vie urbaine et ralentir l’étalement urbain. Comme Vince l’a mentionné, il y a plusieurs cas comme ça sur l’île, et ça s’additionne à une quantité énorme de gens de plus qui pourraient profiter de Montréal, et tout ce qu’on a à faire c’est augmenter le zonage et laisser les propriétaires vendre à des promotteurs. Après on peut mettre d’autres conditions, faire du zonage incitatif, demander certains matériaux, whatever. Mais on s’enlève cette opportunité par un vague désir de ne pas détruire le passé et c’est ça qui est frustrant. On n’a pas besoin de garder tout le passé, si on fait ça on se rapproche de la mentalité qu’une ville peut être “terminée” et ne plus changer selon les besoins qui eux sont en constante évolution.
@vincemtl es-tu réellement si tranché dans cette affirmation? Dans le sens qu’exproprier par exemple pour des stations de métro ou un TGV ne devrait jamais se faire?
Non, je pense surtout à des projets privés, ou résidentiels.
Dans le cas d’infrastructures publiques, c’est difficile à empêcher dans plusieurs cas, et c’est pour le bien commun. Mais, je crois qu’on doit quand même travailler à préserver le plus possible les logements dans ces projets. Comme on a vu à l’occasion…
Pourquoi choisit-on toujours l’option qui limite les droits de l’individu?
On interdit de fusionner des duplex/triplex ET on met des règles trop strictes pour ceux qui veulent construire.
Résultat: Ceux qui veulent une vie urbaine et de l’espace ne peuvent pas faire ce choix. Et ils partent en banlieue. Et en même temps on ne construit pas assez.
Alors qu’on pourrait libérer un peu les choses. Laisser les acheteurs fusionner des unités pour avoir leur maison de rêve en ville. Et, en même temps, simplifier les règles sur le # d’étages, approbations, etc.
Mais bon, ça ça enlèverait le pouvoir aux politiciens et groupes organisés qui se battront pour le garder…
Personnellement, interdire les fusions j’ai pas particulièrement d’opposition à ça. Ma philosophie du développement en est une d’inclusion du plus grand nombre (tous les gens qui veulent vivre à Montréal devraient pouvoir vivre à Montréal). Dans le cas de quelqu’un qui veut fusionner un duplex en un logement, ça oppose cette personne-là à celles qui habitent ou qui pourraient habiter l’autre logement. Dans les deux cas ça exclut quelqu’un, mais empêcher la fusion exclut moins de gens.
Oui ça empiète sur le droit de propriété mais je crois assez raisonnable que le droit de propriété soit restreint pour le bien commun dans plusieurs cas
le règlement du Sud-Ouest découle de la volonté de garder des unités locatives dans certains quartiers.
Par exemple, dans Pointe-Saint-Charles, bcp de duplex de l’époque des maisons d’ouvriers ont été convertis en maisons unifamilales, retirant ainsi du marché plusieurs unités locatives qui étaient abordables
Souvent, les proprios auraient pu utiliser aménager l’espace du sous-sol pour répondre aux besoins d’espaces de la famille. Le règlement encourage les proprios à regarder d’autres options que d’expulser un locataire
Aussi, ce n’est pas comme si le conseil d’arrondissement refusait toutes les fusions. Il faut juste que les proprios prouvent qu’ils ne peuvent pas faire autrement.
On a aussi vu des proprios qui ont « fait semblant » d’avoir des besoins pour leur « famille grandissante », quand ils voulaient juste faire un « flip immobilier ». C’est un autre truc que le conseil d’arrondissement voulait contrôler