Je suis désolé @Stu, mais c’est un peu mal avisé de dire ça, alors qu’on vient de sortir d’une administration qui a historiquement tenté de redresser la barre avec le bordel des autres administrations, pour être ensuite remplacé par une administration qui coupe dans le maintient d’actif dans son premier budget, alors que tu les as défendu corps et âme depuis des mois…
Le désinvestissement massif précède Valérie Plante, il a quand même raison, mais oui, quand PM était au pouvoir, ils ont essayé de rattraper le déficit d’entretien plus que d’autres partis. Dans le documentaire, les ingénieurs de la ville disent aussi qu’il est simplement impossible de refaire toutes les rues parce qu’il ne serait plus possible de circuler en ville du tout.
Il y a trop de rues à refaire justement, c’est physiquement impossible à moins de changer la manière dont on gère la circulation. Aussi, personne ne veux doubler son montant de taxe foncière pour ne plus être capable de sortir de chez eux. C’est presqu’un problème de mathématicien et de statistiques.
Est-ce que l’état des routes est meilleur aujourd’hui qu’en 2017? On critique, avec raison, certains choix quant à l’entretien des routes pour le budget 2026, mais PM a eu plusieurs années pour tenter d’améliorer la situation et les résultats ne sont clairement pas au RDV. Je pense qu’il vaut mieux juger les résultats et non les intentions. Voici les montants planifiés à l’époque de PM où on voit, là aussi, que le budget n’était pas suffisant:
Soulignons aussi la période pandémique où la circulation n’était que des fractions de ce qu’elle aurait dû être pendant quelques années. Je pense qu’on peut être sceptiques sur les raisons pour lesquelles il n’y a pas eu de “blitz” plus efficaces. Ultimement, je pense que l’incompétence n’a pas de couleur politique en ce qui touche l’état de nos routes.
Certains choix m’apparaissent aussi douteux quant à l’entretien et l’anticipation des besoins. Pensons au REV aux alentours du square victoria notamment où il y a eu des investissements pour sécuriser des pistes cyclables et où on n’a même pas pris la peine que de remettre à niveau les passages piétons qui sont franchement dangereux pour quiconque est à mobilité réduite. On va sûrement y apporter des correctifs dans les prochains mois, mais je pense qu’on aurait pu combiner les 2 chantiers en 1 seul.
Attention de ne pas tout mélanger. Rapelles-toi que l’industrie de la construction a arrêté en 2020 au complet et qu’il y avait une pénurie de travailleurs. Je ne connais pas de ville où un tel blitz des travaux est arrivé, peut-être que tu en as une en tête.
Est-ce que la gestion des équipes aurait été plus efficace ? Probablement, mais il a été question de ce problème durant les élections, et justement, c’est très difficile de faire quoi de ce soit parce que la caisse est vide et pas mal tous les travaux sont faits en urgence , avec les moyens du bord; il n’y a pas de marge de manœuvre. Il n’y aura probablement jamais assez de budget pour tout réparer, à moins qu’on change les modes de financement (ce qui poussera probablement le politicien qui est obligé de le faire à réduire le nombre de rues actives à réparer).
C’est un autre débat complètement.
Les chantiers ont été à l’arrêt total seulement jusqu’en mai 2020:
Mon point est surtout que malgré l’utilisation réduite de nos routes, l’état de celles-ci n’est pas allé vers la hausse. Pourtant, on aurait pu s’attendre au contraire.
Pour la comparaison avec d’autres villes, je ne peux honnêtement pas te dire, mais là non plus n’est pas mon point. Nous sommes la 2e plus grande ville au Canada, pays du G7 et nos routes ressemblent à ça. Quand on voit l’état de nos infrastructure, c’est assez difficile à croire que nous sommes dans un pays “riche”. Je n’ose même pas imaginer l’état des structures invisibles si on laisse nos routes et trottoirs dans cet état.
Je pense qu’il vaut mieux juger les résultats et non les intentions.
C’est malheureusement un peu une réflexion d’électeur enfant-roi.
C’est tout à fait possible, que peu importe le parti au pouvoir ou son volontarisme dans un dossier, il soit impossible d’atteindre un résultat qui soit jugé satisfaisant. Le déficit d’entretien de nos infrastructures municipales est à mon avis simplement insurmontable. Il faudrait augmenter les taxes d’un ordre de grandeur politiquement inimaginable, générer des entraves sans précédents et je ne suis même pas sur que l’industrie de la construction soit dimensionnée pour s’attaquer à cet enjeu tout en continuer d’avoir des capacités pour nos autres priorités de sociétés (construire des logements, rénover écoles et hôpitaux, développer les réseaux de transport collectif, augmenter les capacités de production électrique).
Pas pour mettre mon ‘tinfoil hat’, mais on oublie de mentionner la corruption dans tout ce débat. C’est quand même connu que le système du plus bas soumissionaire encourage des entreprises à utiliser des techniques/matériaux cheaps. Et c’est à l’échelle du Québec - on voit la différence quand on traverse la frontière vers l’Ontario!
On peut l’appeler comme on veut. À mon humble avis, c’est d’arriver à un rapport qualité/prix qui fait sens. Quand on voit toutes les excellentes suggestions des personnes sur ce forum, on peut se demander pourquoi elles ne viennent pas de l’intérieur même de la ville. C’est là où je suis cynique.
Dans ce cas, on fait quoi? On déménage? On arrête de payer taxes annuelles et de bienvenue comme elles ne servent pas? Pourquoi d’autres villes hivernales y arrivent?
On sait que davantage de densité est positif pour les finances de la Ville. Peut-on favoriser les quartiers denses afin de “subventionner” les bons choix?
C’est un bon point, mais les surveillants de chantier ne devraient-ils pas capter les défaillances en qualité?
Le colmatage des nids-de-poule ne fait pas partie des services essentiels, sauf pour des cas de force majeure
Dans la Presse
Grève des cols bleus mercredi | Le colmatage des nids-de-poule paralysé à Montréal
En pleine éclosion de nids-de-poule, leur colmatage risque fort d’être au point mort mercredi à Montréal. En raison de la grève des cols bleus, trois employés de la Ville y seront affectés, mais sur appel et en cas de force majeure seulement.
En vue de ce débrayage, la Ville s’est entendue avec le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301) sur les services essentiels à maintenir pendant cette période de 24 h.
Le communiqué émis par la Ville vendredi précisait notamment que ses cols bleus effectueraient entre autres des tournées préventives des arénas municipaux, le nettoyage des places publiques « afin d’assurer une cohabitation sécuritaire » et les opérations liées au réseau d’aqueduc.
Concernant le colmatage des nids-de-poule, qui pullulent sur les routes de la Ville présentement, on précise que les cols bleus assureront la « réparation de la chaussée (trous et affaissements majeurs) ».
Or, les détails de l’entente obtenue auprès du Tribunal administratif du travail, qui lui a donné son sceau d’approbation, précisent que ce service sera rendu par le biais d’une équipe « minimale » disponible sur appel seulement.
[…]
il va jamais te repondre..
Un message a été fusionné à un sujet existant : Entretien, propreté et déneigement à Montréal
Montreal mayor promises to fix city’s notorious potholes quickly after her own car takes a hit
Soraya Martinez Ferrada says the city is looking to award a contract for mechanized patching of potholes after two calls for tenders proved unsuccessful earlier in the winter.
Il ne faut pas oublier qu’ils ont aussi fait ceci. 100 millions coupé d’un coup pour les rues locales. Et vu l’état piteux des petites rues de mon quartier dont la mienne, c’est logique. Donc aujourd’hui qu’on dise qu’ils ont tout fait pour rattraper le déficit d’entretien me surprend.
Dans ce deuxième article, la vérificatrice générale parlait déjà des machines en panne dont parle EM aujourd’hui ainsi que de budgets non utilisés.
Il faut reconnaitre que PM a fait beaucoup de choses pour Montréal. Je pense que la qualité des rues n’était pas leur priorité et c’est correct. Mais on a pas oublié.
Sinon sur une note plus positive on a un exemple de quelque chose qui semble fonctionner mais le principe du plus bas soumissionnaire nous prive de son utilisation à grande échelle. Il y a une vidéo pour ceux que ça intéresse.
Dans la Presse
Circulation | Pourquoi y a-t-il tant de nids-de-poule à Montréal (et pas ailleurs) ?
Pendant que les automobilistes montréalais doivent slalomer pour éviter un nombre record de nids-de-poule, les chaussées se portent mieux dans d’autres villes québécoises. Pourquoi les rues de la métropole sont-elles en si piètre état ? Voici cinq raisons… et une mauvaise nouvelle.
- Une pente à remonter : Premier constat : les routes manquent particulièrement d’entretien à Montréal, où la circulation est plus dense qu’ailleurs. […]
- Le facteur météo : La météo variable influence beaucoup l’état des rues […]
- Trop d’opérations de déneigement ? : Selon l’opposition à l’hôtel de ville, il y a eu trop d’opérations de chargement de la neige, et le passage des véhicules lourds a contribué à abîmer la chaussée […]
- Pas de contrat au privé : Depuis un mois, Montréal est sans contrat avec des entrepreneurs privés pour le colmatage des nids-de-poule dans les rues. […]
- D’autres villes aussi touchées : Laval a reçu en janvier 183 requêtes pour des nids-de-poule. C’est beaucoup plus qu’en janvier 2025 (51) et en janvier 2024 (96). […]
La mauvaise nouvelle :
- Les cols bleus en grève : Rien pour aider : les cols bleus sont en grève ce mercredi, une première en plus de 15 ans. […]
Nids-de-poule: deux crevaisons pour la mairesse Martinez Ferrada
Les nids-de-poule donnent des maux de tête à bien des automobilistes, y compris à la mairesse de Montréal. Soraya Martinez Ferrada a subi deux crevaisons hier soir alors qu’elle circulait sur la rue Notre-Dame.
Et la situation pourrait se compliquer. Les opérations de colmatage seront suspendues demain en raison d’une grève de 24 heures déclenchée par les cols bleus.
Le reportage d’Aimée Lemieux.
Pourquoi y a-t-il tant de nids-de-poule à Montréal (et pas ailleurs) ?

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Les automobilistes montréalais doivent slalomer pour éviter un nombre record de nids-de-poule cet hiver.
Pendant que les automobilistes montréalais doivent slalomer pour éviter un nombre record de nids-de-poule, les chaussées se portent mieux dans d’autres villes québécoises. Pourquoi les rues de la métropole sont-elles en si piètre état ? Voici cinq raisons… et une mauvaise nouvelle.
**Une pente à remonter**
Premier constat : les routes manquent particulièrement d’entretien à Montréal, où la circulation est plus dense qu’ailleurs. « On a beaucoup de retard à rattraper. La majorité de nos membres nous disent qu’il faudrait même réfléchir à un moratoire sur le développement de nouvelles routes pour prioriser l’entretien, parce qu’on n’a pas les moyens de faire les deux », résume le porte-parole de CAA-Québec, Simon Bourassa. Alan Carter, codirecteur du Laboratoire sur les chaussées et matériaux bitumineux à l’École de technologie supérieure, seconde. « On attend trop pour réagir en ce moment. Si un mur fend dans une maison, c’est souvent un problème de fondations. Sur les routes, on sait que les fondations sont brisées, mais on refait la peinture en espérant que personne ne s’en aperçoive », illustre-t-il.
Le facteur météo
La météo variable influence beaucoup l’état des rues, affirme Jean-Pierre Blanchet, professeur au département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’Université du Québec à Montréal. « C’est surtout l’amplitude des températures qui joue. En janvier à Montréal, on a eu des redoux, et juste après des périodes très froides. Tout ça avec de la pluie, de la fonte de neige et de l’eau qui s’infiltre dans la chaussée en faisant craquer les matériaux. La réalité, c’est que cette amplitude entre le froid et le chaud, elle augmente partout dans le monde et elle va continuer dans les prochaines années », soutient-il.
Trop d’opérations de déneigement ?
Selon l’opposition à l’hôtel de ville, il y a eu trop d’opérations de chargement de la neige, et le passage des véhicules lourds a contribué à abîmer la chaussée. Il y a eu cinq chargements depuis le début de l’hiver, alors que la moyenne des dernières années est de 4,3 pour une saison complète. La Ville explique que les bordées sont plus sporadiques cette année. Mais c’est surtout la troisième opération, au début de janvier, qui suscite des critiques, puisqu’elle a été lancée en plein redoux alors qu’une bonne quantité de neige allait fondre de toute façon. Soraya Martinez Ferrada met en cause le manque d’équipements : 25 % du parc de la Ville serait inutilisable, incluant des souffleuses et des véhicules d’entretien de la chaussée.
Pas de contrat au privé
Depuis un mois, Montréal est sans contrat avec des entrepreneurs privés pour le colmatage des nids-de-poule dans les rues. Comme l’a révélé Le Journal de Montréal, la Ville a confirmé qu’un contrat de 11 millions sur trois ans, accordé par l’administration précédente à Environnement NRJ Inc., est terminé depuis le 31 décembre. Les opérations de colmatage sont donc ralenties.
D’autres villes aussi touchées
Laval a reçu en janvier 183 requêtes pour des nids-de-poule. C’est beaucoup plus qu’en janvier 2025 (51) et en janvier 2024 (96). Mais le portrait est encore pire à Montréal : il y a eu 3824 signalements le mois dernier, soit cinq fois plus qu’à la même période en 2025, un sommet en 10 ans. Ailleurs, Trois-Rivières a recensé deux fois plus de signalements en janvier. Longueuil comptabilise quant à lui le nombre de nids-de-poule colmatés : ses cols bleus en ont réparé 3078 en janvier 2026, contre 481 l’année précédente et 750 en janvier 2024. La Ville explique avoir plus de temps pour faire du colmatage cette année en parallèle du déneigement.
Les cols bleus en grève
Rien pour aider : les cols bleus sont en grève ce mercredi, une première en plus de 15 ans. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), auquel est affilié le syndicat des cols bleus, précise pour sa part qu’il n’y aura pas d’opération usuelle de colmatage des nids-de-poule mercredi à Montréal. Les cols bleus désignés seront plutôt appelés à intervenir si les autorités municipales jugent qu’un trou en particulier met en danger la sécurité des citoyens, indique-t-on. Trois employés de Montréal seront affectés à cette tâche, mais sur appel et en cas de force majeure seulement.
Avec Vincent Larin, La Presse
En savoir plus
- 80 millions
L’administration Martinez Ferrada est critiquée pour avoir réduit les investissements pour les travaux routiers : les programmes de réfection sont passés de plus de 100 millions de dollars à moins de 80 millions. Idem pour le remplacement des véhicules d’entretien, où les budgets ont fondu de 45 à 18 millions.
Source Ville de Montréal
La Ville prévoit resurfacer la rue Notre-Dame Est, entre la rue Joffre et l’avenue Georges-V, dans un secteur résidentiel où un important flot de camionnage importune au quotidien les citoyens.
Le conseiller de Ville pour Tétraultville, Julien Hénault-Ratelle, en a récemment fait l’annonce sur les réseaux sociaux, confirmant que « les travaux qui ont eu lieu entre [les rues] Saint-Donat et Joffre en septembre » seraient poursuivis et qu’ils seraient étendus « entre [les avenues] Bilaudeau et Georges-V ».
La deuxième phase mentionnée sera réalisée au courant de l’été, indique l’élu en entrevue. Dans un courriel envoyé par le cabinet de l’équipe d’Ensemble Montréal à Mercier—Hochelaga-Maisonneuve (MHM), on confirme que l’appel d’offres public sera fait par la ville-centre, mais qu’il n’est pas encore lancé. « L’objectif de nos services est d’octroyer le contrat lors de la séance du conseil municipal du mois de mars », nous explique-t-on dans le courriel.
Une modernisation de Notre-Dame attendue depuis des décennies
Cela fait très longtemps que les instances publiques cherchent à créer une autoroute urbaine partant du centre-ville vers l’est de Montréal dans le corridor de la rue Notre-Dame Est, mais cette modernisation demeure toujours dans les cartons.
En 1972, des travaux de démolition avaient été entrepris dans Hochelaga-Maisonneuve le long de cette voie en prévision d’un chantier qui ne s’est jamais concrétisé. On retrouve aujourd’hui sur ce site un terre-plein. Malgré cela, entre les années 1970 et 2000, le flot de circulation est passé de 30 000 véhicules par heure à 90 000 véhicules par heure sur Notre-Dame Est, dans Hochelaga-Maisonneuve et le Centre-Sud, selon un rapport de 2005 du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques.
En 2002, la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec souhaitaient relancer le projet de modernisation de la rue Notre-Dame Est, en y incluant des voies réservées aux transports en commun et une descente de la voie sous le niveau du sol afin d’aménager des parcs au-dessus de celle-ci. Encore une fois, ce projet est mort au feuilleton.
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Cela fait très longtemps que les instances publiques cherchent à créer une autoroute urbaine partant du centre-ville vers l’est de Montréal dans le corridor de la rue Notre-Dame Est, mais cette modernisation demeure toujours dans les cartons.
Je trouve ça drôle la manière dont ils parlent de la fameuse autoroute Est/Ouest. Elle est abandonnée et ré-abandonnée parce que personne n’en veut et elle est logistiquement assez inefficace. C’est une vision assez passéiste de penser que de mettre une autoroute là va conduire un redéveloppement de l’Est. Legault avait aussi essayé de la faire sortir de son cercueil, mais ça n’a pas marché. On dirait que cette autoroute est devenue l’attrape-nigaud par excellence.
La dernière section de l’autoroute est-ouest en tranchée a été complétée au milieu des années 80 jusqu’à la hauteur de la rue Papineau/site Molson par le gouvernement péquiste de René Lévesque. Le gouvernement libéral de Robert Bourassa nouvellement élu en décembre 1985 a mis un frein à la poursuite du projet, qui n’a jamais repris depuis. Ça fait donc 40 ans que le projet est '“bloqué”.
Au lieu de remplir les nids de poules, je propose qu’on mette tout le niveau de la rue au niveau des nids. ![]()

