Consommation

Prix du pain Le processus de réclamation suscite des questions

Qu’est-ce qui a été encore plus populaire hier que le pain tranché au déjeuner ? Le site web où l’on peut s’inscrire pour obtenir sa part des 404 millions de Loblaw. Il n’a pas fourni au « volume impressionnant » de demandes. Certains ont cru que la paralysie du site était volontaire, d’autres ont craint de dévoiler des informations personnelles comme leur date de naissance.

Résumé

Publié à 5 h 00

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Avec toutes les histoires de fraude et de vol d’identité qu’on entend, j’ai été rassurée de voir les messages que vous m’avez transmis. Certaines personnes inquiètes se sont demandé s’il était sûr de remplir le formulaire de réclamation lié au prétendu cartel du pain qui a provoqué une hausse des prix de détail pendant une quinzaine d’années.

Vérifier et s’informer en cas de doute est un excellent réflexe pour éviter le pire.

Le site a été victime de son succès dès les premières heures, au grand dam des plus prompts.

En plus, dans ce cas-ci, certaines personnes qui voulaient leurs 100 $ – peut-être moins⁠1 – devaient valider leur identité en cliquant sur le logo de leur banque et en entrant leur mot de passe. D’autres ont dû soumettre un égoportrait avec une pièce d’identité. Certains n’ont jamais reçu le code.

À lire vos récits, j’avais l’impression que tout le monde n’avait pas cliqué sur le même lien !

Pour démêler tout ça, j’ai contacté le président et cofondateur de la firme Concilia, Moran Solomon. Cette entreprise montréalaise se spécialise dans l’administration des réclamations dans le cadre d’actions collectives depuis 2019. Elle en a vu d’autres : Dollarama, Amazon, Priceline…

D’entrée de jeu, Moran Solomon m’a dit qu’il a reçu un nombre « impressionnant » de réclamations qui a dépassé ses attentes. « Vous savez, on démarre ces projets avec 10 ou 15 serveurs, puis après, on se rend compte qu’il en faut 20 ou 25, puis on s’ajuste. » Ce fut également un petit choc pour Interac qui valide les identités.

« Ils sont en train de s’ajuster et ils vont parler aux banques pour s’assurer que toute erreur qui s’est produite aujourd’hui ne se reproduise plus. Nous, on joue l’intermédiaire, donc on leur a fait le message clair et net, ils sont au courant. Puis ils nous assurent qu’ils sont en train de régler ça. »

Personne n’a intérêt à ce que les 404 millions ne soient pas distribués aux consommateurs. S’il reste de l’argent, il sera versé à des œuvres de charité.

Pour la question des informations personnelles, le formulaire a été approuvé par la Cour supérieure du Québec.

Si la date de naissance est exigée, c’est uniquement pour connaître l’âge de la personne, car il faut être un adulte pour effectuer une réclamation. Pourquoi ne pas avoir préféré une simple case à cocher pour certifier sa majorité ? Mystère. Mais les informations ne sont transmises à personne, ni à Loblaw ni aux avocats.

Ensuite, j’ai voulu démêler ces histoires de banques et d’égoportraits, car j’ai rempli mon formulaire en moins d’une minute sans jamais croiser ces étapes.

C’est ici que l’intelligence artificielle entre dans l’histoire. Son rôle : déjouer les fins finauds qui voudraient empocher plusieurs fois la somme, comme ça s’est vu avec la PCU.

« On a implanté un système de machine learning, de type IA, détaille Moran Solomon. C’est une mesure de prévention de fraude. Il y a une logique derrière qui va traiter chaque personne de façon différente et distincte selon son environnement, son appareil, ses tendances, comment elle a cliqué dans les champs. »

Le système, créé à l’interne par Concilia, détermine ensuite vers quel processus d’authentification il va diriger la personne derrière l’écran. Ce peut être « léger », avec une simple vérification de courriel ou l’utilisation d’un texto.

Mais parfois, l’IA juge que la vérification de l’identité requiert une méthode « un peu plus alourdie » avec Interac. Parfois, le choix est aléatoire.

À partir du moment où l’internaute choisit le nom de sa banque, les vérifications qui suivent sont menées par Interac. Concilia n’a jamais accès au mot de passe. Ce processus est aussi utilisé par Revenu Québec et par l’Agence du revenu du Canada, ce qui devrait nous rassurer. Ils ne badinent pas avec la sécurité.

Des membres de Desjardins m’ont signalé que le système avait flanché quand ils ont cliqué sur le logo vert. Le taux d’échec n’était pas plus élevé qu’avec une autre institution financière, selon Concilia. Les Québécois qui détiennent un compte de la coopérative sont tout simplement très nombreux.

D’autres ont remarqué l’absence du logo de la Banque Nationale. « Nous pensons que c’est une question de temps, mais c’est hors de notre contrôle », m’a fait savoir Moran Solomon. Les clients de cette banque (et des autres) peuvent transmettre – encore une fois à Interac – un égoportrait et une photo de leur permis de conduire comme preuve d’identité.

Une amie se demande comment sa tante octogénaire, sans cellulaire ni accès à sa banque en ligne, pourra déposer une réclamation. Il lui suffit de remplir la première page du formulaire et de téléphoner pour terminer le processus. Ce mode de communication a connu ses propres ratés, mais Concilia promet que tout est réglé.

Et si vous souhaitez que l’argent se dépose dans votre compte sans chichi et sans devoir vous méfier, activez la fonction de dépôt automatique. Sinon, optez pour le bon vieux chèque, comme entre 5 et 10 % des réclamants.

En théorie, lors du versement le printemps prochain, vous devriez en avoir assez pour casser la croûte.

1. Lisez « Cartel du pain : réclamez votre tranche des 404 millions »

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-09-12/prix-du-pain/le-processus-de-reclamation-suscite-des-questions.php

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Avec les bas prix du pétrole brut, les conducteurs canadiens auraient pu s’attendre à une dégringolade de leur facture à la pompe, mais c’est loin d’être le cas. Au contraire, le litre d’essence coûte 5 cents de plus que lorsque le baril de pétrole dépassait les 100 $ US.

En juillet 2014, le prix du baril de pétrole brut atteignait en effet un pic à 104 $ US et les conducteurs canadiens payaient en moyenne 1,35 $ pour leur litre d’essence. Cet été, le baril de pétrole est resté sous la barre des 65 $ US, mais le prix à la pompe a avoisiné 1,40 $ à travers le pays.

Il ne s’agit pas d’une situation temporaire. Depuis cinq ans, les prix dans les stations-service ont bien du mal à descendre sous la barre du 1,30 $ en moyenne au Canada, même après l’élimination de la taxe carbone.

De moins en moins de raffineries

Les marges de profit des raffineries augmentent

Des hauts et des bas plus fréquents

Des taxes toujours présentes

Un répit très bientôt?

À court terme, les Canadiens pourraient toutefois avoir un peu de répit à la pompe. Les stations-service passent en septembre à un mélange hivernal d’essence dont le prix est moins élevé que sa composition estivale.

Roger McKnight s’attend aussi à une chute des prix du pétrole brut sur les marchés mondiaux, étant que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) souhaite continuer à éliminer leurs réductions de production.

Faute d’une chute sévère comme au temps du litre à moins de 1 dollar, les prix à la pompe pourraient se rapprocher de leur prix plancher, selon M. McKnight.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-09-19/l-epicerie-en-ligne-tres-loin-derriere-tiktok.php

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Centres commerciaux au Québec Vers de nouvelles heures d’ouverture ?

Le lancement d’un projet pilote qui permettra aux détaillants de trois villes au Québec de demeurer ouverts à l’heure de l’apéro les samedis et dimanches a donné l’occasion à plusieurs commerçants d’élargir leur réflexion sur les horaires des centres commerciaux

Publié à 5 h 00

](https://www.lapresse.ca/auteurs/nathaelle-morissette)

Les consommateurs vont-ils encore au centre commercial le jeudi soir ou le mardi matin ? De moins en moins, observent des commerçants. Et certaines galeries marchandes l’ont déjà compris.

M. Transon souhaiterait pouvoir adapter ses heures en fonction de l’offre et de la demande. « [L’idée serait de pouvoir] rebalancer les heures d’ouverture pour se coller à ce que la clientèle cherche. »

Que disent les centres commerciaux ?

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-09-20/centres-commerciaux-au-quebec/vers-de-nouvelles-heures-d-ouverture.php

Au Canada, Google et Meta se partageaient les trois quarts du marché de la publicité en ligne, évalué à 16,5 milliards de dollars en 2023, selon une étude de l’Université Carleton (nouvelle fenêtre), à Ottawa.

Le géant du commerce électronique Amazon a accaparé une part grandissante (14,3 %) des dépenses publicitaires, suivi de TikTok (2,7 %) et Bing (2,5 %), encore plus loin derrière.

Un oligopole est un marché dominé par un petit nombre de vendeurs. C’est le cas au Canada, notamment dans le secteur de l’alimentation, des banques, des télécommunications et de l’aviation commerciale.

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Amazon est désormais devant le tribunal du travail.

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Tannés de payer pour des extras ?

Ça s’est passé il y a une dizaine d’années, dans un restaurant assez chic. Pour le brunch du dimanche, j’ai commandé une assiette avec des œufs tournés, en précisant que je ne voulais pas les jaunes. On m’a facturé un supplément, ce qui ne m’était jamais arrivé avant, pas même dans les chaînes abordables. Ma protestation n’avait rien donné.
Publié hier à 19 h 30

Pensez aux compagnies aériennes, reines des suppléments de toutes sortes. Enregistrement d’un bagage à 50 $ (parfois en soute, parfois en cabine), espace supplémentaire pour les jambes à 30 $, choix de siège à 90 $. Sur certains vols, même les repas sont maintenant en extra.

On m’a justement demandé pourquoi cette industrie peut vendre « impunément un produit inutilisable ». Puisque personne ne fait un aller-retour dans les Caraïbes la même journée, vendre un billet d’avion qui n’inclut aucun bagage revient à proposer un produit bidon, dénonçait Marc, dans son courriel. Pour lui, c’est l’équivalent d’un magasin qui vendrait ses sofas et facturerait les coussins en extra, en disant que c’est un choix.

J’ignore ce qu’en penserait un juge, mais chose certaine, payer un supplément pour que son steak soit servi avec de la sauce à steak est tout sauf un bon service à la clientèle. Ce n’est pas mieux quand on nous facture quelques dollars pour remplacer des frites par une petite salade verte.

Vous louez une voiture ? Ce sera 10 $ d’extra par jour pour un deuxième conducteur. Vous achetez une carte de crédit prépayée ? Des frais d’activation et d’inactivité vous attendent dans le détour1. Et si vous payez vos immatriculations en personne à la SAAQ au lieu de le faire en ligne, ce sera 3,85 $ d’extra.

Le supplément pour le carburant lors de l’envoi de colis est encore plus opaque. Le montant semble totalement arbitraire et personne ne sait à quel moment il cessera d’être facturé. Quand le prix du litre redescendra à 1,25 $ ? Espérons que ça disparaîtra avec les camions électriques et qu’on n’assistera pas à la naissance de l’« extra Hydro-Québec ».

J’ai posté un livre en France et le supplément « carburant » était de 2,42 $. C’était peut-être sorti d’un chapeau, peut-être basé sur de savants calculs. Mais chose certaine, ce n’était pas optionnel et ça n’améliorait en rien le service reçu.

C’est précisément ce qui rend la plupart des frais très frustrants. On a le sentiment que l’entreprise veut piger le plus possible dans nos poches, à coups de petites sommes qui finissent par faire une différence quand on les additionne.

En fait, ce n’est pas une impression. C’est une stratégie d’affaires efficace.

Comme l’écrivait récemment le Business Insider 2, les entreprises stratifient les choses pour une raison simple : maximiser leurs profits grâce à un mécanisme appelé « discrimination par les prix ». En gros, on s’organise pour que chaque client achète le plus d’éléments possible, et ce, au prix maximum qu’il est prêt à payer pour chacun, expliquait Joseph Nunes, professeur de marketing à la USC Marshall School of Business, en Californie.

Le corollaire de ce phénomène : le prix des choses se dissocie de plus en plus d’éléments fondamentaux comme le coût de fabrication ou de revient.

Les entreprises se tournent vers des notions plus intangibles comme la demande et la valeur perçue par leurs clients. Un bon exemple : le supplément pour le lait d’avoine ou de soya exigés dans certains cafés. Au supermarché, le lait de soya est pourtant moins cher que le lait de vache à 3,25 % de gras.

Les extras qui permettent véritablement d’améliorer l’expérience passent mieux. Ils font aussi un trou dans le budget, mais au moins, on a l’impression de profiter d’un privilège, d’éviter un irritant.

En payant plus cher que les autres, on évite la publicité sur les plateformes d’écoute en continu comme Spotify ou Netflix. On saute la file d’attente à La Ronde. On reçoit sa commande en ligne plus rapidement. On réserve son siège au cinéma. Notre chambre d’hôtel donne directement sur la mer.

Costco n’est pas en reste. Depuis un mois, les « membres exécutifs » peuvent magasiner 30 ou 60 minutes plus tôt que les autres dans certaines succursales américaines. Un avantage qui s’ajoute à la fameuse ristourne et aux coupons rabais. Au Canada, cette priorité matinale n’existe pas, mais rien n’empêche que cette idée ou d’autres dans la même veine traversent un jour la frontière.

Le principe des strates n’est pas nécessairement désagréable ou désavantageux. Certains consommateurs apprécient l’idée de payer le minimum pour économiser, quitte à rogner sur leur confort. D’autres se font plaisir en éliminant les irritants.

Mais dans bien des cas, la stratégie des frais nous force à acheter des services en pièces détachées à fort prix, car l’essentiel n’est plus inclus dans le prix de base. Ces extras provoquent surtout un désagréable sentiment de punition. Et ce n’est peut-être qu’un début. Pendant que nous nous habituons au concept, les entreprises se demandent comment aller encore plus loin.

1. Lisez la chronique « Payer 30,69 $ pour acheter 25 $ »

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-09-27/tannes-de-payer-pour-des-extras.php

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Je me souviens qu’il y a quelques années, les companies aériennes affichaient leurs prix sans les taxes. Une publicité d’Air Canada avait même fait l’objet de critiques avec sa campagne publicitaire proposant des allers simple à partir de 99$ qui bien entendu revenaient beaucoup plus chers une fois toutes les taxes ajoutées. On a su légiférer depuis mais comme le dit l’article, cette industrie a montré qu’elle savait “inover” en terme de transparence.

Malheureusement, les gouvernements ne protègent pas suffisamment les citoyens et consommateurs contre ces pratiques commerciales abusives.

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En fait, je trouve ça étrange que la journaliste fasse l’apologie des frais supplémentaires alors qu’on a des lois contre ça ici. La situation n’es pas pareil du tout aux États-Unis. On dirait qu’elle a voulu adapter l’article de business Insider sans s’informer des lois Québécoises. L’auteure de l’article de Business Insider est mieux informée et moins positive par-rapport à la stratification créée par les suppléments :

Jain warns that too much stratification can backfire, though, especially if the business puts too much out of reach. “It doesn’t work when you take away something that’s core to the business,” she says.

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Au sujet de la nouvelle loi sur la réparabilité qui vient d’entrer en vigueur

De nouvelles mesures pour améliorer la protection des consommateurs entrent en vigueur dimanche, mais leur portée réelle reste à être mise à l’épreuve. Déjà, des fabricants et des commerçants ont annoncé qu’ils allaient s’y soustraire. Voici ce qu’il faut en savoir.

Le vendeur devra désormais fournir au client toute l’information sur la réparabilité d’un bien et sur la disponibilité des pièces de rechange avant l’achat, en plus de devoir – comme c’est le cas depuis plus de 50 ans au Québec – rendre disponibles lesdites pièces et un service de réparation pendant un délai raisonnable.

Les dispositions modifiant la Loi sur la protection du consommateur (LPC), avaient été adoptées à l’unanimité à l’Assemblée nationale en 2023. La nouvelle protection offerte à compter de dimanche est essentiellement une bonification de la garantie de disponibilité.


Dossier dans La Presse en deux articles

Obsolescence programmée | La nouvelle garantie ? Connais pas ! | La Presse

Bien des commerçants ne sont pas prêts à appliquer la nouvelle loi visant à permettre aux consommateurs qui le veulent de faire réparer leur appareil, a constaté La Presse dimanche. Des employés ignorent même son existence. Et qu’en est-il du projet pilote permettant à ces mêmes commerçants d’étirer leurs heures d’ouverture ? En profitent-ils ?


De nouvelles mesures visant les commerçants entrent en vigueur ce dimanche en lien avec la loi pour favoriser la durabilité des biens et contrer l’obsolescence programmée.

Les élus québécois avaient adopté à l’unanimité il y a deux ans, le 3 octobre 2023, le projet de loi 29 sur la Loi protégeant les consommateurs contre l’obsolescence programmée et favorisant la durabilité, la réparabilité et l’entretien des biens.

Il est donc interdit au Québec de vendre des biens dont la durée normale de fonctionnement a été délibérément limitée.

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Ces mêmes gouvernements sont la cause des taxes très élevées sur les tarifs aériens. Si on ignore les taxes en les incluant dans les prix, il devient difficile de faire pression sur les gouvernements pour faire baisser ces dites taxes.

C’est un peu ce qu’on vit avec la taxe carbone incluse dans les prix de l’essence à la pompe. C’est seulement quand Carnet les a enlevées dans le reste du Canada qu’on a su qu’elles existaient.

C’est une opinion que je lis de temps en temps et que je trouve intéressante: il y a une transparence sur la répartition des prix de cette façon. C’est effectivement important de savoir quelle part du montant part dans les taxes.

Mais comme consommateur, je me demande si l’intérêt supérieur n’est pas simplement la simplicité de payer le prix annoncé. Le but d’une transaction, avant tout, est d’acheter un bien ou un service, pas de faire une pression politique.

Peut-être que c’est simplement une question d’avoir un affichage transparent du prix : on peut illustrer la part en taxes (et plus encore) tout en ayant le montant final en prédominance.

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Je n’ai aucun problème à payer des taxes… Mais lorsque j’achète un bien ou un service je m’attends à ce que le prix affiché soit le prix payé.

Je n’ai jamais compris pourquoi cette pratique digne d’un autre temps voire trompeuse, perdure aux États Unis et au Canada quand pas mal le reste de la planète inclut toutes les taxes.

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Bien sûr les prix tout inclus c’est bien. Mais j’aime aussi savoir quel est le prix original afin d’avoir plus de transparence.

De plus il y a beaucoup d’exceptions à cette règle:

Lorsque vous achetez une maison neuve, les taxes ne sont pas incluses parce que vous pourriez avoir droit à une ristourne.
De même que si vous vendez une maison avec les services d’un agent, celui-ci ne mentionnera pas les taxes sur sa commission. La commission de 4% de l’agent se transforme chez le notaire en commission de 4.6%.
Lorsque vous achetez une voiture chez un concessionnaire, les taxes ne sont pas incluses, ni les frais d’immatriculation. Vous pourriez très bien échanger un véhicule pour réduire le montant de taxe et faire immatriculer le véhicule dans une autre province. Inclure des montants hypothétiques ne ferait pas de sens.

De un, l’achat d’une résidence reste un achat exceptionnel de deux, rien n’empêche au commerçant d’émettre une facture détaillée avec la ventilation des différents frais et taxes inclus dans l’achat, je reprends encore l’exemple du billet d’avion.

À ma connaissance, la plupart des frais et taxes sont inclus à l’achat d’une auto neuve. Après un concessionnaire reste un concessionnaire et des vendeurs essaient encore de vendre des options et des assurances non demandées par le client (donc des extras). Pire encore, certains refuseront une vente de véhicule si payé cash afin de forcer un financement pour obtenir une commission additionnelle.

Cineplex se présentera devant les tribunaux mercredi pour contester une décision et une amende de 38,9 millions $ qui, selon les experts, devrait servir d’avertissement aux autres entreprises.

Le géant du cinéma fait appel d’une décision du Tribunal de la concurrence de septembre 2024 qui a jugé que Cineplex avait induit les spectateurs en erreur en ne divulguant pas immédiatement les frais pouvant atteindre 1,50 $ que certains clients devaient payer pour réserver leurs billets en ligne.

À l’origine de l’affaire en 2023, le Bureau de la concurrence a indiqué que l’incident constituait une pratique de tarification au compte-gouttes, qui consiste à proposer un prix bas pour attirer les clients avant qu’ils ne soient surpris plus tard lors du processus de paiement par des frais qui font grimper leur prix final.

Cette affaire est cruciale pour le Bureau, car des millions de Canadiens ont payé des frais supplémentaires à Cineplex et l’organisme de surveillance a la responsabilité de les défendre. La lutte pourrait cependant avoir des répercussions bien au-delà de l’industrie cinématographique, et toucher tout secteur qui impose des frais dans le processus de vente.

Les transporteurs aiment bien dire à leurs clients qu’ils offrent le prix le plus bas, mais ils ajoutent souvent, au moment du paiement, des suppléments carburant et des frais pour le choix d’un siège ou le transport d’un bagage.

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LOL

Comment ne pas se sentir insulté et floué quand on se fait demander un 1.50 $ à la toute fin et pour avoir fait tout le travail d’achat soi-même. C’est vraiment prendre le monde pour des pigeons. J’ai annulé un achat de billets en ligne pour cette même raison.

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PME Inspiration Pour une pochette de collation santé

Apétiti est née en même temps que le fils de Raphaëlle Hoarau. En 2020, à la naissance d’Antoine, cette mère de famille a tôt fait de réaliser que les collations pour emporter en vente sur le marché contenaient trop de sucre et trop d’agents de conservation. C’est ce constat qui lui a donné l’inspiration pour créer Apétiti et ses smoothies santé vendus en pochette depuis septembre.
Publié à 7 h 00

Nathaëlle Morissette La Presse

« C’était mon premier enfant, donc on était à la recherche de ce qu’il y avait de mieux, surtout en matière d’alimentation », raconte l’entrepreneure au bout du fil. De son propre aveu, Mme Hoarau a toujours apprécié ce type de collation, en format pochette, qu’on peut manger sur le pouce au cours d’une sortie familiale ou encore glisser facilement dans la boîte à lunch.

Mais en mettant dans son panier d’épicerie ces différentes compotes en pochette offertes sur les tablettes, elle a vite fait un constat. « Même si elles avaient des saveurs et des ingrédients différents, elles goûtaient plus ou moins la même chose, en ayant des agents de conservation et des taux de sucre élevés. Il y a une dissonance entre ce qu’on nous recommande et finalement ce qu’on nous offre sur le marché pour alimenter nos enfants. »

« Je me suis dit : je vais les faire moi-même, les fruits mixés, les smoothies. Donc de là est venue l’idée, la réflexion, de me lancer en affaires et de proposer des smoothies en pochette pour les enfants. »

Seule face à elle-même dans sa cuisine, Raphaëlle Hoarau a finalement rejoint Mycélium, un incubateur de Québec pour les entreprises travaillant dans la transformation alimentaire, afin de créer des smoothies santé qui se déclinent en trois variétés : pomme-betterave, banane-fraise-framboise ainsi que mangue-ananas-courgette. Son conjoint, Jérémy Said, a également pris part à l’aventure.

L’objectif était évidemment d’offrir une solution de rechange à ce qui existe déjà. « De fil en aiguille, j’en suis arrivée à un produit pressé à froid, contrairement aux autres produits qui sont pasteurisés à chaud avec de la cuisson qui détériore les valeurs nutritives, qui détériore le goût. »

« Ce qui fait notre différence, c’est un produit frais, sans agent de conservation, sans sucre et que l’on retrouve en rayon réfrigéré. C’est pour ça qu’on l’appelle smoothie, parce que ce n’est pas une compote en pochette classique que l’on retrouve sur les tablettes à température ambiante. »

Le couple, dont les bureaux sont situés à Montréal, élabore lui-même ses produits dans une cuisine industrielle des Laurentides. Depuis septembre, les smoothies signés Apétiti sont vendus dans les frigos d’une quarantaine de magasins, notamment dans les supermarchés Avril. Le duo planche actuellement sur sa nouvelle gamme de produits faits à base de lait fermenté pour offrir une option plus santé aux yogourts à boire. « Sur ces produits, on lit souvent des noms d’ingrédients comme arôme naturel de banane, arôme naturel de framboise, donc il y a zéro fruit. On veut arriver avec des smoothies à base de lait fermenté avec de vrais fruits. »

Un coup de pouce de Donald Trump

Par ailleurs, les deux entrepreneurs ont suscité l’engouement de certains détaillants québécois grâce… au président américain, Donald Trump, et à ses droits de douane. En réaction aux décisions de la Maison-Blanche, des épiciers d’ici ont contacté Apétiti, car ils cherchaient une solution de rechange locale aux pochettes réfrigérées aux fruits de l’entreprise californienne Once upon a Farm. Il s’agit du principal concurrent aux smoothies d’Apétiti, selon Raphaëlle Hoarau. « On commençait à travailler sur notre lancement à plus grande échelle. Et puis finalement, c’est arrivé plus vite que ce qu’on avait imaginé. Aujourd’hui, nous sommes la seule option locale. »

Pourquoi Apétiti ?

Il existe une multitude de collations destinées aux enfants et à la boîte à lunch sur le marché, mais elles n’offrent pas toutes de bonnes valeurs nutritives. C’est à partir de ce constat qu’Apétiti a été créée, avec l’ambition d’offrir une option locale et santé.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-11-10/pme-inspiration/pour-une-pochette-de-collation-sante.php

Cette bière de Charlevoix est sacrée meilleure au pays

Par Francis Higgins, Le Soleil

11 novembre 2025 à 17h58

Cette bière québécoise a devancé quelque 1800 autres bières en lice au pays. (Jordan Hamelin/Microbrasserie Charlevoix)

La Flacatoune soulève la Coupe des bières du Canada! Brassée à Baie-Saint-Paul par la Microbrasserie Charlevoix, cette blonde forte et fruitée vient de rafler la médaille d’or remise à la meilleure bière au pays, toutes catégories confondues.

L’Association des microbrasseries du Québec tient en ce début de semaine son congrès annuel dans la capitale provinciale. Pour l’occasion, l’événement accueille la cérémonie de remise de la Coupe des bières du Canada, un concours consacré aux brasseurs indépendants de tout le pays.

Sur les 1800 candidatures soumises à cette quatrième compétition annuelle, quelque 170 bières ont été retenues par le jury. Qui plus est, les boissons maltées des microbrasseries du Québec ont remporté un total de 31 médailles, soit d’or, d’argent ou de bronze.

La Flacatoune a obtenu l’or dans la catégorie «ale belge et française» avant d’être sélectionnée pour l’ultime honneur.

«On espère toujours gagner des prix, mais on ne s’attendait pas à gagner le [grand] prix de la soirée!»

— Philippe Lavoie, de Microbrasserie Charlevoix

«C’est tellement une fierté incroyable, surtout cette année où le jury est composé d’experts au top du top. C’est encore plus intéressant de rayonner auprès de gens qui ont goûté à autant de bières», partage Philippe Lavoie, coordonnateur des communications et du marketing chez Microbrasserie Charlevoix.

«La moitié de l’équipe de Microbrasserie Charlevoix à Baie-Saint-Paul s’était déplacée pour la Coupe des bières du Canada. On a eu de quoi fêter!» raconte Philippe Lavoie. (AMBQ)

Au pays, les deuxième et troisième places sont allées à la Dwarf Sour Cherry Fruited Saison de Blindman Brewing (Alberta) et à la Spruce Beer de Garrison Brewing Company (Nouvelle-Écosse), respectivement.

La fierté du porte-étendard

Microbrasserie Charlevoix prépare des brassins aux saveurs du terroir québécois depuis 1998. Avec la Blanche de Charlevoix, la Flacatoune compte parmi les plus connues de son catalogue. Elle est concoctée à partir d’orge maltée, de houblon et d’une levure d’origine belge, pour un taux d’alcool de 6,7 %.

«C’est notre porte-étendard. C’est une bière belge très accessible pour le commun des mortels. Elle est facile d’approche, même si elle peut faire peur avec son 6,7 % [d’alcool]. Elle n’est pas agressive, mais elle est plutôt faite en rondeur, permissive, bonne et elle donne le goût d’en ouvrir une autre. C’est une bière de micro qui peut plaire à une grande [part] de la population. C’est un mosus de beau produit!» se réjouit M. Lavoie, interrogé alors qu’il rentrait à Baie-Saint-Paul au lendemain de ce triomphe charlevoisien.
Avec la Blanche de Charlevoix, la Flacatoune compte déjà parmi les plus gros vendeurs de Microbrasserie Charlevoix. (Microbrasserie Charlevoix)

Le site Web de l’entreprise suggère d’accorder la Flacatoune avec «un fromage Tomme de brebis ou un gouda, des salaisons sèches, des omelettes, une fondue au fromage ou un gâteau des anges».

Une nouvelle usine de 10 millions $

Microbrasserie Charlevoix n’entend pas s’asseoir sur ses lauriers. À preuve, les travaux de construction d’une nouvelle usine à Baie-Saint-Paul doivent s’amorcer cet automne. Bâtis au coût de 10 millions $, ces futurs locaux d’environ 1500 mètres carrés (16 000 pieds carrés) permettront de tripler la capacité de production, en plus d’accueillir un restaurant et une boutique.

«On vient d’avoir une des plus belles récompenses qu’on peut souhaiter [pour la Flacatoune], alors on veut juste continuer à faire ce qu’on fait de mieux, des bières constantes et régulières faites avec le souci du détail», résume M. Lavoie.

Les bières médaillées du Québec sont…

Plusieurs bières québécoises ont mérité des médailles à la Coupe des bières du Canada. En voici la liste, présentée selon leur nom, leur brasseur, leur ville d’origine et la catégorie.

Médailles d’or



  • Flacatoune, Microbrasserie Charlevoix (Baie-Saint-Paul): meilleure bière toutes catégories
  • Kampot, 3 brasseurs (Montréal): ale sûre européenne
  • Calaca, Noctem Artisans Brasseurs (Québec): gose
  • Five Alive Ale de Blé, La Knowlton Co. (Knowlton): bière aux fruits
  • Das Winter Projekt, Frampton Brasse (Frampton): bière fumée
  • Helix Gose, Microbrasserie Nouvelle-France (Saint-Alexis-des-Monts): bière sans gluten
  • Flacatoune, Microbrasserie Charlevoix (Baie-Saint-Paul): ale belge et française
  • Grisette de Dunham, Brasserie Dunham (Dunham): saison et grisette
  • Black Kraken, Korrigane (Québec): IPA spéciale
  • Choses sérieuses, Noctem Artisans Brasseurs (Québec): ale forte
  • Branding Ras l’bock, Ras L’Bock (Saint-Jean-Port-Joli): emballage en série

Médailles d’argent

  • Fjord 2025, Nano Cinco (Québec): ale de fermentation mixte
  • Saison Cerise, Brasserie Dunham (Dunham): bière spéciale aux fruits
  • Scotch Ale Fumée de l’Île d’Orléans, Microbrasserie de l’Île d’Orléans (Sainte-Famille): bière fumée
  • Myco, 3 Brasseurs (Montréal): bière expérimentale et historique
  • Les Falaises, Brasserie La Fosse (Donnacona): bière à faible teneur en alcool
  • Beaupré, Microbrasserie des Beaux Prés (Sainte-Anne-de-Beaupré): kölsch
  • Terre noire, Terre à boire (Saint-Blaise-sur-Richelieu): lager noire européenne
  • Oie blanche, Microbrasserie des Beaux Prés (Sainte-Anne-de-Beaupré): bière de blé allemande et américaine
  • Saison rustique, Brasserie Dunham (Dunham): saison et grisette
  • Nuit d’automne, Frampton Brasse (Frampton): ale forte beige
  • Hard Day’s Work, Kahnawake Brewing Company (Kahnawake): bitter et pale ale anglaise
  • Séries classiques, Brasserie Dieu du Ciel! (Montréal): emballage en série

Médailles de bronze

  • Cérès, Microbrasserie Le Corsaire (Lévis): gose
  • Épineuse pale ale forestière, Trécarré Microbrasserie (Saint-Côme): pale ale canadienne à l’épinette
  • Simple de même gose sans alcool, Microbrasserie La Souche (Stoneham-et-Tewkesbury): bière sans alcool
  • Thermidor, 3 Brasseurs (Montréal): lager noire européenne
  • Blanche forestière Mélèze laricin, Trécarré Microbrasserie (Saint-Côme): witbier belge
  • Vache folle Extra Special Bitter, Microbrasserie Charlevoix (Baie-Saint-Paul): bitter et pale ale anglaise
  • Mr Jack NZ, Microbrasserie Jackalhop (Plessisville): hazy IPA
  • Cuvée spéciale de cidre de glace, Cidrerie Verger Bilodeau (Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans): cidre de glace et cidre fortifié

À savoir