Consommation

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Si seulement le Canada appliquait ses règles de la concurrence, on ne serait pas pris avec ces problèmes de désert alimentaires et d’épiciers indépendants qui doivent mettre la clé dans la porte. Proposer de faire des épiceries publiques, c’est un peu un désaveu, je trouve, parce que le modèle privé avec une saine concurrence a toujours bien marché dans le passé, avant que les gros épiciers consolident beaucoup beaucoup l’industrie pour créer pleins de petits monopoles. D’un autre côté, une coop alimentaire, ça a toujours été un bon moyen de faire des économies collectives et de donner au monde ce qu’ils ont réellement besoin. Maxi et Costo ont d’ailleurs commencé comme ça avant de prendre la forme qu’on connait aujourd’hui.

J’ai suivi l’enquête du bureau de la concurrence sur les mauvaises pratiques des grands épiciers d’éliminer tout possible concurrent autours de leurs magasins, même les plus hétéroclites, genre un nettoyeur ou une boulangerie, et vraiment, c’est une blague. Le bureau de la concurrence a juste obtenu la promesse que les épiciers ne recommenceraient plus… Sans garanties, sans amendes, sans procès…

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Merci de ta réponse qui m’éclaire sur la nécessité de surveiller les pratiques de compétitivité et monopole.

Si on accepte que l’accès à la nourriture saine est un droit, alors on devrait en effet s’y attarder collectivement.

De mon expérience et mes lectures, je vois rarement des cas de réussite quand on compte sur des corporations pour répondre rapidement et équitablement aux besoins de la société. On voit des résultats pas reluisants dans le reste du monde dans les domaines de la santé, du logement, de l’éducation, de l’agriculture etc. et ici dans les domaines de la numérisation et de l’information, pour ne citer que des exemples. Les gouvernements se retrouvent souvent largement dépassés par la vitesse de la libre entreprise et par l’ampleur de l’adoption (mal informée) du public.

Comme tu décris bien l’incapacité des gouvernements à maîtriser ces géants, on serait alors mieux servi de considérer des alternatives.

Dans le cas de déserts alimentaires, comment peut-on forcer l’ouverture d’une franchise de corporation si ça ne leur est pas profitable?

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En fait, j’ai l’impression que les gouvernements ont juste très peu d’intérêts pour ces problèmes parce que ce n’est pas le genre de choses qui fait remporter des élections. Si on regarde les promesses de Justin Trudeau pour faire baisser les prix, ça n’a pas donné grands choses. Ils ont ouvert des enquêtes au bureau de la concurrence, mais ces enquêtes ont “bretté” et ont été quasi abandonnées au changement de gouvernement. Pourtant le bureau de la concurence a fait des études sur la concentration des épiceries et a dit que tous les gouvernement doivent agir ensemble: Le Canada a besoin de plus de concurrence dans le secteur de l’épicerie.

Je pense que les grands épiciers s’en tire particulièrement bien en ce moment parce que d’une part, il font des dons généreux aux partis (et échange des employés avec le gouvernement) et d’autre part, ils sont rendus “too big to fail” et les élus n’ont pas toujours le choix d’aller contre ces géants. C’est un peu comme les banques au Canada.


J’ai lu l’article que tu as partagé de The Rover et je suis un peu perplexe. Je comprends que se faire diluer sa clientèle pour un petit épicier (surtout par des Maxis), c’est un arrêt de mort, mais en même temps, les Maxis sont quand même loin et ce quartier est plus fréquenté par des gens à pied que des gens en voiture. La proximité aux autres épiceries devrait tout de même lui laisser un marché. J’imagine que la hausse de loyer a du lui faire très mal.

Ceci dit, c’est comme ça que les déserts alimentaires commencent. Loblaws ouvre deux maxi, tue les épiceries locales, puis ferme ses Maxi parce qu’ils disent qu’ils ne font pas assez de bénéfices… La réponse de la conseillère de ville est absolument horrible:

Le Plateau-Mont-Royal Borough Councillor Marie Sterlin says the City cannot do anything about it. “We have no power over that (new Loblaw stores opening). It’s capitalism… But all market studies say there are never enough grocery stores in the neighbourhood.”

Je lui donne le trophée des réponses de mauvais goût.

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Merci de ta réponse et de ton éclairage.

Oui.

En effet!

Je ne prétends pas connaître les solutions mais ce sujet m’interpelle pour avoir vécu dans des pays où j’ai vu des situations très différentes: des quartiers résidentiels denses mais très éloignés des épiceries, d’autres où la seule chaîne d’épicerie dans le quartier n’offre pas suffisamment de produits frais, et à l’autre extrême des villes où chaque pâté d’immeubles a un petit boulanger et un dépanneur (légumes, fruits, pain et produits essentiels).

De voir l’accessibilité et l’abordabilité s’éroder un peu plus autour de nous et devant nos yeux, ça me semble un problème qui devrait être adressé par les différents palliers de gouvernement.

Ça donne le goût de les répertorier!

Petit extrait de la page d’accueil, pour la postérité:

Dans les dernières années, à cause de l’augmentation de la concentration du secteur, il est devenu plus difficile que jamais pour les entreprises d’entrer dans le marché, de se développer et d’être compétitives. De plus, le prix que les Canadiens paient pour l’épicerie augmente rapidement. Des facteurs comme l’augmentation des coûts des intrants, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ont récemment entraîné une hausse des prix des aliments. Néanmoins, on constate que le profit que les plus grands épiciers du Canada font sur la vente d’aliments tend à augmenter, et que cette tendance précède les perturbations précédemment citées. Le Canada a besoin de solutions pour maîtriser le prix du panier d’épicerie. L’augmentation de la concurrence est un élément clé de la solution.

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En parlant du loup: Les grains proviendront de la Thaïlande | Loblaw n'achètera plus le maïs du Québec pour ses conserves: «C'est désolant» — 98.5 Montréal

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En effet!

Je suis tombé sur ce tableau qui met en lumière la concentration des chaînes d’épicerie canadiennes.

Canada is a country of oligopolies (I mean just look at the telecom or banking sectors), and when it comes to grocery stores there’s no exception. This chart lists most of the grocery store (and those stores that predominantly sell food) ownership structure in Canada.

https://jacobnelson.ca/Great-Canadian-Grocery-Chart.html

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Très intéressant!

Note de bas de page pour les arrangements de diverses bannières, comme AXEP et l’Intermarché avec Loblaws: Wholesaler supplied banner. Banner owned by wholesaler, store independently owned (non-franchised) but has supply agreement with wholesaler.

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Ça fait que la barre pour qu’un nouveau distributeur ouvre est très très hautes parce que ces bannières ont déjà une entente exclusive avec un des grands épiciers et bye bye concurrence.

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Six ans pour une cuisinière, trois pour un ordinateur, est-ce suffisant ?

Pas aux yeux de l’organisme Équiterre, qui a profité de la période de consultation publique, ouverte jusqu’à dimanche, pour faire valoir sa position.

Selon un sondage mené par l’organisme en 2021, les consommateurs québécois s’attendent à des durées de vie beaucoup plus longues, soit en moyenne 13,2 ans dans le cas des gros électroménagers et 7,2 ans pour les produits électroniques.

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Je suis un peu abasourdi par cette nouvelle. Une nouvelle ingérence de la CAQ. Je me demande combien de lobbyistes leur ont demandé de changer la loi!

La raison pourquoi qu’il n’y a pas de chiffres exacts, c’est que ces durées de vie sont changeantes dépendamment du prix des biens et de la technologie à un moment donné. Sans blague, en fixant des durées de vie prédéterminées, je ne serais pas surpris que des compagnes changent des composants électroniques dans des laptop par exemple pour qu’ils périment après 3 ans. Il y a des compagnies qui ont été prix à le faire…

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Même pas besoin de changer de composants ! Tout contient un micro-contrôleur aujourd’hui ! Juste besoin de lui donner un décompte et après X jours, oups, il sort un code d’erreur, même si dans les faits l’appareil est encore bon et fonctionnel ! Un peu le principe des cartouches d’encres !

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Pourquoi acheter quand on peut emprunter ?

Au lieu d’acheter une tente sans savoir si vous aimerez le camping, ou un outil pour un projet unique, pourquoi ne pas l’emprunter ? C’est le réflexe que tente de développer la jeune pousse montréalaise Partage Club, avec une application qui facilite les échanges.

Il y a quelques années, Jessica Rioux-Turcotte et ses collègues de bureau ont eu l’idée de créer un fichier Excel pour indiquer les outils que chacun était disposé à prêter, et pour noter qui emprunte quoi jusqu’à quand.

« Finalement, très peu de personnes ont entré des objets et ça n’a pas décollé », raconte la Trifluvienne.

« L’idée était super, mais l’exécution n’a pas très bien fonctionné. »

Plusieurs villes et organisations québécoises ont ainsi acheté des licences pour les offrir à leurs résidants ou à leur clientèle.

C’est le cas de Desjardins, qui mène un projet pilote avec huit caisses populaires. Desjardins a choisi des territoires où le club avait déjà des participants actifs, « ce qui maximise les chances de succès », précise son porte-parole, Jean-Benoît Turcotti.

« Si les résultats sont jugés concluants, une extension à d’autres caisses pourrait être envisagée », dit-il.

Un réflexe à développer

Deux ans après son lancement, le club compte près de 30 000 abonnements, dont environ la moitié viennent de municipalités et d’organismes. L’objectif est d’avoir 60 000 membres d’ici la fin de 2025.

« Pour qu’il y ait du partage, il faut qu’il y ait une masse critique, mais c’est très cher à aller chercher, surtout quand on est une petite start-up et qu’on n’a pas de budget à mettre sur le marketing », explique Anaïs Majidier, vice-présidente marketing et cofondatrice du club avec Fauve Doucet.

Mais comment convaincre les gens de prêter leurs biens à des inconnus ? C’est la question que tout le monde pose d’emblée, admet Mme Majidier. Dans les faits, le club a « plus de prêteurs que d’emprunteurs ». « On ne s’attendait pas à ça ! »

Environ la moitié des membres ont pris le temps d’annoncer des objets qu’ils sont disposés à prêter, constituant un catalogue de plus de 25 000 articles. En revanche, quelque 10 % seulement font des emprunts.

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-09-08/planete-bleue-idees-vertes/pourquoi-acheter-quand-on-peut-emprunter.php

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On a essayé de faire ça dans notre édifice de condos, avec le même résultat. C’est difficile à gérer. J’aimerais que ce soit un service prévu et centralisé dans le multilogement.

Pourquoi tout le monde devrait-il avoir sa perceuse ou son escabeau pour un trois et demi ? Ou même des chaises supplémentaires pour recevoir, une machine à fondue qui sert quelques fois max dans l’année, etc. Ce sont des milliers de dollars en fin de compte qu’on peut économiser pour un ménage.

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L’intention est louable mais difficile d’application pour une question de logistique. Comme les besoins sont ponctuels et difficilement prévisibles, je crois qu’il est plus simple de louer les équipements, outils et autres auprès d’entreprises déjà en affaires. Ou simplement la bonne vieille méthode: consulter son entourage et son réseau d’amis. :person_shrugging:

Ou ça pourrait être de l’équipement qui appartient à la copropriété, simplement. Ça ne serait pas trop difficile à organiser, avec un rangement d’outils à partager.

Il y a déjà d’autres équipements communs, et ça fonctionne.

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Via La Presse : Cartel du pain | Réclamez votre tranche des 404 millions

Cette histoire abracadabrante de cartel du pain est loin d’être terminée, mais au moins, elle avance. Ceux qui ont acheté du pain entre 2001 et 2021 peuvent désormais s’inscrire en ligne pour obtenir une indemnisation. Une somme alléchante de 100 $ par personne a été évoquée devant le juge.

Nous avons tous payé notre pain au moins 1,50 $ trop cher pendant des années, selon le Bureau de la concurrence. L’heure du remboursement est arrivée.

Il sera possible de soumettre sa réclamation à compter d’aujourd’hui sur le site www.ReglementPainQuebec.ca, ai-je appris. La date limite est le 12 décembre. Ne tardez pas, car vous risquez d’oublier. Aucune preuve d’achat n’est requise, ça va de soi.

Loblaw – maison mère de Maxi, Provigo et Pharmaprix – avait admis en 2017 avoir participé à un stratagème de fixation des prix du pain baptisé « convention 7/10 » ⁠1. Cette stratégie illégale aurait permis aux entreprises ayant participé au complot d’empocher des milliards de dollars.

Pour réclamer votre 100 $ (ou 75 $ si vous avez déjà reçu une carte cadeau de 25 $ de Loblaws en 2018-2019) : https://www.reglementpainquebec.ca/

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