Consommation

Frais de livraison 49 chaînes de restauration visées par une action en justice

Marie-Eve Fournier La Presse

On l’a vu avec les concessionnaires auto, Ticketmaster, Uber Eats, Air Canada et beaucoup d’autres, les prix affichés en ligne sont parfois inférieurs à ceux qu’on doit réellement payer. Pourtant, cette pratique est interdite au Québec. Cette fois, 49 chaînes de restaurants très connues et majoritairement québécoises sont accusées d’y avoir recours.
Publié à 6 h 30

Ashton, Mr. Puffs, Pizzeria No 900, Ange, Thaï Express, La Cage, Sushi Shop, PFK et Pacini font partie des enseignes montrées du doigt dans une demande d’autorisation d’exercer une action collective qui vient d’être déposée en Cour supérieure.

Le cabinet Services juridiques SP leur reproche d’avoir ajouté, sur leur plateforme de commande en ligne, des frais de livraison obligatoires à la toute fin du processus d’achat.

Amateur de poulet frit, Brandyn Reddick a découvert en passant une commande sur le site de PFK que son sandwich lui coûterait plus cher que prévu. Après avoir choisi l’option de la livraison, il a sélectionné le « Fameux sandwich PFK à la carte » à 11,29 $. Il a ensuite révisé sa commande, avant de poser « ses yeux sur le gros bouton rouge en bas pour confirmer » et de voir le montant de 17,04 $.

Étonné que les taxes fassent autant bondir le prix de son repas, le Montréalais a porté plus attention et découvert des frais de livraison de 5 $. Le prix de 11,29 $ n’était donc pas « atteignable », déplore l’avocat qui pilote le dossier, Sébastien A. Paquette.

Adoptée par au moins 49 chaînes de restaurants, cette façon de faire semble assez répandue dans l’industrie. Or, l’article 224 c) de la Loi sur la protection du consommateur indique qu’un commerçant « ne peut exiger un prix supérieur à celui qui est annoncé », et ce, depuis 2010.

Sébastien A. Paquette ne croit pas que les commerçants ignorent la loi. « C’est délibéré », dit-il, puisque ça leur permet d’augmenter le montant moyen des factures tout en attirant les clients avec des prix plus faibles.
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Les restaurants visés « attendent vraisemblablement d’être interpellés directement avant de considérer de modifier leur pratique », ajoute l’avocat qui s’attaque aussi à Moneris. Autrement dit, c’est un risque calculé.

Pour identifier les restaurateurs qui ajoutent des frais de livraison à la toute fin du processus d’achat, l’avocat a simulé une commande sur un très grand nombre de sites web. Sa requête de 152 pages est d’ailleurs remplie de captures d’écran pour démontrer ses allégations « d’indications fausses ou trompeuses sur un point important, à savoir le prix [à] payer ».

Le document contient aussi des exemples de restaurants qui affichent leurs prix de la bonne façon. Comme quoi c’est faisable.

St-Hubert, par exemple, catégorise en amont ses clients selon qu’ils souhaitent un repas livré ou une commande à emporter. Ensuite, les prix varient en fonction du choix du client, « ce qui est la façon correcte de procéder, avec des prix complets », selon la demande d’action collective. La pizzeria Jacques-Cartier, pour sa part, n’ajoute tout simplement pas de frais supplémentaires pour les livraisons.

Curieusement, Me Paquette a constaté que toutes les enseignes appartenant au groupe montréalais MTY n’utilisent pas la même stratégie. Ainsi, certaines sont visées par la demande, d’autres non. Même chose du côté de Foodtastic.

On ne peut savoir à ce stade-ci la somme que chaque Québécois pourrait recevoir au terme de la procédure, si elle est autorisée par un juge. Services juridiques SP réclame des dommages punitifs de 1 à 5 millions par entreprise « selon sa taille », en plus du remboursement des frais payés. Étant donné la popularité des commandes en ligne, il se pourrait qu’entre deux et trois millions de personnes soient concernées. Il n’est pas requis de s’inscrire pour faire partie du groupe.

Certes, quand on commande un repas en ligne, on peut raisonnablement s’attendre à payer des frais de livraison. Mais la façon de présenter l’information est régie par la loi, tant pour les restaurants que pour tous les autres commerçants.

D’ailleurs, la question des frais de toutes sortes facturés par les concessionnaires automobiles a fait l’objet de nombreux reportages dans les dernières années.

Frais de dossier, de mise en route, de documentation, de service, d’inspection… on ne manquait pas d’imagination pour nommer ces suppléments qui, en réalité, étaient obligatoires. Pas moins de quatre demandes d’actions collectives ont été déposées et des coupons de 75 $ ont fini par être distribués aux automobilistes lésés⁠1.

L’Office de la protection du consommateur (OPC) a également remis de nombreux constats d’infraction. Encore au début du mois, Lombardi Honda Montréal a plaidé coupable et payé des amendes totalisant 15 000 $. Des frais additionnels de près de 150 $ étaient ajoutés pour « l’essence, le nettoyage et le rapport de Carfax ». Ce n’est qu’un cas parmi d’autres.

En 2022, Groupe Park Avenue, qui regroupe 21 concessionnaires, est passé à un cheveu de perdre son permis parce qu’il ne respectait pas l’article 224 c) de la Loi sur la protection du consommateur.

Une action collective a aussi été autorisée contre U-Haul qui annonce ses camions à « 19,95 $ en ville (plus km/frais) ». Au cœur de l’affaire⁠2 : encore l’article 224 c). C’est sans compter les actions contre Air Canada⁠3, Uber Eats⁠4 et Ticketmaster⁠5 et plus récemment Goodfood⁠6.

Devant la multiplication des actions collectives qui concernent les règles d’affichage des prix, le cynisme est de mise. Malgré leur médiatisation et les rappels ou les amendes de l’OPC, les avocats finissent toujours par trouver d’autres entreprises à montrer du doigt. Et au bout du compte, leurs cabinets semblent en profiter davantage que les consommateurs lésés.

Consultez le site de l’action collective

1. Lisez l’article « Frais cachés : un crédit de 75 $ chez votre concessionnaire »

2. Lisez la chronique « Qui a déjà payé 19,95 $ chez U-Haul ? »

3. Consultez l’action collective Union des consommateurs et Silas c. Air Canada

4. Lisez l’article « Action collective autorisée contre Uber Eats »

5. Lisez l’article « Demande d’action collective contre Ticketmaster »

6. Lisez l’article « Frais de livraison : Marché Goodfood visée par une demande d’action collective »

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-11-13/frais-de-livraison/49-chaines-de-restauration-visees-par-une-action-en-justice.php

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Alimentation

Vingt-quatre fromages québécois primés aux World Cheese Awards

Par Pascale Lévesque, Le Soleil

18 novembre 2025 à 04h03|

La Bête à Séguin, Fromagerie de l’Isle-aux-Grues (Agrilait)

Un Gruyère AOP a peut-être remporté une sixième couronne mondiale pour sa région aux World Cheese Awards 2025 en Suisse, mais c’est le Québec qui a volé la vedette en coulisses. Des 29 fromages canadiens sélectionnés pour une médaille, pas moins de 24 venaient de la Belle Province. Un exploit qui confirme sa position de chef de file en matière de fromages fins artisanaux.

Parmi les lauréats, La Bête à Séguin de la Fromagerie de l’Isle-aux-Grues a récolté une des 107 médailles «super-or», seul fromage canadien à le faire et, de facto, être couronné meilleur fromage canadien.

Ce sont 5244 fromages provenant de 46 pays qui ont été évalués.



Au total, 2469 médailles ont été octroyées parmi les inscrits, soient 347 «or», 875 «argent» et 1140 «bronze. Et 107 «super-or», la classe privilégiée où s’est hissé le fromage insulaire parrainé par l’artiste Marc Séguin.

La Bête à Séguin, fromage primé de la Fromagerie de l’Isle-aux-Grues, membre de la coopérative Agrilait. (Agrilait)

Quatre médailles pour l’Isle-aux-Grues

«C’est vraiment exceptionnel, on est vraiment contents», commente Daniel Roy, directeur de l’usine de l’Isle-aux-Grues, membre de la coopérative Agrilait, qui produit La Bête à Séguin.

En tout, la fromagerie a reçu trois autres distinctions: la Tomme de Grosse-Île avec une médaille d’argent et le Curé Quertier et le Houblonneux de l’Isle qui se méritent chacun un bronze dans leurs catégories. La fromagerie insulaire présente des fromages aux WCA depuis 2016.

Pour Yoann Gach, maître fromager originaire de Haute-Savoie et responsable de l’affinage à l’Isle-aux-Grues, cette distinction souligne aussi la spécificité du terroir québécois, une fierté toute méritée.

«On arrive à garder une flore bactérienne indigène à l’île, et les vaches se nourrissent d’herbes iodées grâce au fleuve. Ça donne un goût unique au lait», explique-t-il, tout en soulignant les défis relatifs à cette production insulaire qui s’appuie sur l’interdépendance entre le petit transformateur artisanal qu’est la Fromagerie de l’Isle-aux-Grues et les trois producteurs laitiers de l’île.

Sans oublier qu’une bonne partie de l’année, l’île n’est accessible qu’en avion, ce qui rend impossible le transport de lait.



Rendez-vous raté en 2024

L’an passé, alors que le concours international se tenait au Portugal, les fromages du Canada, du Royaume Uni et de la Nouvelle-Zélande avaient été refoulés à la frontière.

«On ignore encore pourquoi», précise Daniel Roy, directeur de l’usine de transformation de la Fromagerie de l’Isle-aux-Grues.

L’édition 2025 n’a pas connu ces contraintes. Il faut savoir que chaque fromage est soumis à des tests bactériologiques, comme n’importe quelle exportation. Les lots de produits canadiens envoyés au concours convergent tous à Toronto avant leur expédition.

Un sixième Gruyère AOP nommé grand champion

Le grand champion de cette année, le Gruyère AOP Vorderfultigen Spezial, affiné 18 mois et produit par la fromagerie Bergkäserei Vorderfultigen, provient de la très sélecte liste de 14 finalistes puisés dans le lot des 107 «super-or».



Le jury a salué sa texture cristalline et ses arômes «de bouillon, d’umami». En 2022, la même laiterie avait également remporté les grands honneurs avec un Gruyère de 12 mois, le Gourmino Surchoix.

Un fromage de chez nous, le Cendrillon de la Fromagerie Alexis de Portneuf, a réussi à décrocher le grand prix lors de l’édition 2009 de la compétition qui existe depuis 1988.

Un système qui impressionne nos fromagers

Parmi les autres fromages québécois représentés, ceux de Sébastien Lemay de Fromage Warwick. Le producteur laitier et artisan fromager était sur place à Berne alors que son Leméric, un fromage de type Reblochon, a décroché une médaille d’argent.

«Il faut que les juges aient les papilles de ton bord pour que tu sortes le premier de ta table et te rendes dans les 14 finalistes», décrit-il, en soulignant que c’est quand même impressionnant comme système. Impossible pour lui de savoir où se trouvait son Leméric. Les fromages étant identifiés par un système de code barre pour éviter d’en connaitre la provenance.

«Et… ça sentait le fromage! échappe-t-il en riant. Quand tu vois toutes les tables à perte de vue, 45 fromages par table, tous les juges en tablier jaune qui sont là. Écoute, j’ai fait le tour de la salle peut-être 40 fois, puis je n’en revenais pas d’un point de vue à l’autre.»

«Le fromage, c’est le Québec»

Chose certaine, si ces reconnaissances flattent tant l’Isle-aux-Grues que Warwick mais aussi Agropur, Kaiser, Bergeron, Terroir de Bellechasse et Saint-Benoît-du-Lac, elles confirment la posture du Québec comme leader dans l’expertise et l’offre fromagère chez-nous.

«Le fromage, c’est le Québec», affirme sans détour le fromager et fermier de Warwick.

Pour les distributeurs comme CDA, un habitué des WCA qui a soumis une vingtaine de produits à la compétition cette année, cette récolte de médailles fait office de carte de visite conséquente.



Belle carte de visite commerciale

«Quand un fromage gagne, ça confirme aux épiciers qu’ils ont raison de l’avoir listé, qu’ils soutiennent le bon produit et qu’ils peuvent avoir confiance en l’ayant dans leur comptoir», dit fièrement Daniel Allard, président de Fromages CDA, qui distribue plusieurs fromages artisans sur le territoire de la province et qui a souvent été juge aux WCA.

Il ajoute que ce genre de reconnaissance pèse fort dans la balance des restaurateurs qui utilisent nos fromages dans leurs recettes et qui le mettent aussi sur leur carte. Une vitrine importante pour les créations d’ici.

Le Québec tentera de récidiver et d’améliorer sa performance à Cordoue en Espagne, en 2026.

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Téléphonie cellulaire 90 % de votre facture payée dans le beurre

Marie-Eve Fournier La Presse

Costco est le champion des formats géants qui se transforment parfois en achat insensé, parce qu’on est incapables de tout consommer à temps. Pensez à la barquette de mesclun à moitié mangé, mais déjà trop fripé. Ce gaspillage vous désole ? Il y a pire ! Si ça se trouve, chaque mois, 90 % de votre forfait cellulaire est payé dans le beurre.
Publié à 6 h 30

En 2024, le Français moyen consommait 16,6 Go de données par mois, et pourtant, 60 % payaient pour plus de 100 Go. En somme, l’utilisateur moyen ne rentabilise pas plus de 10 % du prix de son forfait, conclut l’étude de Selecta avant d’ajouter que « les abonnements XXL (plus de 50 GB) présentent donc peu d’intérêt économique pour la majorité des consommateurs ».

L’étude encourage les Français à se tourner vers un forfait plus près de leurs besoins pour économiser. Un conseil mille fois plus pertinent ici, tant les prix sont faibles dans l’Hexagone.

En France, le forfait de 100 Go coûte en moyenne 8,24 €/mois, soit 13 $ taxes incluses. Ici, comptez plutôt entre 55 et 65 $ avant taxes.

Il y a quand même moyen de profiter de la baisse de prix continuelle des gigaoctets au Canada sans grand effort. Consultez le site web de votre fournisseur, pour y découvrir des offres exclusives aux abonnées ou une promotion du Vendredi fou.

J’y ai découvert cette semaine que je pouvais réduire ma facture de 15 $ par mois (200 $ par année en comptant les taxes) avec un forfait plus restreint qui n’existait pas en juillet. De quoi acheter quelques formats géants chez Costco.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-11-23/telephonie-cellulaire/90-de-votre-facture-payee-dans-le-beurre.php

Écouteurs Bluetooth : deux produits à découvrir

Le marché des écouteurs Bluetooth est une jungle. Entre les produits d’Apple, de Sony et de Bose, et une marée de marques génériques à bas prix, il est difficile de s’y retrouver. Voici deux produits qui, à la veille de la période des Fêtes, proposent des nouveautés qui ne vous feront pas regretter votre achat.

Ces deux produits sont aux antipodes : le premier vise avant tout l’abordabilité. Le second espère offrir la meilleure qualité possible, dans un format où l’on doit souvent faire tout plein de compromis.

Les deux misent sur une insonorisation renforcée et sur une personnalisation de la tonalité pour offrir un son riche et puissant.

Si vous possédez déjà des écouteurs que vous aimez beaucoup, vous pouvez aussi étirer leur vie utile en remplaçant simplement leurs embouts. Des embouts de bonne taille qui utilisent des matériaux de qualité peuvent rehausser l’insonorisation et le confort, et ainsi redonner une deuxième vie à de vieux écouteurs… sans coûter cher.

Sounds Good SG Oasis : écouteurs fiables à prix raisonnable

Status Audio Pro X : pour les puristes

https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2025-11-22/vie-numerique/ecouteurs-bluetooth-deux-produits-a-decouvrir.php

Gare aux rabais gonflés à l’épicerie

Par Justine Mercier, équipe d’enquête

1er décembre 2025 à 04h08|

Mis à jour le1er décembre 2025 à 09h03

Au Québec, la Loi sur la protection du consommateur interdit de «faussement invoquer une réduction de prix ou de faussement indiquer un prix courant sur un bien». (Simon Séguin-Bertrand/Archives Le Droit)

Les aubaines que vous proposent les épiceries sont-elles réellement aussi alléchantes qu’elles le laissent paraître? Pas toujours, révèle une compilation des Coops de l’information qui a permis de déceler des rabais gonflés par différents supermarchés.

Pendant six mois, semaine après semaine, Les Coops de l’information ont effectué près de 8000 captures d’écran afin de compiler les prix de 30 produits identiques chez cinq détaillants en alimentation présents au Québec – IGA, Maxi, Metro, Super C et Walmart.

Bien que l’échantillon soit petit si on le compare à un inventaire moyen de plus de 20 000 produits dans une épicerie moyenne, les données compilées montrent que certains détaillants font parfois miroiter des rabais plus importants qu’ils ne le sont en réalité.



Jamais au prix courant

Pendant les 26 semaines de compilation, certains produits n’ont jamais été mis en vente au prix courant affiché par les épiceries ciblées de Québec et Gatineau.

Chez Metro, par exemple, le jus de pomme Oasis (960 mL) a systématiquement été affiché en rabais. Mais, tout au long des 26 semaines de compilation, d’avril à octobre, la chaîne indiquait un prix courant de 2,79 $.

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La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

2 décembre 2025 à 04h00

(André-Philippe Côté/Le Soleil)

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Où est le panier d’épicerie le moins cher?

Par Justine Mercier, équipe d’enquête

2 décembre 2025 à 04h08|

Mis à jour le2 décembre 2025 à 10h26

À coup de quelques cents ou quelques dollars de différence d’une bannière à l’autre, l’écart sur la facture devient grand pour le portefeuille au bout de plusieurs semaines. (Simon Séguin-Bertrand/Le Droit)

IGA, Maxi, Metro, Super C, Walmart: le choix d’une bannière peut avoir un gros impact sur votre facture d’épicerie, révèle une compilation faite par Les Coops de l’information. Et votre compte de banque sera encore moins dégarni si vous épluchez les circulaires en sachant reconnaître la valeur réelle des rabais proposés.

Pendant six mois, semaine après semaine, Les Coops ont compilé les prix de 30 produits identiques chez cinq détaillants en alimentation du Québec – IGA, Maxi, Metro, Super C et Walmart. Plus de 8000 captures d’écran ont été faites pour analyser l’évolution des prix affichés entre le début avril et le début octobre sur les sites Internet de ces chaînes, en ciblant des magasins précis à Québec et Gatineau.


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Gare aux rabais gonflés à l’épicerie

Pour les 30 produits ciblés, en les achetant semaine après semaine, la facture la moins élevée au bout de six mois revient à Maxi, avec un total de 3756 $. Walmart et Super C suivent avec des totaux respectifs de 3808 $ et 3899 $.



L’écart est marqué avec les deux autres bannières pour lesquelles les données ont été compilées. Au terme de 26 semaines, on parle d’une différence de plus de 450 $ pour les clients achetant les produits concernés chez IGA ou Metro. En contrepartie, ces épiceries offrent souvent des services supplémentaires, comme des comptoirs de boulangerie, de boucherie et de poissonnerie, ou encore l’emballage des produits.

Les Coops de l’information ont suivi l’évolution de ces 30 produits pendant six mois chez cinq bannières, à Gatineau et Québec. (Simon Séguin-Bertrand/Le Droit)

Chez Metro, la cheffe des communications, Geneviève Grégoire, souligne que «les modèles d’affaires diffèrent» entre les deux bannière s d’épicerie du groupe, Super C et Metro.

«Chez Metro, les clients retrouvent une riche variété de produits, frais, de qualité et à prix compétitifs, assortis de services qu’on ne retrouve pas chez les escompteurs [comme Super C]», fait valoir Mme Grégoire.

Chez Loblaw, propriétaire de Maxi, on explique que le premier objectif de cette bannière «est d’offrir les prix les plus bas possibles».

Sobeys, qui possède la bannière IGA, n’a pas souhaité commenter ces résultats. La chaîne Provigo a été exclue de notre compilation, car elle ne compte plus qu’une vingtaine de succursales concentrées dans la grande région métropolitaine, en Estrie et à Gatineau.

Combiner les meilleurs rabais de chaque chaîne

La différence se fait encore plus sentir sur le portefeuille des consommateurs qui prennent le temps de faire la tournée des épiceries, afin d’obtenir les meilleurs prix. Idem pour ceux qui profitent de la possibilité de faire égaliser les prix des concurrents chez Maxi.



Même si la politique «Imbattable» de Maxi allonge un peu le temps d’attente aux caisses, elle permet aux consommateurs qui l’utilisent de profiter des rabais offerts par les autres épiceries des environs, sans courir d’une place à l’autre.

En achetant chaque semaine les 30 mêmes produits au plus bas prix possible parmi les cinq bannières ciblées, on arrive à une facture qui s’élève à 3314 $ après six mois. En parcourant uniquement les allées d’un Metro pour obtenir exactement les mêmes articles, un client aura payé 1160 $ de plus, ce qui représente une facture 35 % plus élevée.

La porte-parole de Loblaw, Geneviève Poirier, affirme que le programme «Imbattable», lancé en 2012, «est toujours aussi populaire auprès de la clientèle».

Alors que plusieurs supermarchés Provigo ont été transformés en Maxi au cours des dernières années, Loblaw affirme qu’«aucune conversion additionnelle n’est présentement envisagée au Québec».



D’autres conversions d’épiceries ont aussi eu lieu récemment, plusieurs anciens Metro étant devenus des Super C. Chez Metro, on indique qu’«une douzaine de magasins d’escompte» seront ouverts en 2026 au Québec et en Ontario et qu’il s’agira de conversions dans certains cas.

Des écarts marqués d’un produit à l’autre

Vous grimacez devant un concombre anglais à 2,99 $, une boîte de biscuits Pattes d’ours à 4,99 $ ou une brique de fromage P’tit Québec à 7,89 $? Vous avez raison. Il s’agit des prix les plus élevés observés pour ces produits pendant les six mois où les données ont été compilées.

Dans le cas du concombre, l’écart est particulièrement marqué entre le prix le plus bas ayant été affiché et le plus élevé. À 2,99 $ chez Metro, c’est 444 % plus cher que le meilleur prix à rabais de 0,55 $, offert chez Maxi en juin dernier.

Pour 10 des produits suivis, l’écart était substantiel, avec des prix plus élevés d’au moins 150 %. Nous vous les présentons dans le diaporama ci-bas.

Rabais en cas d’achat multiple

La compilation faite par Les Coops de l’information se basait sur le prix unitaire de chaque produit. Les rabais en cas d’achat multiple ont donc été exclus. Il s’agit parfois d’une offre intéressante pour les clients prêts à acheter plusieurs exemplaires d’un même produit afin de générer des économies.

Option consommateurs souligne toutefois qu’il importe de bien lire les étiquettes apposées dans les allées des épiceries, parce qu’il n’est «pas nécessairement obligatoire d’acheter la quantité annoncée pour bénéficier du rabais».

Dans certains cas, un produit pour lequel on affiche «2 pour 5 $» coûtera 2,50 $ à l’unité. Mais dans d’autres cas, les rabais sont réservés aux achats multiples, ce qui peut irriter certains clients.

L’écart entre le prix unitaire et celui calculé sur la base d’un rabais multiple est parfois très grand. Il arrive même qu’il revienne plus cher d’acheter deux produits au lieu de trois.



C’était par exemple le cas chez Walmart, pour l’achat de deux boîtes de craquelins mini sandwich Ritz. Pendant plusieurs semaines, la chaîne a proposé ce produit à 4,48 $ l’unité ou à «3 pour 7 $». Il en coûtait ainsi près de 2 $ de plus à un client qui se procurait seulement deux boîtes au lieu de trois.

Autres astuces

Option consommateurs rappelle qu’il ne faut pas présumer que la présence d’un produit dans une circulaire signifie qu’il est offert en rabais. La compilation effectuée pendant six mois par Les Coops de l’information a d’ailleurs permis de constater, à plusieurs reprises, que des aliments affichés dans une circulaire étaient offerts au même prix courant que les autres semaines.

Les marques maison ont aussi été exclues de l’exercice afin de permettre des comparaisons entre produits identiques. Les consommateurs qui optent pour les marques maison peuvent freiner leurs dépenses en choisissant de tels produits.

Les cartes de fidélité associées à diverses chaînes peuvent aussi donner accès à des rabais substantiels, les non-membres se retrouvant parfois à payer le double du prix réservé aux adhérents.

Dans ces deux exemples tirés des circulaires d’IGA et de Maxi, la carte de fidélité donne accès à un prix substantiellement plus bas.

À cet égard, Option consommateurs rappelle cependant que les entreprises amassent du même coup beaucoup d’informations sur leurs membres. «À vous de juger si ces offres sont suffisamment alléchantes pour justifier le partage de vos données personnelles», suggère l’organisme.

Écart entre les régions

Des prix différents au sein d’une même bannière ont été observés à diverses reprises au fil des semaines. La facture pour acheter 30 produits identiques chaque semaine pendant six mois a été plus élevée à Gatineau pour Metro (+1,50 $), pour Walmart (+1,64 $) et pour Maxi (+13,11 $).

Un tableur de près de 400 lignes s’étirant sur quelque 80 colonnes a permis de compiler les données au fil des mois. (Simon Séguin-Bertrand/Le Droit)

Dans le cas de Super C, c’est à Québec que le total a été le plus élevé, mais d’à peine 0,72 $. Aucun écart entre les épiceries ciblées dans les marchés de Québec et de Gatineau n’a été observé chez IGA pour les produits visés.

À trois reprises pendant la période de compilation, des vérifications ont aussi été faites pour chaque bannière dans les marchés de Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières. Une seule différence de prix – minime – a été observée. Elle profitait aux clients d’un Metro de Sherbrooke par rapport aux quatre autres régions.

Autres produits dont le prix a été suivi:

  • Fromage mozzarella P’tit Québec (400 g)
  • Spaghetti Catelli Classique (500 g)
  • Yogourt à la vanille Astro (650 g)
  • Mini sandwiches au fromage Ritz (180 g)
  • Confiture aux framboises Double Fruit (500 mL)
  • Café torréfaction originale Maxwell House (864 g)
  • Pizza toute garnie Mikes (845 g)
  • Beurre d’arachides crémeux Kraft (1 kg)
  • Farine blanche tout usage Five Roses (2,5 kg)
  • Yogourts à boire aux fraises IÖGO Nanö (6 X 93 mL)
  • Ketchup aux tomates Heinz (1 L)
  • Eau pétillante à la lime Bubly (12 x 355 mL)
  • Barres fruits et avoine aux framboises Go Pure (140 g)
  • Hummus traditionnel Fontaine Santé (260 g)
  • Soupe aux tomates Aylmer (284 mL)
  • Ensemble à burritos Old El Paso (510 g)
  • Gaufres Eggo originale (280 g)
  • Crème glacée à la vanille Coaticook (2 L)
  • Fromage Bergeron Classique (200 g)
  • Craquelins au cheddar Goldfish (200 g)

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Encadrement des no-shows dans les restaurants

Moins de réservations fantômes pour Noël

Plus nerveux ou plus conscientisés ? Chose certaine, les clients qui n’honorent pas leur réservation sont moins nombreux qu’avant, confirment des restaurateurs qui vivent actuellement leur période la plus achalandée de l’année.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-12-04/encadrement-des-no-shows-dans-les-restaurants/moins-de-reservations-fantomes-pour-noel.php

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Quelques changements dans votre portefeuille en 2026

Factures, impôts et retraite : voici un tour d’horizon des changements susceptibles d’affecter vos finances en 2026.

Avec chaque début d’année viennent une série de changements fiscaux, d’augmentations de tarifs, mais aussi quelques rabais.

Photo : Radio-Canada / Francis Lamontagne

Publié à 4 h 00 HNE

L’argent n’achète pas la sagesse, c’est bien connu. Mais il est tout de même sage de voir à ses affaires. Voici un survol des principaux changements financiers et fiscaux susceptibles de vous intéresser en 2026.

Votre déclaration de revenus…

Au 1er janvier, Ottawa indexera de 2 % ses paliers d’imposition pour les particuliers, tandis que le Québec bonifiera son régime d’imposition de 2,05 %.

Cela signifie qu’au fédéral, le revenu annuel à partir duquel on commencera à payer de l’impôt passera à 16 452 $. Au Québec, l’exemption personnelle de base sera de 18 952 $.

Toujours au Québec, l’augmentation des tarifs gouvernementaux sera limitée à 2,05 % en 2026, en vertu d’une loi qui maintient depuis 2023 la hausse annuelle des tarifs gouvernementaux sous la barre des 3 %, et ce, jusqu’au 31 décembre 2026.

Bonification des aides fiscales et des prestations au Québec

  • Allocations familiales : le montant annuel maximal par enfant sera de 3068 $ (+ 62 $)
  • Crédit d’impôt pour solidarité pour une personne vivant seule : 1281 $ (+ 26 $)
  • Aide sociale de base pour une personne seule : 9597 $ (+ 193 $)

Annulation de l’augmentation des taux d’inclusion des gains en capital

L’augmentation du taux d’inclusion des gains en capital de 50 % à 66,7 % pour les sociétés, les fiducies et sur la portion des gains en capital excédant 250 000 $ pour les particuliers a été annulée par le gouvernement de Mark Carney.

C’est la fin du bouclier fiscal (au Québec)

Créé en 2018 par le ministre des Finances Carlos Leitão pour compenser la perte de certaines aides gouvernementales lorsque les gens moins fortunés accroissent leurs revenus en travaillant plus, le bouclier fiscal sera aboli cette année. Les 140 000 Québécois admissibles à ce crédit d’impôt recevaient en moyenne 244 $ par année.

Fin du crédit d’impôt pour contributions politiques (au Québec)

À compter de 2026, il ne sera plus possible de se prévaloir du crédit d’impôt provincial sur les contributions politiques. Cette disposition permettait de déduire 85 % des premiers 50 $ d’une contribution politique. On pouvait ensuite déduire 75 % des 150 $ suivants. La valeur maximale du crédit était de 155 $.

Frais médicaux (au Québec)

Au 1er janvier 2026, seuls les frais engagés auprès de praticiens de la santé qui ont un ordre professionnel seront admissibles au crédit d’impôt non remboursable pour frais médicaux ainsi qu’au crédit d’impôt remboursable qui couvre les besoins particuliers liés à l’état de santé des contribuables à plus faible revenu.

Cela signifie que vous ne pourrez plus déduire dans vos impôts provinciaux vos frais provenant de services de médecines douces, comme les homéopathes, les ostéopathes, les naturopathes et les phytothérapeutes.


Assurance-emploi

En 2026, le taux de cotisation au régime d’assurance-emploi sur votre talon de paie sera réduit de 1 cent, soit à 1,63 $ par tranche de 100 $ de votre salaire assurable. La contribution de l’employeur passera quant à elle à 2,28 $ par tranche de 100 $ de salaire assurable.

Le maximum des gains admissibles (MGA) passera de 65 700 $ à 68 700 $ en 2026, pour une cotisation annuelle maximale de 1123,07 $.

Au Québec, le taux de cotisation à l’assurance-emploi des travailleurs québécois sera de 1,30 $ par tranche de 100 $ de rémunération assurable, et celui des employeurs, de 1,82 $. La cotisation maximale annuelle sera de 895,70 $, car la province administre elle-même son régime de prestations parentales, de maternité et d’adoption.


Votre famille…

Plusieurs changements fiscaux et modifications tarifaires entrent en vigueur au 1er janvier 2026.

Photo : Getty Images / MoMo Productions

Hausse des frais de garde (au Québec)

Dès janvier, il vous en coûtera un peu plus cher pour faire garder vos bouts de chou. Le tarif quotidien des services de garde subventionnés passera de 9,35 $ à 9,65 $.

Également à noter : à compter du 1er janvier 2026, les enfants de 15 et de 16 ans ne seront plus admissibles au crédit d’impôt remboursable pour frais de garde. Seuls les enfants de 14 ans et moins y seront admissibles, à l’exception des enfants souffrant d’une déficience grave, qui sont exemptés de ce changement.

Bonne nouvelle pour les futurs parents québécois (RQAP)

Comme annoncé dans la mise à jour économique de novembre 2025 du gouvernement Legault, les cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) diminueront de 13 % à compter du 1er janvier 2026.

  • Le taux de cotisation des salariés passera à 0,455 %;
  • Le taux pour les travailleurs autonomes passera à 0,808 %;
  • Le taux des employeurs sera de 0,636 %.

Le maximum de gain assurable sera de 103 000 $ en 2026.

Cette baisse de cotisation est financée à partir des surplus de la caisse du Régime. Les salariés pourraient économiser jusqu’à 137 $ par an et les travailleurs autonomes jusqu’à 259 $.


Votre santé…

Régime canadien de soins dentaires

En 2026, le principal changement pour le Régime canadien de soins dentaires (RCSD) est de ne pas oublier de renouveler votre couverture avant le 31 mai 2026 pour éviter une rupture de votre couverture d’assurance.

Si vous oubliez de renouveler votre dossier avant cette date, la couverture de vos frais dentaires par le gouvernement fédéral peut être suspendue 30 jours, et les soins reçus durant cette période ne seront pas remboursés.


Votre panier d’épicerie…

Les aliments achetés en magasin sont particulièrement frappés par l’inflation.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Près de 1000 $ de plus pour une famille de quatre en 2026

Selon un rapport annuel du Laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en partenariat avec plusieurs autres universités, le prix du panier d’épicerie devrait augmenter globalement de 4 à 6 % au cours de l’année à venir.

Ce qui signifie une hausse annuelle estimée à 994 $ pour une famille de quatre personnes. Le total annuel pour se nourrir est estimé à 17 571 $.

En moyenne, le coût du panier d’épicerie atteindra 338 $ par semaine l’an prochain.

C’est principalement la viande, particulièrement le bœuf, qui subira les augmentations les plus marquées, préviennent les analystes.


Votre facture d’électricité (au Québec)

Hydro-Québec a présenté en 2025 à la Régie de l’énergie sa demande tarifaire 2026-2028 visant des hausses applicables à compter du 1er avril 2026.

Celles-ci seraient de 3 % pour la clientèle résidentielle, de 4,8 % pour la clientèle commerciale et de 4,8 % pour les grands clients industriels. Une décision de la Régie sur cette proposition est attendue d’ici mars 2026.


Votre toit…

Congé de TPS à l’achat d’une première maison neuve

Les acheteurs d’une première maison neuve pourront économiser jusqu’à 50 000 $ de TPS.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

En vertu du projet de loi C-4 adopté par le gouvernement de Mark Carney en troisième lecture le 11 décembre 2025, le gouvernement remboursera entièrement la TPS/TVH aux acheteurs d’une première maison neuve d’une valeur de moins d’un million de dollars.

Cela représente une économie pouvant aller jusqu’à 50 000 $ sur le coût d’achat.

Les acheteurs d’une première maison neuve dont la valeur se situe entre 1 million et 1,5 million de dollars bénéficieront quant à eux d’un rabais de TPS/TVH.

Selon le texte du projet de loi, les contrats d’achat conclus à compter du 27 mai 2025 seront admissibles à un remboursement, et ce, jusqu’en 2031.

Le projet de loi C-4 n’a pas encore reçu la sanction royale, mais cette mesure devrait normalement entrer en vigueur au cours de l’année 2026.

Un nouveau calcul pour l’augmentation du coût des loyers (au Québec)

La flambée du prix des loyers, la rareté des logements abordables et la hausse du coût de la vie mettent à mal les capacités financières de milliers de locataires qui doivent consacrer une part sans cesse croissante de leurs revenus au logement. (Photo d’archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Québec instaure à partir du 1er janvier une nouvelle formule de calcul pour permettre au Tribunal administratif du logement (TAL) de déterminer l’augmentation annuelle des loyers qu’il recommande chaque année.

Cette formule de calcul, qui n’avait pas été modernisée depuis 40 ans, soulevait de nombreuses critiques autant chez les locataires que chez les propriétaires.

Consultez le site du Tribunal administratif du logement (nouvelle fenêtre) pour connaître tous les changements apportés à sa méthode de calcul.

Plus cher pour consulter le registre foncier (au Québec)

Si vous devez consulter le registre foncier du Québec, notez qu’il vous en coûtera 1,50 $ par document à compter du 1er avril 2026. Depuis 2002, ces frais étaient de 1 $ par document.

Il est à noter que le tarif de consultation sera désormais indexé en fonction du coût de la vie, soit le taux d’inflation.


Vos titres de transport…

La plupart des tarifs de transport en commun sont ajustés à la hausse en 2026.

Photo : Radio-Canada

À Montréal : les tarifs de l’Autorité régionale de transport métropolitain ayant été augmentés en juillet 2025, ils ne seront revus que d’ici l’été 2026. L’Autorité n’a encore fait aucune annonce officielle à ce sujet. Le prix d’un passage ordinaire tous modes est actuellement de 3,75 $ à Montréal.

À Québec : le prix des titres métropolitains du Réseau de transport de la Capitale sera augmenté à compter du 1er février 2026. Le prix d’un passage ordinaire au RTC est de 3,70 $ le billet et de 4 $ en argent comptant.

À Gatineau : dès le 1er janvier, le tarif régulier en espèces passera de 4,50 $ à 4,75 $. Les tarifs réduits en argent comptant (étudiants, aînés, ÉCHO) demeureront à 2,80 $ et l’abonnement mensuel ÉCHO restera à 62 $.

À Sherbrooke : au 1er janvier, le billet d’autobus régulier en espèces passera de 3,50 $ à 4 $. Les enfants de 11 ans et moins voyagent gratuitement.

À Ottawa : la société OC Transpo prévoit augmenter de 2,5 % ses tarifs à compter du 1er janvier 2026. Le tarif ordinaire par carte passera à 4,10 $, et à 4,15 $ pour les paiements en argent comptant.


Votre retraite…

On comptait plus de 7,6 millions de personnes de plus de 65 ans au Canada en 2023, selon Statistique Canada.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Lebel

  • Pension de sécurité de la vieillesse (SV) : En janvier 2026, la prestation maximale mensuelle sera de 740,09 $ pour les 65 à 74 ans et de 814,10 $ pour les 75 ans et plus, jusqu’en mars 2026.
  • Régime de pension du Canada (RPC) : Le maximum des gains annuels donnant droit à une pension du RPC sera augmenté à 74 600 $. Le montant de l’exemption de base demeure à 3500 $.
  • Cotisants au RPC2 : Le maximum supplémentaire des gains annuels ouvrant droit à pension (MSGAP) sera de 85 000 $ en 2026.
  • Retraités de la fonction publique fédérale : Les pensions seront indexées de 2 % en 2026.
  • Régime de rentes du Québec : À compter du 1er janvier 2026, les rentes de retraite, de conjoint survivant, d’invalidité, d’enfant de cotisant invalide et d’orphelin seront bonifiées de 2 %.
  • Régime de rentes du Québec (bis) : Le maximum des gains admissibles au régime de base du RRQ passera de 71 300 $ à 74 600 $ en 2026.
  • Depuis le 1er janvier 2025, les travailleurs peuvent cotiser à un régime supplémentaire qui leur permettra de bonifier leur prestation de retraite. Le maximum des gains supplémentaires admissibles sera en 2026 de 85 000 $. La deuxième cotisation supplémentaire de l’employé sera de 416 $ annuellement.

En rafale…

Frais bancaires

Dans son budget 2025, le gouvernement de Mark Carney a annoncé qu’il compte déposer d’ici le printemps 2026 une mesure législative pour interdire l’imposition, par les banques, de frais de transfert de comptes de placements et de comptes enregistrés, par exemple, lorsqu’on décide de transférer des placements dans une autre institution. Ces frais représentent en moyenne 150 $ par transfert pour les Canadiens.


Permis de conduire : encore un rabais, mais moins élevé (au Québec)

Un spécimen de permis de conduire du Québec

Photo : Radio-Canada

Le coût du permis de conduire de classe 5 et 6 (auto et moto) de la Société de l’assurance automobile du Québec sera de 50 $ cette année pour les conducteurs sans points d’inaptitude. Le coût initial de ce permis est habituellement de 121 $.

Ce rabais de 75 % sur la contribution d’assurance du permis est financé à partir d’un surplus dans les caisses du Fonds d’assurance automobile.


Taxe pour le service 911

La taxe municipale pour le service 911, qui est de 0,54 $ par mois par numéro de téléphone, passera à 0,55 $ à compter du 1er janvier 2026.


Tabac et alcool

Aucune annonce n’a été faite à Québec ou à Ottawa dans les récents discours budgétaires concernant une hausse des taxes en vigueur sur les produits du tabac ou l’alcool en 2026.

Il est à noter que le gouvernement fédéral a gelé la hausse de taxe d’accise fédérale à 2 % jusqu’en 2026. Cela signifie que les produits du tabac et les alcools assujettis à la taxe d’accise devraient coûter 2 % plus cher en 2026.

Des droits d’accise sont imposés sur les spiritueux, les vins, la bière, les produits du tabac, les produits du cannabis et les produits de vapotage.


Les parcs nationaux encore gratuits cet été

Le programme « Un Canada fort » connaît un franc succès dans les parcs nationaux du pays.

Photo : Getty Images / fokkebok

Parcs Canada offrira cette année encore l’entrée gratuite dans ses parcs nationaux du 19 juin au 7 septembre, dans le cadre du programme Un Canada fort, qui inclut aussi des réductions sur le camping et les musées. Rappelons que l’entrée est également gratuite en cette période des fêtes (décembre 2025 à janvier 2026).

Avec la participation de Marc Gosselin et de Francis Lamontagne

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Changer ses recettes pour ne pas passer sous la loupe

L’industrie alimentaire travaille fort pour se soustraire à la loupe nutritionnelle de Santé Canada. Conscientes que sa présence – et surtout son absence – peut devenir un outil de marketing capable d’influer sur le choix des consommateurs, plusieurs entreprises ont revu leurs recettes de sauces barbecue, de soupes, d’ailes de poulet et autres muffins. D’autres y travaillent actuellement.

Ce qu’il faut savoir
Depuis le 1er janvier 2026, Santé Canada exige qu’une loupe apparaisse sur le devant des emballages des aliments à haute teneur en sodium, en sucre et en gras saturés.

Cette loupe se retrouve sur les produits dépassant 15 % de la valeur quotidienne recommandée en sucre, en sodium et en gras saturé. Ce seuil passe à 30 % pour les plats principaux préemballés et à 10 % pour les petits aliments et les assaisonnements.

Les fruits et légumes non transformés, le miel, le sirop d’érable, le lait, le yogourt nature, le fromage font partie de la liste des produits qui ne sont pas soumis à cette réglementation.

Pour se soustraire à la loupe, plusieurs entreprises ont remanié leurs recettes.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-01-07/reglementation-de-sante-canada/changer-ses-recettes-pour-ne-pas-passer-sous-la-loupe.php

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Comme il y a beaucoup de produits trop salés et trop sucrés sur le marché, ce sera une très bonne chose d’avoir enfin l’option d’acheter des produits meilleur pour la santé sans débourser davantage.

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Alimentation Encore trop de bois dans le fromage

Les emballages de fromage déjà râpé sont fort pratiques, mais afin d’éviter que les morceaux de fromage ne collent ensemble, les fabricants ajoutent de la cellulose, un ingrédient issu du bois qui empêche l’agglutination indésirable.

Dans son programme de surveillance du marché, l’Agence s’est concentrée sur l’eau de noix de coco, la viande fraîche, les épices, l’huile de tournesol et le thé. Pour ces 5 catégories, 323 échantillons, pour l’ensemble du pays, sont passés sous la loupe des gens de l’ACIA.

Résumé

La pratique est courante et permise. Toutefois, selon des tests faits par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), le taux de conformité pour le fromage râpé n’atteint que 55 % au pays.

Les tests faits par l’Agence voulaient précisément détecter l’utilisation excessive de cellulose, car ce n’est pas d’hier que l’on s’inquiète d’une trop grande utilisation de cet ingrédient par les fabricants.

« La pratique consistant à ajouter de la cellulose en excès comme agent de remplissage est frauduleuse et entraîne une perte financière pour les consommateurs, qui paient l’excès de cellulose au prix du fromage », indique l’agence fédérale dans son plus récent Rapport annuel sur la fraude alimentaire qui couvre la période allant du 1er avril 2023 au 31 mars 2024.

Le fromage râpé obtient la pire note de conformité de tous les aliments testés.

L’ACIA mène des tests ciblés et fait des activités de surveillance afin de prévenir et déceler la fraude alimentaire. Des enquêteurs vont dans les commerces, mais aussi parfois chez les importateurs et transformateurs. Ils y prennent des échantillons d’aliments sensibles, car plusieurs produits sont reconnus pour être altérés plus souvent que les autres.

Dans son programme de surveillance du marché, l’Agence s’est concentrée sur l’eau de noix de coco, la viande fraîche, les épices, l’huile de tournesol et le thé. Pour ces 5 catégories, 323 échantillons, pour l’ensemble du pays, sont passés sous la loupe des gens de l’ACIA.

L’eau de coco obtient une mauvaise note : un échantillon sur cinq était problématique – pour un taux de conformité de 79 %. A contrario, tous les échantillons de viande et d’huile de tournesol étaient conformes, alors que le thé obtient un score de 99 %.

Les épices, faciles à altérer, se sont révélées plus problématiques : 16 % des échantillons n’étaient pas conformes.

Il faut toutefois noter que la quantité de produits testés varie grandement d’une catégorie à l’autre ; avec seulement 19 huiles de tournesol qui sont passées sous la loupe contre 101 échantillons d’épices.

L’Agence a fait des études plus poussées pour les épices. On a vérifié dans certains échantillons de curcuma s’il y avait du colorant artificiel et la génomique a été utilisée pour s’assurer que des échantillons de safran n’avaient pas été trafiqués avec des adultérants connus.

Le cas de l’huile d’olive

Le volet des surveillances ciblées de l’ACIA s’intéresse aussi à des aliments susceptibles d’être fraudés, notamment l’huile d’olive, reconnue comme étant l’aliment le plus adultéré dans le commerce mondial.

C’est d’ailleurs l’huile d’olive (et les autres huiles coûteuses) qui, après le fromage râpé, a obtenu la plus faible note. Durant l’année d’étude, pratiquement le quart (24 %) des huiles testées n’étaient pas conformes. Elles peuvent avoir été coupées avec d’autres huiles moins chères, la fraude la plus courante pour l’huile.

Les enquêteurs de l’ACIA ont aussi testé des échantillons de miel (conformes à 88 %) et de poisson (taux de 92 %), deux catégories aussi régulièrement problématiques.

Dans son rapport, l’organisme fédéral prévient que les comparaisons d’une année à l’autre sont peu pertinentes parce que ses méthodes d’analyses changent. On peut néanmoins mentionner que lors de l’exercice précédent, 68 % des sacs de fromage râpé avaient été jugés conformes et que les échantillons d’huile d’olive avaient obtenu un score de 83 %. Les autres huiles (on pense noisette ou avocat) obtenaient un mince résultat de 62 %.

Le phénomène de la fraude alimentaire est donc bien connu.

Au total, 1035 aliments ont été testés pour cet exercice – des fruits et légumes biologiques et des jus de fruits faisaient aussi partie du lot.

L’Agence annonce avoir aussi vérifié 345 étiquettes pour s’assurer de leur conformité. On a notamment regardé les étiquettes de fruits et légumes bios. Sur les 46 vérifications, une seule n’était pas conforme, des betteraves néerlandaises.

Dans certains cas, comme la viande et le poisson, les agents font des tests d’ADN afin de s’assurer qu’il s’agit bien de l’espèce indiquée. D’autres projets sont en cours, dont un qui s’intéresse particulièrement au jus de grenade pour voir si le produit n’a pas été coupé avec des jus moins chers, de raisins ou de pommes, par exemple.

Lorsque des produits sont problématiques, ils sont retirés des tablettes et parfois détruits, mais l’Agence ne dévoile pas le nom des fautifs à cette étape.

Les consommateurs sont quand même relativement au fait de cet enjeu de fraude alimentaire. Le Baromètre CIRANO sur la perception des risques publié l’année dernière a calculé que plus du quart des Québécois (28 %) perçoivent la fraude alimentaire comme un risque grand ou même très grand. Trois ans auparavant, c’était toutefois une personne sur trois (32 % en 2022) qui avait cette même inquiétude.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-01-08/alimentation/encore-trop-de-bois-dans-le-fromage.php

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1000 $ de plus en 2026 Comment déjouer la hausse de prix des aliments ?

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Mauvaise nouvelle : notre facture d’épicerie augmentera de 1000 $ cette année, nous a appris le rapport annuel de l’Université Dalhousie le mois dernier*. Est-il possible de déjouer ces chiffres et de maintenir la part du budget que l’on consacre à l’alimentation relativement stable… sans manger des pâtes toute l’année ? Un dossier de Stéphanie Bérubé

Résumé

[
Stéphanie Bérubé
Stéphanie Bérubé La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/stephanie-berube)

Se rassembler et mieux magasiner

Les prix vont monter, c’est indéniable. Face à cette hausse constante – sur cinq ans, on parle d’une augmentation frôlant les 30 % pour le panier d’épicerie –, les consommateurs sont combatifs : on voit des habitudes qui changent, des comportements qui se forgent.

Au campus Macdonald de l’Université McGill, la professeure Daiva Nielsen est témoin d’un beau phénomène : des étudiants et étudiantes cuisinent en groupe. Des épiciers partenaires leur fournissent des aliments moins frais, surtout à base végétale. Les ateliers sont courus, chaque semaine.

« Ça crée un lien très positif avec la nourriture », dit Daiva Nielsen, qui enseigne à l’École de nutrition humaine. Elle avoue que, dans un contexte où le prix est souvent ce qui fait les manchettes, voir des jeunes qui manient les spatules en discutant d’alimentation durable a quelque chose de réconfortant.

Selon elle, cette hausse contraignante pourrait aussi avoir des bénéfices, dont celui de voir des consommateurs prendre plus de temps pour réfléchir et planifier leurs repas. Particulièrement chez les jeunes.

« Il faut transformer ces défis en opportunités », dit celle qui fait aussi partie de la Chaire de recherche du Canada sur les comportements alimentaires.

Je crois que les gens vont adopter naturellement ces changements de comportement, mais ça ne se fera pas du jour au lendemain. Ça s’opère subtilement.

Daiva Nielsen, professeure à l’École de nutrition humaine

Là où ça coûte moins cher

D’autres changements de comportement se traduisent de manière très concrète.

« Depuis 2022, soit depuis le début des grandes hausses de prix, on voit que les gens changent d’enseigne vers celles au rabais. Super C, Walmart, Maxi se démarquent. Même les magasins de type Dollarama », rappelle Laure Saulais, professeure titulaire au département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l’Université Laval.

L’attrait des enseignes à bas prix

La fréquentation des grandes enseignes (IGA, Metro, Provigo) a chuté de 79 % en 2019 à 58 % en 2025, tandis que celle des enseignes à bas prix (Super C, Maxi, Walmart) atteint un sommet historique à 74 %.

Source : Baromètre de la confiance des consommateurs québécois à l’égard des aliments, CIRANO, octobre 2025

À l’intérieur même du marché, quel qu’il soit, d’autres migrations sont faites par les consommateurs.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Laure Saulais, professeure titulaire au département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l’Université Laval

Ils vont chercher les mêmes produits qu’ils achetaient avant, mais moins chers. Après, il y a d’autres stratégies : on prend des substituts, on prend la marque un peu moins prestigieuse, on va éviter la viande rouge et prendre du poulet.

Laure Saulais, de l’Université Laval

Laure Saulais cite le dernier Baromètre de la confiance des consommateurs à l’égard des aliments, publié l’automne dernier par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).

On y apprenait que pour huit Québécois sur dix, le prix est parmi les premiers critères de choix des aliments. Les rabais sont aussi très importants. Heureusement, le goût trône en haut de la liste des déterminants d’achat.

  • Le Rapport annuel sur les prix alimentaires au Canada pour 2026, dévoilé en décembre 2025, prévoit qu’une famille dépensera jusqu’à 994 $ de plus cette année pour l’épicerie. L’évaluation est basée sur une hausse des prix des aliments de 4 % à 6 %. Ce qui donne un total de 17 571,79 $ pour les dépenses en nourriture d’une famille de quatre personnes.

Les idées à retenir

Visitez un détaillant à bas prix, choisissez une marque plus économique, remplacez le bœuf par de la volaille, cuisinez en groupe.

Plein d’options pour éviter le gaspillage

S’il y a un message qui a été beaucoup répété dans les dernières années, c’est l’importance de réduire le gaspillage alimentaire.

Si chacun utilisait toutes les ressources, l’entièreté des aliments qu’il achète, cette hausse de 1000 $ de la facture d’épicerie serait annulée, estime Daiva Nielsen.

Ce n’est toutefois pas si simple à faire. Tout le monde est occupé. Mais avec un peu plus de planification, on peut réduire ses dépenses.

Daiva Nielsen, professeure à l’École de nutrition humaine

Dans la foulée de cette valorisation sont nées des applications qui permettent de mettre la main sur des aliments dont la date de péremption approche ou des restants de détaillants.

Car on ne peut pas rester les bras croisés devant la hausse des prix, dit Renaud LeBlanc, président de FoodHero.

« Il n’y a que des raisons d’être fier de vouloir régler les problèmes et trouver des solutions », lance-t-il, se félicitant que le discours évolue pour appuyer nos changements de comportement.

Porté par des valeurs écoresponsables, le désir de faire des économies est ennobli. Et une application antigaspillage peut assurément faire partie du bouquet de solutions.

« Notre force, c’est qu’on retrouve sur FoodHero le centre de l’assiette, dit Renaud LeBlanc. On y retrouve des protéines. »

« Il y a tellement de ressources qui ont été investies pour que ton morceau de bavette de bœuf se retrouve sur les tablettes… », poursuit-il, soulignant le sacrilège de jeter une partie de son assiette à la poubelle.

On jette beaucoup

Une partie du gaspillage alimentaire est liée à la peur de consommer des produits périmés. Selon un sondage commandé par Too Good To Go et publié l’automne dernier, la valeur des aliments jetés par les Québécois en raison de leur date de péremption dépasse 600 $ par ménage pour une année.

« Redéfinissez la valeur de vos aliments dans votre frigo », conseille Renaud LeBlanc.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Renaud LeBlanc, président de FoodHero

Si vous faites votre épicerie en début de semaine, que vous achetez un morceau de poisson, deux morceaux de poulet et que vous allez manger au restaurant le troisième jour, mettez le poulet au congélateur.

Renaud LeBlanc, président de FoodHero

FoodHero offre des aliments dont la date limite de fraîcheur approche. On peut ainsi mettre la main sur des viandes et plein d’autres aliments, parfois des produits haut de gamme, congelés, ainsi que des paniers de fruits et légumes.

Populaire aussi, l’application Too Good To Go a un fonctionnement différent et des commerces partenaires différents, dont plusieurs petits détaillants, comme des boulangeries et des pâtisseries qui offrent les invendus de la journée à un prix considérablement réduit. On peut aussi y retrouver des surplus de restaurants, ce qui permet un repas de resto à la maison le samedi soir pour une fraction du coût habituel.

La professeure Daiva Nielsen conseille d’explorer les autres applications qui permettent la gestion de l’épicerie, notamment celles qui comparent les prix d’une épicerie à l’autre, telles Reebee ou Flipp. Celles des enseignes offrent également des rabais ciblés aux utilisateurs.

Les idées à retenir

Utilisez tous les aliments de votre frigo, en priorité ceux qui flétrissent ou dont la date de péremption approche ; essayez une application antigaspillage ou des applications permettant de trouver les meilleurs prix.

Le pouvoir du savoir

Le discours qui valorise l’alimentation durable peut insuffler un vent de changement – selon Daiva Nielsen, c’est peut-être même par lui que passeront les changements les plus solides.

La directrice d’Alima, Julie Paquette, croit aussi que le mariage des arguments d’épargne à ceux concernant l’écoresponsabilité est porteur. Cela vaut pour la réduction du gaspillage alimentaire comme pour le remplacement de la viande par des légumineuses.

Cela dit, Julie Paquette insiste : pour une clientèle vulnérable, l’argument du prix prime celui du geste écologique. Alima travaille avec des femmes enceintes.

Par exemple, si on veut que la femme enceinte consomme des oméga-3, la meilleure source reste le poisson. On ne lui dira pas de choisir son poisson en spécial issu de la pêche durable. Ça n’arrivera pas. Par contre, le poisson en conserve est une super bonne source d’oméga-3. Dans ce cas, la santé est un meilleur levier que l’environnement.

Julie Paquette, directrice générale d’Alima

Autre ingrédient essentiel pour réussir la recette : la littératie alimentaire et culinaire. Selon la professeure Laure Saulais, si on veut adopter de nouvelles façons de faire, encore faut-il avoir les connaissances nécessaires.

« Ça prend du temps, une prise de conscience et des compétences. Ça prend de la littératie. C’est un sujet qui est présent dans la nouvelle politique bioalimentaire du Québec, dit-elle. Il faut accompagner les gens. Beaucoup d’initiatives veulent favoriser ça. Des ateliers de cuisine, des cuisines collectives… »

Des changements d’habitudes

Au Québec, cinq changements d’habitudes dominent : acheter à prix réduit (66 %), réduire la fréquence des repas au restaurant (61 %), se tourner davantage vers les enseignes à bas prix (54 %), limiter le gaspillage alimentaire (48 %) et opter pour les marques maison (44 %).

Source : Baromètre de la confiance des consommateurs québécois à l’égard des aliments, CIRANO, octobre 2025

La « fierté d’offrir »

Le sociologue Alain Girard, professeur à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), appuie avec force cette idée. Selon lui, la « mutualisation » est une solution qui comporte de nombreux avantages, dont celui de réduire les coûts en maximisant les ressources.

« Et aussi de mettre beaucoup de protéines végétales au menu », précise-t-il.

Alain Girard est catégorique : le prix des aliments va continuer de monter. Il a toutefois de nombreux conseils pour affronter ces hausses : faire des achats groupés, faire des corvées de conserves, participer à des ateliers de cuisine et pas seulement quand on a des problèmes budgétaires. « Ça permet de nouer des liens sociaux, insiste-t-il, et de repartir à la maison avec des réserves pour la semaine ; ça permet de souffler un peu, d’avoir des lunchs et de bons prix. » Ça revalorise le geste de cuisiner et, ultimement, de se nourrir.

« L’alimentation est liée à la fierté de ce que tu es capable de faire et de ce que tu es capable d’offrir », dit Alain Girard.

Et rien n’est plus gratifiant que de sortir du garde-manger une conserve de tomates maison. « Un sac de tomates de serre, c’est rendu que ça coûte 7 $, dit-il. Là, tu sors ton pot qui t’a coûté 99 cents. »

Les idées à retenir

Faites une corvée bouffe, optez pour la qualité à petit prix – comme le poisson en conserve et les grains et légumineuses –, variez les protéines, essayez la cuisine collective.

Au guet pour les rabais

On a beau avoir les meilleures intentions du monde, si on est en mode survie, on aura assurément moins d’énergie pour se lancer dans des résolutions alimentaires et une grande quête du « faire mieux ».

« Quand on ne sait pas si on va rester dans son logement jusqu’à la fin de l’année, réduire le gaspillage passe en deuxième », illustre Laure Saulais, qui insiste sur l’importance de répéter que certains comportements écoresponsables sont aussi économiques.

« Les inégalités se creusent et ça devient extrêmement préoccupant, ajoute la professeure. Pour certains, le coût du logement est devenu envahissant. » Dans ce contexte, dit-elle, l’alimentation fait effet de variable d’ajustement. « On va raboter sur l’alimentation et malheureusement, les prix augmentent. On dépense plus pour avoir moins de choses. »

Pour les gens qui souffrent d’insécurité alimentaire, les augmentations successives deviennent ingérables.

Un œil sur les circulaires

Alima est un organisme qui calcule annuellement le prix du panier de provisions nutritif et économique. Contrairement à d’autres estimations, ce panier ne contient que l’essentiel pour des gens qui cuisinent tout. Pas d’aliment préparé, pas de raccourcis pourtant bienvenus en cuisine. En 2025, Alima a calculé qu’une famille montréalaise de quatre personnes doit dépenser au minimum 290 $ par semaine pour arriver à se nourrir sainement.

Plus de Québécois ont faim

Dans un bilan publié au début du mois de décembre 2025, l’Observatoire québécois des inégalités indiquait que l’insécurité alimentaire est en hausse dans la province pour la quatrième année de suite ; le taux est passé de 11 % en 2019 à 20 % en 2023 pour l’ensemble de la population.

« C’est sûr que si tu veux arriver à ce minimum, il faut que tu cuisines tout à la maison, que tu planifies tout, que tu fasses toutes les boîtes à lunch », dit Julie Paquette, directrice générale de l’organisme.

Peu importe où tu te situes dans la fourchette [de revenus], ça prend des efforts pour rechercher les prix, regarder les circulaires.

Julie Paquette, directrice générale d’Alima

Les bonnes vieilles circulaires sont donc une bonne façon d’économiser car les écarts de prix sont bien réels. On peut aussi miser sur les aliments dont le prix n’a pas varié – oui, il y en a !

Cinq aliments épargnés

Cinq catégories d’aliments dont le prix n’a pas augmenté (ou a reculé) au cours de la dernière année : les poissons et fruits de mer, le porc, les légumes frais, le beurre et les légumes en conserve.

Source : Statistique Canada, pour le Québec, d’octobre 2024 à octobre 2025

« C’est bien d’avoir des ingrédients de base en tout temps, dit Julie Paquette, mais oui, ça prend de la créativité et des compétences. »

« On sait qu’acheter en grande quantité est aussi un bon moyen d’économiser », conseille-t-elle. Sauf que cela ne convient pas à tout le monde, souligne-t-elle, précisant qu’en alimentation, le conseil taille unique n’existe pas.

Catherine Lefebvre est du même avis. Selon la coanimatrice du balado On s’appelle et on déjeune, il ne faut pas se bercer d’illusions : pour une partie de la population, il est impossible de maintenir un budget alimentation stable avec les hausses de prix.

Comment faire, concrètement, si on veut encore aller au resto et avoir une alimentation saine, dans tous les sens du terme ?

« Inévitablement, on doit faire des choix, dit-elle. On peut bien sûr aller au restaurant moins souvent, choisir des adresses “apportez votre vin” ou des comptoirs culinaires avec un bon rapport qualité/prix. »

« Parallèlement, ajoute-t-elle, il ne faut pas oublier que les restaurateurs aussi doivent jongler avec l’augmentation du prix des aliments, en plus des coûts relatifs à la main-d’œuvre et à leurs frais fixes habituels. Ils font vivre des gens d’ici, notamment des producteurs agricoles, des éleveurs, des pêcheurs, des transformateurs, des vignerons et plusieurs artisans. Si possible, on peut donc encourager de petites tables de quartier. Même si on y va moins souvent, c’est tout de même un geste important pour l’économie locale. »

« Après, lorsqu’on est en situation d’insécurité alimentaire et qu’on veut se faire plaisir au restaurant, le plus important est d’opter pour un endroit qui nous fait du bien. »

Les idées à retenir

Planifiez les repas, ayez des ingrédients de base polyvalents, regardez les circulaires, achetez de plus gros volumes à transformer et congeler.

https://www.lapresse.ca/affaires/finances-personnelles/2026-01-11/1000-de-plus-en-2026/comment-dejouer-la-hausse-de-prix-des-aliments.php

Téléphonie, internet, télévision Les problèmes de facturation bondissent

Les technologies insérées dans nos téléphones ne cessent de se perfectionner. Les modèles changent, de nouvelles fonctions s’ajoutent, les forfaits de données s’ajustent. Mais une chose simple ne s’améliore pas : la facturation.

Si vous n’arrivez pas à vous entendre avec une entreprise du secteur des télécommunications ou de la télévision, vous pouvez contacter la CPRST, qui vous aidera à régler le litige. Trop peu connu, cet organisme sans but lucratif est financé à 100 % par l’industrie.

Résumé

Si vous vous êtes déjà battu avec votre fournisseur au sujet d’un montant erroné ou non conforme au contrat, vous n’êtes pas seul. L’information présentée sur la facture continue d’être la principale source de plaintes soumises à la Commission des plaintes relatives aux services de télécom-télévision (CPRST).

Les frais d’itinérance surprise frustrent beaucoup de monde, tout comme les crédits promis qui ne sont jamais appliqués ou qui disparaissent. D’autres mécontents racontent que leur contrat est terminé, mais que la facturation continue. L’autre grand classique : le montant de la première facture n’a rien à voir avec ce qui a été mentionné à la signature du contrat.

Si vous n’arrivez pas à vous entendre avec une entreprise du secteur des télécommunications ou de la télévision, vous pouvez contacter la CPRST, qui vous aidera à régler le litige. Trop peu connu, cet organisme sans but lucratif est financé à 100 % par l’industrie.

Pour la période allant d’août 2024 à juillet 2025, « l’ombudsman des télécoms » a accepté 23 647 plaintes de clients, dévoile-t-il dans son rapport annuel publié aujourd’hui. Il s’agit d’une hausse annuelle de 17 %. Du nombre, plus de 19 000 ont été résolues, souvent dans les 20 jours. Le processus est gratuit et simple. Souvent, les consommateurs ne font pas valoir leurs droits parce que c’est trop long, trop exigeant pour une somme assez faible.

À la CPRST, la commissaire et directrice générale, Josée Bidal Thibault, m’a promis que « ça prend vraiment juste peut-être cinq minutes afin de déposer une plainte », que ce soit en ligne ou au téléphone. Il existe aussi un système de clavardage.

Les problèmes de facturation ne touchent pas seulement les fournisseurs de téléphonie cellulaire, mais aussi les entreprises qui offrent des services de télévision, de l’internet et de téléphonie avec fil. La hausse de 16 % des signalements survient à un moment où les consommateurs sont confrontés à une augmentation du coût de la vie, note la CPRST. « Cela peut expliquer en partie pourquoi les gens peuvent être plus préoccupés par les éventuelles divergences dans la facturation et être plus attentifs aux dépenses de leurs ménages. »

Autrement dit, il se peut que le service à la clientèle des fournisseurs de services se soit détérioré dans la dernière année. Mais il se peut aussi que nous soyons tout simplement plus attentifs à l’exactitude de nos factures, ce qui, en soi, est une bonne habitude pour ses finances.

On devrait toujours prendre quelques secondes ou minutes pour lire ses relevés de carte de crédit, ses additions au restaurant, ses factures au magasin. On m’a déjà facturé un chandail en double et la bouteille de vin de la table voisine.

Dans le secteur des télécommunications, on a parfois l’impression que les factures sont compliquées volontairement pour embrouiller les clients. Les entreprises en font-elles assez pour clarifier leurs communications ? « Je pense qu’il y a toujours une opportunité de mieux faire. C’est évident. Si on continue de voir des erreurs de facturation dans les plaintes, ça nous indique qu’on pourrait en faire plus », répond diplomatiquement Mme Bidal Thibault.

C’est surtout vrai du côté de la bonne vieille télévision, où les plaintes concernant la location d’équipement (décodeur) ont bondi d’un vertigineux 982 %. La CPRST en a reçu 552 plutôt que 51 l’année précédente. Cette donnée fait partie des plus étonnantes du rapport qui souligne qu’après cinq années de baisse, les problèmes liés à la facturation des services de télévision ont connu une hausse de 61 % l’année dernière, suivie d’une nouvelle hausse de 59 % cette année. Les causes sont inconnues, mais soyez attentif.

Pour clarifier les communications, le CRTC a proposé l’an dernier la création d’un document concis pour les clients qui rassemblerait toutes les informations clés des contrats. « Ça ressemble à une étiquette nutritionnelle sur les aliments et ça inclurait des informations importantes sur les coûts par mois, le maximum de données, la vitesse », explique l’avocate et analyste Sara Eve Levac, d’Option consommateurs. Ce type de document existe aux États-Unis et en Australie.

Une telle transparence préviendrait beaucoup de malentendus, de confusion et de frustration. Si l’industrie ne simplifie pas tellement ses messages d’elle-même, c’est peut-être parce que l’opacité est payante. Espérons donc que cette idée se concrétise au plus vite.

En attendant, on voit que certains fournisseurs s’améliorent plus que d’autres. Tandis que les plaintes visant la facturation chez Telus ont bondi de 82 %, elles ont diminué de 31 % chez Fido, une marque de Rogers.

Tous sujets confondus, Rogers et Telus demeurent les fournisseurs qui suscitent le plus grand nombre de demandes d’aide à la CPRST. C’est logique, compte tenu de leur grand bassin de clients, mais ces deux entreprises affichent un bilan moins reluisant qu’antérieurement, ce que leur taille ne peut justifier. Certains de leurs concurrents réussissent à s’améliorer.

Il est fascinant de voir que des entreprises qui vantent leurs prouesses technologiques sont incapables d’appliquer le rabais de 10 $ promis au téléphone.

Peu connue

La CPRST est encore peu connue, comme l’ont démontré les résultats d’un sondage réalisé il y a deux ans et obtenu par La Presse. Quand on a demandé aux Canadiens à qui ils s’adresseraient pour porter plainte, 84 % ont nommé leur fournisseur de services, 5 % le CRTC et moins de 1 % choisiraient la CPRST tant sa notoriété demeure faible. Et cela, malgré 17 ans d’existence au moment de l’enquête.

Lisez l’article « L’“ombudsman des télécoms” en panne de notoriété »

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2026-01-14/telephonie-internet-television/les-problemes-de-facturation-bondissent.php

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Guide alimentaire : Washington fait des ajustements, Ottawa fait la morale

Quand l’alimentation devient idéologique, la cohérence économique disparaît. Il ne faut jamais oublier que la science informe, mais ce sont les populations qui mangent.

La nouvelle pyramide alimentaire américaine recentre le message sur l’essentiel : des aliments de base, une réduction claire des produits ultratransformés, du sodium et du sucre. Le tout sans désigner l’industrie comme coupable ni faire la morale à propos de la consommation. Une approche pragmatique, lisible, et surtout cohérente avec la réalité du système alimentaire américain.

Au Canada, à l’inverse, le guide de 2019 s’inscrit dans une logique beaucoup plus idéologique. On y retrouvait des avertissements généralisés contre les pratiques de marketing, des messages normatifs sur l’alimentation « pour l’environnement », et même des recettes mettant de l’avant des ingrédients comme les amandes ou les avocats, des produits que le Canada ne cultive pas. À cela s’ajoute un découragement institutionnalisé de la consommation de protéines animales, créant un malaise durable qui persiste encore aujourd’hui.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2026-01-15/panier-d-epicerie/guide-alimentaire-washington-fait-des-ajustements-ottawa-fait-la-morale.php

C’est super venant d’un idéologue lui-même → Sylvain Charlebois – IEDM/MEI
Si on lit plusieurs de ses vielles chroniques bout à bout, il dit pas mal les deux trois mêmes opinions.

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Comment lire les nouvelles étiquettes nutritionnelles?

(Hitra/Shutterstock.com)

Les aliments riches en gras saturés, en sodium ou en sucres seront désormais plus faciles à identifier à l’épicerie grâce au nouveau système d’étiquettes mis en place par Santé Canada. L’organisme fédéral veut ainsi vous aider à faire des choix plus sains et plus nutritifs.

Résumé

La nouvelle étiquette vise à rendre les renseignements nutritionnels plus faciles à repérer. Elle présente une loupe, en noir et blanc, et indique qu’un produit a une teneur élevée en gras saturés, en sodium ou en sucres, des nutriments associés à un risque accru de maladies chroniques.

Elle doit figurer sur le devant de l’emballage (boîte, sac, boîte de conserve) des aliments et boissons qui contiennent 15 % ou plus de la valeur quotidienne (VQ) de l’un de ces nutriments et qui sont fabriqués à partir du 1er janvier 2026. Vous pourriez donc encore trouver sur les tablettes des produits qui n’affichent pas la loupe, bien qu’ils dépassent la limite établie pour un ou plusieurs des trois nutriments.



L’objectif de Santé Canada est d’aider les consommateurs à repérer les produits les moins nutritifs et d’encourager l’adoption de saines habitudes alimentaires. L’organisme fédéral veut aussi inciter les fabricants à améliorer la valeur nutritive de leurs produits, ce qui serait bénéfique pour la santé de tous les Canadiens.

Quels produits devront afficher la loupe?

Les aliments préemballés, comme les charcuteries, les soupes ou les desserts glacés, devront afficher la nouvelle étiquette s’ils atteignent ou dépassent 15 % de la valeur quotidienne recommandée pour un ou plusieurs des trois nutriments. Le seuil est abaissé à 10 % pour les petites portions et les assaisonnements, et s’élève à 30 % pour les plats principaux préemballés, comme les lasagnes et pizzas surgelées.

Les fruits et légumes, les viandes et les poissons à ingrédient unique, les noix, les huiles végétales, les œufs et le lait sont exemptés, tout comme les fromages et les yogourts qui contiennent suffisamment de calcium. Santé Canada considère que ces aliments présentent «un avantage reconnu pour la protection de la santé», à condition qu’ils soient consommés avec modération.

Autre exception, les aliments où le symbole serait «redondant», comme le sucre, le sirop d’érable, le sel de table ou le beurre.

Selon une étude menée par des chercheuses de l’Université Laval et publiée dans la revue Public Health Nutrition, 60 % des aliments les plus vendus en épicerie devront afficher une loupe nutritionnelle.

Un outil de choix supplémentaire

Ce symbole d’avertissement s’ajoute au tableau de la valeur nutritive qui figure au dos de la plupart des aliments emballés et qui indique la quantité de nutriments par portion ainsi que les pourcentages de la valeur quotidienne correspondants. Ces informations demeurent utiles pour connaître précisément la valeur nutritive d’un aliment, que la loupe figure ou non sur l’emballage.



Cette mention pourrait également aider les consommateurs à comprendre que l’analyse nutritionnelle d’un aliment comporte plusieurs éléments. Par exemple, un produit affichant une allégation comme «source élevée de fibres» ou «riche en calcium» peut aussi être riche en sucres ou en sodium, ce qui peut augmenter le risque d’obésité, d’hypertension ou de maladies cardiaques.

Un premier pas

La loupe nutritionnelle a cependant ses limites, puisqu’elle ne concerne que trois nutriments. Elle ne présente donc pas un portrait juste de la valeur nutritive d’un aliment, d’après la nutritionniste Sonia Pomerleau, professionnelle de recherche à l’Observatoire de la qualité de l’offre alimentaire à l’Université Laval.

Ainsi, une barre tendre qui contient des sucres provenant des fruits (pâte de dattes, pommes déshydratées, etc.) pourrait être identifiée comme riche en sucres, bien que les fruits s’accompagnent de fibres, d’antioxydants et de vitamines.

Le chercheur Benoît Lamarche, directeur du Centre Nutrition, santé et société (NUTRISS) de l’Université Laval, émet, pour sa part, des doutes quant aux effets de l’étiquetage sur les modifications des habitudes alimentaires. «Les changements en alimentation se font sur des années et exigent souvent des politiques musclées, précise-t-il. Ce n’est pas le cas avec la loupe. C’est tout de même un pas dans la bonne direction.»



La nouvelle étiquette a toutefois l’avantage d’encourager les entreprises à rendre leurs produits plus sains pour échapper à la loupe. Reste à voir par quoi elles remplaceront le sel, les sucres et les gras. «Si elles utilisent des édulcorants comme l’aspartame ou le sucralose, elles n’améliorent pas la valeur nutritive de l’aliment», illustre Sonia Pomerleau.

Selon Benoît Lamarche, il faudra quelques années pour mesurer les effets des loupes nutritionnelles sur les habitudes des Québécois et sur la composition des produits alimentaires vendus au pays.

À lire aussi: Quelque 60 % des aliments transformés devront afficher qu’ils sont élevés en gras, en sodium ou en sucres

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Reportage de l’épicerie sur le sujet: Gros plan sur la nouvelle loupe nutritionnelle 14 | L'épicerie | ICI TOU.TV

La loupe peut mener à faire des mauvais choix. On met dans le même bain les sucres ajoutés et les sucres naturels, les gras ajoutés et les gras provenant de noix, etc

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