Compétitions sportives internationales

Tremblant prête pour la Coupe du monde après un mois d’enneigement à coups de canon

Les équipes sont au travail depuis plus d’un an afin de préparer la piste

Une skieuse casquée de dos passe à gauche d'une porte sur un parcours enneigé. On voit au loin en bas de la pente un village avec des toits multicolores.

La station Mont-Tremblant en mode Coupe du monde pour deux slaloms géants en décembre

Photo : Tremblant / Gary Yee

Publié à 5 h 00 HNE

La neige était abondante et le froid bien présent à Mont-Tremblant, lors de notre passage en début de semaine. La préparation de la piste Flying Mile allait bon train, en vue des deux slaloms géants féminins présentés ce week-end dans la station des Laurentides.

C’est un retour à Tremblant pour la Coupe du monde de ski alpin après un unique passage il y a 40 ans, en mars 1983.

Depuis, le décor a bien changé. La vue du départ, au sommet de la piste, est imprenable avec le village piétonnier au bas de la pente et le lac Tremblant (pas encore gelé) un peu plus loin.

Si la visibilité est bonne, les images seront saisissantes. Le comité organisateur s’est d’ailleurs assuré de mettre en valeur ce décor carte postale et la proximité du village.

Vue d'avion de l'arrivée d'une piste de ski qui se termine au pied d'une village enneigé

La piste Flying Mile est prête pour les épreuves de Coupe du monde de slalom géant.

Photo : Tremblant

C’est du rarement vu que les coureuses soient au départ et voient le fil d’arrivée au pied des pentes, avec la foule et le village. C’est exceptionnel, raconte Nicholas Cogger, directeur de l’événement. Être dans leur peau, de voir les spectateurs en bas et surtout d’entendre la foule crier en leur honneur, ça va être très, très spécial.

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Ce sera encore plus spécial pour la Franco-Ontarienne, Valérie Grenier, qui a appris à skier sur cette montagne. Elle sera chez elle. Et en plus, on y présente deux slaloms géants, sa spécialité.

Toute la foule va être contente de nous voir, les Canadiennes, il vont [nous encourager], se réjouit Valérie Grenier, rencontrée à l’entraînement à Saint-Sauveur, mardi. Juste de ressentir ce sentiment c’est quelque chose que je n’ai pas ressenti encore, j’ai vraiment hâte conclut-elle avec un énorme sourire.

La proximité du village facilite également la logistique des 300 athlètes, entraîneurs et autres membres d’équipes qui débarquent cette semaine à Tremblant.

L’hôtel des athlètes est à 30 secondes de la sortie du parcours, explique Nicholas Cogger. La FIS était contente de voir que tout se fait à pied, que ce soit aller au gym, au resto ou à la compétition, ça se fait en quelques minutes seulement.

Début décembre, un risque pour l’enneigement?

On pourrait croire que la tenue de la Coupe du monde au début du mois de décembre tôt dans la saison hivernale puisse poser problème pour l’enneigement de la piste.

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La course qui se tient début décembre n’est pas un enjeu pour nous, répond aussitôt M. Cogger.

La station Tremblant a effectué à l’automne 2022 des travaux d’aménagement, nécessaires à l’obtention de la Coupe du monde, afin de doubler sa capacité de production de neige artificielle sur la piste Flying Mile. Une deuxième canalisation a été installée et 79 nouveaux canons à neige permanents ont été répartis de chaque côté de la pente.

Ces 79 canons, appuyés par une vingtaine d’autres amovibles, sont en action depuis le 29 octobre, alors que le décor était encore automnal.

  • Des canons à neige en action.

  • L’enneigement de la piste Flying Mile, au Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee (garyphoto.ca)

  • Des canons à neige en action.

  • L’enneigement de la piste Flying Mile, à Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee (garyphoto.ca)

  • Les canons à neige en action.

  • L’enneigement de la piste Flying Mile, à Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee (garyphoto.ca)

  • Les canons à neige en action.

  • L’enneigement de la piste Flying Mile, à Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee

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L’enneigement de la piste Flying Mile, au Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee (garyphoto.ca)

L’enneigement de la piste Flying Mile, au Mont-Tremblant, s’est amorcé le 29 octobre dernier.

Photo : Facebook / Tremblant / Gary Yee (garyphoto.ca)

Les conditions n’ont pas été favorables dans les premières semaines. C’est vraiment dans les deux dernières semaines qu’on a eu les meilleures fenêtres d’enneigement. Les systèmes sont à point, on a donc été en mesure de produire, précise le directeur de l’événement.

Avant d’octroyer l’épreuve à Tremblant pour trois ans, la FIS a exigé des rapports météorologiques des dernières années.

Avec le système de base qui existait avant, sur les 10 dernières années, on aurait été en mesure de tenir la course huit fois. Maintenant, on peut produire le double de neige. Ce n’est pas une grande inquiétude, précise M. Cogger.

La Coupe du monde de ski alpin de Mont-Tremblant sera présentée à Radio-Canada samedi et dimanche dès 11 h (HNE) en webdiffusion, et de 15 h à 17 h (HNE) à ICI Télé, dans le cadre de deux émissions Sports week-end, animées par Martin Labrosse.

Cette production de neige permet également d’augmenter le niveau de difficulté de la section centrale de la piste.

La Flying Mile a ses pitchs [pentes abruptes, NDLR], mais au milieu, il y a un plateau qui est perçu comme étant moins challengeant, justifie M. Cogger. On a ajouté de la neige dans cette section pour créer des rouleaux, des amoncellements de neige créés artificiellement, pour mettre un peu de défi. Cette section est aussi hors axe, c’est-à-dire inclinée sur le côté. Ça ajoute un élément de complexité à une section qui autrement pourrait être considérée comme étant facile.

Dans un cas de virage hors axe, il n’y a pas juste le dénivelé vers le bas qui est exigeant, mais la piste elle-même est inclinée sur le côté, renchérit le directeur de l’événement.

Afin de conserver une qualité de surface sur le parcours, les équipes ont injecté la neige d’eau en début de semaine.

La majorité des skieurs ne comprennent pas que le ski de compétition se fait sur une surface complètement différente que le ski qu’on pratique toi et moi. On parle d’une surface injectée à l’eau qui devient, pas une surface glacée, mais certainement très rigide et aucune neige folle sur le dessus.

Partout dans le monde, pas juste ici à Tremblant, quand on prépare une piste de Coupe du monde, ça prend de l’enneigement artificiel pour arriver à ces conditions parfaites d’humidité et de solidité de la piste.

Une citation de Nicholas Cogger, directeur de la Coupe du monde de Mont-Tremblant

On arrose la piste.

On procède à l’injection de la piste Flying Mile, à Mont-Tremblant, afin de durcir la surface du parcours.

Photo : Radio-Canada

On arrose la piste pour la faire geler en profondeur. On élimine ainsi le risque lorsque les températures journalières sont au-dessus de zéro pour que l’on puisse garder une surface qui ne peut être endommagée. C’est pour éviter que la piste se détériore et ça garde une égalité de compétition pour toutes les coureuses.

Une nouvelle chute de neige n’est pas vraiment souhaitée par l’organisation.

Une chute de neige, à ce moment-ci, ce n’est pas l’idéal pour nous. On en voit qui tombe en ce moment, explique Nicholas Cogger, faisant référence aux flocons qui tombaient au moment de l’entrevue. Ça fait beau, c’est bon pour les photos, mais pour nous, ça ne nous aide pas.

Avant d’ajouter : Nos équipes de pisteurs seront là. S’il neige, ils vont devoir pelleter et déblayer le parcours pour le libérer complètement de la neige folle, question de retrouver une surface dure pour les courses.

Le vent, un risque

La piste Flying Mile répond aux normes de la FIS, mais la marge de manœuvre est inexistante pour les concepteurs du parcours. Pour répondre aux exigences de dénivelé, le parcours ne peut être raccourci. En cas de vents importants, le départ ne peut être déplacé plus bas, comme c’est souvent le cas ailleurs sur le circuit de la Coupe du monde.

Un mur de bois pour couper le vent.

Un mur temporaire pour casser le vent a été érigé au sommet de la piste Flying Mile, à Mont-Tremblant, en vue de la Coupe du monde de ski alpin.

Photo : Radio-Canada

Un mur de bois temporaire a donc été érigé au sommet de la piste, à l’arrière de l’aire de départ.

Au sommet de la Flying Mile, il y a souvent des vents prédominants qui proviennent du nord vers le sud. Le vent, étant donné qu’il varie en intensité, va affecter les coureuses différemment les unes des autres. L’objectif d’installer ce mur coupe vent, c’est de minimiser le vent afin que ce soit plus équitable pour toutes les coureuses.

Les habitués de la station auront également remarqué que, depuis octobre l’an dernier, la piste a été élargie, d’environ 20 mètres. Afin de respecter les normes de sécurité de la FIS (35 mètres entre les clôtures de sécurité), on a procédé à l’agrandissement de la piste.

Des améliorations qui ont toutes été testées (sauf le mur coupe vent érigé l’été dernier) lors d’une Coupe Nor-Am, le circuit nord-américain, l’hiver dernier; le test ultime pour Tremblant avant la confirmation des deux épreuves de Coupe du monde.

Tout ce qui pouvait nous arriver, est arrivé , a-t-on entendu sur la montagne, au sujet de la répétition qu’était la Coupe Nor-Am.

Le comité organisateur se dit donc prêt à accueillir le cirque blanc et on espère une météo clémente pour le week-end.

L’idéal pour nous c’est du gros soleil, - 3 degrés Celsius et pas de vent. On serait bien content , conclut Nicholas Cogger.

Coupes du monde de ski alpin présentées au Québec

  • Stoneham - 5 décembre 1993
  • Mont-Sainte-Anne - 2-3 décembre 1989
  • Bromont - 21-22 mars 1986
  • Mont-Sainte-Anne - 3-4 mars 1984
  • *Mont-Tremblant - 5-6 mars 1983
  • Mont-Sainte-Anne - 1-2 mars 1980
  • Mont-Sainte-Anne - 18-19 mars 1976
  • Mont-Sainte-Anne - 2 au 4 mars 1973
  • Mont-Sainte-Anne - 12 au 14 février 1971
  • Mont-Sainte-Anne - 14-16 mars 1969

*Initialement, cette Coupe du monde 1983 devait se dérouler au Mont Ste-Anne, mais le manque de neige dans la région de Québec a forcé la relocalisation de la compétition, à 17 jours d’avis.

Une skieuse

L’émission Sports week-end présentera la Coupe du monde de ski alpin samedi et dimanche de 15 h à 17 h (HNE).

Photo : Radio-Canada

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Montréal accueillera la Coupe Davis en 2024

Elle pose fièrement avec le trophée.
L’équipe canadienne de tennis masculin célèbre sa victoire à la Coupe Davis en 2022.
PHOTO : GETTY IMAGES / FRAN SANTIAGO

Radio-Canada
Publié à 11 h 55 HNE

Le Canada disputera son barrage de qualification de la Coupe Davis contre la Corée du Sud à Montréal. Les 2 et 3 février prochain, au Stade IGA, l’équipe amorcera son parcours dans le but de reconquérir le trophée remporté en 2022.

Ce sera la première fois en 5 ans qu’une rencontre de ce tournoi se tiendra en sol canadien, et depuis 12 ans dans la métropole québécoise.

Nous sommes heureux de revenir au Canada et d’avoir la chance de jouer devant nos partisans, a dit le capitaine de l’équipe, Frank Dancevic, par communiqué.

La ville de Montréal a prouvé à maintes reprises son amour pour le tennis et nous sommes impatients de ressentir cette passion et ce soutien lorsque nos joueurs vedettes fouleront le terrain du Stade IGA, a renchéri Valérie Tétreault, la directrice de l’Omnium Banque Nationale.

Le Canada, qui occupe le 2e rang du classement, partira comme favori. Kwon Soon-woo, 197e raquette mondiale, est le joueur le mieux classé du côté de la Corée du Sud, mais Dancevic refuse de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Nous savons que les Sud-Coréens seront des adversaires coriaces et nous aurons besoin des encouragements des amateurs canadiens pour nous permettre d’accéder au tournoi à la ronde, a-t-il insisté.

La composition de l’équipe sera annoncée au mois de janvier. Félix Auger-Aliassime, Gabriel Diallo, Alexis Galarneau, Vasek Pospisil, Milos Raonic, Denis Shapovalov et Kelsey Stevenson ont défendu les couleurs du Canada au cours de la dernière année.

Rappelons qu’en 2023, le parcours de l’équipe canadienne s’est arrêté en quarts de finale à la suite d’une défaite contre les Finlandais.

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Le 2 et 3 février au stade IGA?? Il va faire froid un peu pour jouer à l’exterieur non?

Il y a des terrains intérieurs

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