Avec un recensement de 12 077 personnes en situation d’itinérance visible (qui est assurément sous-estimé), j’ai essayé de le comparer un peu. Si ce nombre était une ville, elle serait la 101e ville la plus peuplée du Québec, tout juste derrière Mont-Tremblant (12 026 habitants) et comparable à des villes comme Saint-Sauveur (12 145 habitants), Sainte-Agathe-des-Monts (12 213 habitants) ou encore la population entière des Iles-de-la-Madeleine (qui a son propre compté provincial !), selon le décret de population de 2026.
J’aimerais vraiment qu’on m’explique comment c’est une bonne idée de laisser le campement notre-dame aller. Il ne fera que grossir, devenir de plus en plus sale, de plus en plus dangereux. Et c’est juste à côté d’un parc pour enfants.
Sur le site de Radio-Canada, un récit numérique sur un programme de réinsertion sociale des personnes en situation d’itinérance
Pour de nombreuses personnes à la rue, l’itinérance chronique va de pair avec les troubles de santé mentale graves. Au cours de la dernière année, 100 personnes qui souffrent de ce double problème ont intégré un appartement avec l’aide de l’organisme montréalais Diogène. Celui-ci fait le pari de leur offrir un logement sans conditions préalables afin d’enrayer un cercle vicieux qui amplifie leurs troubles psychologiques.
Lors du dénombrement provincial de l’itinérance réalisé en 2022, la Direction régionale de santé publique de Montréal avait révélé que près de 60 % des répondants dans la métropole vivaient avec un problème de santé mentale.
Selon la directrice générale chez Diogène, Jessica Soto, cette corrélation élevée symbolise un échec puisque ces personnes qui ont des problèmes de santé mentale ont déjà eu des services quelque part avant de se retrouver à la rue.
Devant cette situation, l’approche de cet organisme montréalais est unique : Diogène trouve des logements sur le marché locatif pour des personnes qui souffrent de ce double problème, les faisant ainsi passer directement de la rue à un appartement.
Ce programme, nommé Toit d’abord, est offert sans que ces personnes ait des problèmes de santé préalables. Il mise sur l’autodétermination des participants et se distingue d’une approche traditionnelle de rééducation par étapes.
[…]
Il y a des parcs pour enfants et des écoles, et des garderies partout en ville…
Ce matin, j’ai vu une équipe du Sud-Ouest nettoyer le campement à l’entrée du pont Wellington du côté de Pointe-Saint-Charles. Il y avait une dizaine de cols-bleus + un camion d’ordures. Ce campement grossissait de semaine en semaine depuis l’été dernier
J’aimerais vous partager 3 expériences désagréables qui se sont passées en moins de 30 minutes…
Moi et mon copain avons pris le REM pour revenir à Montréal ! Nous sortons à la station McGill et sortons sur De Maisonneuve pour marcher jusqu’à Beaudry vu la belle température.
À McGill sur Maisonneuve, nous croisons un itinérant sous influence qui insulte de façon extrêmement agressive les atomes de l’atmosphère et en sifflant des notes tellement aiguës et énervantes qu’on l’entendais même à plus de 500 mètres…
Rendu à la Place des Arts, nous allons sur Ste-Catherine et là, 2 touristes États-Uniennes ont subis des cris et des rapprochement épeurant par un autre itinérant. Je suis aller les voir, calmement, pour aller m’excuser pour le monsieur parce que je me sens mal que des touristes se font maltraités…
Littéralement 2 minutes plus tard, une itinérantes me voir fumer mon joint en marchant et s’approche de moi de façon insistante pour une cigarette parce que, je la cite: “J’ai bu une bière”. Moi et mon copain, nous lui avons dit 5 fois de dégager et elle me colle pour, je crois, prendre mon paquet de cig dans ma poche ! Par me manque de patience, à cause des 2 situations précédentes, je me suis retourner en furie pour lui dire très sèchement :
”Vous êtes absolument désagréable et au lieu de vous acheter de la bière, achetez-vous des cigarettes et une vie, tabarnak !”
Je ne réagis pas comme ça de base, mais je commence à en avoir fucking marre des incivilités qui ne sont font pas gérer pour la raison de “C’est des humains, ils faut de la compassion ! On peux pas les enfermé”
Les gens qui veulent que j’aille de la compassion , je vous dit merde (gentillement) parce que moi j’en ai plus et je râle à chaque fois que j’en vois un !
Je pense que votre vision est loin d’être unique, mais beaucoup de personnes ont peur de se faire lancer des roches à dire vraiment ce qu’ils pensent de la situation. C’est difficile d’avoir le discours pronant la cohabitation quand on commence à avoir peur pour sa propre personne.
Dans la dernière semaine, j’ai dû opter pour une autre station de métro puisqu’une personne dormait dans l’ascenseur et je ne pouvais pas la contourner et j’ai également fait conaissance d’une personne itinerante près de la place des arts qui était assez aggressive. Bref, je pense qu’on sors de situations anecdotiques et qu’on est davantage dans des situations communes.
Une chose que je remarque constamment des gens qui témoignent de peu d’humanité pour les itinérants, c’est de réduire l’enjeu à un problème de responsabilité individuelle. Que c’est 100% la faute de la personne qui se ramasse dans la rue. Si on accepte cette prémisse, c’est facile tomber dans l’apathie et du soft-hate comme le commentaire plus haut.
Je dis ça en me considérant comme un défenseur des responsabilités individuelles, mais comme tout le monde, je n’ai pas choisi mon enfance, mes conditions matérielles de départ, la qualité de mon éducation, mon QI, si j’ai des tendances addictives, ma santé mentale.
S’il y a un problème de cohabitation avec les itinérants (ce que personne ne remet en question, c’est un problème sérieux), c’est avant tout un problème causé par la crise du logement. Des gens poqués logés causent beaucoup moins de conséquences négatives autour d’eux que des gens poqués dans la rue. C’est aussi pas mal plus facile se reprendre en main avec un logement.
Les gens ne changent pas rapidement, contrairement à l’abordabilité du logement. Si on a plus d’itinérants aujourd’hui, c’est principalement à cause du déclin de l’abordabilité du logement et non parce que les gens sont moins capables de gérer leur vie.
Ce message plus haut se lit comme si c’était courageux d’écrire une opinion déshumanisante et probablement bien populaire. Outré n’est pas le bon mot, cringe est plus adapté dans mon cas.
Tu as le droit de pensé ça !
Si la personne est dans rue depuis 6m-1 an et qui à l’air correct et fait des efforts pour s’en sortir ok !
Oui, il manque de logements, c’est un problème ! Je le subis en étant encore chez môman à 23 ans et je veux partir, m’envoler du nidmais il n’y a rien !
Je parles des gens qui consomment, qui sont tous croche, qui ne veulent pas se faire soigner, qui sont “bien” dans la rue, qui font chier le peuple et que si tu leurs offre la moindre petite pièce à habiter, ils vont transformer ça en soute à cochon/dépotoir, en piquerie, en maison close ou en ruines fumante à cause d’un incendie !
tu viens littéralement de dire que tu ne distingues pas entre les ‘gentils’ et ‘méchants’ itinérants…
Encore là, l’enjeu soulevé n’est pas que certaines personnes se ramassent à la rue. C’est que certaines personnes qui sont à la rue sont agressives. Que ce soit 100% ou 50% ou 1% de leur faute ne devrait pas être un facteur si la personne est violente ou ne collabore pas à un climat sain pour tous.
Je rajoute aussi que certains lieux culturels ont été fermés parce qu’ils faisaient trop de bruit, mais on devrait tolérer des personnes qui hurlent, qui urinent et qui vandalisent parce que ce n’est pas nécessairement de leur faute?
Oui, parce que pour moi, c’est quelque chose que je ne veux plus encourager !
Pis c’est ton choix. Mais comme @Res260 le mentionne ton intervention n’a rien de révolutionnaire, courageuse ou pertinente, on peut en lire des dizaines du même genre sur Facebook ou Reddit ou n’importe quelle section de commentaires d’un article sur l’itinérance.
“L’enjeu” soulevé dans le message n’était pas vraiment ça, c’était mentionner que c’est important de mettre tous les itinérants dans le même bateau et que c’est de leur faute s’ils sont là.
Pour répondre spécifiquement à l’enjeu que tu soulèves là, je suis d’accord qu’on ne peut et doit pas tolérer ce niveau d’incivilité et de danger à notre personne. Dans ce genre de situation, on n’a pas le choix d’appeler la police ou autre autorité pour gérer ce genre de situation. Mais on ne devrait pas perdre de vue que la façon pérenne de diminuer cet enjeu, c’est le logement.
Hey les gars calmez-vous un peu. Fumez une tige, prenez une tisane ou buvez une bonne bière.
Bon j’ai pris le temps de lire et modérer la liste de modération. Toutes les opinions sont restées. Les accusations contre les autres participants juste parce qu’il y a débat ont été enlevées. Quand on donne son opinion ici, des gens vont y répondre. C’est ça un forum.
Il n’y a personne qui est heureux de la situation, c’est un drame humain et un problème pour tout le monde. Gardez une ouverture et un respect envers les autres, dans les deux sens, envers tout le monde. Tout le monde veut une solution, en bout de ligne, c’est incontournable.
Pas facile de gérer le problème d’itinérance dans le métro. Cependant il faut agir avec respect et humanité, tout en n’oubliant pas la clientèle de voyageurs qui a absolument besoin de se sentir en sécurité et sans avoir peur, en prenant le métro avec confiance. Je suis donc en accord avec cette politique essentiele au bien-être de tout le monde.
Itinérance à Montréal /Le flânage restera interdit dans le métro

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE
Flâner dans le métro sans se déplacer n’est plus toléré depuis mars 2025, en raison de l’explosion de la présence de sans-abri.
Le flânage demeurera interdit dans le métro de Montréal jusqu’au 30 avril 2027 minimalement, afin d’empêcher les sans-abri de dormir sur les quais et dans les couloirs. La Société de transport de Montréal (STM) affirme que la mesure porte ses fruits, réduisant par exemple les arrêts de service causés par des méfaits.
« Pour continuer d’améliorer l’achalandage du métro, nous devons continuer d’améliorer le sentiment de sécurité de la clientèle dans le réseau et nous agissons en ce sens », a fait valoir mardi le président du conseil d’administration du transporteur montréalais, Aref Salem, dans un communiqué.
Flâner dans le métro sans se déplacer n’est plus toléré depuis mars 2025, en raison de l’explosion de la présence de sans-abri. Les constables spéciaux n’ont donc plus à être témoins d’un délit pour demander à une personne de sortir du réseau.
La mesure, qui prend la forme d’une « obligation de circuler », avait initialement été annoncée comme « temporaire », mais a depuis été renouvelée deux fois. Cet hiver, elle a été appliquée « près de 2500 fois par mois », selon un bilan diffusé par la STM.
Entre novembre 2025 et mars 2026, le nombre d’arrêts de service de 5 minutes et plus causés par des méfaits a diminué de 22 % par rapport à l’année précédente. Sur la même période, les raccompagnements vers l’extérieur à la fermeture du métro ont chuté de 36 %, et les interventions de constables pour incivilités ont baissé de 2 %.
Plus de détails
Mais surtout, la quantité d’agressions contre les employés est restée stable, ce qui contraste durement avec les dernières années. En 2024, les agressions contre le personnel de la STM avaient bondi de 6 %, forçant l’organisation à déclencher une campagne d’affichage pour exiger davantage de respect.
Une méthode controversée
Dès le départ, l’obligation de circuler a été fortement critiquée par le milieu communautaire montréalais. Selon des travailleurs de rue, la détresse des personnes en situation d’itinérance et la fréquence des comportements agressifs ont même augmenté depuis son implantation.
Certains organismes craignent encore à ce jour d’avoir perdu la trace de sans-abri, alors qu’ils avaient mis des années à créer un lien avec eux.
« Nous sommes conscients que l’obligation de circuler ne peut être le seul outil », a dit mardi M. Salem. Il soutient que le tout « s’inscrit dans un ensemble de mesures que la STM met en place pour assurer la sécurité et le sentiment de sécurité dans le réseau et nous continuerons de les bonifier. »

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
Aref Salem, président du conseil d’administration de la STM
Au début avril, la société avait déjà fermé plusieurs entrées de métro pour contrôler l’itinérance, la consommation de drogues et les problèmes d’incivilité.
Il s’agit des entrées Belmont de la station Square-Victoria (ligne orange), l’entrée Maisonneuve de la station McGill (ligne verte) et l’entrée nord de la station De Castelnau (ligne bleue). L’édicule du métro Atwater au square Cabot était déjà fermé en hiver depuis deux ans.
La STM a également mis sur pied un service de messages textes pour permettre aux usagers de signaler des cas d’incivilités, en plus d’augmenter la surveillance dans plusieurs stations.
Aux dernières nouvelles, seuls 52 % des usagers ont déclaré se sentir en sécurité dans le métro et les autobus. Il y a deux ans, c’était 62 %.
Dans un rapport publié à la fin février, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a par ailleurs ordonné à la STM de prendre plus de mesures pour que ses agents de stations et employés d’entretien n’interviennent plus en solo dans les stations « chaudes » du métro. Depuis, la direction du transporteur assure avoir réorganisé ses équipes afin de mieux assurer leur sécurité.
Je dois ajouter une petite note personnelle.
C’est facile de parler de cohabitation et de tolérance quand on n’a pas personnellement à gérer la présence de gens avec des problèmes de consommation et mentaux qui crottent devant votre entrée ou qui essaient à répétition de s’introduire dans votre bloc appartement pour aller se geler dans le fond du couloir.
Et je comprends très bien les gens qui doivent gérer ça tout le temps d’être franchement écoeurés d’entendre les appels à la tolérance, surtout venant de gens habitant dans des quartiers mieux nantis qui sont isolés du problème.
Plutôt que de se chicaner sur ce que pensent les uns et les autres, cette énergie devrait cibler nos élus à agir avec force pour régler le problème.
C’est un problème qui demande des solutions, c’est pas mal tout ce qui compte en fin de compte. L’objectif reste commun pour tout le monde.
À mon humble avis.
Effectivement. Je suis vraiment plus du bord ‘‘vivre ensemble’’ parce qu’au final, 99.9% de ces gens n’ont pas nécessairement choisi cette situation. Et comme nos élus provinciaux/fédéraux semblent vraiment ignorer la crise, ça créer ce résultat. Est-ce que c’est incomfortable de voir ça? 100% oui. Ceci dit, faut aussi se rappeller la chance qu’on a d’avoir un toit sur la tête.
Et biensûr, les mauvais comportements sont vraiment pas agréable et doivent être adresser. C’est juste que le problème est bcp plus que seulement ‘‘leur présence me dérange et leur comportement est outrageous’’.
Ça serait juste le fun qu’on allume tous en tant que collectivité afin de régler cette crise et ce, sérieusement. Je ne sais pas c’est quoi qu’on attend…. Ça, c’est ‘‘outrageous’’.
C’est juste mon avis et oui, je vois cette misère dans les rues de Rosemont. Pas plaisant. Mais ils sont là et je suis persuadé que la plupart voudrait être dans une autre situation…![]()
Mais certaines réactions des personnes logées sont légitime. C’est pas facile de voir son milieu de vie être affecté par cette crise.