Campements urbains et autres enjeux liés à l'itinérance

Une bien triste ironie :frowning:

https://www.tvanouvelles.ca/2026/01/28/ca-na-pas-de-bon-sens-a-70-ans-le-cure-des-sans-abri-claude-paradis-pourrait-se-retrouver-a-la-rue

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Les efforts se multiplient ces dernières semaines pour offrir chaleur, soins et hébergement aux personnes en situation d’itinérance à Montréal.

Lors de notre passage au YMCA rue Tupper, à l’ouest d’Atwater, une équipe de professionnels du Y et du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’île-de-Montréal y accompagnait depuis janvier une trentaine de personnes en situation d’itinérance.

Comme l’explique la directrice des opérations pour le territoire Montréal Centre pour les YMCA du Québec, Catherine Parent, l’occasion s’est présentée fin 2025 lorsque l’hébergement des demandeurs d’asile a été consolidé dans un autre bâtiment, ailleurs à Montréal.
[…]


Des hôpitaux agissent pour venir en aide aux itinérants qui engorgent les urgences

L’Hôpital général juif de Montréal lance un projet pilote pour soutenir les personnes en situation d’itinérance. Depuis à peine quelques semaines, 47 chambres ont été mises à disposition et les premiers résultats sont déjà visibles.

Le reportage de Davide Gentile.

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Reportage de CBC sur ce projet pilote qui se termine le 31 mars

Many homeless people return to the ER after being discharged. This program hopes to change that

A new pilot project at the Tupper YMCA in Westmount, Que., aims to fundamentally change what happens when patients experiencing homelessness are discharged from the hospital by offering them temporary housing.

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Maison Benoît Labre Le feu vert de Québec pour déménager se fait attendre

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

La Maison Benoît Labre, dans le quartier Saint-Henri, offre des logements pour sortir des gens de la rue, en plus d’un site de consommation supervisée de drogues.

(Québec) La Maison Benoît Labre ignore toujours quand le gouvernement Legault lui versera le financement nécessaire au déménagement de son site de consommation supervisée de drogues, trois mois après l’adoption d’une loi imposant son déplacement.

« Plus vite on va avoir des réponses, plus vite on va être capables de se mettre en action. Ce n’est pas quelque chose qui va prendre deux mois non plus », fait remarquer Andréane Désilets, directrice générale de l’organisme.

« Il faut se donner la chance de bien faire les choses, d’avoir cet espace de communication avec les [futurs] voisins. Moi, j’ai hâte de voir quel est le plan [du gouvernement] pour venir soutenir tout ça », ajoute-t-elle, affirmant que « la balle est dans leur camp ».

S’éloigner des écoles et garderies

La Maison Benoît Labre attend toujours le feu vert de Québec pour déplacer son site de consommation supervisée, devenu source de discorde. L’ouverture de l’endroit, situé à proximité de l’école primaire Victor-Rousselot, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, a créé d’importantes frictions dans le voisinage. Plusieurs évènements ont été signalés dans la cour d’école ou dans l’environnement immédiat⁠1.

La controverse a mené le ministre de l’époque Lionel Carmant à déposer, en mai dernier, un projet de loi pour interdire les sites de consommation supervisée à moins de 150 mètres des écoles, ce qui vise directement l’organisme. En commission parlementaire, la Maison Benoît Labre s’est dite prête à déménager et Québec s’est engagé à lui offrir le financement nécessaire.

La ministre Sonia Bélanger – qui a repris les fonctions de M. Carmant après sa démission – a réitéré cet engagement lorsque le projet de loi a été adopté en novembre. « On ne peut pas exiger d’un organisme qu’il déménage sans lui donner les moyens financiers », a-t-elle affirmé lors de l’étude détaillée du texte législatif.

Résumé

Les organismes concernés ont quatre ans pour se conformer à la loi en déménageant leurs services. Des discussions ont cours avec la Ville de Montréal pour trouver un futur site.

Or, la Maison Benoît Labre nage toujours dans l’incertitude. « On est en train de réfléchir à ce qu’on est capables de faire, ce qu’on est capables d’améliorer. Mais tant et aussi longtemps que je n’ai pas d’engagement clair, c’est comme une wish list. Je ne peux pas faire avancer quoi que ce soit s’il n’y a pas d’engagement du côté du gouvernement du Québec », a déploré Mme Désilets.

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

La directrice générale de la Maison Benoît Labre, Andréane Désilets

Ce que je sais, c’est que présentement, à l’extérieur, il y a beaucoup de gens qui meurent par surdose. On ne peut pas être en attente pour toujours.

Andréane Désilets, directrice générale de la Maison Benoît Labre

Elle souhaite que l’on profite du déménagement pour améliorer l’offre de service du site de consommation supervisée en ajoutant plus d’espaces ou une clinique communautaire, par exemple.

Une rencontre entre le cabinet de la ministre Bélanger et la Maison Benoît Labre est prévue ce lundi, à la demande de l’organisme.

« Pas assez vite », selon Cliche-Rivard

À l’approche du prochain budget provincial, le député Guillaume Cliche-Rivard souhaite « mettre de la pression parce que le projet n’avance pas assez vite ».

Le ministre des Finances pourrait reporter le dépôt de son budget, qui se fait habituellement en mars, en raison de la course à la direction à la Coalition avenir Québec. L’approche des élections générales ajoute aussi à l’incertitude.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Le député de Québec solidaire de Saint-Henri–Sainte-Anne, Guillaume Cliche-Rivard

Même si l’argent descend l’été prochain, on va déjà être sur un échéancier extrêmement court. Le risque de perte de services est grave.

Guillaume Cliche-Rivard, député de Québec solidaire de Saint-Henri–Sainte-Anne

Le député solidaire craint que les usagers se retrouvent le bec à l’eau si le nouveau site n’est pas prêt dans les délais prescrits par la loi.

« D’autant plus que quatre ans, c’est l’absolu maximum. […] Si on pouvait faire ça dès l’automne prochain, si on pouvait accélérer le projet tout de suite, tout le monde serait satisfait. Il ne devrait pas y avoir trois autres rentrées scolaires où on se pose la question de la Maison Benoît Labre », ajoute l’élu de Saint-Henri–Sainte-Anne.

L’organisme estimait en juin à 6,6 millions le coût du déménagement du site de consommation supervisée2. Selon Andréane Désilets, la facture pourrait être encore plus élevée. Des sites ciblés lors de la préparation du document ne sont déjà plus disponibles ou ont été vendus, relate la directrice générale. « Plus on attend, plus ça va être cher », déplore-t-elle.

1. Lisez l’article « Maison Benoît Labre : au-delà de la pipe à crack, une cohabitation qui demeure difficile » 2. Lisez l’article « Sites de consommation supervisée : relocaliser la Maison Benoît Labre coûterait 6,6 millions »

Un refuge avec des lits de soins spécialisés

2 articles

Une juge rejette des recours collectifs contre des refuges de Montréal

Une juge vient de rejeter deux demandes de recours collectifs contre des refuges pour sans-abri et contre la Ville de Montréal, intentées par des citoyennes qui se disent victimes des troubles de voisinage induits autour de chez elles par la crise de l’itinérance.

La magistrate conclut que ces refuges et la Ville « travaillent assidûment à réduire les conséquences et les inconvénients de la crise, dans un environnement complexe aux ressources limitées » et que l’itinérance est « un problème social que les défendeurs n’ont ni choisi ni causé ».

La décision de la Cour supérieure rendue la semaine dernière concerne deux demandes fort similaires. Dans les deux cas, des Montréalaises demandaient au tribunal d’autoriser des recours collectifs.

Elles cherchaient des indemnisations pour « les résidents de deux quartiers du centre-ville de Montréal dans lesquels des personnes en situation d’itinérance gravitent autour de refuges qui y sont situés et y commettent des incivilités de toute sorte ».

Andrée Deveault mettait en cause notamment le refuge La porte ouverte, la Ville de Montréal ainsi que le procureur général du Québec. Alexandra Simon voulait poursuivre notamment la Mission Old Brewery, la Mission Bon Accueil, l’Hôtel-Dieu de Montréal, le CHUM ainsi que la Ville.

[…]

[La Presse, Une juge rejette des recours collectifs contre des refuges de Montréal.]

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Good! C’est du gros bon sens. La situation n’est pas facile, mais la ville (j’inclus l’ancienne et la nouvelle administration, je suis quand même fair) font vraiment leur possible (dans leur champs de compétence) pour tenter d’apporter des solutions. Si on lance des recours collectifs dans l’engrenage de cette problématique, je crois pas que aide au travail des élus et du SPVM, entre autre chose.

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Repérer les locataires au bord de l’expulsion et intervenir avant qu’ils ne se retrouvent à la rue

Depuis une semaine, des intervenants d’organismes luttant contre l’itinérance sont postés directement au Tribunal administratif du logement (TAL) à Montréal, dans le cadre d’un projet pilote. Leur mission : repérer les locataires au bord de l’expulsion et intervenir avant qu’ils ne se retrouvent à la rue.

« Ça nous permet d’attraper ceux qui sont à minuit moins une [de basculer dans l’itinérance]. On préférerait être à minuit moins le quart, mais c’est déjà bon », affirme Émilie Fortier, vice-présidente des services à la Mission Old Brewery, en entrevue avec Le Devoir. Son organisme participe à l’initiative du gouvernement québécois, aux côtés de la Maison du Père et de Logifem.

Itinérance: repérer les locataires au bord de l’expulsion et intervenir avant qu’ils ne se retrouvent à la rue | Le Devoir

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Caricatures

La caricature de Côté en rappel

La caricature de Côté en rappel

Publié à 04h02

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On apprend que le projet sur De Rouen/Montgomery ouvrira en mai, celui près du métro Monk en juin, et un autre près de l’avenue de l’Église, La Place Fondation Marcelle et Jean Coutu, d’ici la fin de l’année.

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En manchette de La Presse.

Montréal met sur pied son « unité d’élite »

La mairesse Soraya Martinez Ferrada veut « défaire les nœuds » dans la gestion de l’itinérance. Elle lance pour ce faire une « unité d’élite » qui réunira des élus municipaux, des ministres, la Santé publique et des organismes communautaires, afin de s’attaquer à la crise.

« On a plus de campements, plus de gens en itinérance. Et il y a une grosse frustration de tout le monde en termes de notre capacité à réellement faire une différence. […] Il faut penser en dehors de la boîte, et défaire des nœuds », a fait valoir Mme Martinez Ferrada, en conférence de presse mardi, pour justifier la création du Groupe d’intervention tactique en itinérance (GITI).

La directrice de la Santé publique de Montréal, Mylène Drouin, et la directrice générale des partenariats de Santé Québec, Caroline Dusablon, y seront également, avec deux organismes communautaires, soit la Mission Bon Accueil et le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

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La mairesse de Montréal a dit miser sur une « approche beaucoup plus agile, rapide, efficace, mais à long terme » en matière d’itinérance avec ce nouveau projet, qui remplace la cellule de crise créée dans l’urgence pour répondre aux besoins durant la période hivernale.

En collaboration avec les organismes communautaires, la santé publique régionale, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et le gouvernement du Québec, notamment, ce groupe sera formé de 12 membres permanents, dont la mairesse elle-même, qui se réuniront deux fois par mois.

L’un des premiers mandats du GITI sera de « mieux harmoniser les interventions » pour une meilleure cohabitation sociale, a-t-elle précisé.

Le GITI devra aussi dresser un portrait plus clair de la réalité sur le terrain en développant des outils, dont une cartographie des services, une planification saisonnière et un tableau de bord d’indicateurs clés, a ajouté le président du comité exécutif à la Ville de Montréal, Claude Pinard.

Parmi les indicateurs de performance, la création de logements de transition aura un rôle majeur, a indiqué M. Pinard.
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Confrontées à l’épineux problème des campements itinérants qui se multiplient sur leur territoire sous l’effet de la crise du logement, les Villes de Montréal et de Longueuil harmonisent leurs protocoles et leurs approches pour faire face à cette problématique.

Si les citoyens se montrent en général assez tolérants face à la présence de campements dans l’espace public, la cohabitation se fait plus problématique dans plusieurs secteurs où des enjeux de propreté, de sécurité et de qualité de vie affectent les gens qui vivent et travaillent près de ces campements qui se font de plus en plus permanents.

Aux prises avec des situations similaires, Longueuil et Montréal ont donc choisi d’agir de concert pour calmer le jeu tout en préservant la dignité des personnes vulnérables et la sécurité des citoyens riverains.

De prime abord, les deux Villes se montrent prudentes avec la répression et précisent que les expulsions et démantèlements de campements doivent demeurer des « mesures de dernier recours, en cas de menace imminente à la sécurité publique ».

Le reste du temps, Montréal et Longueuil comptent faire appel à la participation des itinérants et au maintien avec eux d’un lien de confiance pour que les interventions des autorités publiques et municipales soient plus « durables ».
[…]


Itinérance | Montréal fournira des toilettes aux campements

Les campements de sans-abri seront maintenant tolérés à Montréal alors que la Ville pourra même leur fournir des toilettes.

La mairesse Soraya Martinez Ferrada a présenté vendredi la nouvelle approche de son administration, elle qui a promis la disparition des campements d’ici la fin de son mandat.

Terminé, donc, les démantèlements, du moins sur les terrains de la Ville.

Plutôt, les arrondissements devront désigner des « zones de tolérances » où les campeurs seront redirigés si leurs installations ne respectent pas certaines règles de sécurité.

S’ils passent ce test, les campements pourront dorénavant être dotés d’installations sanitaires et nettoyées périodiquement par la Ville. Un service « d’entreposage de biens matériels » pourrait même y être offert, mais seulement dans le cas d’une personne dont le relogement est imminent.

Les règles pouvant mener à la « relocalisation » d’un campement ne sont toutefois pas clairement définies par la Ville qui fait référence à « des inconvénients ou à des nuisances disproportionnées par rapport à la vocation principale d’un lieu » pour les sans-abri et les riverains.

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L’enfer des haltes-chaleur avec Hugo Meunier | Balado URBANIA

Florence reçoit le journaliste Hugo Meunier pour parler de son séjour dans les haltes chaleur à Montréal. Nous revenons sur son expérience sur le terrain en plus de discuter des coulisses du reportage et des événements qu’il a vécu.

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[VIDÉOS] Campement Notre-Dame: Montréal décide enfin de nettoyer l’immense dépotoir à ciel ouvert | JDM

La Ville de Montréal a finalement décidé mardi matin de faire le ménage du campement d’itinérants abandonné, mais prévient les citoyens que le nettoyage de ce dépotoir à ciel ouvert prendra encore plusieurs semaines.

Le proprio refuse de nous parler

Rappelons que Montréal est responsable de l’entretien des terrains qui bordent la piste cyclable, là où s’accumulent des tonnes de déchets. La Ville a d’ailleurs mis en place une « brigade sociale » en 2024 pour intervenir dans les campements d’itinérants, mais celle-ci « sera en fonction à partir de la mi-avril » seulement, selon l’Arrondissement d’Hochelaga.

Le ministère des Transports, propriétaire du site abritant ces amas de poubelles, a pour sa part refusé de commenter le dossier cette semaine.

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C’est effectivement impressionnant, autant la quantité de choses qui trainent que la vitesse de la ville d’intervenir.

La communauté de Saint-Henri (excluant les personnes qui chialent contre la maison Benoit-Labre) :yellow_heart:

«On le croyait invincible»: la communauté de Saint-Henri veut rendre hommage à un itinérant décédé

La communauté du quartier Saint-Henri, à Montréal, a le cœur gros depuis la mort de Don, un aîné de 66 ans qui vivait dans le parc Georges-Étienne-Cartier depuis quelques années après avoir été évincé de son logement.

Des résidents du quartier ont d’ailleurs décidé de lancer une collecte de fonds pour organiser des funérailles.

Un reportage de Lili Mercure

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Dans la Presse

Financement fédéral | Des refuges pour sans-abri craignent de devoir fermer

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La révision de deux programmes fédéraux sème la panique dans le réseau communautaire depuis quelques semaines. D’abord, le Plan de réponse communautaire aux campements (PRCC) ne sera pas renouvelé, ce qui retirera environ 12 millions à la région de Montréal.

Mais ce n’est pas tout. La métropole se fera aussi retirer 4,4 millions du programme Vers un chez-soi, la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance.

Avec 16 millions de financement en moins, des choix difficiles devront donc être faits. La Maison Benoît Labre prévoit fermer sa halte-chaleur, son centre de jour et cesser l’aide alimentaire d’ici le mois d’octobre.

Au CAP St-Barnabé, qui exploite trois hébergements d’urgence totalisant 350 places dans Hochelaga-Maisonneuve, c’est un projet de maison de chambres qui est en danger. Le lieu doit accueillir des hommes aux prises avec des problèmes de santé mentale, mais ne peut pas encore ouvrir, faute de fonds.
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