Ah damn, je pensais que c’est les reptiliens qui poussaient cette idée ?
Tu peux en rire mais c’est bel et bien le cas.
Les questions de contrôles de population sont apparus dans certains secteurs industriels en réponse à la pression publique croissante sur les questions environnementales.
Le problème c’est bel et bien le mode de vie.
L’augmentation de la population contraint l’humanité à adopter de nouvelles technologies pour subvenir à ses besoins. C’est pourquoi nous sommes si fragiles aujourd’hui : nous avons recours à trop de technologies invasives.
L’idée que « plus d’humains, c’est toujours mieux » est ancienne. Si nous avions encore le niveau technologique du XVe siècle, nous aurions rasé toutes nos forêts et pollué toutes nos ressources en eau depuis longtemps.
Les technologies ont servi de béquille pendant que les humains sur-peuplaient nos écosystèmes afin de… constituer un fonds de retraite pour les parents et fournir des soldats et une main-d’œuvre bon marché à l’État.
Cette situation n’est plus tenable, obligeant les personnes réfléchies à repenser la croissance démographique (et le développement technologique, qui la rend possible).
Même en Inde le pays le plus populeux du monde, le taux de fécondité est en bas du 2.1 pour renouveller la population.
Malnutrition et pauvreté en Inde
Le Indice de la faim dans le monde 2025 indique que 32,9 % des enfants de moins de 5 ans en Inde souffrent d’un retard de croissance et que 12 % de la population du pays souffre de sous-alimentation.
Est-ce que la croissance infini est possible dans un monde fini? Non
Est-ce que la croissance démographique présente des défis? Oui
Est-ce que la décroissance démographique présente des défis? Oui
Dans quelle situation se trouve le Québec? Dans une situation de décroissance démographique. C’est là-dessus qu’il faut mettre le focus je pense.
C’est clairement pas ce que je dis. Je n’ai jamais dit qu’il fallait toujours plus de personnes. Jamais.
Je dis que la croissance démographique n’est pas, au stade présent et selon les projections de population pour le siècle qui s’en vient, le facteur qui cause le dérèglement climatique. C’est simplement faux, et toutes les études tendent à être d’accord là dessus. (Par exemple)
C’est du pur techno-solutionisme, une doctrine pour laquelle je suis en profond désaccord. D’ailleurs, les sociétés les moins techniquement avancées polluent beaucoup moins que les sociétés comme la nôtre.
D’ailleurs, je constate l’aspect politiquement assez étrange que de parler de croissance démographique quand les pays les plus polluants ont une croissance démographique nulle alors que les pays pauvres ont une croissance démographique forte.
Je réitère mon propos : la planète terre est absolument capable de faire vivre 8 milliard d’être humains (ou même les 11 milliards projetés à la fin du siècle). Le débat sur la croissance démographique n’en est un qu’uniquement pour justifier d’une absence COMPLÈTE dans les pays occidentaux de mesures visant à s’attaquer aux changements climatiques. D’où les discours : “ oui mais les indiens font trop d’enfants …”.
Je dis que la croissance démographique n’est pas, au stade présent et selon les projections de population pour le siècle qui s’en vient, le facteur qui cause le dérèglement climatique.
J’ai jamais mentionné le dérèglement climatique.
L’humanité détruit sa planète de mille façons : extinctions d’espèces, raréfaction de l’eau, pollution atmosphérique, maladies… Et la pression exercée sur l’environnement par une surpopulation croissante ne fait qu’aggraver la situation.
Le changement climatique n’est pas le seul problème engendré par l’industrie. La surpopulation, quant à elle, peut nous être fatale de bien des manières.
Texte d’opinion dans le Devoir d’un professeur retraité du département de géographie de l’UQAM
Une partie importante de la population de Montréal quitte chaque année la grande île pour d’autres territoires au Québec. Les projections de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilées en septembre 2025 indiquent que « Montréal pourrait perdre plus de 201 000 résidents d’ici 2030 (environ 12 %), principalement à cause d’une forte migration vers les banlieues et les régions, se traduisant par un solde migratoire interrégional négatif pour la région de Montréal ». Ce chiffre représente une perte annuelle moyenne de 40 000 personnes. La population de Montréal passera de 2 193 979 personnes en 2025 à 1 992 980 en 2030.
Le phénomène n’est pas nouveau, on constate cette évolution depuis le début des années 2000. Ainsi, la région de Montréal a perdu 566 628 personnes dans ses échanges interrégionaux entre 2001 et 2025. Si on considère uniquement le nombre de « sortants », ce sont 1 386 939 personnes qui ont quitté la région métropolitaine pour d’autres régions du Québec au cours de la même période, dont 50 922 pour la seule année 2024-2025. Pour l’année précédente, c’était 50 364. Si plusieurs de ces « sortants » font le choix de s’établir dans les MRC limitrophes, d’autres, et en nombres importants, optent pour une région intermédiaire ou éloignée.
[…]
Pourquoi diantre le mode font une grosse obsession des personnes qui déménagent!? Je suis certain qu’à New York et Boston, il y a les mêmes articles qui sortent à chaque mois /s
Oui il y en a beaucoup d’articles là aussi. Je pense que c’est un bon indicateur du niveau de qualité de vie d’une région ainsi que son abordabilité. Ça reste très imparfait, mais ça peut donner une idée de l’attraction d’une ville/région donnée.
Étude | La surchauffe immobilière, l’un des freins à la natalité
Ils s’y sont établis, puis ils ont eu leurs deux enfants, aujourd’hui âgés de 1 an et de 3 ans. « Dans mon entourage, tous les jeunes font comme nous et attendent d’avoir leur maison avant de fonder leur famille », raconte M. Beaulieu.
Tout indique que ce modèle demeure répandu, en effet. Dans une étude intitulée Build Baby Build – How Housing Shapes Fertility, Ben Couillard, candidat au doctorat au département d’économie à l’Université de Toronto, a calculé, à partir de données américaines, que « si les coûts du logement n’avaient pas bougé entre 1990 et 2020, il y aurait eu 11 % plus de naissances aux États-Unis », soit 13 millions d’enfants de plus.
M. Couillard souligne que cette envie moindre de procréer, face aux coûts du logement, touche particulièrement les familles nombreuses. Et que, partant, l’offre de grands logements importe tout particulièrement.
«Un déplacement de l’offre en faveur des grands logements génère 2,3 fois plus de naissances qu’un déplacement de coût équivalent en faveur de petits logements.»
-Ben Couillard, candidat au doctorat au département d’économie à l’Université de Toronto
Nouvelle vidéo de de Oh the Urbanity
How to Solve Housing: Grow More Cities?
Can we solve housing by abandoning big cities and growing more small cities instead?
Il place des petites villes partout dans la carte, n’a pas de contexte régional. Est-ce que Longueuil est une petite ville de son point de vue? Ou juste une extension de Montréal?
La vidéo de About Here sur le même sujet est mieux structuré à mon avis.
Il parle certainement des centres régionaux. Sherbrooke, Drummondville, trois Rivières, Kingston, Peterborough, London, etc
Dans la Presse
Les décès dépassent les naissances au Québec
Les décès dépassent les naissances au Québec pour une deuxième année de suite, et l’écart continue de se creuser. Une évolution qui ne surprend pas les experts, mais qui les inquiète. Des jeunes femmes rencontrées par La Presse disent vouloir des enfants, mais préfèrent attendre d’être plus stables financièrement.
En 2025, 78 200 bébés sont nés, tandis que 80 450 personnes sont décédées, selon les données rendues publiques jeudi. L’année précédente, on comptait 77 400 naissances et 78 800 décès.
Le nombre de bébés a légèrement augmenté, mais les décès ont progressé davantage.
[…]
On peut voir que le discours anti-immigration nous pousse directement vers un mur. Car avec la baisse de la population globale, l’économie et sa croissance en souffriront vraiment, faisant péricliter les forces vives de la société québécoise.
C’est véritablement un défi existentiel qui ne sera certainement pas résolu avec le repli sur soi et l’indépendance du Québec. Pas plus face à la frilosité envers les nouveaux arrivants et les abolitions de programmes comme le PEQ qui minent l’image du Québec vis à vis des immigrants potentiels.
Tout cela parce que le gouvernement de Legault n’a pas eu de vision à long terme et qu’il a toujours géré les affaires publiques avec un oeil sur les sondages, en lieu et place d’une véritable planification d’État au delà de la partisanerie. ![]()
Texte de la Presse canadienne publié sur le site de Radio-Canada
Cette baisse survient à la suite d’une diminution de plus de 171 000 personnes dans le groupe des résidents non permanents entre le 1er octobre 2025 et le 1er janvier 2026, ce qui, selon Statistique Canada, est le principal facteur de ce déclin démographique trimestriel.
Durant cette période, les estimations montrent que la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec et l’Ontario ont enregistré les plus forts taux de diminution de la population parmi les provinces et les territoires.
Les niveaux d’immigration permanente ont également diminué au cours des trois derniers mois de 2025.
Statistique Canada indique que la population immigrante permanente a augmenté d’environ 83 000 personnes durant cette période, ce qui représente une baisse de 20 % par rapport à la même période en 2024.
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