Démographie, densité et étalement urbain

Granby est rendu à 95 867 habitant·e·s, donc le Québec risque d’avoir une nouvelle RMR au recensement de 2031.

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Bin en fait c’est pour la RMR en entier. Ce n’est pas nécessairement la ville de Vancouver elle même qui grossit vite mais plus les zones éloignées (Delta, Surrey, Langley, etc.).

Oui oui, je parlais de la région métropolitaine.

Texte de la Presse canadienne dans le Devoir

Le resserrement de l’immigration temporaire n’a pas tardé à se faire sentir dans le bilan démographique du Québec. L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) rapporte en effet mercredi que la population du Québec a continué de croître en 2024-2025, mais à un rythme deux fois moins important que l’année précédente.

À l’échelle provinciale, le taux de croissance de la population est ainsi passé de 2 % en 2023-2024 à 0,7 % en 2024-2025. Dans son bilan démographique pour l’année se terminant le 1er juillet 2025, l’ISQ note qu’« après quelques années de forte hausse, l’immigration temporaire, composée principalement de travailleurs étrangers temporaires, d’étudiants internationaux et de demandeurs d’asile, a connu un repli en 2024-2025 ». En fait, précise-t-on, « le nombre d’immigrants temporaires a continué d’augmenter dans la plupart des régions, mais beaucoup moins fortement qu’en 2023-2024, ce qui a grandement contribué au ralentissement de la croissance démographique ».

Chute majeure à Montréal

Puisque la chute de l’immigration temporaire est la principale responsable du ralentissement de la croissance démographique, il n’est guère étonnant de constater que c’est la région de Montréal qui a subi le plus important ralentissement, loin devant toutes les autres régions. En fait, la croissance s’y est effondrée, passant de 3,4 % en 2023-2024 à 0,3 % en 2024-2025.

Les baisses sont tout de même assez marquées dans les régions de Québec et de Laval aussi, notamment.

À l’opposé, c’est la région de Lanaudière qui a connu le recul le moins important, la croissance de la population passant de 1,7 % à 1,6 % durant la même période. Seules les régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont vu leur population diminuer, de 0,2 % dans les deux cas.

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Reportage sur le coût de l’étalement urbain à Calgary

New communities aren’t free. Who pays for Calgary’s sprawl?

Calgary’s population is growing, and new residents need a place to live. The city is known for sprawling communities of single-family homes, which require an extension of public services and infrastructure. But as CBC’s Jo Horwood reports, residents from both developed and new communities could be paying more to continue building out.

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Projections démographiques

à l’émission radio Midi-info : Nouvelles projections démographiques de Statistique Canada | OHdio | Radio-Canada

La population du Canada, qui est actuellement de 41,7 millions de personnes, pourrait atteindre jusqu’à 75 millions d’individus dans 50 ans, selon les plus récentes projections de Statistique Canada.

L’agence fédérale a produit 10 scénarios de croissance différents. Dans une optique de faible croissance, la population du Canada pourrait n’atteindre que 44 millions d’individus dans 50 ans, tandis que, dans un cas de forte croissance, elle pourrait croître jusqu’à 75,8 millions.

Selon le scénario d’un accroissement de moyenne intensité, la population canadienne devrait se situer autour de 57,4 millions d’habitants en 2075. Les projections pour les provinces s’appliquent quant à elles aux 25 prochaines années, soit jusqu’en 2050.

Toujours selon ces projections, qui ne sont pas des prédictions, insiste Statistique Canada, le poids démographique du Québec, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador au sein du Canada connaîtrait une baisse de 2025 à 2050 dans presque tous les scénarios de projections.

Au Québec, selon le scénario de faible croissance, la population pourrait atteindre 8,27 millions d’individus en 2050, soit près de 787 000 personnes de moins qu’en 2025.

Le scénario moyen, lui, estime que la population québécoise pourrait atteindre 9,05 millions d’habitants en 2050, soit 0,1 % de moins qu’aujourd’hui.

Enfin, dans un scénario de forte croissance, le Québec pourrait compter jusqu’à 9,95 millions de personnes d’ici 25 ans. Soit une augmentation de 9,9 %.

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Pourquoi le Québec va perdre sa population ? pas de sens ici

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Parce que la population vieillit plus vite qu’ailleurs au pays et que nous avons moins d’immigration.

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Analyse de Gérald Fillion sur le site de Radio-Canada

C’est une tendance qui va marquer structurellement l’économie du Québec dans les prochaines décennies, mais les décideurs politiques n’en parlent pas : le Québec se dirige vers un déclin de sa population, son poids démographique au Canada va continuer de chuter et le nombre de travailleurs va diminuer, alors qu’il y a de plus en plus de retraités.

Les conséquences économiques et financières de ce phénomène seront majeures. Qu’ont à en dire celles et ceux qui aspirent à diriger le Québec dans un avenir prochain?
[…]

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À ce stade de la discussion, il me semble pertinent de se demander si la planète a besoin d’une population plus nombreuse. L’environnement n’est-il pas déjà suffisamment mis à rude épreuve ?

Les vieilles habitudes ont la vie dure.

La planète peut tout à fait accueillir plus d’humains, c’est le mode de vie occidentale intensif en carbone qu’il faut revoir.

En attendant, une économie est la solde des gens qui la compose. Si le Québec est en déclin démographique, notre qualité de vie sera en déclin aussi, c’est une fatalité.

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Peut-être le mauvais thread, mais quels sont les plans de Trois-Rivières pour augmenter et densifier la population, ainsi que fournir un accès rapide et structurant peut-être même entre la gare et la population?

L’avantage du TGV en Europe et en Chine c’est qu’arrivé en ville, tu as le métro le train et-ou l’autobus pour t’apporter à destination. Il faut aussi pouvoir rentabiliser cet investissement avec un bassin de population qui l’utilisera ainsi que de rendre Trois-Rivières plus intéressante comme destination (commerciale et touristique entre autre).

On en a pour plusieurs années avant l’arrivée de la gare, mais ca prend du temps planifier une ville aussi….

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Il faudrait voir si la Ville de Trois-Rivières est en train de réviser son règlement d’urbanisme pour faciliter la densification

Comme la Ville d’Ottawa vient de faire

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Chronique de Patrick Lagacé

Les immigrants, le PEQ et nous

J’ai cinq observations sur l’immigration, pour commencer. Juste pour que vous sachiez d’où je parle.

Bref, nos politiques d’immigration sont devenues tellement incohérentes, à cause de la politisation, que le Québec renonce à… des immigrants français !

On veut tellement apaiser des peurs – légitimes et souvent illégitimes – face à l’immigration en général qu’on se prive même d’immigrants français, ici où le français est censé être le bastion de notre petite société distincte en Amérique.

Collectivement, la démographie est têtue : nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2026-01-31/les-immigrants-le-peq-et-nous.php

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Je discutais sur Bluesky et ça m’a amené à aller voir la baisse du poids politique de l’île de Montréal au fil des années:

1988: 33/125

2001: 28/125

2006: 26/125

2026: 25/125 (si la carte est adoptée? Je ne me rappelle pas du statut de cette nouvelle carte)

Limiter la densification de l’île quand la population croit, ça veut nécessairement dire de rendre notre ville plus exclusive et réduire son poids politique.

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En même temps, malheureusement, on suit la norme de développment Nord-Américaine actuelle. Regarde the Greater Toronto Area et Atlanta, ça se développe tout en énorme étalement. C’est très poche, mais les gouvernements compétents qui auraient pu changer la donne ont tous eu des politiques d’habitations libérales qui encourage la transformation de terrains de basse valeur en construction semi-temporaire que les villes ont utilisé pour se faire de l’argent.

Heureusement, on s’est rendu compte que ce n’est plus possible de continuer comme ça éternellement, mais cette culture est encore bien rependue. Aussi, qu’est-ce qui arrive souvent, c’est un promoteur, met la main sur un énorme terrain et décide de construire dessus juste quand bon va lui sembler. De cette manière, ils peuvent avoir un contrôle sur leur taux de bénéfices, mais comme on le voit présentement, ça n’est pas super compatible avec les politiques d’habitations équitables.

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Cependant, la topographie est assez différente. Le fait que Montréal soit située sur une île limite mécaniquement l’étalement urbain.

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J’ai appris aujourd’hui que les maisons unifamiliales littéralement collées à la station St-Michel font partie d’un secteur patrimonial. En jaune, le secteur patrimonial, en rouge la station de métro:

Assumant un généreux 4 personnes par logement, il y a ~160 personnes qui profitent de ces terrains parce qu’on a décidé que ça serait triste de détruire ces maisons. Ça me met hors de moi qu’on accepte ça et qu’on pense en même temps que l’étalement urbain est un problème difficile à régler. :exploding_head:

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Selon moi, avant de penser détruire des maisons et déplacer des personnes, il vaudrait mieux maximiser les endroits où de telles actions ne seraient pas requises. On peut penser à un bon nombre de stations sur la ligne verte et bleue où c’est plutôt défriché. De même, je trouve abberant, qu’encore aujourd’hui, plusieurs édicules de métro sont sans bureaux et/ou logement directement aux étages supérieurs.

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Ce sont des maisons de vétérans d’après-guerre. Elles ont une raison d’être protégées. Oui ça devient un non sens dû à la proximité du métro, mais le métro est arrivé après elles, et elles font partie de l’histoire urbaine des villes. Elles sont des vestiges de ce secteur lorsqu’il était une banlieue.

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