Comment en serait-il autrement puisque le climato-sceptisisme de Trump mine profondément les efforts et les engagements des autres pays. Il faudra des milliards pour aider les pays pauvres (davantage impactés par nos émissions carbone), pour s’en sortir. Mais sans la part des USA, il sera quasi impossible de respecter les ententes, ce qui découragera tout le monde. ![]()
On pourrait assister à un automne (période désignée ici comme du 1er septembre au 30 novembre) sans neige à Montréal, ce qui serait uniquement la troisième fois de l’histoire (les deux autres: 1957 et 2006)
L’organisation écologiste s’alarme de la volonté du chef conservateur « d’accorder des passe-droits aux grandes entreprises pétrolières et gazières », alors qu’une campagne électorale se profile à l’horizon, a déclaré dans un communiqué Laura Bergamo, porte-parole de Greenpeace Canada.
Les conservateurs s’opposent aux mesures climatiques mises en place par le gouvernement libéral ; ils promettent notamment d’abolir la tarification fédérale sur la pollution des entreprises, la norme sur les carburants propres et le plafond sur les émissions du secteur pétrogazier.
« Pierre Poilievre protégerait les pollueurs au détriment de la population, et ruinerait notre dernière chance d’atteindre les objectifs du Canada d’ici l’échéance de 2030 prévue par l’Accord de Paris », fustige l’organisation.
Pour illustrer le réchauffement du climat et ses répercussions sur la vie des Alaskiens, le Centre pour l’évaluation du climat et des politiques de l’Alaska vient de publier un rapport très visuel montrant, entre autres, une hausse des événements climatiques extrêmes.
Une image vaut mille mots, et ce rapport en est la preuve. Alaska’s Changing Environment 2.0 (Nouvelle fenêtre) (en anglais) contient plus d’une trentaine de graphiques montrant la façon dont les changements du climat observés au cours des cinq dernières années modifient le territoire.
Fruit de la collaboration entre Rick Thoman, spécialiste du climat de l’Arctique, de Heather McFarland, spécialiste en communication scientifique, ainsi que d’une quarantaine d’experts, ce rapport se veut un outil facile à consulter.
L’Alaska se réchauffe, comme l’illustre ce graphique. À partir de la fin des années 1970, la ligne rose représentant la moyenne annuelle de la température en Alaska est en ascension. Les six années les plus chaudes depuis 1900 ont été enregistrées entre 2010 et 2023. L’État n’a pas enregistré d’années record de froid depuis 1975.
Photo : R. Thoman / Alaska Center for Climate Assessment and Policy
On a ajouté les perspectives des communautés autochtones, des gens qui vivent sur le territoire, poursuit Rick Thoman.
La surface des océans qui bordent l’Alaska, comme la mer de Béring, la mer des Tchouktches, la mer de Beaufort et le golfe de l’Alaska, se réchauffe, comme l’illustre ce graphique. Les zones en rouge foncé représentent la plus haute hausse de température.
Photo : R. Thoman et Z. Grabinski / Alaska Center for Climate Assessment and Policy
Outre l’aspect informatif, les auteurs espèrent que ce rapport influencera les décideurs politiques. [Il] servira de munition pour les décideurs […] qui auront quelque chose entre les mains qui montre comment les choses changent en Alaska et pourquoi c’est important pour les gens.
Espérons que, si cela est compris par ceux qui prennent des décisions, ils vont commencer à agir.
Une citation de Rick Thoman, spécialiste du climat de l’Arctique au Centre pour l’évaluation du climat et des politiques de l’Alaska
Similarités avec le Yukon
De l’autre côté de la frontière, Fabrice Calmels, directeur de recherche sur le pergélisol et les géosciences à l’Université du Yukon, remarque que les changements observés en Alaska le sont aussi du côté du Yukon, même si le climat y est semi-aride.
Ce qui a été observé au Yukon, c’est que, en comparaison avec les périodes des années 1960, on a gagné à peu près 3 °C dans les températures moyennes atmosphériques annuelles.
Il ajoute que, lorsque ces rapports posent un regard plus local ou régional, les solutions proposées sont mieux adaptées aux régions. Le Nord canadien, un marqueur identitaire, a aussi besoin de faire connaître sa réalité auprès du reste du pays.
Graphique illustrant la diminution de la couverture de la banquise dans la mer de Béring depuis 1978. La banquise se forme maintenant en moyenne 23 jours plus tard à l’automne et fond 18 jours plus tôt au printemps que dans les années 1970.
Photo : R. Thoman / Alaska Center for Climate Assessment and Policy
Rick Thoman et son équipe ont indéniablement remarqué l’utilité de leur rapport. La journée de son lancement, le 3 décembre, il a été consulté près de 1000 fois.
Il y a certainement un besoin pour ce genre d’information, présentée sous ce format, abordant différents sujets, dont l’adaptation et l’atténuation, alors que nous devons nous y retrouver dans ce monde [changeant], dit-il.
C’est à la limite de ne pas être une caricature.
C’est de cette façon qu’on aborde la sécurité des véhicules.
Et c’est de cette façon qu’on crée de nouveaux besoins en fonctionnalités.
Quand j’étais petit, on partait à 5 dans d’autres provinces dans une Mazda 626… Aujourd’hui on ne peut pas partir au Mont-Tremblant avec son enfant unique sans l’espace d’un VUS ça a l’air.
Parce que le gouvernement provincial refuse de taxer les véhicules de promenade selon le principe du pollueur-payeur, donc au gabarit, au poids et à la consommation. Ce qui aurait l’avantage de discipliner les consommateurs et les amener a être plus responsables écologiquement dans leur choix de véhicules.
Au contraire, la CAQ est un parti de chars et d’autoroutes avec une mentalité sous-développée sur le plan environnemental. Surtout qu’il ne faut pas froisser sa base électorale qui pourrait décider de les laisser tomber au prochain scrutin. Pourtant Legault n’a rien à perdre puisque le mal est déjà fait selon les derniers sondages.
Voici une autre caricature: Chacun son tour !
SERGE CHAPLEAU, LA PRESSE
11 décembre 2024
à RDI ce matin
Climat : des pertes de 310 milliards $ en 2024 | D’abord l’info
L’année 2024 sera la plus chaude jamais enregistrée, encore plus chaude que 2023, qui avait elle-même déjà battu des records. Ces records sont accompagnés de catastrophes naturelles qui coûtent très cher.
Nous en avons parlé avec Étienne Leblanc, notre journaliste spécialisé en environnement.




