Chantiers de construction et travaux de voirie - Discussion générale

Je suis passé sur Notre-Dame, qui est réouverte, et il y a une énorme quantité de déchets qui se sont fait prendre dans la grille du tunnel de la Molson.

Aussi, il y avait des ouvrier à la prison du Pied-au-courant qui sortaient l’eau des sous-sols avec de grosses pompes. Le musée avait au moins 5pi d’eau.

Les aqueducs ne sont pas financés par les impôts foncier des villes donc de leur juridiction?

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Les investissements du Service de l’eau de la Ville de Montréal

C’est nettement pas assez pour rattraper les 40-50 années de manque d’entretien


Source : x.com

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La conduite qui a cédé datait de 1984 selon La Presse. À peine 40 ans.

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Pas pire cratère mettons

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à la radio, on mentionne que ce serait p-ê en raison de la corrosion sur les armatures de la conduite; corrosion causée par le sel de déglaçage. Un conduite vieille de 40 ans sur Pie IX avait brisé pour cette raison

C’était le même problème avec la conduite sur Saint-Antoine qu’il a fallu réparer d’urgence en 2019-2020

Problèmes récurrents avec ce type de conduites

Il faut savoir que ce n’est pas la première fois que la Ville est aux prises avec des problèmes de détérioration accélérée de ce type de tuyaux en béton précontraint, connus sous l’appellation C-301.

Selon Sylvain Ouellet, la conduite principale, qui remonte à la construction de l’autoroute Ville-Marie, n’est pas si vieille et devait durer encore longtemps.

C’est un peu notre pont Champlain à nous. Ce type de conduites en béton précontraint a très mal vieilli au niveau du sel qui a peut-être migré à partir de l’autoroute Ville-Marie, on ne sait pas. […] Ce type de conduits ne dure pas du tout l’espérance de vie qu’ils devaient avoir.

D’après le document que nous avons obtenu, les conduites de type C-301 étaient impliquées dans plusieurs ruptures importantes de conduites ces dernières années à Montréal, dont celle du boulevard Pie-IX en 2002, de la rue Saint-Jacques en 2009 ou encore sur le boulevard Décarie en 2012.

État de la situation actuelle sur le site de Radio-Canada

Bilan provisoire de la Ville de Montréal à 16 h

  • 50 résidences et 20 commerces inondés
  • 3 personnes ne pourront pas retourner chez elles ce soir; les services de la Croix-Rouge leur ont été offerts.
  • La rue Notre-Dame a été rouverte à la circulation
  • Le boulevard René-Lévesque reste fermé.
  • Le périmètre de sécurité est toujours installé entre la rue Sainte-Catherine et l’Avenue De Lorimier.
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Même Bloomberg/CityLab parle du bris d’aqueduc!

https://www.bloomberg.com/news/articles/2024-08-16/part-of-downtown-montreal-is-flooded-after-water-pipe-breaks

Ajout : album photos de Radio-Canada

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Comment en sommes-nous arrivé là? Quelle époque, quand même

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Espérons que cette fois-ci ce sera pour de bon!

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À Radio-Canada

Entrevue avec la mairesse :

La directrice du Service de l’eau confirme que c’est une conduite C-301

J’ai entendu dans un autre reportage que la VIlle installe maintenant des conduits couverts d’une couche d’epoxy qui les protège de la corrosion

3 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Réseau cyclable montréalais - Discussion générale

Noovo a fait son bulletin de nouvelles dehors avec les moyens du bord puisque l’édifice de Bell était inaccessible

On apprend que ca prendrait 1.3 milliard $ par année pour les 10 prochaines années pour mettre à niveau tous les conduits.

La maison de Paige Saunders (je pense bien que c’est lui) a été inondée

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Je crois que c’est bien lui. Via Mastodon.

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Rupture après rupture, le réseau d’aqueduc montréalais a révélé toute sa fragilité au cours des dernières semaines.

Résumé

Été noir pour le réseau d’aqueduc

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Des morceaux d’asphalte ont été propulsés dans les airs par le geyser qui a jailli vendredi matin à Montréal.


Maxime Bergeron
Maxime Bergeron La Presse

Rupture après rupture, le réseau d’aqueduc montréalais a révélé toute sa fragilité au cours des dernières semaines.

Publié à 1h05 Mis à jour à 5h00

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Des catastrophes humaines ont été évitées de justesse, mais les dommages matériels, eux, se calculent déjà en millions.

Une giclée d’exemples :

Le 12 juillet, une grosse conduite d’eau a éclaté à côté du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Interventions chirurgicales annulées, ambulances détournées : le branle-bas de combat a été immense.

Le 24 juillet, une rupture de conduite d’eau a causé une infiltration dans la ligne orange du métro. Le service a été interrompu pendant près de deux heures en pleine heure de pointe.

Trois jours plus tard, une rupture de canalisation, dans le quartier Rosemont, a inondé les trois étages souterrains du fameux garage à 600 millions de la Société de transport de Montréal (STM). L’ampleur des dégâts est considérable.

Et puis, vendredi : l’apothéose. Un geyser d’une hauteur de 20 mètres a jailli pendant des heures à l’ombre du pont Jacques-Cartier, après l’éclatement d’une conduite majeure installée en 1985.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Rupture d’une conduite d’eau majeure, coin René-Lévesque et De Lorimier, entraînant une inondation majeure dans le secteur

Les incidents s’accumulent, et dans le cas le plus récent, les ravages sont énormes.

Je me suis rendu sur place vendredi midi, quelques heures après le début de la fuite. Le geyser s’était apaisé, et j’ai pu m’approcher suffisamment pour constater la puissance de ce qui s’est produit ici.

L’eau a fusé tellement fort que la chaussée, la sous-chaussée et des morceaux de la conduite ont été propulsés dans les airs. De gros blocs de bitume étaient éparpillés tout autour du lieu de la fuite, dans une mer de boue. Quasi miraculeux qu’il n’y ait pas eu de blessés.

Dans les rues environnantes, l’eau a inondé des dizaines d’appartements. Les garages souterrains de plusieurs immeubles, dont les bureaux de Bell Média, ont été remplis à ras bord.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Rupture d’une conduite d’eau majeure, coin René-Lévesque et De Lorimier, entraînant une inondation majeure dans le secteur. Sous-sol inondé, rue Cartier.

Le grand nettoyage prendra du temps et coûtera une petite fortune. Mes meilleurs vœux à cette nouvelle cohorte de sinistrés.

La réponse des autorités – pompiers, policiers, cols bleus, élus – a été musclée et rapide, je dois le souligner. La communication, efficace tout au long de la journée.

L’entrevue que j’ai faite avec Chantal Morissette, directrice du Service de l’eau de la Ville de Montréal depuis 2011, m’a aussi permis d’en apprendre beaucoup sur les circonstances de cette fuite – et sur l’état général du réseau d’aqueduc.

La piètre qualité des tuyaux installés dans les années 1970 et 1980 – comme celui qui a pété vendredi – se traduit par une durée de vie beaucoup plus courte que les vieux aqueducs centenaires, m’a-t-elle expliqué. Pas de bol : il y en a 700 kilomètres dans le sous-sol de Montréal.

Leur dégradation est en général causée « par l’usure du temps, la corrosion, les cycles de gel et de dégel, l’eau autour de la conduite et le sel de déglaçage ».

Pour ce qui est de la rupture de vendredi, « présentement, on ne soupçonne pas autre chose que l’usure du temps », a-t-elle précisé.

Plusieurs des ruptures les plus spectaculaires des dernières années se sont produites dans des tuyaux de cette même génération, de la gamme « C301 ». La Ville a lancé un vaste programme pour tous les « ausculter », mais l’ensemble du réseau n’a pas encore été inspecté.

C’est un exercice délicat et compliqué. Il faut parfois utiliser des robots pour examiner l’intérieur des conduites. D’autre fois, interrompre l’alimentation en eau de tout un quartier.

Chantal Morissette n’a pas pu me dire si la conduite qui a éclaté vendredi avait été vérifiée par ses équipes. Mais elle affirme que plusieurs ruptures majeures ont été évitées grâce au programme d’auscultation.

Les fuites importantes marquent les esprits, avec raison. Mais dans son ensemble, et c’est peu connu, le réseau d’aqueduc montréalais est en bien meilleure santé aujourd’hui qu’il y a quelques années.

Le taux de ruptures par 100 kilomètres – la mesure-phare pour en évaluer l’état – a fondu de moitié en une décennie. Il est passé de 24,3 en 2011 à 12,5 en 2022.

La Ville a réinvesti massivement dans son sous-sol pendant cette période, après des années de financement famélique. Ça explique en partie la mer de cônes orange qui encombrent les rues de la métropole.

Le réseau fuit encore d’un peu partout, mais là encore, la situation s’est améliorée. La production d’eau par personne a diminué de plus de 30 % depuis 2011 à Montréal, signe que les travaux incessants de remplacement et de colmatage portent leurs fruits.

Les investissements des dernières années tournent bon an mal an autour de 500 millions. C’est beaucoup, mais insuffisant. Il faudrait injecter au bas mot 1,3 milliard tous les ans pour suivre la cadence, estime Chantal Morissette.

Car en plus de toutes ces conduites des années 1970 et 1980 qui devront être retapées, il faudra aussi accélérer le remplacement des aqueducs centenaires, arrivés eux aussi en fin de vie.

L’objectif est limpide : « ne pas reperdre le contrôle ». Un réinvestissement majeur sera « le nerf de la guerre », tranche la patronne du service de l’eau.

Où Montréal trouvera-t-il tout cet argent ? C’est la question à 1,3 milliard.

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La ville a-t-elle un plan stratégique de l’eau a jour? Celui sur le site web est échu depuis plus de 4 ans.

C’est remplacé en ce moment par la Stratégie Montréalaise de l’eau.

Ce sont des orientations politiques, sur les moyens de financement, etc… Il ne faut pas penser que cette stratégie est la planification d’entretien des infrastructures. Une nuance à souligner. :slight_smile:

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Je n’ai que trouvé le rapport de consultation, mais aucun document spécifiant la stratégie, avec objectifs et indicateurs.

Aussi, c’est bizarre d’avoir un poste de cheffe de section, Planification stratégique et affaires corporatives au service de l’eau, mais aucun plan stratégique.

Je ne pense pas que c’est encore fait, la consultation vient de se terminer récemment. La stratégie va être montée à partir de cela j’imagine. La cheffe de section s’occupe de cette planification à ce que j’ai compris du document.

C’est normal d’avoir un moment de planification entre l’ancienne et la nouvelle stratégie aussi. Long comment, je ne sais pas, mais ce sont des visées politiques précises sur le long terme à implémenter. Il y a une période d’analyse, de consultation et de rédaction entre ces changements potentiellement importants (genre charger pour l’eau).

J’ai l’impression qu’ici ça concerne surtout un autofinancement des infrastructures de l’eau. L’ancienne stratégie avait aussi cet objectif, avec plus ou moins de réussite…

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Cette photo de la chaussée sur René-Lévesque :open_mouth:

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A quand la réfection de la rue Sherbrooke ? C’est juste rendu dangereux, la cheville m’a tournée 2 fois en 5min


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