Chantiers de construction et travaux de voirie - Discussion générale

3 articles et 1 chronique de Maxime Bergeron sur les nids-de-poule dans la Presse

La chronique : python comme dans Python 5000, la colmateuse automatique

Nids-de-poule à Montréal | Pythons et nids d’autruche

C’est le genre de scène qu’on aperçoit une fois dans sa vie. Deux, avec un peu de chance.

Du genre : un chevreuil qui court en liberté au centre-ville de Montréal.

J’ai eu la chance, donc, d’assister à un spectacle rarissime. C’était il y a deux ans, dans Griffintown, à la tombée du jour. J’ai vu la bête se profiler au loin en déambulant vers un restaurant.

J’ai marché vers elle comme on approche d’une créature rare, de peur de l’effaroucher. Ses mouvements étaient précis. Parfaitement calibrés. Gracieux, presque.

Son efficacité était incontestable. Même son nom était exotique : Python 5000. Une machine à 600 000 $, qui fonctionne à merveille… lorsqu’elle n’est pas en panne.
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Les articles

Nids-de-poule à Montréal | Dix contrats de gré à gré accordés d’urgence

Voyant ses rues criblées d’un nombre record de nids-de-poule, Montréal appelle le privé à la rescousse pour les colmater. L’administration Martinez Ferrada va accorder d’urgence dix contrats de gré à gré pour le colmatage des trous dans la chaussée, a appris La Presse.

Selon des sources au sein de l’appareil municipal, c’est jeudi que seront annoncés les contrats, dont les montants ne sont pas encore arrêtés. La loi permet aux villes d’accorder des contrats de gré à gré en deçà de 25 000 $. Il s’agirait donc de contrats ponctuels, et non à long terme.

Un appel d’offres « sur invitations » auprès d’au moins deux fournisseurs peut toutefois aller jusqu’à 100 000 $, voire un peu plus.

Depuis le début de l’année, Montréal n’a plus de contrat avec le privé pour le colmatage des nids-de-poule, une première en plus d’une décennie. Le précédent contrat, d’une durée de trois ans, s’est terminé le 31 décembre, et la Ville n’a pas encore trouvé d’entreprise répondant à ses critères pour le colmatage automatisé.
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Nids-de-poule à Montréal | Comment faire une réclamation à la Ville après un bris ?

Votre véhicule a été endommagé en raison d’un nid-de-poule ? Il est possible d’obtenir une indemnisation de la Ville de Montréal, voire de votre assureur automobile, pour effectuer les réparations nécessaires, mais seulement sous certaines conditions.
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Nids-de-poule à Montréal | Les colmateuses automatisées en perte de vitesse

Elles étaient présentées il y a une décennie comme une solution presque magique aux nids-de-poule à Montréal. Malgré un réseau vieillissant, les colmateuses automatisées sont pourtant de moins en moins utilisées depuis 2018, selon les statistiques de la Ville. Le point sur ces véhicules et leur fonctionnement.

Entre 2018 et 2025, le nombre de nids-de-poule bouchés par les colmateuses automatisées de la Ville de Montréal a chuté de plus de 60 %. D’environ 200 000, on est passé à 74 159 l’an dernier, selon des statistiques disponibles sur le site de la Ville. La raison est simple : ces véhicules, dont le prix de base est d’environ 600 000 $ pour le populaire modèle Python 5000, semblent souvent au garage.
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Centre-ville de Montréal/ Bientôt une zone sans cônes orange

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Des cônes orange bordent le boulevard Saint-Laurent dans le Quartier chinois.

Montréal veut mettre à l’essai une zone sans cônes orange au centre-ville cet été. Un quadrilatère a été identifié et servira parallèlement de « zone d’innovation », la Ville voulant y tester des façons d’intégrer l’intelligence artificielle dans la gestion des chantiers.

« On a demandé à Québec de nous permettre que dans cette section-là, il n’y ait plus de cônes orange. Ça va devenir pour nous un laboratoire vivant, en temps réel, pour mieux coordonner et planifier les chantiers », a fait valoir la mairesse Soraya Martinez Ferrada, en conférence de presse jeudi.

Le quadrilatère est délimité par les axes Saint-Laurent, Guy, Sherbrooke et de la Commune, en plein cœur de l’arrondissement de Ville-Marie et du centre-ville de la métropole. Sa superficie totale est d’environ 3,7 km2.

Des discussions doivent encore avoir lieu avec le gouvernement, mais la mairesse soutient que « d’arriver avec un secteur très limité va faciliter une autorisation ». « L’idée, ça serait de commencer dès cet été pour démontrer que c’est très faisable avec des rues ciblées. Il y a tellement d’autres villes qui le font, et je pense que le ministère des Transports est très ouvert à l’idée », a-t-elle noté.

Résumé

La mairesse a rappelé qu’en Ontario, des villes comme Ottawa – son ancien lieu de résidence – mettent déjà en place une signalisation plus propre près de la colline parlementaire. « Paris et Londres le font aussi. Ça augmente la sécurité des travailleurs et surtout, visuellement, c’est beaucoup plus beau », a-t-elle fait valoir.

Des entreprises sollicitées

À plus long terme, Mme Martinez Ferrada veut tester l’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion des chantiers de ce secteur. C’était l’une de ses promesses phares de la dernière campagne électorale.

Un appel à solutions sera bientôt lancé auprès de jeunes entreprises et de PME montréalaises, afin de recueillir des idées de solutions applicables. Celles-ci pourraient ensuite être étendues à d’autres secteurs, dont le Vieux-Port, où les nombreux chantiers ont compliqué les habitudes des résidents dans la dernière année.

Dans la foulée, la Ville mettra sur pied un « comité aviseur en intelligence artificielle », composé de chercheurs et de dirigeants d’entreprises. « Le chaos qu’on vit tous depuis des années à Montréal, ça suffit. Il faut le régler », a souligné le responsable de l’innovation au comité exécutif, Alexandre Teodoresco.

Il soutient que l’administration travaille déjà à l’élaboration d’une « feuille de route » pour la création de jumeaux numériques, qui permettraient de simuler l’impact des chantiers sur une rue avant leur lancement.

« Ça va être une reproduction en trois dimensions du cadre bâti pour faire plusieurs scénarios […] comme des fermetures de rue, un évènement majeur ou une situation d’urgence dans le métro par exemple. Ça va nous aider à faire les bons choix », a dit M. Teodoresco.

L’intelligence artificielle « n’est pas une baguette magique », a-t-il toutefois prévenu. « Il faudra forcément tester certaines choses, puis en éliminer certaines qui ne fonctionnent pas, au fur et à mesure. »

En campagne électorale cet automne, le parti de la mairesse a aussi promis que la plateforme numérique Info-Travaux serait bonifiée, en indiquant tous les chantiers à venir, plutôt que de se limiter à ceux en cours. Sur les chantiers, une date de début et de fin précise serait indiquée, de même que les informations pour contacter l’entreprise responsable des travaux. La mairesse entend également réaliser un inventaire de tous les chantiers non terminés, et rendre le tout public.

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Si on garde des entraves, mais qu’elles sont délimitées par autre chose que des cônes, c’est d’un ridicule.

Les gens ne sont pas contre les cônes, ils sont contre les entraves…

J’ai beaucoup de mal à voir comment l’IA va permettre de faire des travaux, sans fermer la rue…

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C’est très bien comme approche pour innover, mais je reste dubitatif quand à l’effet et la démonstration de l’utilité de l’IA dans un si petit secteur.

Peut-on maintenant créer une “zone d’innovation” pour les piétons? :wink:

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Moi aussi je trouve ça ridicule, que ça soit des cônes ou des clôtures, c’est du pareil au même

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Une excellente nouvelle. On sent une volonté de sortir des sentiers battus, de laisser de côté le statu quo. Tout ce qui permettra éventuellement d’en finir avec “les cônes oranges” est le bienvenu, dans mon livre. Ces nuisances visuelles exacerbent l’apparence des chantiers pour les citoyens. Ayez le même nombre de chantiers, mais sans cône orange, et je suis persuadé que le citoyen croira qu’il y en a moins. La gestion de “l’apparence” est primordiale. Les chantiers, eux, on ne pourra pas les éliminer.

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Ok, on a clairement pas les mêmes priorités quand vient le temps de se déplacer. Esthétisme > sécurité.

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Tant qu’à rester dans le cosmétique, les bris d’aqueduc deviendront des fontaines éphémères, les poubelles pleines des œuvres contemporaines et les trottoirs glissants des zones de patin libre :slight_smile:

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Montreal’s mayor wants orange cones out of downtown — and roadwork handled better

Soraya Martinez Ferrada says she wants better co-ordination and the use of artificial intelligence tools to help reduce the impact of roadwork on Montrealers, but some are skeptical any significant change can be accomplished.

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tellement!!!

Pourquoi on ne peut tout simplement commencer par regarder la façon que sont gérés les chantiers dans les villes qui font mieux ? On doit créer un laboratoire, demander à ChatGPT, et mettre le simple cône sur le banc des accusés alors qu’on a bien d’autres enjeux pas si mystérieux.

Ce n’est pas si magique : dans ces villes, on n’y accepte pas l’entrave du domaine public si ce n’est pas nécessaire, et on demande une propreté exemplaire.

C’est pas mal ça. Les cônes, c’est une chose, y’en a juste beaucoup. Ce qui rend les chantiers pires, c’est qu’ils sont malpropres, qu’ils accumulent la saleté tout autour, le mobilier et l’équipement sont placés tout croche, et les entraves sont importantes, dérangeantes, empêchent de profiter de la ville. Il n’y a pas un entretien régulier sur l’apparence du chantier.

On ne va pas améliorer la chose juste avec les cônes, c’est un changement de culture, une fierté à maintenir un environnement propre.

Ce n’est pas impossible. J’ai vu quelques chantiers immobiliers où on allait un peu plus loin dans ce souci. Il y a 2-3 chantiers sur rue de la ville où on sent la volonté d’aller dans ce sens. Il faut juste être sévère avec les entrepreneurs à mieux gérer le chantier.

À mon passage à Tokyo cet automne, ils ne sont pas immunisés à la surenchère de signalisation (et juste en général, d’ailleurs), mais c’est prooooopre, et on s’assure que l’espace public est dégagé. Ça fait toute la différence.

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Ce qui est bizarre est qu’on impose l’IA alors que les solutions doivent être agnostiques de la techno. Ceci dit, ça nous nous arrange à SafeMobility, mais pour les autres c’est dommage, ça les élimine de facto.

Rappel : innovation et techno sont deux choses très différentes. Souvent les gens font l’amalgame entre les 2!

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La seule manière que je pense que la IA va être utilisée c’est sois pour assurer que toutes les échéanciers de chaque partenaires s’alignent ou bien l’IA va déterminer des détours basés sur la circulation en temps réel (chose difficilement applicable sur le terrain)

Sinon est-ce que la IA pourrait automatique envoyer des alertes aux entreprises lorsqu’elles dépassent leur temps autorisé d’occupation de l’espace public et l’IA pourrait aussi calculer des temps plus long à certains lumières lorsqu’il y a des bouchons dus à des travaux

Sinon pour les cônes, ya pas grand chose à faire là, sinon je changer les normes qui encadrent les zones de travaux car le nombres et l’espacement de chaque cônes et panneau est régulé

L’IA est devenu le terme magique pour prétendre qu’on a une solution à un problème quand on en a en réalité pas.

Laissons de côté l’IA et allons étudier les meilleures pratiques, investissons dans nos cols bleus qui sont les plus à même de faire le travail de façon efficace et réduisons la sous traitance. À mon avis, on a un gros problème de sous traitance qui cause un manque de coordination et de suivi dans les travaux. Je ne serais pas étonné que notre recours à la sous traitance soit beaucoup plus élevé qu’en Europe ou au Japon pour reprendre l’exemple précédent.

Le progrès, c’est quand c’est mieux, pas quand c’est plus nouveau.

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J’ai hâte de voir ce qui va arriver avec les cônes du MTMD à l’entrée du tunnel :sweat_smile:

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Bien hâte de voir ce qui se cache derrière cette annonce et comment ce sera mis en oeuvre. Je ne pense pas que l’outil qui soit développé soit vraiment une intelligence artificielle, mais c’est un autre débat, donc je vais utiliser le terme IA pour ce commentaire.

Premièrement, le MTMD doit permettre la modification de ses normes pour ce secteur. Juste ça n’est pas gagné d’avance.

Par la suite, pour les travaux, les plans de détours sont signés par des ingénieurs et remis à la ville pour approbation. À moins que la Ville se mette à produire les plans de détours, ce qui nécessiterais de comprendre tous les besoins de tous les chantiers, et d’engager bien des cols blancs, le va et viens entre la ville et les responsables des travaux va continuer.

Si l’IA aide les fonctionnaires en « préapprouvant » les plans de détour, alors il pourrait y avoir plus de chantiers, pas moins. Je ne crois toutefois pas que l’étape d’approbation humaine soit complètement retirée.

Reste donc l’esthétisme des chantiers. Ce qui est plaisant avec les cônes oranges, c’est que c’est facile à déployer et à déplacer au besoin. Ce ne sont pas tous les chantiers qui sont là pendant des semaines. Plusieurs chantiers durent une journée ou deux, donc il faudra trouver une nouvelle manière légère d’encadrer ces chantiers qui ne soit pas des cônes oranges. On peut penser à Hydro-Québec, qui souvent ne fait même pas approuver ses plans de détours par la ville, ils s’installent et font leurs travaux, tant pis pour les autres.

C’est également une quetsion de coûts, c’est beaucoup moins dispendieux de déployer des cônes que de créer une identité visuelle pour un chantier.

L’objectif est louable, mais je doute qu’outre l’esthétisme, il y ait de réels gains. C’est peut-être ça l’objectif, que ce soit plus esthétique, mais alors il faut mettre de côté le discours sur la fluidité. Pour augmenter la fluidité, il faut soit mettre de l’avant le transport en commun et actif, ce qui n’est pas fait à date par cette nouvelle administration, ou refuser certains chantiers, ce qui augmenterait le déficit d’entretien des infrastructures, déficit qui est la raison pour laquelle il y a autant de chantiers en ce moment et autant de chantiers urgents. On de rappelle que malgré tous les travaux, le déficit d’entretien risque d’augmenter puisqu’on a coupé dans les investissements dans nos infrastructures routières*.

J’espère avoir tort, je suis très ouvert à ce qu’on me prouve le contraire, mais encore une fois, on semble être devant un discours politique plutôt que de réelles mesures concrètes.

*https://www.journaldemontreal.com/2026/01/13/plus-on-attend-plus-ca-coute-cher-et-plus-les-routes-se-deteriorent--la-ville-prevoit-investir-moins-dans-lentretien-des-rues

Edit: typo

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Je suis bien curieux. Peut être un outil LLM qui analyse les besoins des différents chantiers et les séquence de manière à limiter les entraves?

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