Merci! Ça m’a permis de lire le rapport pour le projet pilote du stade olympique!
Je vois que plusieurs de mes craintes se reflètent dans cette expérience. Les opérateurs des navettes étaient obligées à plusieurs reprises de prendre les commandes, surtout quand il y avait un mélange piéton/cycliste/voiture. Hors, de ma propre impression, il y a plus de piétons durant toute l’année au stade et au parc Maisonneuve depuis la pandémie, l’ouverture du planétarium et de la piste PDC, donc ça enlève le côté “autonome” de la chose. Donc, pas d’économie à cet endroit.
Plusieurs personnes disaient que la vitesse était un frein lorsqu’ils voulaient l’utiliser parce que les navettes s’arrêtaient aussitôt que quelqu’un se ramassait dans ses rails virtuels. Les auteurs du rapport disent qu’il faudrait aménager un site propre pour le passage de la navette. Donc, il faut un conducteur et une rue… Pourquoi pas un autobus spécial comme la navette santé? Il y a plus de mobilier urbain sur tout le bas du stade. Aménager un chemin propre avec deux sous parce qu’on n’a pas d’argent, ça nous ferait retourner en arrière quand il n’avait rien au bas du stade et que c’était un désert de béton.
En plus, sur les 50 jours d’essai, les deux navettes ont brisé et ont pris assez de temps à réparer, et même avec une navette et demi, les gens se sont plaints qu’il y avait du “bunching”.
Je comprends que c’était un projet pilote et qu’il y a beaucoup de plis repassables, mais n’empêche que pour avoir un bon service de navette, il faut réaménager les espace et engager des conducteurs, un peu comme au début des ascenseurs. Le The Tornado sur l’image de @Gtmtl est peut-être une meilleure solution qu’une mini-navette qui ne peut contenir beaucoup de gens par conducteur/préposé. Pas certain que la navette intelligente est la meilleure utilisation de notre argent pour le service qu’elle va redonner, même si ça semble être une très bonne idée à priori.
Même après l’expérience du stade, le taux de satisfaction était assez neutre dans le cas de la navette de la plaza St-Hubert. Par-contre ce-dernier rapport portait plus sur la perception des usagers qui était positive par-rapport à la sécurité. Pour l’interaction de la navette avec les vélos, c’était autre chose. J’aurais aimé ça qu’il y ait un rapport de fonctionnement pour savoir s’il y avait des aspects améliorés parce que la navette de la plaza est revenue une deuxième année. La nécessité d’avoir un opérateur ne parait pas être disparu si on regarde les reportages de l’époque. Ce n’est pas ce que dit ce rapport de propulsion Québec, mais il paraît un peu très enthousiaste. En même temps, elle était sur la rue, donc les interactions avec les piétons devaient être beaucoup plus simples, mais pas d’autonomie complète. Ils disent aussi que la chaussée doit être impeccable pour que la voiture autonome fonctionne, donc pourquoi pas des rails, pourquoi pas un tramway qui ne dessert pas juste la plaza et qui coûte mois cher en opérateur par passager?
Ma conclusion, c’est qu’il faut plus d’expérimentation et surtout une meilleure connaissance de ce que les autobus autonomes peuvent apporter qu’un autre moyen de transport — sans coût relié à sa complexité technologique – ne peut pas faire ou fait avec un coût fortement supérieur à celui d’un mode autonome. On n’est pas capable de payer notre réseau de base. Le seul endroit où j’entrevoie l’utilité d’un tel moyen de transport, ça serait sur les longues rues piétonnes, mais encore là, ce n’est pas l’endroit où cette technologie excelle.