MONTRÉAL, le 9 déc. 2025 /CNW/ - La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, en collaboration avec le réseau de la santé et des services sociaux, annonce l’ouverture d’une halte-chaleur temporaire à l’Hôtel-Dieu de Montréal à compter du 9 décembre 2025.
Cette halte pourra accueillir jusqu’à 50 personnes de soir et de nuit. Les gens qui s’y présenteront pourront se réchauffer, se reposer et profiter d’une collation. Une attention particulière sera portée à la sécurité des personnes vulnérables, ainsi qu’aux impacts sur la tranquillité publique afin de minimiser les incidences sur les résidents du quartier.
Constatation toute personnelle, mais on semble prendre le taureau par les cornes dans le dossier de l’itinérance. Lors d’une grande marche dans le Réso aujourd’hui, je n’ai remarqué presque aucune personne en situation d’itinérance, contrairement aux années passées. Les quelques croisées, dans divers secteurs du Réso, avaient toutes un policier bien identifié du SPVM à leur côté qui les enjoignaient à quitter les lieux. Je suis surpris par cette proactivité, après plusieurs années d’errance dans le dossier. On sent, et surtout on voit, vraiment un changement de paradigme. Bravo bien mérité à tous ceux impliqués.
Après avoir promis d’écouter les citoyens et d’agir – un contraste majeur avec l’administration de Valérie Plante –, la nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, commence à tenir promesse.
Sa priorité, avait-elle annoncé, serait la montée fulgurante de l’itinérance à Montréal depuis plusieurs années. Sans pouvoir faire de miracles dans l’immédiat, sa volonté d’agir face à ce qui est une véritable crise humanitaire à ciel ouvert est néanmoins visible.
J’aime beaucoup plusieurs des promesses de la nouvelle administration sur la question de l’itinérance. Ils allaient plus loin que les autres partis.
J’ai hâte de voir les résultats.
Il n’y a absolument rien d’implémenter en ce moment pour faire une différence visible au niveau municipal. C’est juste normal. Ce n’est pas une poignée de chaises à travers la ville qui va augmenter et diminuer la visibilité de l’itinérance. C’est un beau geste d’urgence, mais rien n’a encore été fait dans ce dossier, de gros et structurant. Si la nouvelle administration tient parole, ça va changer.
Dans le futur.
Le Réso est un un endroit privé. À moins que la même mairesse qui a fait un très osé appel aux citoyens à offrir un endroit chaud aux itinérants a demandé au SPVM de faire exactement le contraire, ça tient peut-être juste à une plus faible tolérance des propriétaires concernés. Et dehors, les itinérants peuvent bien marcher jusque dans Hochelaga pour aller trouver une des nouvelles chaises au chaud, j’imagine.
L’incendie a eu lieu près de l’intersection des rues Iberville et Masson.
Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner
Radio-Canada
Publié à 8 h 56 HNEMis à jour à 10 h 06 HNE
Un homme dans la trentaine a été retrouvé mort dimanche matin après l’incendie d’une tente dans un campement d’itinérants situé près de l’intersection des rues Iberville et Masson à Montréal.
C’est vers 7 h 50 que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a reçu un appel pour signaler l’événement, indique Jean-Pierre Brabant, agent relationniste médias.
Les pompiers ont rapidement maitrisé l’incendie avant de trouver le corps d’un homme dans la trentaine. Son décès a été constaté sur place.
L’enquête a été transférée à la section des incendies criminels du SPVM.
Des enquêteurs ont été appelés à se rendre sur les lieux pour procéder à l’analyse de la scène et comprendre les circonstances entourant cet incendie.
Il sera notamment question de vérification des caméras de surveillance. On procèdera également à une autopsie sur le corps du défunt pour connaitre les raisons exactes de son décès.
Rappelons-nous de la réaction d’Ensemble Montréal l’an denier presque jour pour jour lorsqu’un sans-abris est décédé à la Place-Valois :
« « La maison brûle ! »
L’administration municipale devrait intervenir d’urgence pour améliorer les services, même si c’est une responsabilité provinciale, selon le chef de l’opposition à l’hôtel de ville. (…)
Au lieu de prendre les devants, Montréal attend encore après les autres paliers de gouvernement. Comment peut-on attendre alors que des gens meurent dans la rue ? », a dénoncé Aref Salem au conseil municipal, lundi après-midi, réclamant un plan clair de l’administration Plante. (…)
« En ce moment, la maison brûle ! Qu’est-ce que l’administration va faire de plus dans l’immédiat pour éviter d’autres morts ? », a insisté le conseiller municipal Richard Deschamps.» https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2024-12-16/sans-abri-mort-d-hypothermie/valerie-plante-interpelle-francois-legault-et-demande-des-fonds-supplementaires.php
Dans le vaste espace public à l’intérieur de la Place des Arts, un homme somnole sur un banc, prostré, dans un silence inquiétant. Est-il inconscient ? En surdose ? Trois jeunes femmes portant un dossard bleu s’approchent et tentent de le réveiller. Elles le secouent doucement, puis un peu plus fort. Monsieur. Monsieur. MONSIEUR !
Rabia Rashid, Lyna Badi et Marie Whalen, âgées de 24 à 27 ans, sont « intervenantes psychosociales » dans une brigade de médiation de la Société de développement social (SDS). Ces équipes de patrouilleurs, créées en juin dernier, parcourent le Quartier des spectacles, au centre-ville de Montréal. Mission : favoriser la cohabitation entre les dizaines de personnes itinérantes du secteur et les gens dits « ordinaires » — travailleurs, touristes, public venu assister aux spectacles…
Death of unhoused man a ‘clear reflection’ of social crises, says Montreal shelter director
On Sunday, police were called to an encampment in Montreal’s Rosemont–La Petite-Patrie borough. They discovered an unresponsive man, who was later pronounced dead, inside a burning tent. Andrew Marrocco, the executive director of St. Michael’s Mission, says he isn’t surprised and that change is needed to better address the city’s social crises.
Une nouvelle halte-chaleur d’urgence entrera en fonction dès vendredi, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Mais plusieurs citoyens craignent une « concentration de l’itinérance » dans l’arrondissement, et redoutent que le projet « temporaire » devienne une ressource permanente.
À partir du vendredi 19 décembre à 16 h, une halte-chaleur d’urgence ouvrira ses portes dans l’ancien couvent Sainte-Émélie, sur la rue Adam. Les sans-abri qui s’y rendent pourront manger deux repas par jour et se reposer dans un endroit chauffé.
Avec une capacité de 60 places, elle sera en service de 16 h à 8 h pendant les Fêtes. L’objectif est d’ensuite passer à une ouverture 24 heures sur 24 en janvier, et ce, jusqu’au 31 mars.
Cette ressource « installée de façon urgente pour sauver des vies », comme le dit la mairesse d’arrondissement Chantal Gagnon, fait partie du plan municipal pour trouver 500 places en halte-chaleur d’ici Noël.
Mais les citoyens rencontrés par La Presse , mardi soir lors d’une rencontre publique sous forme de réseautage par kiosques, font état d’un sentiment d’insécurité dans leur propre quartier. Ils ne sont pas non plus convaincus par ce qu’ils ont entendu de la part des représentants de l’arrondissement et des organismes. […]
L’ancien couvent, inoccupé, a été choisi parce que « les besoins sont ici », selon Mme Gagnon, élue sous la bannière d’Ensemble Montréal.
Il était temps qu’EM s’en rende compte!!
Aussi, les organismes qui donnent des services aux personnes en situation d’itinérance se trouvent dans les arrondissements centraux, car c’est là que les besoins sont les plus criants.
Maintenant qu’EM est au pouvoir, il réalise que ce n’est pas si facile gérer ce dossier.
Les municipalités devront assumer plus de responsabilités pour coordonner les mesures de lutte contre l’itinérance, affirme la ministre responsable des Services sociaux, Sonia Bélanger, qui n’annonce toutefois que 5 millions d’aide supplémentaire pour s’attaquer à la crise actuelle.
Selon elle, l’implantation des ressources financées par Québec manque de planification, étant donné l’urgence de la situation.
« Je ne dis pas qu’il ne manque pas de ressources, mais il faut aussi mieux les utiliser. […] Le problème, c’est qu’elles sont souvent éparpillées. C’est la coordination qui est le gros enjeu », lance la ministre en entrevue.
La lutte contre l’itinérance se fait « beaucoup en silo », estime-t-elle. « Les organismes communautaires font un travail inouï, mais ils ne sont pas en mesure de coordonner tout. C’est pour ça que je veux que les municipalités prennent davantage de place », explique-t-elle.
Il y a un mois, la nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a justement réclamé plus de pouvoirs de Québec pour s’attaquer à la crise. « Si je veux acheter 1000 sacs de couchage, je ne peux pas. Il faut que ça passe par Québec, par un appel d’offres. C’est compliqué. Est-ce que je peux juste acheter 1000 sacs de couchage ? », avait-elle illustré.
Montréal et ses arrondissements ont du personnel pour gérer la crise, mais pas les plus petites municipalités… Est-ce que ces municipalités ne vont pas simplement envoyer les personnes en situation d’itinérance en leur disant qu’il y a des ressources à Montréal ?
Chose qui se fait déjà
Pendant que la maison brûle, la CAQ envoie des extincteurs plutôt que les pompiers. C’est sensiblement ce qu’elle fait actuellement avec ses ridicules 5 millions ajoutés à plus de responsabilités du côté des villes.
Pourtant il y a plusieurs édifices institutionnels ou à bureaux vacants qui pourraient servir ponctuellement, en attendant plus de logements pour cette catégorie de citoyens. Voyons les choses objectivement: mieux vaut un immeuble qui a besoin de rénovation mais encore viable, au lieu de campements qui mettent en péril la vie et la sécurité des utilisateurs.
En fait le gros problème de l’équipe Legault est son manque de vision et surtout de jugement dans ses priorités. Au lieu de garocher notre argent dans un chimérique troisième lien, des Espaces bleus etc etc, l’urgence est à nos portes au coeur de nos villes.
C’est là qu’il faut investir pour colmater les fuites du réseau social et redresser le navire de l’itinérance qui coule sous la pression du nombre. D’abord le logement qui favorisera une plus grande stabilité à une bonne partie de cette clientèle. Les personnes pourront à leur tour améliorer leurs conditions par un éventuel emploi pour arriver à se sortir de ce terrible cercle vicieux.
Ça fait deux mandats que la CAQ regarde la situation se détériorer irrévocablement, sans jamais prévoir de véritables solutions pérennes afin juguler le problème de l’itinérance. En l’occurrence où sont les immeubles à construire qui auraient dû être en chantier depuis des lustres? Où est la planification d’un gouvernement dont le premier devoir est de prévoir les crises et d’agir en amont?
Au lieu de subventionner à répétition des entreprises privées à coups de centaines de millions en pure perte. Que le gouvernement cesse d’improviser et revienne sur le terrain où se joue des drames grandement évitables. Or d’après une étude du Journal de Montréal l’itinérance coûte $72,000. par personne par année https://www.journaldemontreal.com/2024/07/31/le-vrai-cout-de-litinerance--70-000--par-itinerant
Voilà une étude qui devrait faire réfléchir tout le monde car en plus de dépenser des sommes colossales pour chaque individu par année, ces citoyens ne sont pas productifs, en ne contribuant pas aux revenus de l’État, même minimum. Alors permettons-les de se reprendre dignement non seulement pour leur propre bénéfice, mais aussi pour la société toute entière par une solution gagnant-gagnant.
La ministre responsable des Services sociaux, Sonia Bélanger:
Selon elle, l’implantation des ressources financées par Québec manque de planification, étant donné l’urgence de la situation.
N’est-ce pas un aveu de manquement de sa part?
Je ne comprends vraiment pas son argumentaire d’ailleurs, tel que rapporté dans l’article. Les OSBL font la job du provincial. Les services de soins de santé, le logement, l’économie et le travail sont tous principalement de ressort provincial. Aussi, les itinérants qui se retrouvent à Montréal ou dans d’autres villes centres proviennent de partout dans la province et seraient mieux servis par une approche pan-provinciale qu’à la pièce par municipalité.
Les ministres de la CAQ semblent briller par leur incompétence mais surtout aussi par le manque de volonté. On est plutôt créatif à rediriger le blâme.
Voilà. Pendant les dernières années, Ensemble Montréal criait haut et fort que PM n’en faisait pas assez (avec ou sans raison) et pourtant, y’a des limites réelles de qu’on peut faire. Maintenant, Soraya commence à s’en rendre compte. Son exemple des sacs à couchage est assez éloquent.
Le projet de mini maisons pour personnes en situation d’itinérance est annulé à Longueuil
Le projet d’implantation d’une trentaine de mini maisons pour personnes en situation d’itinérance à Longueuil est tombé à l’eau. La Ville explique que plusieurs contraintes ont mis des bâtons dans les roues du projet, dont un important déficit d’opérations.
Des roulottes seront bientôt installées près du campement de la rue Notre-Dame, afin que les sans-abri vivant dans des tentes puissent se réchauffer, a appris La Presse . Le projet, prévu pour le début de 2026, est bien accueilli par certains campeurs, alors que d’autres demeurent sceptiques.
C’est L’Anonyme, un organisme communautaire offrant déjà du soutien psychosocial mobile aux sans-abri dans un autobus, qui gérera le tout. À notre passage, mercredi, le campement d’Hochelaga-Maisonneuve comptait toujours des dizaines de tentes.
Au moins deux roulottes sont prévues sur le site, mais selon nos informations, la Ville de Montréal n’exclut pas d’en ajouter au besoin. Elles seront ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec 10 places assises chacune.
Plusieurs arrondissements centraux ont ce type de poste
Une journée avec Xavier Carchon, agent de liaison en intervention sociale
Xavier Carchon occupe le poste d’agent de liaison en intervention sociale à la Division du développement social et des événements du Plateau-Mont-Royal.
Après avoir repris ses études en travail social à l’âge de 35 ans, Xavier a découvert sa véritable vocation : accompagner les personnes en situation d’itinérance.
Depuis dix ans, il consacre son énergie à cette mission, d’abord en Europe, puis au Québec depuis cinq ans. Arrivé au sein de l’équipe du Plateau il y a quelques mois, il se distingue par sa compassion, son ouverture et sa grande gentillesse — des qualités essentielles pour exercer un métier aussi exigeant.