Ailleurs dans le monde - Projets et actualités

J’ai trouvé un video assez intéressant sur les barres d’armature d’acier. Les barres sont roulés de manière à permettre un déploiement rapide sur le site de construction. Ce que je constate, c’est que dans mon coin, tout se fait encore à la main, d’un bout à l’autre. Ça pourrait se faire tellement plus vite si on utilisait ce type de technique.

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New York L’emblématique immeuble « Flatiron » trouve acquéreur pour 161 millions de dollars

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Le 23 mars, l’immeuble avait été vendu une première fois pour 190 millions de dollars, sous injonction de la ville, pour régler un différend entre ses propriétaires.

(New York) Moins de deux mois après l’échec d’une précédente offre, un immeuble emblématique de New York, le « Flatiron », a été vendu aux enchères mardi pour 161 millions de dollars à un groupe d’acquéreurs menés par le promoteur immobilier Jeff Gural, a annoncé la société qui organisait la vente.

Publié hier à 18h28

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Agence France-Presse

La vente avait lieu en plein air, dans le sud de Manhattan, devant une centaine de personnes, et sept acquéreurs étaient enregistrés, a indiqué la société Mannion Auctions.

Jeff Gural, 80 ans, n’est pas un inconnu pour le « Flatiron », puisqu’il représente 75 % des propriétaires du bâtiment en forme de fer à repasser.

Immeuble de bureaux de 22 étages et 87 mètres de haut, au carrefour des 22e rue, Cinquième avenue et Broadway, le « Flatiron » a été construit en 2 ans et achevé en 1902, dans le style Beaux-Arts.

Sa forme en pointe, reconnaissable entre toutes et qui lui a donné son nom, s’explique par le croisement de la Cinquième avenue et de Broadway, unique artère de Manhattan non alignée sur le plan rectiligne de l’île.

Le 22 mars, l’immeuble avait été vendu une première fois pour 190 millions de dollars, sous injonction de la ville, pour régler un différend entre ses propriétaires.

Mais l’acheteur, le financier Jacob Garlick, fondateur du fonds d’investissement Abraham Trust, n’avait pas payé les 19 millions de dollars d’avance à la date du 24 mars.

L’immeuble aurait déjà pu revenir à Jeff Gural, patron de GFP Real Estate, qui avait offert 189,5 millions de dollars, mais ce dernier a préféré attendre que de nouvelles enchères soient organisées.

Le « Fer à repasser » était vide depuis 2019 lorsque son dernier locataire, l’éditeur MacMillan Publishers, est parti.

Les cinq propriétaires n’avaient pas pu se mettre d’accord sur sa rénovation, ni sur son utilisation. Quatre sociétés immobilières – GFP Real Estate, Newmark, ABS Real Estate Partners et le groupe Sorgente – le contrôlaient à 75 %.

Le cinquième partenaire, Nathan Silverstein, contrôlait les 25 % restants.

En 2021, les quatre sociétés ont poursuivi Nathan Silverstein en justice, l’accusant d’avoir laissé le « Flatiron » vide.

La justice municipale avait enjoint les propriétaires de vendre l’immeuble aux enchères.

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The Flatiron Building, the Chrysler Building, The Empire State Building and the Woolworth Building are my favorite skyscrapers in the Big Apple.

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Longue mais intéressante vidéo sur les modifications urbaines des dernières années dans les villes de Barcelone, Berlin, Paris, Copenhague et Singapour ainsi que les projets futurs pour rendre la vie dans ces villes encore plus plaisante.

Est-ce que je peut rêver de quelque chose du genre à Montréal?

A 1950s shop building was replaced by a new Beaux Arts building in New York City in 2010

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Here’s an interesting video about beautiful architecture and how some countries are pushing back against bland architecture.

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La plus haute tour (et la plus détestée) de Paris fête ses 50 ans

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE LA TOUR MONTPARNASSE

La tour Montparnasse, dans le 15e arrondissement de Paris

Longtemps critiquée, la tour Montparnasse, en plein sud de Paris, fait désormais partie du paysage. Emblématique de la capitale, elle doit connaître une rénovation qui enchante ceux qui, après ses 50 ans d’existence, ne la portent pas dans leur cœur.

Publié à 1h40 Mis à jour à 6h00

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Lola BretoN Collaboration spéciale

Elle trône, de ses 210 mètres, sur le sud de Paris. Au cœur du 15e arrondissement se trouve le seul gratte-ciel de la capitale française : la tour Montparnasse. Avec des couleurs – marron et noir – qui trahissent son âge.

Le 18 juin, cette tour aussi mal-aimée qu’emblématique a fêté ses 50 ans. Cinq décennies qu’elle surplombe le quartier Montparnasse, sa gare et ses cafés.

Catou Arrazat se souvient très bien de son ouverture, en 1973, après des années de batailles entre urbanistes, politiciens et habitants. « La première fois que j’y suis entrée, raconte la sculptrice, il y avait des vitres en plexiglas fumé, de la moquette orange. Pour moi, ça représente ma jeunesse et les années 1970 à mort ! » Chaque dimanche, l’artiste, comme des dizaines d’autres, installe son stand sur le marché de la création Edgar Quinet, au pied de la tour.

PHOTO LOLA BRETON, COLLABORATION SPÉCIALE

Catou Arrazat (en noir) pose devant la tour Montparnasse avec des artistes du marché de la création Edgar Quinet.

Dans le cœur des Parisiens, ce bâtiment terne ne fait pas l’unanimité. Mais, chacun l’admet, la tour permet de se repérer facilement dans le sud de Paris. La voir, c’est savoir où l’on va. « [Mais] par rapport aux immeubles de Montréal, où mon fils habite, qui sont colorés, ici c’est juste moche », raconte Brigitte Raimbaut, de passage avec une amie parisienne.

« Ce serait mieux si ce n’était pas tout noir. Il y a sûrement moyen de l’embellir », pense-t-elle en s’étonnant du prix exorbitant de l’entrée. Car, si la tour Montparnasse est un immeuble de bureaux, elle donne aussi une vue panoramique inédite sur Paris, du 56e étage de l’immeuble qui en compte 59. À condition de débourser 15 euros en semaine et 18 le week-end (entre 22 et 26 dollars canadiens, donc).

Rayan Ampell a déjà eu l’occasion de dîner au restaurant de la tour, Le Ciel de Paris. Le jeune homme vit dans le quartier et travaille pour une association humanitaire près de la gare Montparnasse. « Elle est belle la nuit. Ils l’éclairent d’une lumière bleue. Les jeunes en général n’aiment pas cette tour, mais moi, si. »

Sa collègue, Ambre Abdellaoui, acquiesce : « Elle fait très vieillotte, très ancienne architecture », pas à son goût. « C’est vrai que pour l’instant, c’est pas très Dubaï », sourit Rayan Ampell, en référence aux gratte-ciels immenses faits de façades stylisées et lumineuses.

PHOTO LOLA BRETON, COLLABORATION SPÉCIALE

Ambre Abdellaoui

« Si elle avait été claire, ça aurait été plus facile pour elle », admet Virginie Picon-Lefèbvre, une architecte qui a consacré sa thèse au projet de modernisation des années 1960-1970 du quartier Montparnasse.

Ce n’est pas vrai que les Parisiens la détestent aujourd’hui. Elle fait partie du paysage, de l’histoire.

Virginie Picon-Lefèbvre, architecte

La spécialiste explique que, lors de la mise sur pied du projet, en 1964, l’idée était de relier un axe autoroutier nord-sud avec le boulevard périphérique intérieur par le quartier Montparnasse. Les travaux ont pris un autre tournant, mais la tour, prévue dès le départ, a été construite après des années d’opposition. « En 1968, il y a eu une remise en cause de toutes les opérations de modernisation et de construction des grands ensembles, souligne Virginie Picon-Lefèbvre. Quoi qu’ils aient fait, les architectes auraient été critiqués. »

Cure de rajeunissement

La perspective d’une rénovation prochaine fait l’unanimité. En 2017, un groupe d’architectes français a remporté le concours international Demain Montparnasse, prévu pour penser l’avenir du quartier et de la tour elle-même.

Réunis sous l’appellation Nouvelle AOM (Nouvelle Agence pour l’opération Maine-Montparnasse), ils ont mis sur pied un projet ambitieux. Une tour plus transparente, plus verte et en phase avec les besoins climatiques.

Avec un budget de 300 millions d’euros (plus de 430 millions de dollars canadiens), les architectes ont prévu d’ajouter une serre agricole et des panneaux photovoltaïques sur un étage supplémentaire qui ferait passer la tour de 210 à 224 mètres de haut, au minimum. À la fin des travaux, la tour qui serait ouverte 24 heures sur 24 pourrait accueillir 12 000 personnes par jour, contre 6000 actuellement.

Ce projet était censé se terminer en 2024, avant les Jeux olympiques de Paris. Mais, à un an de l’échéance initiale, rien n’a encore bougé. « C’est annulé, non ? », pense savoir Damien Labombe, qui vit et travaille dans le quartier.

En réalité, si l’on en croit les bruits de couloir, les travaux ont été décalés pour après les JO et devraient durer quatre ans. Des efforts conséquents pour redonner une jeunesse au quartier et à sa reine, sans ajouter d’autres tours aux alentours. Heureusement, pense Damien, pour qui « il ne faudrait pas 200 tours Montparnasse, une c’est bien ».

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I’ve never seen anything quite like it. They are demolishing a building by jacking it down. All of the machinery to demolish the building is positioned on the ground floor.

Marasme économique, drogue, criminalité : le déclin de San Francisco

La ville légendaire de la côte ouest américaine est-elle en train de s’effondrer socialement et économiquement?

Jeune homme inhale du fentanyl à l'aide d'une paille et d'un papier d'aluminium dans le quartier Tenderloin, à San Francisco.

Jeune homme inhale du fentanyl à l’aide d’une paille et d’un papier d’aluminium dans le quartier Tenderloin, à San Francisco.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Richard

Publié à 4 h 00 HAE

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Le centre-ville de San Francisco se vide depuis la pandémie, révélant une ville aux problèmes sociaux criants.

Les chiffres n’ont rien de rassurant. Les tours à bureaux se sont vidées, laissant 25 millions de pieds carrés vacants en plein cœur de la capitale. La valeur des immeubles commerciaux a chuté de 80 %.

Entre 2020 et 2022, la population de la ville a diminué de près de 8 %. L’utilisation des transports en commun a chuté de 750 000 à 400 000 usagers.

Cette année, la ville a dû couper 780 millions de dollars de son budget de 14 milliards, faute d’entrées d’argent. La mairie doit maintenant renflouer ses coffres et songe à imposer un péage sur les ponts et à prolonger l’horaire d’utilisation des parcomètres.

Des gratte-ciel.

Les tours à bureaux de San Francisco sont pour la plupart vides.

Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis

Les gratte-ciel se dressent toujours majestueusement au centre-ville, mais ils sont pour la plupart inoccupés.

Les entreprises technologiques comme Meta, Pinterest ou X (Twitter) occupaient 76 % de l’espace dans les bureaux du centre-ville, selon le groupe de conseil en immobilier CBRE. Mais elles ont effectué d’importantes mises à pied après la pandémie.

6:18

Le Téléjournal avec Céline Galipeau

Que devient San Francisco?

Le télétravail s’ajoutant aux mises à pied, le centre-ville s’est peu à peu vidé et l’économie s’en est trouvée paralysée du même coup.

Même les hôtels ne font plus leurs frais. La chaîne Park and Resorts a fermé un de ses plus grands hôtels; et a arrêté d’effectuer les paiements sur son prêt de 725 millions de dollars.

La municipalité essaie donc de s’attaquer au problème des tours de bureaux vides.

Portrait de Strachan Forgan.

Strachan Forgan, architecte.

Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis

Des architectes comme Strachan Forgan se sont spécialisés dans la conversion de bureaux en condominiums.

Ces conversions sont cruciales. Il y a beaucoup d’immeubles vacants, sous-utilisés. Il faut qu’il y ait plus de résidents : ça va aider les restaurants, les commerces. Mais d’abord, il faut régler la crise sociale.

Une citation de Strachan Forgan, architecte

À l’ombre des gratte-ciel vides

Sur le trottoir, au pied des tours inoccupées, se trouvent des milliers de sans-abri.

Isaac, la quarantaine avancée, vit dans la rue et répare des vélos.

J’ai été évincé il y a deux mois et demi de chez moi. Les appartements, les hôtels, les bureaux sont vides. Il se passe des choses bizarres! Je suis plus heureux dans la rue.

Une citation de Isaac, sans-abri

Des tentes de sans-abri au centre-ville de San Francisco

Des tentes de sans-abri au centre-ville de San Francisco.

Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis

Selon Jennifer Friendenbach, de la Coalition pour les sans-abri, la situation à San Francisco est le résultat de mauvaises décisions politiques depuis les années 1980 et d’un manque de financement du fédéral pour des logements sociaux.

L’augmentation des loyers, la perte d’emplois et les problèmes en santé mentale ont jeté des milliers de gens dans la rue. On a environ 10 000 sans-abri à San Francisco.

Une citation de Jennifer Friendenbach, directrice de la Coalition pour les sans-abri

Un homme accroupi.

Un jeune homme vient de prendre du fentanyl.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Richard

À cela s’ajoute la crise du fentanyl : deux décès par surdose par jour à San Francisco.

On reconnaît à leur dos voûté les personnes sous l’effet de cette drogue, presque immobiles sur le trottoir. Et elles sont nombreuses, dans les rues de la ville.

Il y a une crise humanitaire en plein cœur de San Francisco et dans tout le pays. C’est une crise en santé publique. On les aide du mieux qu’on peut, mais il faut s’attaquer au trafic de drogue.

Une citation de Aaron Peskin, président du conseil municipal de San Francisco

Le trafic se fait à ciel ouvert, dans le quartier Tenderloin.

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Une enquête du San Francisco Chronicle a révélé que c’est un cartel de la vallée de Siria, au Honduras, qui contrôle le trafic. Quelque 200 migrants du Honduras ont été arrêtés en 2022 pour trafic de drogue.

La ville est aux prises avec de nombreux cambriolages dans les magasins. Les vols dans les voitures ont également explosé.

La voiture louée par Radio-Canada a été dévalisée au parc Alamo, alors que notre équipe était à peine quelques mètres plus loin en train de filmer. Au poste de police, un agent a rédigé un rapport sans broncher, en confirmant qu’il y a beaucoup de vols dans les voitures, mais qu’il ne pouvait faire grand-chose, outre remplir le formulaire.

Une équipe de CNN s’était également fait dévaliser sa voiture, quatre mois plus tôt.

Les touristes ne sont pas non plus épargnés.

On a eu une petite mésaventure avec notre voiture, dont les fenêtres ont été cassées. Heureusement, on n’avait rien laissé dedans. On sent qu’il y a eu un peu de drogue.

Une citation de Une touriste française

Devant cette insécurité grandissante, les commerces et restaurants ont commencé à fermer les uns après les autres.

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Même le supermarché Whole Foods, qui avait ouvert en grande pompe en mars 2022, a dû mettre la clé sous la porte après un an. Le magasin Nordstrom a également fermé ses portes le 31 août dernier, après 30 ans d’activité. On évoque chaque fois la même raison : La dynamique du centre-ville a changé.

On parle ici de la doom loop, la boucle du malheur, qui traduit bien la descente aux enfers de cette municipalité qui, jadis, faisait rêver.

L’avenir dans les mains de l’IA

Aaron Peskin marche dans un couloir.

Aaron Peskin, président du conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis

Aaron Peskin refuse de baisser les bras et croit fermement que sa ville va s’en sortir

Il mise sur les entreprises spécialisées en intelligence artificielle (IA). Il affirme que les 20 plus grosses entreprises en IA sont basées à San Francisco.

L’intelligence artificielle présente cependant d’autres défis, d’après M. Peskin : Ça va régler un problème mais en créer d’autres. Il parle notamment des emplois qui disparaîtront inévitablement.

L’impact de l’intelligence artificielle est le défi de la planète Terre.

Une citation de Aaron Peskin, président du conseil municipal

On ne parle déjà plus de la Silicon Valley, mais de la Cerebral Valley, la vallée cérébrale.

Déjà quelque 500 robots-taxis circulent au centre-ville. Ces voitures n’ont pas de chauffeurs.

Deux compagnies – Waymo, qui appartient à Google, et Cruise, qui appartient à GM – ont eu le feu vert des autorités californiennes pour faire circuler leurs robots-taxis 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Une voiture d'apparence normale.

Un taxi sans chauffeur.

Photo : Radio-Canada / Azeb Wolde-Giorghis

À l’ère des nouvelles technologies, San Francisco donne un avant-goût de ce qui attend peut-être les villes nord-américaines.

L’écart entre les riches et les pauvres ne fait que s’accroître et la technologie continue à se développer.

Tout cela laisse une population de plus en plus désœuvrée et déconnectée, qui peine à trouver sa place dans les grandes artères de la ville.

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J’ai visité San-Francisco en août et c’est effectivement frappant à quel point l’itinérance fait des ravages dans certains quartiers. Des rues remplies de tentes, des déchets et des effets personnels qui jonchent les trottoirs, ce n’est pas rare.

J’ai pris le transport en commun pendant 5 jours pour me déplacer à travers la ville et j’ai bien constaté ce que l’article mentionne. Les bus, les métros sont vides, le centre-ville est peu actif et le soir ça devient vite moins sécuritaire. Par contre je dois mentionner que j’ai été agréablement surpris par l’efficacité et la diversité d’offre de service. Se promener en cable car c’est quand même quelque chose. Et cela dit, c’est une très belle ville qui possède plein d’attraits. Je suis convaincu qu’une fois la crise économique derrière nous, la ville va rebondir en popularité.

Quelques photos de mon voyage

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J’ai visité San Francisco en 1998 et 2018 et cest fou comment cela sest détérioré en 20 ans.

J’étais accompagné de membres de ma famille en 2018 et jarretais pas de leur mentionner depuis quelques années comment SF etait ma ville préférée.

Ouf qu’ils ont ete déçus à leur arrivée en 2018…et moi également.

Itinerance, saleté etc…

Toutefois la region de San Francisco roule tellement à fond de train au niveau des investissements technogiques que cela a.mis une pression énorme sur le marché immobilier …ce qui explique l’itinérance.

San Francesco-San Jose en 2022 domine largement encore toutes les villes americaines en terme d’investissements…et grâce à cela la Californie devient maintenant la 4e economie mondiale…depassant l’Allemagne!!!

D’ailleurs à ce sujet je vous invite à regarder l’entrevue absolument fascinante de l’eloquent gouverneur de la Californie…Gavin Newsom donné à Fox News…le democrate face à l’ultra conservateur Sean Hannity. Entrevue épique. Newsom est brillant, charismatique et defend son état avec brio!

Newsom est l’espoir démocrate et pourrait devenir président…à court- moyen terme

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La ville d’Edmonton a un budget de 100 M$ pour améliorer son réseau cyclable dans les 4 prochaines années

This northern city is spending $100M to improve cycling. Can your city too?

What do you think is the most exciting bike city in North America? New York? Montreal? How about … Edmonton?!

Yes, the northern Canadian city’s council has just pledged $100M toward cycling over the next four years, which could be a massive improvement for everyone in the city.

But the question is how? At a time when bike advocates are struggling in so many cities to win investments from political leaders, what happened that enabled Edmonton to make this potentially transformative change?

When I received an invitation from Edmonton City Councillor Michael Janz to explore, I jumped at the opportunity.

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Je n’ai pas d’autres détails, mais un mur de soutènement temporaire aurait cédé à Coquitlam dans la région de Vancouver

https://x.com/ashsharma75/status/1730334052232859951?s=20

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Coulibri Ridge Resort, dans les Caraïbes L’hôtel écoresponsable de Daniel Langlois ouvre enfin

PHOTO FOURNIE PAR COULIBRI RIDGE RESORT

Épousant les courbes de la montagne, le Coulibri Ridge Resort a été construit à partir de pierres provenant de la propriété, taillées à la main par des locaux.

Après une vingtaine d’années de recherche, un ouragan majeur et une pandémie, le rêve hôtelier de l’entrepreneur et philanthrope québécois Daniel Langlois prend officiellement son envol. En exploitant dans les Caraïbes un hôtel de luxe autosuffisant, respectueux de l’environnement et de la communauté, l’homme d’affaires souhaite poser les bases d’un modèle d’avenir pour le tourisme. Entrevue.

Publié le 19 déc. 2022

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Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Perché au sommet d’une crête montagneuse dans le sud de la Dominique, près de la baie de Soufrière, le Coulibri Ridge Resort est l’endroit où Daniel Langlois passe désormais une bonne partie de son temps.

Depuis que sa compagne Dominique Marchand et lui ont mis les pieds pour la première fois, en 1997, dans cette petite île méconnue, située entre la Guadeloupe et la Martinique, ils travaillent à y développer un hôtel ayant la plus faible empreinte possible sur son environnement. Un projet « extrême », reconnaît M. Langlois, mais à la mesure de cet entrepreneur qui, alors qu’il était nommé Personnalité de l’année de La Presse en 1995, déclarait rêver de posséder au moins une montagne qu’il protégerait de tout et de tous.

Fruit d’un long travail de réflexion et d’expérimentation, le Coulibri Ridge Resort a accueilli ses premiers clients l’an dernier, sans tambour ni trompette. Une façon de mettre à l’épreuve l’autosuffisance en électricité et en eau potable de ce complexe hôtelier de 14 suites. « On ne sait jamais tant qu’on ne l’a pas testé dans la réalité, mais ç’a été concluant, assure Daniel Langlois en entrevue téléphonique. On a dû faire quelques petits ajustements technologiques, mais très peu. » Ainsi, l’hôtel, qui figure parmi les lauréats des 16es Grands Prix du design, a pu ouvrir officiellement ses portes le 22 octobre dernier, attirant l’attention de médias internationaux.

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Établi sur un terrain de 285 acres, le Coulibri Ridge Resort est un ensemble de villas de pierres regroupant des suites d’une superficie de 600 pi⁠2 à 1000 pi⁠2, réparties en quatre catégories de chambres (à partir de 700 $ US la nuitée). On y trouve notamment une salle de sport, deux salles de réunion, du WiFi gratuit, ainsi qu’une ferme où sont cultivés une partie des aliments servis dans les deux restaurants.

Construit hors des limites du réseau électrique, le complexe produit l’entièreté de l’énergie nécessaire à son fonctionnement, voire plus (150 kWh au total), à l’aide de panneaux solaires, installés sur le toit de chaque bâtiment, ainsi que de deux éoliennes à axe vertical. Il récolte aussi l’eau de pluie qui est filtrée, puis assainie par UV et stockée dans des réservoirs logés pour la plupart sous terre. Cette eau est ensuite utilisée pour la consommation des invités, la cuisine, la buanderie, l’agriculture et l’alimentation des six piscines à débordement… chauffées !

PHOTO FOURNIE PAR DANIEL LANGLOIS

L’entrepreneur Daniel Langlois, au Coulibri Ridge Resort

Bien vivre, hors réseau

« Le projet ici, c’est d’être non connecté sur un réseau et d’arriver à plus que survivre, d’arriver à bien vivre, à très bien vivre même », souligne Daniel Langlois. C’est pour pousser ce concept plus loin que son projet de recherche en est devenu un d’hôtel, de luxe par surcroît, avec la consommation énergétique que cela implique.

Je l’ai développé comme un village, parce que ce qui m’intéressait en parallèle, c’était comment de petites communautés, dans les tropiques, pourraient être autosuffisantes.

Daniel Langlois

L’hôtel possède une autonomie énergétique de trois jours, advenant une carence de soleil. Pour accumuler l’eau nécessaire à ses activités, il ferme deux mois par année, au plus fort de la saison des pluies.

Cette idée ambitieuse, qui l’était encore plus à la fin des années 1990, a germé dans l’esprit de Daniel Langlois alors qu’il s’apprêtait à quitter Softimage, l’entreprise de logiciels 3D qu’il a fondée et vendue à Microsoft en 1994 pour environ 200 millions.

Je voyageais énormément. Beaucoup de nos partenaires et clients étaient dans les tropiques. On logeait dans des hôtels de bonne qualité, avec accès à l’eau et à l’électricité [souvent produite avec du diesel], alors que les gens qui y travaillaient, localement, n’avaient presque rien. Cette dichotomie-là n’avait pas de sens.

Daniel Langlois

Ainsi, en 1997, alors qu’il mettait sur pied la Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie, ce passionné de design et d’architecture trouvait en l’île de la Dominique le territoire idéal pour mener ses expérimentations. Il cherchait avant tout un terrain où l’environnement serait « complètement présent en tout temps, pour que tu te rendes compte que quand tu vis correctement, tu peux le protéger ».

C’est ce qu’il a trouvé dans cette île très montagneuse où vivent 74 000 personnes. La Dominique, pour lui, ce sont aussi les Dominiquais. Certains ont été formés pour travailler à l’hôtel, d’autres pour l’ériger. « L’hôtel a été entièrement construit en entraînant des employés de l’île. Ça a étendu la durée de construction du projet de probablement quatre à cinq ans ! », lance M. Langlois.

L’ouragan Maria et la résilience

Puis, est arrivé l’ouragan Maria, en 2017, quelques mois avant l’ouverture prévue. Si l’hôtel, construit pour résister à de telles catastrophes, n’a subi aucun dommage, ce n’est pas le cas des villages les plus proches (Soufrière, Gallion et Scotts Head), qui ont été détruits. Ses habitants y ont vécu sans électricité pendant un an et demi. Encore plus convaincu de l’importance de miser sur le développement d’infrastructures résilientes, Daniel Langlois a mis en veilleuse son projet hôtelier et créé le programme REZDM, au sein de sa fondation, auquel il consacre encore aujourd’hui la majeure partie de son temps.

Pour lui, l’avenir du tourisme passe inévitablement par des projets comme le Coulibri Ridge. Après une visite de l’hôtel en décembre 2021, le premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, a d’ailleurs déclaré sur Twitter que « ce complexe super luxueux apporte une nouvelle dimension à l’industrie hôtelière de la Dominique ».

Je ne peux plus voyager sans chercher des endroits qui au moins essaient. Il y a beaucoup d’écoblanchiment, mais il y a des hôtels qui cherchent à réduire leur empreinte.

Daniel Langlois

L’entrepreneur se dit aussi conscient que la clientèle qu’il vise n’est pas nécessairement celle qui cherche à réduire la sienne. Se rendre au Coulibri Ridge en jet privé, ne serait-ce pas rater la cible ? « C’est sûr que la clientèle première pour cet hôtel n’a pas de problème à voyager en jet privé. On essaie de décourager ce genre de voyagement parce qu’il y a des façons de se rendre autrement. Mais ces gens-là viennent ici et repartent avec un niveau d’éducation différent. » Il précise cependant que la majorité des clients de l’hôtel utilisent des vols réguliers.

Il caresse par ailleurs le désir de rendre cette « place de réflexion » accessible au plus grand nombre. Surtout, il veut montrer que c’est possible. Avec les coûts d’électricité élevés en Dominique, il estime qu’il ne lui faudra que cinq ans pour récupérer l’argent supplémentaire investi pour la production d’énergie renouvelable et la collecte d’eau.

Si, comme voyageur, il cherche désormais des hôtels qui s’inscrivent dans cette démarche, c’est « pour qu’un jour, on arrive à une balance, où il y aura assez de ces hôtels qu’on aura encouragés pour que tout le monde veuille faire la même chose ».

Consultez le site du Coulibri Ridge Resort

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Je viens de tomber sur ce vidéo. C’est horrible comment ces compagnies de trains sont des mauvais citoyens corporatifs. C’est tellement stressant voir les enfants traverser entre les wagons sachant que le train peut partir à tout moment.

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Dans le Cult MTL
Malheureusement, il n’y a pas de photos pour tous les bâtiments listés

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Un livre sur l’urbanisme et l’architecture à Singapour par un journaliste et un photographe du Devoir

«Singapour, laboratoire de l’avenir»: la cité-État et ses projets extrêmes


Photo: Valérian Mazataud, Le Devoir
Alexis Riopel et Valérian Mazataud ont parcouru ce territoire d’Asie du Sud-Est grand comme les îles de Montréal et de Laval combinées pendant une douzaine de jours.

Florence Morin-Martel
22 janvier 2024
Lire

Après avoir sillonné Singapour en 2022, le journaliste Alexis Riopel et le photographe Valérian Mazataud publient une compilation de leurs reportages réalisés dans ce laboratoire d’urbanisme. Ils se gardent toutefois de faire l’apologie de cette cité-État, qui semble laisser peu de place aux débats publics.

Le livre Singapour. Laboratoire de l’avenir, qui paraît mardi, regroupe les articles publiés dans Le Devoir par ces deux collègues qui, durant une douzaine de jours, ont parcouru ce territoire d’Asie du Sud-Est grand comme les îles de Montréal et de Laval combinées.

En entrevue, MM. Mazataud et Riopel notent que le gouvernement de ce pays densément peuplé avoisinant les six millions d’habitants se permet de tester des politiques publiques parfois radicales.

Le Parti d’action populaire, qui dirige Singapour depuis son indépendance en 1965, se donne ainsi le pouvoir de pousser « à l’extrême » certaines expériences relatives au logement ou au transport, estime Alexis Riopel. À titre d’exemple, l’État limite l’achat de voitures en imposant des taxes et des droits d’immatriculation très élevés depuis les années 1970. Il faut donc dépenser l’équivalent d’environ 150 000 dollars canadiens pour y acquérir une petite berline.

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En contrepartie, le transport collectif est « dynamique et omniprésent » sur ce territoire, souligne Valérian Mazataud. « La variété et la rapidité d’exécution des projets dans ce domaine sont inspirantes », ajoute celui qui a abondamment utilisé le métro singapourien.

S’il est « aux antipodes » du Québec à bien des égards, cet État insulaire fait face à des défis similaires quant aux changements climatiques, relève M. Riopel. Rien n’empêche donc la province de jeter un oeil aux solutions instaurées par cette société asiatique, avance-t-il.

Sans nécessairement imiter Singapour, Montréal a plus particulièrement intérêt à regarder ce qui s’y fait en ce qui a trait à l’alimentation locale ou à l’accès au logement, selon M. Mazataud. « Durant nos reportages, on a vraiment souhaité savoir comment on pouvait améliorer l’approche environnementale et les problèmes auxquels on va faire face à l’avenir à l’échelle d’une communauté urbaine. »

L’envers du décor

Au fil du livre, les photos de Valérian Mazataud permettent de saisir l’ampleur de la « forêt de tours de béton » qu’est Singapour. Très moderne et axé sur la mondialisation, le pays « n’hésite pas à se transformer pour atteindre ses objectifs », résume Alexis Riopel. Ce dernier serait-il prêt à y vivre un moment ? Non, répond-il d’emblée. « C’est une culture qui est vraiment carrée. Il y a très peu de concerts ou d’autres formes d’expressions artistiques. Et le travail rythme toute la vie là-bas — encore plus qu’en Amérique du Nord, j’ai l’impression. »

Valérian Mazataud acquiesce, tout en soulignant qu’il y resterait uniquement pour une courte durée. « Je crois qu’il n’y a pas beaucoup de place ni de compréhension pour des opinions divergentes », soutient-il.


Photo: Valérian Mazataud Le DevoirUn sentier serpente entre quatre étages de jardins intérieurs dans la tour de bureaux Capita-Spring. Les petites plantes occupent le bas du jardin, alors que les hauts arbres constituent une sorte de canopée à l’étage le plus haut.

La tenue de manifestations n’est d’ailleurs autorisée qu’à un seul endroit au pays, soit le Speakers’ Corner du parc Hong Lim. Il faut cependant demander un permis pour le faire. « Et si tu es contre le gouvernement, tu n’en obtiendras pas », soulignait un vieil homme croisé par les deux collègues en reportage.

Toutefois, le visage politique de l’île pourrait bien se modifier d’ici vingt ans, croit Alexis Riopel. De jeunes Singapouriens rencontrés sur place lui ont fait part d’un désir de jouir de plus de libertés. « Mais il est difficile de dire si c’est absolument représentatif de toute la population », nuance-t-il.

Vivre en communauté… et en hauteur

Durant leur séjour, le journaliste et le photographe ont tous deux été étonnés du dévouement communautaire des habitants de ce pays. « Bien sûr, les gens poursuivent des objectifs individuels et veulent “performer” en tant qu’individus, mais ils le voient comme une manière de contribuer à la société », note M. Riopel.

Il écrit d’ailleurs dans son livre que 78 % des Singapouriens résident dans des logements sociaux, lesquels diffèrent toutefois de ceux qu’on trouve au Canada. La plupart des ménages qui y habitent possèdent un bail de 99 ans pour leur appartement, mais c’est une société d’État « qui est responsable de la planification, de la construction des immeubles, de l’attribution des logements et de leur réfection », détaille-t-il. Valérian Mazataud a immortalisé les emblèmes de cette cité qui s’élèvent parfois sur une cinquantaine d’étages.

Les deux collègues admettent qu’il n’a pas été facile de visiter ces bâtiments. « On a cherché pendant une dizaine de jours en frappant à toutes les portes et en essayant plein de solutions. On a enfin réussi à rentrer vraiment de peine et de misère dans un appartement », relate M. Mazataud, qui précise y avoir été très bien accueilli une fois à l’intérieur.

L’accès à des installations gouvernementales de traitement des eaux ou d’incinération des déchets a aussi été ardu, raconte pour sa part Alexis Riopel. « On a eu très peu de retours positifs. Ils étaient très polis et ils nous répondaient, mais finalement ça ne fonctionnait pas. Donc, on voyait qu’ils n’avaient peut-être pas la même culture qui est de valoriser la presse, comme c’est le cas au Québec. »

M. Riopel précise que son livre ne prétend pas expliquer ce qu’est Singapour en entier. « C’est plus le résultat d’une sorte de coup d’oeil naïf sur ce pays », affirme-t-il.

Singapour, laboratoire de l’avenir

Alexis Riopel et Valérian Mazataud, Éditions Somme toute/Le Devoir, Montréal, 2024, 128 pages

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À Londres

L’héritage des Jeux olympiques de Londres : une promesse tenue qu’à moitié

Les Jeux olympiques de Paris ne sont pas encore commencés et déjà, les organisateurs parlent de l’héritage que vont laisser les compétitions dans des quartiers défavorisés. Cette promesse rappelle des souvenirs aux résidents de l’est de Londres, pour les Jeux olympiques de 2012.

On avait prévu la construction de 40 000 logements, mais une décennie plus tard, on est loin du compte : seulement la moitié des habitations promises ont été construites.

C’est loin de répondre à la demande. 75 000 familles sont sur une liste d’attente pour obtenir un logement abordable.

Le reportage de Raphaël Bouvier-Auclair

Texte complet

À Londres, les défis de l’héritage des Jeux de 2012

Près de 12 ans après les compétitions, les autorités sont toujours en train d’ajuster leurs plans pour réaliser les promesses faites aux résidents de l’est londonien, notamment en matière de logement.

Des tours à Stratford, en Angleterre.
Ces dernières années, des tours ont poussé à Stratford, autour du site des Jeux olympiques de Londres.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Raphaël Bouvier-Auclair
Publié le 28 janvier à 4 h 00 HNE

Autour du stade olympique, devenu la maison de l’équipe de soccer de West Ham, un immense quartier commercial a poussé dans la dernière décennie.

Côtoyant le centre aquatique qui attire 1 million de nageurs par année, des tours de verre abritent des bureaux, des boutiques et des restaurants.

Nous ne sommes qu’à mi-chemin de ce que nous devons livrer, admet Mark Camley, directeur du parc et des sites pour la London Legacy Development Corporation. Il gère l’immense terrain de Stratford, la localité de l’est de Londres qui a accueilli les Jeux olympiques en 2012.

Pour finir tout le projet, il faudra encore 10 ou 11 ans.

— Mark Camley, directeur exécutif du parc et des sites pour la London Legacy Development Corporation

Mark Camley, directeur exécutif de la London Legacy Development Corporation.
Mark Camley assure que les plans de développement ont évolué pour assurer que le quartier profite aussi aux résidents de longue date des environs.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Il insiste sur les chantiers presque terminés des édifices qui accueilleront une branche du musée Victoria & Albert et une université. Celle-ci s’ajoutera à d’autres institutions postsecondaires qui ont décidé d’établir des succursales sur le site.

Ce jeune quartier culturel et éducatif, nommé East Bank, a fait l’objet d’un investissement de 600 millions de livres sterling (plus de 1 milliard de dollars canadiens) de la mairie de Londres.

Ça a apporté une nouvelle énergie au site, ça permet de visiter, d’apprendre, signale Tasmin Ace, la directrice de l’East Bank.

Le centre aquatique, héritage des Jeux olympiques de Londres.
Le centre aquatique, héritage des Jeux olympiques de Londres, attire un million de visiteurs par année, selon la London Legacy Development Corporation.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

De nouveaux logements, mais à quel prix?

Laisser un héritage durable dans l’est de la capitale britannique était une promesse phare des autorités locales lorsqu’elles ont obtenu l’organisation des Jeux olympiques, en 2005.

Parmi les réalisations évoquées : celle de développer une offre de logement dans ce secteur défavorisé de la ville.

Sur les 30 000 à 40 000 appartements promis, moins de la moitié ont été construits. Et si environ le tiers sont considérés comme abordables, une faible proportion des unités disponibles affichent des prix équivalents à des logements sociaux.

À moins de tomber sur l’une des unités de logement social, je ne pourrais plus vivre ici, note Julian Cheyne, en se promenant dans ce quartier qu’il a été contraint de quitter il y a maintenant 16 ans.

Julian Cheyne, exproprié en raison des Jeux olympiques de Londres.
Julian Cheyne, exproprié en raison des JO, assure qu’il ne pourrait plus se permettre un logement dans son ancien quartier.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Aujourd’hui bénéficiaire d’un logement social dans un autre arrondissement de l’est de Londres, il fait partie des quelque 450 résidents d’un ancien quartier coopératif nommé Clays Lane qui ont été expropriés avec compensation en 2007.

L’embourgeoisement allait arriver de toute manière, lance Julian Cheyne, qui assure que les terrains industriels du secteur étaient dans la mire de développeurs immobiliers avant même l’attribution des JO. Selon lui, ceux-ci n’ont fait qu’accélérer le processus.

Des tours à logement et des bureaux, près du Parc olympique Reine Élisabeth, à Londres.
Dans l’est de Londres, les besoins en matière de logement sont importants.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Chercheuse invitée à l’University College London (UCL), Penny Bernstock dit aussi avoir constaté un embourgeoisement du secteur.

Nous avons de nouveaux logements. Mais le problème est que le secteur est devenu embourgeoisé et que les activités et les stratégies qui ont été choisies pour le parc ont fait augmenter la valeur des terrains. Les coûts des logements sont très, très élevés.

— Penny Bernstock, chercheuse invitée à l’UCL et coprésidente du Groupe sur la stratégie olympique

J’ai pleuré quand les JO ont été attribués, raconte l’universitaire, en évoquant l’espoir qu’elle nourrissait en matière de développement. Mais elle se dit aujourd’hui déçue de la manière dont les promesses en termes de logement se sont concrétisées.

Il y a un décalage entre ce qui se passe sur le site olympique et les besoins de la communauté, déplore Mme Bernstock. Dans les quatre arrondissements de l’est londonien qui bordent le parc olympique, plus de 75 000 familles sont en attente d’un logement social.

Un plan toujours en développement

Auparavant, il était prévu que 35 % des logements soient abordables. Maintenant, ce sera 50 %, assure Mark Camley, qui explique que le développement du secteur s’est fait en plusieurs étapes, avec des objectifs fixés pour 2012, 2014 et 2035.

M. Camley souligne par ailleurs que quatre écoles ont été bâties pour répondre aux besoins des résidents du secteur, anciens comme nouveaux.

Il ne faut pas que ce soit comme un vaisseau spatial qui aurait atterri dans un espace vide.

— Mark Camley, directeur exécutif du parc et des sites pour la Legacy Corporation

Avant, ce n’était pas un secteur très intéressant, laisse tomber Orlene Badu, qui a grandi dans ce coin de Londres. Son mari Nana et elle dirigent une organisation sportive et communautaire qui a pour but de s’assurer que ceux qui habitaient le quartier bien avant l’attribution des JO puissent eux aussi profiter de son développement.

L'entrepreneur et organisateur communautaire Nana Badu.
L’entrepreneur et organisateur communautaire Nana Badu veut s’assurer que le développement profite aux résidents de longue date de l’est londonien.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Je pense que toute forme de régénération est bienvenue, lance Nana, qui est également à la tête d’un petit café à l’extrémité du site olympique, devenu lieu de rassemblement communautaire.

Mais cet enthousiasme pour le changement radical qu’a subi le secteur de Stratford dans les deux dernières décennies ne se traduit pas nécessairement par un chèque en blanc aux autorités.

C’est gros et ça brille. […] Ultimement, pour nous, il faut que ça profite aussi aux gens qui étaient ici avant, lance Nana Badu, qui tient à s’assurer que les logements, tout comme les milliers d’emplois promis, reviennent aussi aux résidents de longue date de l’est londonien.

L'ancien stade olympique accueille aujourd'hui l'équipe de soccer de West Ham.
L’ancien stade olympique accueille aujourd’hui l’équipe de soccer de West Ham.
PHOTO : RADIO-CANADA / RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR

Des années après les compétitions, défenseurs du projet et opposants emploient des termes bien différents pour décrire ce qui s’est joué à Stratford. Si les uns parlent d’héritage (legacy), les autres évoquent plutôt des séquelles (aftermath).

Mais au fil d’arrivée, tous partagent le même constat : les Jeux olympiques ont complètement transformé le visage du quartier.