Démographie, densité et étalement urbain

Ils ont le choix, ça doit juste être approuvé. Il y a des tonnes de ces dossiers sur les CA des quartiers concernés.

Je comprends qu’on puisse être sévère contre la mesure et ses désagréments, mais je crois que c’est un peu réducteur comme raison. C’est simplement parce que, quand un logement disparait, quelqu’un se ramasse dehors, à chaque fois, en crise du logement. De nombreuses personnes ont rejoint les rangs des sans-abris dans des cas du genre, par manque de logements abordables.

Personnellement, je crois que c’est un choix difficile à faire à autoriser, ou restreindre ces conversions, vu la situation et les conséquences, pour les propriétaires comme les locataires.

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Juste pour info, il n’y a aucun règlement qui interdit totalement les fusions de logements. Par exemple, dans VSP, c’est interdit de convertir en unifamiliale un bâtiment qui contient plus d’un logement, ce qui tombe sous le sens de la réglementation de zonage car on ne peut pratiquement plus construire de nouvelles unifamiliales dans le centre de l’île. Convertir un triplex en duplex est possible, sous réserve de certains critères. Le CCU émet à part égales des avis favorables et défavorables dans ces dossiers.

D’ailleurs il y avait eu un grand brouhaha à ce sujet il y quelques années, quand ces mesures ont été annoncées. Beaucoup de groupes de défenses des droits des locataires avaient monté aux barricades pour soutenir l’interdiction des fusions de logement, alors que bon an mal an, on parle d’environ 40 demandes de fusion sur un parc locatif de plusieurs dizaines de milliers de logements… Beaucoup de proprios ont aussi mal compris la nouvelle réglementation.

Pour moi c’est un bon compromis, parce que oui il faut encadrer la fusion de logement, mais aussi permettre que le cadre bâtit puisse s’adapter aux besoins des gens. Ça permet de ne pas autoriser n’importe quoi au final. Les vieux plexs ont encore trop souvent seulement 2 chambres par étages, pas pratique pour les fameuses familles qu’on veut à tout prix conserver en ville.

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100% d’accord. Je pense que si on enlève les entraves qui font que pour l’instant ces terrains n’ont pas une grande valeur, plusieurs seront intéressés à vendre si un promoteur vient cogner à la porte. Il ne s’agit pas de forcer qui que ce soit à quitter. Ça se ferait tout seul.

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Merci à tous pour vos réponses.

Donc, ce n’est pas interdit de fusionner mais il faut faire une demande, et ce n’est pas forcément interdit de construire plus mais il faut faire une demande :slight_smile:

Je pousse la logique un peu mais vous voyez tout ça dans l’ensemble ça aboutit à plus de dossiers, des délais, des frais, etc.

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Donc, il ne devrait pas avoir d’administration ou de loi parce que ça empêche les gens de faire ce qu’ils veulent? On est un peu rendu dans un débat sur les principes fondamentaux de l’existence d’un État et de ses lois.

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Même dans les quartiers centraux on peut et doit faire mieux. Je le répète depuis que j’y habite, mais dans le Nord du Plateau, autour de Laurier, il y a plein de terrains mal ou pas utilisés, à 5/10/15min du métro, qui pour x ou y raisons ne sont pas (re)développés.

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Il faut faire attention a ne pas toujours regarder que les droits-liberté (“la chose x,y,z ne m’est pas interdite”) en oubliant les droits-creance (“j’ai factuellement accès au soin parce que l’état me garantie un accès gratuit même si je n’ai pas les moyens”)

En cherchant toujours à garantir le premier type de droit, on finit dans une société où, en réalité, la plupart des gens sont limités dans leur droit à habiter à Montréal étant donné que c’est rendu beaucoup trop chère.

D’ailleurs, les sociétés qui tendent à maximiser les droits-libertes finissent par voir, en pratique, une réduction massive des droits réels, comme notre voisin du sud …

Souvent, les discours politiques qui tendent à se plaindre de la restriction de leurs “droits” ne se réfèrent qu’aux droits-libertés.

Dans ce cas là, je n’aurais aucun problème à ce qu’on limite le droit-liberté de certains si cela permettait factuellement d’améliorer l’accès aux logements sur l’île de Montréal. (Et donc d’augmenter le droit-creance du plus grand nombre)

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Intéressant, je comprend l’existence de ces concepts mais je ne savais pas comment ça s’appelait.

(On parle aussi de liberté formelle vs liberté concrète dans certains courants philosophiques. )

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ÇA! Il y a tellement de terrains vagues ou mal aménagés qui pourraient être redéveloppés sans avoir besoin d’exproprier qui que ce soit.

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Il y a beaucoup de potentiel mal exploité autour des grands hubs de transport à Montréal. J’ai déjà pensé à faire un documentaire là-dessus. Je n’aimais pas les aménagements des stations dans le REM de l’Est parce que je trouvais qu’on fourguait tout en arrière scène dans des terrains peu dense et avec peu de potentiel. Mais avec tous les commentaires des membres du forum qui habitent dans la zone des stations dur REM, que c’était le cas du REM de l’ouest aussi :rofl: Pour le rem de l’ouest, je sais que la Caisse et les villes ont essayé d’essayer fort quand même. Les stations de métro, il y en a que c’est vraiment l’horreur : Honoré-Beaugrand, qui a pensé à ça ?(bon, à l’époque, il n’était pas prévu que ça soit un terminus). C’est vraiment un mauvais modèle d’intégration urbaine. Je ne sait pas comment on va se sortir de ce marasme parce que pas mal tous les nouveaux projets n’ont pas de super belles intégrations et il n’y a pas de lancée pour aménager les stations de transport qu’on a déjà.

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Malheureusement, l’aménagement du territoire, c’est sur le temps long que ça se passe. La station Saint-Laurent, ça fait juste 60 ans que c’est un champs de garnotte après tout :upside_down_face:

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C’est un peu du strawmanning de répondre ça. Il y a une différence entre aucune réglementation et une réglementation plus souple tenant compte d’un contexte qui a changé.

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À RDI

Stagnation de la population du Québec : quel impact pour l’économie? | Zone Info

Le Québec entre dans une zone de turbulences démographiques. Malgré un taux de chômage historiquement bas, le vieillissement accéléré de la population et le très faible taux de natalité exercent une pression croissante sur le marché du travail et les finances publiques.

Entrevue avec Sonny Scarfone, économiste principal au Mouvement Desjardins.

La planète peut tout à fait accueillir plus d’humains, c’est le mode de vie occidentale intensif en carbone qu’il faut revoir.

C’est ce qu’on nous dit souvent.

Pourtant, même certains pays très pauvres ont détruit leur environnement. Quand je disais que les vieilles habitudes ont la vie dure, je parlais de cette mentalité du « toujours plus » qui présente la « croissance » comme un gage de progrès permanent.

La politique de l’enfant unique en Chine n’a-t-elle pas contribué à son développement et à sa prospérité ? Deux ou trois milliards de Chinois pourraient-ils jouir du même niveau de confort ?

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On peut vouloir permettre l’augmentation de la population pour plusieurs raisons. L’argument économique de croissance n’est qu’une de ces raisons. Aspirer à un monde où n’importe qui qui veut des enfants peut en avoir et les élever avec un bon niveau de vie en est une autre, par exemple

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Les pays dit “riches” émettent beaucoup plus de gaz à effet de serre par capita (même la Chine que l’on aime pointer du doigt à des émissions qui sont de l’ordre de la moitié des émissions par capita du Canada tout en produisant une très large portion des biens que nous consommons …) que les pays dit “pauvres”. Et ne parlons pas de pays comme le Nigéria qui ont une croissance démographique incroyable tout en produisant 7-8x moins de GES par habitant que nous. Ce sont les pays qui ont une faible croissance démographique qui polluent beaucoup. Au contraire, les pays avec une forte croissance démographique polluent peu. Donc qu’est ce que l’ont dit quand on souhaite réduire la croissance démographique mondiale ?

De plus, les pays qui se développent finisse mécaniquement par avoir une réduction de leur croissance démographique.

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Les pays dit “riches” émettent beaucoup plus de gaz à effet de serre par capita…

Je suis conscient des méfaits de la société industrielle, mais le monde manque d’eau potable, la déforestation est un problème persistant, etc.

C’est pourquoi je ne crois pas qu’on puisse affirmer que la croissance démographique n’est PAS un problème. La pollution et la destruction de l’environnement en sont également, mais personne ne peut prétendre que la croissance démographique n’est pas problématique en soi en 2026.

Bref, je ne crains pas que la population du Québec demeure à 9 millions d’habitants pendant des décennies.
Tant mieux si c’est le cas. Peut-être aurons-nous suffisamment d’eau potable.

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Les politiques natalistes ne fonctionne pas .

Même en Inde le pays le plus populeux du monde, le taux de fécondité est en bas du 2.1 pour renouveller la population.

Des états indiens comme Tamil Nadu et Delhi ont des taux encore plus bas qu’au Québec et Canada. Et c’est amplifié en Inde car le ratio homme - femme est déséquilibré du coté des hommes.

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Ce n’est un problème en soi, en tous cas pas à des niveaux de populations que nous connaissons maintenant ou qui sont projetés au cours de siècle. Le problème c’est bel et bien le mode de vie.

Tout le monde a déjà vu le graphique (qui a de nombreux défauts) qui montre combien de planète il faudrait pour tous vivre selon tel ou tel mode de vie et nous sommes absolument capable de produire les ressources nécessaire à la vie décente de 10 milliards d’être humains.

Les idées de surpopulations ont récemment été poussées par des lobbies industriels qui ne souhaitent pas voir de changement au modèle de production actuel.

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